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RDC : Éliezer Ntambwe sollicite l’appui des États-Unis pour renforcer le programme DDR

Le processus de désarmement, de démobilisation et de réinsertion (DDR) engagé par les autorités congolaises continue de mobiliser des soutiens sur la scène internationale. Conduit depuis le début de l’année 2026 par le ministre délégué à la Défense nationale en charge des anciens combattants, Eliezer Ntambwe, bénéficie d’un soutien affirmé des États-Unis, qui saluent les efforts entrepris pour restaurer durablement la paix en République démocratique du Congo.

Ce soutien a été réitéré à Kinshasa lors d’un échange entre le ministre et un représentant de l’ambassade américaine, agissant au nom de l’ambassadrice Lucy Tamlyn. À l’issue de la rencontre, le conseiller politique Khashayar Ghashgai a indiqué que les discussions avaient porté sur les modalités d’accompagnement du processus DDR.

« Notre réunion a tablé sur le processus DDR. Nos discussions avec le Ministre délégué vont dans le sens d’un soutien des États-Unis à ce processus », a-t-il déclaré, soulignant l’engagement de Washington à appuyer les initiatives congolaises en matière de stabilisation et de paix.

Cet appui international constitue un levier important pour renforcer la mise en œuvre du programme, qui vise non seulement le désarmement et la démobilisation, mais également la réinsertion sociale des ex-combattants. Dans cette dynamique, une rencontre prochaine est annoncée entre le ministre et l’ambassadrice américaine, en vue d’approfondir les échanges et d’explorer des pistes concrètes de coopération. Déjà engagé dans la pacification du Grand Bandundu, le ministre Éliezer entend étendre cette opération à d’autres régions du pays, conformément aux orientations du président Félix-Antoine Tshisekedi et avec l’appui du gouvernement.

Jamely Timothée Kayembe

Accès à l’eau potable à Kinshasa : L’extension du complexe de Binza Ozone opérationnelle

L’approvisionnement en eau potable à Kinshasa connaît une avancée significative avec la mise en service des modules 2 et 3 du complexe industriel de traitement d’eau de Binza Ozone. Cette information a été portée à la connaissance du Conseil des ministres par le ministre des Ressources hydrauliques et Électricité, soulignant une étape importante dans l’amélioration des services de base dans la capitale congolaise.

Dotée d’une capacité de production de 300 000 m³ par jour, cette infrastructure permettra de desservir plus de six millions d’habitants répartis dans plusieurs communes de la ville, notamment Ngaliema, Kintambo, Selembao, Mont-Ngafula, Bandalungwa, Kasa-Vubu, Ngiri-Ngiri, Bumbu, Makala, Kalamu, Masina, N’djili et Kimbanseke. Selon le gouvernement, cette réalisation s’inscrit dans la stratégie visant à renforcer l’accès à l’eau potable et à améliorer la résilience des infrastructures hydrauliques face à la croissance démographique de Kinshasa.

Par ailleurs, la Régie des eaux a été encouragée à poursuivre ses investissements, avec l’appui du gouvernement et des partenaires financiers, afin de consolider durablement les capacités de production et de distribution. Le ministre a également insisté sur la nécessité de renforcer la coordination entre les institutions concernées pour garantir une exploitation optimale des installations, améliorer la qualité du service public de l’eau et assurer une meilleure gouvernance du secteur, notamment à travers le paiement régulier des factures par les institutions de l’État.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Un jeune homme surpris au cimetière de Kintambo en train de déterrer un cadavre

Un jeune homme identifié comme Léon a été surpris, jeudi, au cimetière de Kintambo, en train de déterrer un cadavre afin d’en extraire des ossements, notamment l’omoplate, la clavicule, le crâne et l’humérus. L’individu aurait agi pour un usage encore inconnu, selon les premières informations.

Alertées par un témoin ayant constaté la scène, les forces de l’ordre sont rapidement intervenues sur les lieux. Le suspect a été interpellé puis conduit devant un officier de police judiciaire (OPJ) pour audition.

Placé en garde à vue, Léon fait désormais l’objet d’une enquête visant à déterminer les motivations exactes de son acte et d’éventuelles complicités. Les autorités n’excluent aucune piste à ce stade.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Le gouvernement s’apprête à distribuer des kits professionnels à plus de 6 000 femmes entrepreneures

Le gouvernement congolais accélère la mise en œuvre de ses initiatives en faveur de l’entrepreneuriat féminin. Réuni vendredi à Kinshasa en Conseil des ministres, l’exécutif a été informé de l’organisation imminente de la cérémonie officielle de remise de kits professionnels aux femmes lauréates du projet TRANSFORME, marquant une étape clé dans le processus d’autonomisation économique des femmes en République démocratique du Congo.

D’après le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette phase décisive débutera le 31 mars 2026 à Kinshasa avec une remise symbolique de kits à 216 femmes sur un total de 6 275 bénéficiaires. L’opération se poursuivra dans d’autres villes, notamment à Kananga où 174 lauréates seront servies le 1er avril, puis à Mbuji-Mayi avec 189 bénéficiaires le 8 avril. Ce programme s’inscrit dans un parcours structuré en huit étapes, incluant formation et accompagnement personnalisé, visant à renforcer les capacités des entrepreneures.

À travers cette initiative, le gouvernement entend valoriser la première cohorte des bénéficiaires et démontrer l’impact concret du projet sur le terrain. L’objectif est également de mobiliser davantage de partenaires autour de la phase de distribution massive des équipements et de consolider la dynamique de promotion de l’entrepreneuriat féminin. Dans cette perspective, les autorités ont annoncé le lancement, le 30 juin prochain, du Programme présidentiel pour l’emploi et l’entrepreneuriat des jeunes, ainsi que des concours de plans d’affaires simplifiés, destinés notamment à soutenir les femmes entrepreneures.

Fulgence Mavula

RDC : Judith Suminwa plaide pour l’implication des autorités traditionnelles dans la stabilité communautaire

Face aux tensions communautaires récurrentes, le gouvernement congolais entend renforcer le rôle des chefs coutumiers dans la gestion des entités territoriales. La question a été au centre de la 83ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi à Kinshasa, où la Première ministre Judith Suminwa a plaidé pour une implication accrue de l’autorité traditionnelle aux côtés de l ადმინისტration publique afin d’améliorer la gouvernance locale.

Selon le compte rendu présenté par le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, l’exécutif estime que les conflits entre communautés perturbent la stabilité et compliquent la collaboration avec l’État. D’où la nécessité d’identifier des solutions adaptées pour permettre aux chefs coutumiers de jouer pleinement leur rôle. Dans cette optique, la cheffe du gouvernement a instruit les vice-ministres en charge des questions coutumières, sous la supervision du Vice-Premier ministre de l’Intérieur, de proposer les bases d’une réforme structurelle visant à faire de l’autorité traditionnelle un acteur clé de la stabilité et du développement, tout en encadrant strictement ses interventions conformément aux lois en vigueur.

Par ailleurs, le Conseil des ministres a été informé d’une tragédie en mer impliquant 30 ressortissants congolais parmi 46 migrants en situation irrégulière, survenue le 18 mars 2026 au large des Comores. Le gouvernement a indiqué que des enquêtes sont en cours pour établir les circonstances du drame et organiser une assistance aux victimes. À cette occasion, Judith Suminwa a également instruit les services compétents, notamment ceux relevant de l’Intérieur et de la diaspora, de renforcer la sensibilisation contre les risques liés à l’immigration clandestine.

Fulgence Mavula

Nord-Kivu : Kinshasa alerte sur le renforcement des forces ennemies

Le gouvernement congolais a exprimé de vives inquiétudes face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’Est du pays, particulièrement dans la province du Nord-Kivu. Lors de la 83ᵉ réunion du Conseil des ministres tenue vendredi 20 mars à Kinshasa, l’exécutif a été informé d’un renforcement des troupes ennemies en hommes et en matériels, laissant présager de nouvelles offensives dans cette région déjà fragilisée.

Selon le compte rendu lu par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, le Vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale a également signalé des actions offensives dans le Sud-Kivu. Celles-ci sont notamment attribuées à la coalition RDF/M23 dans la plaine de la Ruzizi, ainsi qu’à d’autres groupes armés actifs dans les hauts et moyens plateaux de Fizi, illustrant la complexité du contexte sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Par ailleurs, une relative accalmie est observée dans les périphéries de Kinshasa, où le phénomène Mobondo ne fait plus de victimes depuis décembre 2025, selon Éliezer Ntambwe. Malgré cette amélioration locale, le gouvernement reste mobilisé face à la persistance des groupes armés dans l’Est et réaffirme sa volonté de rétablir durablement la paix sur l’ensemble du territoire national.

Fulgence Mavula

Le gouvernement exprime sa préoccupation suite au naufrage aux Comores impliquant 30 ressortissants

Le gouvernement de la République démocratique du Congo suit de près une tragédie maritime impliquant des ressortissants congolais, survenue au large de l’Union des Comores. L’annonce a été faite vendredi 20 mars à Kinshasa, lors de la 83ᵉ réunion ordinaire du Conseil des ministres, à travers la communication de la Première ministre Judith Suminwa.

Selon le compte rendu lu par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, la cheffe du gouvernement a indiqué avoir été saisie par le ministère des Affaires étrangères de l’Union des Comores au sujet d’un naufrage survenu le 18 mars 2026. L’embarcation en cause transportait 46 migrants en situation irrégulière, dont 30 ressortissants congolais. Cette information a été portée à la connaissance de l’exécutif congolais dans un contexte de vive préoccupation quant au sort des victimes.

Aux dernières nouvelles, des enquêtes sont en cours sur place afin d’établir les circonstances exactes de ce drame et de déterminer la situation des ressortissants congolais impliqués. Le gouvernement a assuré qu’il reste attentif à l’évolution de la situation et qu’il s’emploiera à apporter l’assistance nécessaire aux compatriotes concernés.

Fulgence Mavula

RDC : Félix Tshisekedi place le projet Grand Inga au cœur de la stratégie énergétique nationale

Lors du 83e Conseil des ministres du vendredi 20 mars, le président Félix Tshisekedi a réaffirmé son ambition de faire de la République démocratique du Congo le poumon énergétique du continent. Au cœur de cette vision, le projet Grand Inga, dont le potentiel est estimé à 42 000 mégawatts.
Le chef de l’État insiste sur la nécessité de transformer ce projet longtemps resté à l’état de promesse en une réalité concrète.

Il a rappelé que sa mise en œuvre est désormais une priorité stratégique, confiée à l’Agence pour le développement et la promotion du projet Grand Inga. Pour Félix Tshisekedi, Grand Inga doit devenir un levier majeur d’industrialisation. En exploitant pleinement ses capacités, la RDC pourrait non seulement répondre à ses besoins énergétiques internes, mais aussi exporter de l’électricité à grande échelle.

Au-delà de l’économie, le projet s’inscrit dans une dynamique de transition écologique et d’amélioration des conditions de vie. Il incarne, selon le président, une opportunité de restaurer la dignité sociale et de positionner durablement le pays comme un acteur clé de l’énergie en Afrique.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Félix Tshisekedi ordonne l’évaluation globale du fonctionnement des missions diplomatiques

Le Président de la République, Félix Tshisekedi, a donné des instructions fermes en vue d’accélérer l’évaluation du fonctionnement de l’ensemble des missions diplomatiques de la République démocratique du Congo à l’étranger. Cette décision ressort du compte rendu du 83ème Conseil des ministres, lu vendredi à la télévision nationale. Le Chef de l’État entend disposer d’un état des lieux exhaustif et actualisé afin de mieux encadrer les charges liées aux représentations diplomatiques du pays.

À cet effet, il a instruit une équipe gouvernementale composée notamment du vice-Premier ministre, ministre du Budget, du vice-Premier ministre, ministre de la Fonction publique, de la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, du ministre des Finances ainsi que du ministre des Infrastructures et Travaux publics, d’accélérer le processus déjà engagé. L’évaluation devra couvrir le coût global de fonctionnement des missions diplomatiques et de leur personnel à l’étranger, en prenant en compte les rémunérations, les loyers, les frais de fonctionnement ainsi que les engagements contractés vis-à-vis des fournisseurs.

Selon le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, qui a fait la lecture du compte rendu, cette démarche devra déboucher sur la proposition d’un mécanisme structuré et sécurisé de prise en charge financière. Celui-ci pourrait notamment reposer sur l’implication, voire une syndication des banques commerciales, dans le but d’assurer une gestion plus rigoureuse et durable des charges liées aux missions diplomatiques de la RDC.

Gilbert Ngonga

RDC : Félix Tshisekedi exige un plan de relance « réaliste et rigoureusement encadré » pour Congo Airways

Le Gouvernement de la République démocratique du Congo a été instruit par le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, de produire un plan de relance actualisé, réaliste et strictement encadré pour la compagnie nationale Congo Airways. Cette décision ressort du compte rendu du 83ᵉ Conseil des ministres, lu vendredi 20 mars à la télévision nationale par le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya.

Selon le porte-parole du Gouvernement, le Président de la République a engagé le vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication, le ministre des Finances ainsi que la ministre du Portefeuille, sous la supervision de la Première ministre, à élaborer ce plan stratégique. L’initiative devra associer les autres ministères et organismes publics concernés afin de garantir une approche coordonnée et conforme aux exigences de l’État actionnaire.

Le futur plan de relance devra être rigoureusement encadré sur le plan financier et assorti de mécanismes clairs de contrôle interne, de conformité réglementaire et d’audit approfondi. Il devra également intégrer une gestion structurée des ressources humaines ainsi qu’un reporting institutionnel régulier à l’État. À travers cette démarche, l’Exécutif entend redynamiser durablement la compagnie aérienne nationale et restaurer sa crédibilité dans le secteur du transport aérien.

Gilbert Ngonga