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Kinshasa : Des hommes armés dépouillent un changeur de monnaie en pleine soirée à Limete

Le phénomène de braquage à main armée continue de déranger la quiétude de la population de la ville-province de Kinshasa.
Dans la soirée de samedi 21 mars, un cambiste est tombé victime des hommes armés à la 7è rue Limete industriel, pendant qu’il poursuivait son travail.

Selon les témoignages recueillis ce dimanche 22 mars par la rédaction de Netic-News, des bandits bien armés ont braqué un changeur de monnaie et lui ont ravi tout l’argent qu’il contenait, avec des menaces de lui tirer dessus en cas de résistance. Ils sont partis sans aucune poursuite des éléments de la police de ce coin de la capitale.

Dans ce phénomène, les cambistes sont les plus ciblés par les bandits armés et plusieurs en ont déjà perdu la vie. De son côté, le gouvernement congolais avait promis de renforcer les patrouilles pour traquer les auteurs de ces actes qui engendrent une psychose dans la capitale congolaise.

Bienvenu Musoy

RDC : Delly Sesanga critique la hausse de la masse salariale et le recours aux bons du Trésor

À Kinshasa, l’opposant Delly Sesanga a livré, samedi 21 mars, une analyse critique de la situation des finances publiques en République démocratique du Congo, pointant du doigt les causes du retard de paiement des fonctionnaires. Selon lui, depuis la réélection du président Félix Tshisekedi en 2023, la masse salariale du secteur public a fortement augmenté, passant de 450 milliards à près de 1 000 milliards de francs congolais par mois. Une progression qui représenterait désormais entre 40 % et 50 % des recettes courantes de l’État, soit environ 5 % du produit intérieur brut.

Pour l’ancien député, cette évolution traduit une « rigidité budgétaire » croissante, limitant la capacité de manœuvre des finances publiques. Il affirme que le paiement des salaires dépend désormais en partie du recours aux bons du Trésor, autrement dit à l’endettement à court terme. Delly Sesanga attribue cette situation à une « explosion du clientélisme d’État », qu’il lie à la multiplication des nominations dans l’administration publique. Il évoque notamment la création de postes au bénéfice de proches du pouvoir ainsi que l’intégration de militants politiques à travers ordonnances, décrets et arrêtés.

L’opposant soutient que ce phénomène ne se limite pas à l’administration centrale, mais s’étend également aux entreprises publiques, qu’il accuse d’être affectées par les mêmes pratiques. Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions sociales liées aux retards de paiement des agents de l’État, régulièrement dénoncés dans plusieurs provinces du pays.

Jamely Timothée Kayembe

Réforme constitutionnelle : Jean Bamanisa convoqué par son parti pour ses prises de position

La convocation du sénateur Jean Bamanisa Saïdi par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) relance le débat sur la position réelle du parti face à la révision de la Constitution. Alors que cette réforme est ouvertement soutenue par une frange importante de l’Union sacrée, le MLC, formation dirigée par Jean-Pierre Bemba, semble adopter une posture plus prudente, voire ambiguë.

En rappelant à l’ordre Jean Bamanisa pour avoir plaidé en faveur d’une révision de la loi fondamentale, le parti donne l’impression de ne pas assumer une ligne claire sur une question pourtant centrale dans l’agenda politique actuel. Officiellement, le MLC évoque le respect de la discipline interne et des procédures. Mais en toile de fond, cette convocation soulève une interrogation majeure : le parti de Jean-Pierre Bemba est-il réellement en phase avec la dynamique impulsée au sommet de la majorité ?

Pour plusieurs observateurs, cette situation pourrait traduire un malaise ou des divergences internes sur la question constitutionnelle, dans un contexte où chaque prise de position est scrutée. Entre silence stratégique et désaccord latent, le MLC semble marcher sur une ligne étroite, au risque d’alimenter le doute sur sa cohérence politique au sein de l’Union sacrée.

Jamely Timothée Kayembe

Kongo-Central : 119 cartons de poissons et plus de 240 poulets avariés incinérés à Kisantu

Le service provincial de la santé de Kisantu, dans le territoire de Madimba (Kongo-Central), a procédé, samedi 21 mars 2026 à Nenga/Kisantu, à l’incinération d’un important lot de vivres frais avariés. Il s’agit notamment de 119 cartons de poissons, plus de 240 poulets, 10 cartons de dindons, 50 cartons de masques ainsi que 6 cartons de fretins. Ces produits provenaient d’une chambre froide appartenant à des expatriés, située sur l’avenue Kasa-Vubu, non loin du pont Inkisi.

L’annonce a été faite le même jour par le docteur Diamanana Kiavanga, inspecteur à l’Inspection provinciale de la santé du Kongo-Central. Selon lui, cette opération fait suite à une alerte lancée depuis le mois de février par la communauté locale et les services spécialisés de la province. Des contrôles effectués ont permis de confirmer l’état de détérioration avancée des produits stockés dans cette chambre froide.

« Nous avons effectivement constaté la présence de vivres frais avariés et avons procédé à leur incinération à Nenga. J’attire l’attention de la population à ne pas consommer des produits avariés, qui présentent des risques graves pour la santé, notamment des intoxications pouvant entraîner diarrhées et vomissements », a-t-il déclaré.

Il a par ailleurs précisé que, bien que la chambre froide dispose d’un système de sécurité et d’un groupe électrogène, l’origine exacte de la détérioration demeure inconnue, la contamination ayant pu intervenir en amont ou en aval. Il a enfin appelé au renforcement des contrôles réguliers des chambres froides dans la province.

Rodriguez Kikamba

Kasaï : Indignation à Nsumbula après l’agression d’une fillette de 2 ans, la société civile exige justice

La société civile du Kasaï est en émoi après l’arrestation d’un homme de 50 ans accusé d’avoir abusé d’une fillette de seulement 2 ans à Nsumbula. Les faits, signalés par des sources locales, ont suscité une vague d’indignation et de colère au sein de la communauté. Selon des informations recueillies, l’homme aurait commis l’irréparable acte dans la localité de Nsumbula, suscitant la consternation de la population. La fillette, dont l’identité n’a pas été révélée pour des raisons de protection, a été immédiatement prise en charge par les services de santé pour recevoir des soins médicaux et un soutien psychologique.

La société civile demande désormais justice pour la petite victime et appelle les autorités à prendre des mesures pour protéger les enfants contre les violences sexuelles. « Nous demandons à la justice de prendre des mesures exemplaires contre l’auteur de ce crime odieux », a déclaré un représentant de la société civile. « Les enfants doivent être protégés et les auteurs de tels actes doivent être sévèrement punis ». L’homme accusé est actuellement détenu par les services de sécurité, mais son transfèrement vers Tshikapa, afin de comparaître devant son juge naturel, se heurte à des difficultés logistiques. Selon des sources proches de l’affaire, les autorités locales sont en train de travailler pour trouver une solution pour acheminer l’accusé vers Tshikapa.

La société civile appelle les autorités à agir rapidement pour que justice soit faite et que les droits de la petite victime soient respectés. « Nous sommes déterminés à suivre de près cette affaire et à nous assurer que justice soit rendue », a ajouté le représentant de la société civile. L’affaire a suscité une grande émotion dans la communauté de Nsumbula, où les habitants appellent à une mobilisation pour soutenir la petite victime et sa famille.

Jamely Timothée Kayembe

Assemblée nationale : Jean-Pierre Bemba visé par une question orale avec debat sur les naufragés récurrents sur les eaux intérieures

Le vice-Premier ministre en charge des Transports et Voies de communication, , est attendu dans les prochains jours à l’Assemblée nationale afin de répondre à une question orale avec débat relative à la récurrence des naufrages enregistrés sur les fleuves, lacs et rivières de la RDC. Cette initiative fait suite à une démarche du député national , qui a déposé sa question le vendredi 20 mars 2026 au bureau de l’Assemblée nationale, conformément aux dispositions de la Constitution et du règlement intérieur.

Selon l’élu, cette interpellation vise à obtenir des explications claires du ministre sur l’organisation du secteur fluvial et lacustre, qu’il juge défaillante. Il déplore les pertes humaines et matérielles répétées enregistrées ces derniers mois, notamment dans le territoire de Lukolela (province de l’Équateur), où près de 200 morts ont été signalés, dans le lac Mai-Ndombe avec plus de 30 décès, ainsi que dans le territoire de Yahuma, où plus de 20 personnes ont péri.

« Pourquoi nos lacs et nos fleuves doivent-ils devenir des lieux de mort pour les Congolais ? Pour la seule année 2025, plus de 6 000 décès ont été recensés », s’est indigné Fontaine Lingala, appelant à des mesures urgentes pour sécuriser la navigation sur les voies fluviales du pays.

Rodriguez Kikamba

Kolwezi : Tensions au quartier Golf ISTM après des démolitions sans indemnisation

La tension est vive à Kolwezi, particulièrement au quartier Golf ISTM, situé à proximité de l’aéroport international de Kolwezi, où plusieurs habitations ont été démolies vendredi dernier sans indemnisation préalable, selon les témoignages des habitants. Face à cette situation, une marche de protestation spontanée a été organisée par les sinistrés. Celle-ci a été rapidement dispersée par des éléments militaires, rapportent plusieurs témoins sur place.

Sur le terrain, la colère des habitants ne faiblit pas. Beaucoup dénoncent un traitement inégal dans la gestion des occupations foncières. « Pourquoi Fifi Masuka et ses enfants, qui habitent non loin de l’aéroport au quartier RVA, ne sont pas concernés comme nous ? La loi du plus fort règne ici », s’indigne un résidant. Des sources proches des services du cadastre évoquent un climat de tension extrême ayant poussé certains agents à quitter leurs bureaux par crainte de débordements.

Les démolitions font suite à un moratoire de trois jours accordé par les autorités provinciales pour libérer les lieux. Un délai que les habitants jugent largement insuffisant, d’autant plus qu’aucune mesure d’accompagnement n’aurait été prévue. « On nous a demandé de partir sans solution, sans indemnisation », déplore un père de famille. La détresse est palpable chez plusieurs victimes. Une jeune mère témoigne en larmes : « J’ai payé ma parcelle avec l’argent de la dot de mes trois filles. J’ai tout investi pour construire ma maison. Aujourd’hui, je pleure sur les ruines. Où allons-nous dormir ? »
Un autre habitant ajoute : « J’ai travaillé pendant 15 ans pour construire ici. J’avais tous les documents. Quelques mois après la fin des travaux, tout est détruit. Où voulez-vous que j’aille ? »

La colère vise les autorités provinciales, accusées d’inaction ou de favoritisme. Plusieurs habitants pointent directement la gouverneure Fifi Masuka, estimant que certaines zones proches du pouvoir auraient été épargnées. « Ceux qui décident sont intouchables, pendant que nous perdons tout », dénonce un sinistré. Au-delà des témoignages, cette affaire met en lumière les défis liés à la gestion foncière et à l’urbanisation rapide de Kolwezi. Des spécialistes rappellent que toute opération de déguerpissement doit respecter des règles strictes : notification préalable, identification des occupants, et indemnisation équitable. L’absence de ces garanties alimente frustrations et tensions sociales.

Jamely Timothée Kayembe

Kananga : 295 élèves-officiers prêtent serment en présence de Guy Kabombo

Le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et Anciens Combattants, Guy Kabombo, a présidé, samedi 21 mars 2026 à Kananga, la cérémonie de prise d’armes et de prestation de serment de la 37ᵉ session ordinaire de l’Académie militaire de Kananga, dans la province du Kasaï-Central. Cette activité solennelle marque la fin du cycle de formation de plusieurs promotions d’élèves-officiers appelés à servir sous le drapeau.

Durant trois années de formation, l’Académie militaire de Kananga a encadré près de 400 élèves-officiers, leur assurant un apprentissage alliant compétences scientifiques, militaires et académiques, ainsi que des aptitudes physiques et morales. À l’issue de cette session, 295 nouveaux officiers ont officiellement intégré les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC).

Ces nouveaux cadres militaires sont désormais appelés à renforcer les capacités opérationnelles des FARDC afin de faire face aux défis sécuritaires persistants à travers le pays et à contribuer à la défense de l’intégrité territoriale de la République démocratique du Congo.

Blanchi Lungala M

RDC-Dossier explosif : Mike Mutombo au cœur d’un gros scandale sexuel contres des femmes mariées

Un scandale sexuel secoue le Fonds national de l’habitat (FONHAB). Au cœur de l’affaire se trouve le secrétaire général Mike Mutombo que l’on présente sous ce hideux visage de « prédateur sexuel ». Ses victimes se recrutent parmi ses collaboratrices, particulièrement les femmes mariées. Après avoir longtemps souffert les martyres, certaines langues se sont déliées, d’abord sous couvert d’anonymat, accusant le SG Mutombo d’agression et d’harcèlement sexuels en milieu professionnel, puis le Directeur général du FONHAB d’abstention coupable. Elles ont enfin porté leurs témoignages devant la justice, à visage découverts, ensuite. Redoutant en temps les représailles de leur part de leur bourreau, elles ont décidé de se dresser contre le secrétaire général Mike Mutombo qui fait peser sur elles le spectre d’accusations de diffamation et imputation dommageable. Ces intimidations sont loin de fléchir ses victimes qui ont rompu la loi de silence pour ne plus souffrir comme victimes consentantes.

Un gros scandale d’agression et d’harcèlement sexuels fait la une du Fonds national de l’habitat (FONHAB). Des responsables de cette structure sont au banc des accusés, selon un document du 16 septembre 2025, accompagné de diverses preuves matérielles liées à ce dossier explosif, adressée via mail à la Directrice générale adjointe, Pascaline Zamuda, et captée par la presse.

Par ce document adressé au Directeur général en déplacement et au cabinet du Ministre d’Etat à l’Urbanisme et Habitat, le Collectif des avocats des femmes en milieu professionnel a saisi le DG du FONHAB. Outre les faits d’abus et agression sexuels, le collectif a chargé le SG Mutombo de plusieurs griefs dont corruption, rémunérations illicites, trafic d’influence, extorsion, chantage, menaces, injures et diffamation.
Dans cette besogne, le secrétaire général du FONHAB bénéficie du concours de sa fille Vanessa Mutombo.
Composée de 5 membres (1 président, 1 rapporteur et trois membres), la commission, dès son premier jour de travail, a réussi à auditionner 4 femmes qui ont évoqué des faits supplémentaires.
Face à la gravité des faits, la DGA Zamuda a été instruite par le DG Kadima pour la mise en place d’une commission disciplinaire ad hoc, chargée d’écouter les femmes victimes et de faire éclater la lumière.

Mike Mutombo ou prédateur sexuel ?

Devant la commission, 4 femmes, dont l’âge varie entre 29 et 40 ans, ont rapporté sans atermoiements des scènes pitoyables pleines d’indécence auxquelles elles ont été soumises pendant deux ans au sein de cet établissement public, crée en 2023. Dans leurs récits pathétiques, ces victimes ont fait état d’actes d’agression et d’harcèlement sexuels, d’extorsion, d’abus d’autorité, de menaces… dont elles sont l’objet de la part du SG, prédateur sexuel.

« C’est le secrétaire général qui avait facilité mon recrutement au FONHAB. Il m’a fait des avances et j’ai refusé, mais il a continué jusqu’à me donner deux baisers forcés dans son bureau. Il est en plus parvenu à me toucher aux seins, sans mon consentement. Je suis allée en parler au Directeur général. Ce dernier m’a juste rassuré qu’il va gronder le SG. Et, lorsque le SG a perdu son épouse, le DG est revenu vers moi pour me demander si je continuais à le haïr alors qu’il est déjà devenu veuf », a raconté la première victime.

La deuxième, femme mariée, s’est étalée, du haut de sa trentaine d’années, pendant une heure pour décrire un comportement qui s’apparente à celui d’un prédateur sexuel.

« Ce monsieur, le SG, depuis que je suis agent du FONHAB, il ne fait que m’offrir des cadeaux de caleçons. Je lui ai dit à plusieurs reprises que je suis mariée et que je ne peux recevoir ses cadeaux. Une fois, il m’a dit qu’il aimerait me voir porter ces caleçons pour voir comment les traces de ces sous-vêtements allaient décorer mes derrières… Quand ma grossesse est devenue visible, le SG m’a interpellé en disant que je n’étais pas autorisé de tomber enceinte au FONHAB. Et, d’ailleurs, si je n’étais pas mariée, il allait m’épouser, a-t-il dit. Tout en me sachant mariée, il m’a déjà demandé une fois de venir vivre chez lui », a-t-elle raconté devant la commission.

La troisième s’est dit victime de la gloutonnerie des Mutombo. Son histoire a été au centre de la correspondance du Collectif d’avocats du 16 septembre dernier adressée à la DGA du FONHAB. Elle est ponctuée de faits d’abus d’autorité, de paiement illicite et de détournement.

« La fille du Secrétaire général, qui est mon amie, m’a branché à son père pour être embauchée au FONHAB. On s’était entendue qu’elle percevrait 50% de mon salaire pendant deux mois. Dépassé ce délai, et à ma grande surprise, elle continuait, à chaque paie, de me traquer pour l’argent. Le jour où j’ai décidé de ne plus lui donner quelque chose, son père m’a convoqué en son bureau et a menacé de me chasser du boulot si je refuse de donner l’argent à sa fille », a-t-elle relaté avec dépit.

Contrairement à ses consœurs, la troisième femme a fourni, en plus de son témoignage, des copies des discussions sur Whatsapp avec le SG Mutombo, poussant la commission a noté des menaces et abus d’autorité.

« Je me suis fait gronder au bureau du SG et subis des menaces pour une histoire dont je ne connaissais ni les tenants ni les aboutissants. Le SG m’a accusé d’utiliser des agents femmes pour l’enregistrer dans son bureau. Il m’a menacé en me disant qu’il fera de son mieux pour ne plus me voir au FONHAB », a-t-elle déballé, laissant les membres de la commission de discipline sans voix.

Réputé proche du DG Alexis Kabuya, le président de la commission, Stone Kiwanuka, a levé l’option d’interrompre les travaux de la commission de façon unilatérale, soupçonné de vouloir étouffer les dénonciations portées par les victimes. Remontés, certains membres de la commission ont claqué la porte.

La quatrième victime a déposé en ces termes :

« l’objectif de Kiwanuka était d’attendre le retour du Directeur général pour continuer -ensuite le travail- sous sa protection. Il a même tenté de faire disparaitre les procès-verbaux dûment signés par les victimes. Heureusement, nous avons tiré des copies et avons également pris soins d’enregistrer en format audio toutes les victimes. Nous attendons le moment opportun pour éclairer la justice quant à ce. Actuellement, il établit un rapport seul sur base de faux PV ».

Les victimes présumées sur le point d’être désabusées !
Le président de la commission de discipline qui a choisi de manœuvrer pour étouffer la vérité dans l’œuf, afin de protéger ses intérêts personnels ainsi que sa relation avec le DG du FONHAB.

Au retour du DG à Kinshasa, Stone Kiwanuka est passé à la vitesse supérieure dans la fabrication de faux procès-verbaux en vue d’altérer les témoignages des présumées victimes et de minimiser les atrocités subies.

Déterminée à obtenir des sanctions exemplaires contre leurs supposés bourreaux, ces femmes ont bravé la peur pour porter l’affaire devant le ministre de tutelle, Alexis Gisaro, passant notamment par son directeur de cabinet pour alerter sur le danger que courent toutes ces victimes du FONHAB.

Ituri : 19 conducteurs de motos-taxis portés disparus après une attaque présumée des ADF à Mambasa

Dix-neuf conducteurs de motos-taxis, tous originaires de Butembo (Nord-Kivu), sont portés disparus depuis le lundi 16 mars 2026. Selon des sources locales, ils se rendaient à Mambasa lorsqu’ils auraient été victimes d’une embuscade sur l’axe Apodo-Mambasa. Les rebelles présumés des Forces démocratiques alliées (ADF) seraient responsables de cette attaque. Depuis, aucune nouvelle des conducteurs ni de certains passagers ne parvient aux familles, seules quelques motos abandonnées ayant été retrouvées sur la route.

Le vendredi 20 mars, un signalement officiel a été déposé au commissariat de la police de Butembo. Le Réseau des taximen au Congo a sollicité une intervention rapide des autorités pour retrouver les disparus. Son président, Blaise Sovoli, a rencontré les responsables policiers et demandé une meilleure coordination entre les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri afin de lancer des opérations conjointes pour retrouver les victimes et poursuivre les responsables.

Cette zone reste marquée par une insécurité chronique. Le territoire de Mambasa, ainsi que les localités environnantes, est régulièrement la cible d’attaques armées attribuées aux ADF. Cette nouvelle disparition plonge les familles des victimes et les conducteurs de motos-taxis dans une profonde inquiétude, alors que cet axe routier constitue une liaison essentielle entre le Nord-Kivu, l’Ituri et la Tshopo.

Charles Mapinduzi