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Ituri : Le gouvernement condamne l’attaque des sites miniers et salue la riposte des FARDC

Le gouvernement congolais a condamné avec fermeté l’attaque terroriste perpétrée contre les sites miniers de Muchacha, en territoire de Mambasa (Ituri), et a réaffirmé son soutien aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Dans un communiqué publié ce dimanche 15 mars, l’exécutif souligne la détermination de l’État à restaurer durablement son autorité dans cette région affectée par l’insécurité et les groupes armés.

Selon le communiqué, les FARDC ont mené ces derniers jours plusieurs opérations décisives en Ituri. À Mambasa, les militaires ont détruit plusieurs bastions des terroristes des ADF et saisi d’importantes quantités d’explosifs. Parallèlement, en territoire de Djugu, ils ont neutralisé des éléments de la milice Convention pour la Révolution Populaire, affiliée à Thomas Lubanga, et récupéré un arsenal significatif. Ces actions témoignent de l’engagement continu des forces nationales pour sécuriser la population et les sites stratégiques.

Le gouvernement insiste sur l’importance de ces opérations pour la stabilité de la province et le rétablissement de l’autorité de l’État. « Le Gouvernement salue l’engagement et le courage des FARDC, qui poursuivent leurs missions afin de neutraliser les groupes terroristes actifs et de garantir la sécurité des citoyens », peut-on lire dans le communiqué. Ces efforts s’inscrivent dans une stratégie plus large de lutte contre les groupes armés en Ituri et dans l’ensemble de l’est du pays.

Cedrick Katay Kalombo

Kongo-Central : Deux mois d’arriérés de salaire, les enseignants de Boma menacent de déclencher une grève

Le spectre d’une grève plane sur les écoles de la ville de Boma, dans la province du Kongo-Central. Les enseignants menacent de sécher les cours à partir de ce lundi 16 mars 2026 pour protester contre deux mois et douze jours d’arriérés de salaire qui concernent les enseignants et plusieurs fonctionnaires de la province.

L’alerte a été lancée samedi 15 mars par Maurice Mpolo Kambu, président de la société civile du Kongo-Central. Selon lui, si la situation n’est pas régularisée rapidement, les salles de classe risquent de rester vides. Il rappelle que cette crise intervient alors que les enseignants vivent déjà avec un salaire de base ne dépassant pas 300.000 francs congolais.

« Les enseignants de Boma et du Kongo-Central totalisent exactement deux mois et douze jours sans être payés. En réalité, l’enseignant ne perçoit même pas un véritable salaire, mais plutôt un montant forfaitaire. Avec 300.000 FC, il est déjà difficile de vivre. Quand l’État prive encore ce petit revenu, la situation devient dramatique, notamment pour l’accès aux soins de santé des enseignants et de leurs dépendants », a-t-il dénoncé, appelant le président de la République, Félix Tshisekedi, à se pencher urgemment sur cette situation.

Rodriguez Kikamba

RDC : La question des accords de Washington au centre d’une réunion entre Félix Tshisekedi et les chefs du Parlement

À la veille de la rentrée parlementaire prévue ce lundi 16 mars, le Chef de l’État, Félix Tshisekedi, a reçu ce dimanche 15 mars, les deux Présidents du parlement de la République démocratique du Congo (RDC), Jean-Michel Sama Lukonde pour le Sénat, et Aimé Boji Sangara pour l’Assemblée nationale.

Les échanges ont porté sur le suivi des accords de paix de Washington, signés entre la RDC et le Rwanda sous la médiation des États-Unis. Ces accords constituent un enjeu important de la session parlementaire de mars 2026 dont le parlement va analyser et débattre dans la profondeur.

Notons que ces accords souffrent d’applicabilité sur le terrain car les combats se poursuivent entre les Forces Armées de la RDC (FARDC) et les rebelles du M23-AFC, soutenus par le Rwanda, et l’armée rwandaise n’a pas toujours quitté le sol congolais comme l’exigent ces engagements.

Bienvenu Musoy

Nouvelle nuit agitée par des tirs à Goma : Le M23 perd-il progressivement le contrôle de la ville ?

Des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026 dans la ville de Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Selon plusieurs témoignages recueillis sur place, les détonations ont débuté vers 23 heures dans la partie dite CCLK, au nord de la ville. Des échanges de tirs auraient été signalés non loin de la concession Kinyogote, propriété de l’ancien président Joseph Kabila.

D’après des sources locales, ces tirs seraient liés à une incursion de bandits armés opérant en pleine ville. Plusieurs boutiques auraient été attaquées dans certains quartiers du nord de Goma, des biens pillés, avant que les assaillants ne prennent la fuite. À ce stade, aucune communication officielle du Mouvement du 23 mars (M23), qui contrôle la ville depuis début 2025, n’a été rendue publique pour clarifier la situation.

Fait notable : ce type d’incident n’avait plus été signalé depuis plusieurs mois dans la capitale provinciale du Nord-Kivu, souvent qualifiée de « ville volcanique ».

Un contexte sécuritaire déjà fragilisé

Ces nouveaux incidents surviennent dans un climat déjà marqué par de fortes tensions sécuritaires. Il y a quelques jours, une employée française de l’UNICEF, Karine Buisset, a perdu la vie à Goma, en même temps que deux autres personnes dont l’identité n’a pas été officiellement communiquée.

Les autorités du M23 avaient évoqué une frappe de drone attribuée à l’armée congolaise. Une version qui continue toutefois de susciter des interrogations. Pendant plusieurs mois, le mouvement rebelle avait affirmé contrôler totalement l’espace aérien de Goma, soutenant qu’aucun drone des forces gouvernementales ne pouvait survoler ni frapper la ville.

Cette contradiction apparente alimente le doute au sein de l’opinion locale et chez certains observateurs, qui s’interrogent sur la réalité du contrôle sécuritaire revendiqué.

Pression autour de la ville

Par ailleurs, quelques jours avant ces tirs nocturnes, de fortes détonations avaient déjà été entendues dans plusieurs quartiers. Selon des informations concordantes, elles provenaient des zones situées dans le Parc national des Virunga, notamment sur les hauteurs proches de Rusayo, dans le territoire de Nyiragongo.

Des affrontements auraient opposé des combattants Wazalendo aux rebelles du M23 dans cette zone stratégique. Depuis Goma, plusieurs habitants affirmaient entendre des tirs d’armes lourdes et légères en provenance des collines surplombant le parc, signe d’une instabilité persistante à la périphérie immédiate de la ville.

Un contrôle contesté ?

La répétition de ces incidents – incursions de bandits armés en pleine ville, tirs nocturnes, affrontements en périphérie, zones d’ombre autour d’une frappe de drone – soulève une question centrale : le M23 maîtrise-t-il toujours totalement la situation sécuritaire à Goma ?

Pour une force qui revendique un contrôle strict du territoire et de l’espace aérien, l’apparition d’actes criminels organisés au cœur même de la ville pourrait traduire soit des failles dans le dispositif sécuritaire, soit l’émergence de groupes armés incontrôlés profitant d’un contexte instable.

En l’absence d’une communication officielle claire et documentée, les spéculations se multiplient au sein de la population. Beaucoup d’habitants cherchent à comprendre ce qui se joue réellement autour de Goma et dans les zones voisines, alors que la ville demeure un point stratégique majeur dans l’est du pays.

Une chose est certaine : la succession d’événements récents fragilise la perception d’un contrôle total et pose la question de l’évolution du rapport de force sécuritaire dans cette partie du territoire national.

Jean Ngaviro

Karine Buisset : Un drame humanitaire au cœur d’une bataille narrative

La mort de Karine Buisset, employée française de UNICEF, survenue le 11 mars 2026 à Goma, dans l’est de la République démocratique du Congo, continue de susciter de nombreuses interrogations. L’attaque avait été rapidement présentée par le Mouvement du 23 mars (M23) comme une frappe de drone. Mais plusieurs éléments observés sur le terrain invitent à un examen plus approfondi des circonstances du drame.

Dans un message publié sur le réseau social X, un analyste français, Jean-François Le Drian, qui suit régulièrement les questions sécuritaires et politiques liées à la région des Grands Lacs, estime que certains faits méritent d’être clarifiés.

Parmi les premiers points soulevés figure l’absence présumée de débris de drone ou de missile sur les lieux de l’explosion. Selon des équipes de secours intervenues peu après l’incident, aucun fragment d’appareil, de système de guidage ou d’explosif n’aurait été retrouvé lors des premières constatations. Or, dans le cas d’une frappe aérienne classique, des éléments matériels sont généralement visibles sur le site d’impact.

Les dégâts constatés sur le bâtiment touché alimentent également les questionnements. Des images diffusées par plusieurs médias montrent un toit partiellement arraché et des murs marqués par des impacts d’éclats. Toutefois, ces images ne révèlent ni cratère profond ni traces correspondant clairement à une explosion aérienne de forte puissance. Pour certains observateurs, ces dommages pourraient aussi correspondre à une explosion survenue à courte distance ou à l’utilisation d’un autre type d’engin.

La question des victimes soulève, elle aussi, des interrogations. Les médias internationaux et les organisations humanitaires ont indiqué que trois personnes ont perdu la vie, dont Karine Buisset. Cependant, seule la dépouille de l’employée de l’UNICEF a été largement filmée et photographiée sur place. Les deux autres victimes n’ont pas été publiquement identifiées et leurs images n’ont pas été diffusées. Plusieurs témoignages rapportés par des médias étrangers affirment que certains habitants n’auraient aperçu qu’un seul corps sur les lieux.

Le texte évoque également des accusations de pressions exercées sur des témoins locaux. Selon des informations relayées par des journalistes, des civils auraient été arrêtés ou intimidés après avoir exprimé leur émotion ou livré des témoignages à des médias internationaux. Des faits qui relancent la question de la liberté d’expression des habitants dans les zones sous contrôle du M23.

De son côté, le gouvernement congolais a évoqué la possibilité d’une manipulation. Le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, a déclaré que les autorités congolaises connaissent « les méthodes du Rwanda et du M23 », laissant entendre qu’une opération sous faux drapeau ne peut être exclue. Une déclaration qui renforce la dimension diplomatique et politique de cet incident déjà sensible.

Enfin, plusieurs sources indiquent que Karine Buisset suivait depuis plusieurs mois la situation humanitaire dans l’est du pays. Elle documentait notamment les violences contre les civils ainsi que l’existence présumée de fosses communes signalées dans des zones principalement occupées par le M23. Dans ce contexte, de nombreuses voix appellent à une enquête indépendante et approfondie afin d’établir les responsabilités et d’éviter toute instrumentalisation de ce drame.

À ce stade, seule une investigation rigoureuse permettra d’éclairer les circonstances exactes de la mort de l’employée de l’UNICEF et de dissiper les doutes entourant la thèse d’une frappe de drone telle qu’avancée par la rébellion.

Jean Ngaviro

Permis, vignette, contrôle technique : Les chauffeurs disent stop et paralysent la capitale

La ville-province de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo (RDC), est paralysée ce lundi 16 mars dans le secteur de transport en commun. Il s’observe la rareté des véhicules sur plusieurs tronçons.

Comme annoncé la semaine passée, les conducteurs de transport en commun ont décrété un mouvement de grève pour dénoncer les tracasseries policières et les abus dans le contrôle des documents dont le permis de conduire, le contrôle technique et la vignette.

Plusieurs kinois sont obligés de faire de longs trajets à pied pour rejoindre leurs lieux d’activité.
Les conducteurs de motos font la loi en haussant les prix des courses.
De son côté, le gouvernement congolais s’était dit déterminé à poursuivre le contrôle des documents routiers en ajoutant l’intervention des éléments des Forces Armées de la RDC (FARDC).

Bienvenu Musoy

Nord-Kivu : Deux présumés criminels arrêtés en flagrant délit de cambriolage par la PNC à Beni

Deux présumés criminels ont été maîtrisés en plein cambriolage dans la nuit du samedi à dimanche 15 mars 2026, vers 1h30 du matin, au quartier Matonge, dans la commune de Mulekera, sur l’avenue Buko, à Beni (Nord-Kivu). Selon les informations recueillies, la cible était la résidence d’un militaire des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette intervention des éléments de la Police nationale congolaise (PNC) intervient dans un contexte de recrudescence de l’insécurité dans la ville, marquée par des attaques à main armée répétées.

La nouvelle a été rapportée dimanche par Joseph Sabuni, président de la société civile de Beni. D’après lui, les deux suspects, tous âgés d’une vingtaine d’années, ont été neutralisés par la police alors qu’ils opéraient. L’un serait motard et résiderait au quartier Lemera, tandis que le second habiterait le quartier Tamende.

Face à la montée de l’insécurité à Beni et dans ses environs, Joseph Sabuni appelle les jeunes à se désolidariser des groupes criminels. Il invite également les tenanciers de bars et de commerces à fermer plus tôt afin de limiter les risques. À la police, il demande de redoubler d’efforts et de vigilance, en collaboration avec la population, pour dénoncer tout mouvement suspect dans les différents quartiers.

Rodriguez Kikamba

Kwango : Une jeep des FARDC se renverse sur la RN1, un capitaine tué et six soldats blessés

Un accident mortel s’est produit ce dimanche 15 mars dans la province du Kwango.
Selon le capitaine Anthony Mwalushayi, porte-parole des opérations Ngemba dans l’espace Grand-Bandundu, une jeep militaire du 11021ᵉ bataillon des Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC) a connu un accident au village Bukanga Lonzo, sur la RN1.

À en croire le porte-parole des opérations Ngemba, le véhicule en provenance de la ville de Kenge se dirigeait vers le village Tsakalambeu, dans le territoire de Kenge, dans le cadre d’une mission officielle.
Il donne le bilan d’un officier au grade de capitaine décédé sur place et de six soldats blessés, dont le chauffeur.

Le capitaine Anthony Mwalushayi souligne que les blessés ont été évacués vers une structure sanitaire pour des soins appropriés.
La cause de cet incident ayant emporté une vie et causé des dégâts n’a pas été élucidée par le porte-parole de l’armée congolaise dans l’espace Grand-Bandundu.

Bienvenu Musoy

Mongala : La Haute Cour casse la résolution controversée et réhabilite le vice gouverneur Cédric Ayaka

Dans son arrêt R.Const.2602, la Cour a déclaré la motion incidente et la résolution n°002/AP/MGL/SO/March 2025 du 17 novembre 2025 inconstitutionnelles, nulles et non avenues, après avoir jugé la requête admissible et partiellement fondée. En effet, c’est sous la présidence de Dieudonné Kamulata lui-même, assisté des juges François Bokona, Alphonsine Kalume, Christian Jalard Yuma, Dieudonné Mandza, Marthe Odio et Aristide Kahindo, que la Haute Cour s’est réunie pour statuer sur quatre affaires enregistrées selon la procédure normale, dont celle du vice-gouverneur de Mongala, et onze autres soumises à la phase de filtrage.

Ainsi, après débats et délibérations, la Cour constitutionnelle a ordonné la réintégration de Basile Muleba Tshinwishi dans ses fonctions de président de l’Assemblée provinciale du Haut-Lomami dans son arrêt R.Const 2577. La Cour s’est également déclarée compétente et a jugé recevable et fondée la requête contestant l’inconstitutionnalité de la motion adoptée le 24 octobre 2025 par l’Assemblée provinciale, qui avait conduit à sa destitution.

Cette affaire a été suivie de celle de Cedric Ayaka, dans laquelle la Cour a également rétabli Ayaka Kuma Cedric dans ses fonctions de vice-gouverneur de la province de Mongala. Dans son arrêt R.Const 2602, elle a déclaré inconstitutionnelles, nulles et non avenues la motion incidente et la résolution n° 002/AP/MGL/SO/Mars 2025 de l’Assemblée provinciale du 17 novembre 2025, après avoir jugé la requête recevable et partiellement fondée.

La Haute Cour s’est également prononcée sur la situation de plusieurs députés provinciaux de Sud-Ubangi. Dans l’affaire R.Const 2599, déposée notamment par Tobalibi Polycarpe, Ngolu Yaba Crispin, Mbigila Norbert, Manzibe Mata Mawoso Simaro Hilaire et plusieurs autres élus, la Haute Cour a jugé recevable et fondé la requête contestant la résolution issue de la session ordinaire de septembre 2025 de l’Assemblée provinciale. Il convient de rappeler que lors de sa dernière visite dans la province de Mongala, la cheffe du gouvernement, Judith Suminwa, a été vivement interpellée par la population au sujet du retour de leur vice-gouverneur. Elle avait promis une résolution rapide de cette question, tout en réaffirmant l’indépendance du pouvoir judiciaire.

Jamely Timothée Kayembe

Kinshasa : Auguy Kalonji annonce une plainte au TGI de Kinkole après le meurtre d’Allegria à la Tshangu

L’avocat Auguy Kalonji affirme avoir, depuis plusieurs mois, saisi le ministre de l’Intérieur au sujet de l’insécurité grandissante dans le district de la Tshangu et dans d’autres quartiers de Kinshasa. Selon lui, aucune amélioration notable n’a été observée sur le terrain. Il déplore particulièrement le meurtre de la petite Allegria, survenu récemment dans la Tshangu, qu’il qualifie de « crime de plus » dans une zone déjà marquée par plusieurs cas d’insécurité.

Face à cette situation, Auguy Kalonji estime qu’« il est temps de dire assez ». Se présentant comme avocat et serviteur de la population affectée, il annonce son intention de déposer une plainte contre inconnu auprès du Tribunal de grande instance (TGI) de Kinkole, juridiction territorialement compétente où le crime a été commis.

L’avocat précise que le dépôt de la plainte interviendra après la collecte de toutes les informations nécessaires à la constitution du dossier. Il indique également qu’une communication sera faite prochainement afin de fixer la date officielle du dépôt et permettre aux personnes concernées de se joindre à la procédure en qualité de partie civile.

Gilbert Ngonga