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Nord-Kivu : Les écoles fermées depuis quatre mois à Piambwe et Toyo à cause de l’insécurité des ADF

Les activités scolaires sont paralysées depuis quatre mois dans les localités de Piambwe et Toyo, situées dans le groupement de Manzia, territoire de Lubero, au Nord-Kivu. Les élèves n’y fréquentent plus les établissements scolaires en raison de l’insécurité persistante liée à l’activisme des Allied Democratic Forces (ADF) et de leurs alliés.

L’annonce a été faite lundi 16 mars 2026 par l’administrateur du territoire militaire de Lubero, le colonel Alain Kiwewa, au terme d’un séjour dans la zone concernée. En collaboration avec les acteurs éducatifs locaux, les autorités ont lancé une campagne de sensibilisation pour encourager le retour des enseignants et des élèves, assurant que les mesures de sécurité ont été renforcées.

Le colonel Kiwewa a également signalé un problème de surpopulation scolaire à Mangorodjipa, où les élèves s’entassent dans les salles de classe encore opérationnelles. Il a plaidé pour la construction de nouvelles salles afin d’absorber l’afflux d’apprenants. Concernant Toyo et Piambwe, il a indiqué avoir échangé avec le curé de la paroisse catholique locale pour sensibiliser les parents à envoyer de nouveau leurs enfants à l’école.

Rodriguez Kikamba

RDC : Le député Claude Misare interpelle Jacquemain Shabani sur la psychose liée aux prétendus vols d’organes génitaux

Depuis plusieurs mois, des rumeurs persistantes font état de prétendus vols d’organes génitaux masculins dans plusieurs provinces de la République démocratique du Congo, notamment dans le Haut-Katanga, le Kasaï, le Lualaba, le Sud-Kivu et le Tanganyika. Cette psychose collective aurait déjà provoqué des pertes en vies humaines ainsi que d’importants dégâts matériels. Face à cette situation alarmante, le député national Claude Misare a déposé, lundi 16 mars 2026, au bureau de l’Assemblée nationale, une question orale sans débat adressée au vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani.

Dans sa démarche, l’élu souhaite obtenir des éclaircissements sur ce phénomène qualifié d’irrationnel, mais dont les conséquences sur la sécurité publique sont bien réelles. « J’ai déposé une question orale sans débat au VPM en charge de l’Intérieur pour qu’il vienne éclairer la lanterne de la représentation nationale au sujet du phénomène de disparition des organes génitaux masculins. Cette pratique a déjà causé d’énormes dégâts dans plusieurs provinces de la RDC, menaçant la tranquillité et la sécurité publiques », a déclaré Claude Misare.

Le député entend notamment savoir si le ministère de l’Intérieur a diligenté des enquêtes à ce sujet et, le cas échéant, quelles en sont les conclusions. Il demande également quelles actions ont été entreprises pour identifier les présumées victimes, interpeller et sanctionner les auteurs, ainsi que les dispositions prises pour éviter la propagation de ce phénomène dans d’autres provinces du pays.

Rodriguez Kikamba

Est de la RDC : Jean-Michel Sama Lukonde sonne l’alarme humanitaire et appelle à un dialogue national urgent

La crise humanitaire persistante dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre du discours d’ouverture de la session ordinaire de mars 2026 du Sénat, prononcé lundi 16 mars au Palais du peuple à Kinshasa par son président, Jean‑Michel Sama Lukonde.

Dans son allocution inaugurale, le président de la chambre haute du Parlement a plaidé avec insistance pour la mise en œuvre effective des couloirs humanitaires afin de faciliter l’acheminement de l’aide aux populations affectées par l’insécurité dans l’Est du pays.

« Sur le plan humanitaire et sanitaire, la situation dans notre pays demeure particulièrement complexe. La situation des déplacés internes et des réfugiés dans les différents camps demeure également une préoccupation majeure. À cet égard, nous plaidons avec insistance pour la mise en œuvre effective des couloirs humanitaires, afin de permettre l’acheminement d’une assistance vitale aux populations affectées », a-t-il déclaré.

Par ailleurs, Jean‑Michel Sama Lukonde a réaffirmé la disponibilité du Sénat à contribuer à l’appel au dialogue entre Congolais, annoncé par le Président de la République.

« Nous réaffirmons notre disponibilité à contribuer à cette initiative, dans le strict respect du cadre institutionnel et dans l’intérêt supérieur de la Nation. Face aux agressions et aux tentatives de déstabilisation dont notre pays est victime, le dialogue doit demeurer un instrument de consolidation de la paix, de renforcement de l’autorité de l’État et de préservation de la solidité des institutions », a-t-il indiqué.

Cette déclaration a été faite lors de l’ouverture de la session ordinaire de mars au Parlement de la République démocratique du Congo.

Fulgence Mavula

Kinshasa accueille le 8ᵉ atelier régional sur les déchets électroniques : La RDC mise sur un numérique durable

La République démocratique du Congo a réaffirmé son engagement en faveur d’une transformation numérique responsable, lundi 16 mars à Kinshasa, lors du lancement du 8ᵉ atelier régional de sensibilisation aux déchets électroniques.

Intervenant à l’ouverture de ces travaux, la ministre de l’Environnement, du Développement durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange, a indiqué que le pays s’inscrit dans une dynamique de modernisation technologique à travers le plan digital national 2030. « La RDC s’est engagée dans une transformation numérique profonde à travers le plan digital national 2030. Cette vision intègre la durabilité comme pilier central. Il ne peut y avoir de progrès technologiques sans responsabilité environnementale », a-t-elle déclaré.

Selon la ministre, cette initiative constitue une étape importante avant la mise en œuvre de nouvelles actions de transformation industrielle, visant notamment à valoriser les déchets électroniques dans une logique d’économie circulaire. L’objectif est de promouvoir une gestion durable de ces déchets tout en soutenant l’innovation et la croissance numérique en République démocratique du Congo.

Fulgence Mavula

RDC : Aimé Boji pose ses conditions pour un dialogue national sous l’autorité de Félix Tshisekedi

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji, a affirmé que la chambre basse du Parlement est prête à accompagner toute initiative de dialogue national en République démocratique du Congo, à condition qu’elle se déroule sur le sol congolais et sous l’autorité du chef de l’État, Félix Tshisekedi. Il a fait cette déclaration ce lundi 16 mars, lors de l’ouverture de la session parlementaire de mars, en réponse aux appels de plusieurs acteurs politiques et sociaux à une concertation nationale.

Selon Aimé Boji, la tenue d’un dialogue doit se faire avec responsabilité et clarté, et viser des objectifs précis pour renforcer l’État.

« Dans ce contexte, la perspective d’un dialogue national, évoquée par plusieurs acteurs de la vie politique et sociale, devra être examinée avec responsabilité et lucidité », a-t-il souligné.

Le président de la chambre basse a également insisté sur les finalités d’un dialogue sincère.

« Pour ma part, tout dialogue national sincère doit avoir pour objectif de renforcer la cohésion nationale, de consolider nos institutions et de préserver l’unité de la République. Il ne saurait en aucun cas servir de blanchisserie ni d’opportunité pour fragiliser l’ordre constitutionnel établi et encore moins remettre en cause les acquis démocratiques de notre pays », a-t-il ajouté.

Cedrick Katay Kalombo

Nord-Kivu : Trois morts et des boutiques pillées lors d’une attaque armée à Goma

Des tirs d’armes lourdes et légères ont été entendus dans la nuit du dimanche 15 au lundi 16 mars 2026 dans le quartier de Mugunga, à Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu. Selon plusieurs témoignages, les détonations ont commencé tard dans la nuit vers CCLK, provoquant une vive panique dans cette ville actuellement sous contrôle du M23, qui n’avait plus connu de tels incidents depuis plusieurs mois. D’après la société civile, ces violences ont fait au moins trois morts et plusieurs blessés. Plus d’une dizaine de boutiques auraient également été pillées, certaines étant incendiées.

Toujours selon la société civile, des hommes armés non identifiés seraient à l’origine de ces attaques. Des obus auraient endommagé des maisons de commerce ainsi que des habitations. Une commerçante dont la boutique a été touchée affirme que des balles ont détruit la porte de son magasin et que plusieurs produits ont été cassés ou emportés. Elle explique que des marchandises récemment achetées ont été totalement détruites et dit ne plus savoir comment relancer son activité.

Ce regain de tensions à Goma soulève plusieurs interrogations sur la situation sécuritaire dans la ville. Il intervient quelques jours après la mort d’une employée française de l’UNICEF et après de fortes détonations signalées aux abords du parc national des Virunga. Qu’il s’agisse d’éléments Wazalendo ou de bandits armés, ces événements constituent un nouveau test pour la rébellion, qui affirmait jusque-là exercer un contrôle total sur la ville.

Jean Ngaviro

RDC : Malgré ses excuses, Modeste Bahati Lukwebo rattrapé par une pétition de 83 sénateurs

Le sénateur Danny Kabongo et ses collègues ont officiellement déposé ce lundi 16 mars une pétition visant le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati, accusé d’« incompétence » dans l’exercice de ses fonctions. Selon Kabongo, l’initiative, soutenue par plusieurs collègues, ne concerne pas les positions politiques de Bahati mais bien la gestion de ses responsabilités au sein de la chambre haute.

« Nous avons déposé avec les collègues notre pétition visant le deuxième vice-président du Sénat, Modeste Bahati. Je pense que notre pétition a déjà recueilli 83 signatures. Nous avons soulevé qu’il y a juste un problème d’incompétence dans ses responsabilités, ça n’a rien à voir avec sa sortie médiatique. Mais nous comme sénateurs nous ne voulons plus l’avoir à accomplir encore sa tâche comme deuxième vice-président. Donc il est totalement en dehors. Nous avons trouvé qu’il y a de l’incompétence. C’est pourquoi nous avons saisi notre chambre pour que nous puissions bien orienter les choses, » a-t-il déclaré lors du dépôt de la pétition.

Cette initiative est intervenue quelques heures seulement après la récente sortie médiatique de Modeste Bahati Lukwebo, qui s’était exprimé contre la démarche de révision constitutionnelle. Toutefois, selon Danny Kabongo et les sénateurs signataires, cette prise de position politique n’est en aucun cas liée aux motifs de la contestation, lesquels portent exclusivement sur la fonction et la gestion des responsabilités du vice-président du Sénat.

Cedrick Katay Kalombo

Sud-Kivu : L’axe Bukavu–Uvira coupé, voyageurs bloqués dans la plaine de la Ruzizi

La circulation entre Bukavu et Uvira, dans la province du Sud-Kivu, est de nouveau interrompue depuis dimanche 15 mars. Selon plusieurs témoignages, le passage des véhicules, motos et passagers est bloqué dans la plaine de la Ruzizi, précisément au niveau de Kasambura. Cette décision aurait été prise par des éléments des FARDC appuyés par les Wazalendo présents dans la zone.

D’après des conducteurs d’agences de transport assurant la liaison entre les deux villes, les forces déployées sur place interdisent le passage aux personnes en provenance des zones sous contrôle des rebelles. Les véhicules quittant Uvira pour Bukavu seraient également stoppés au même endroit. Plusieurs passagers ont ainsi été contraints de rebrousser chemin, sans explications officielles sur les raisons exactes de cette mesure.

Cette nouvelle interruption perturbe fortement les activités économiques dépendantes de cet axe stratégique de la plaine de la Ruzizi. Contacté, le chef de la cité de Sange, Martial Nyange, confirme que de nombreux voyageurs sont actuellement bloqués, dans l’incertitude. Des usagers de la RN5 appellent les autorités à intervenir rapidement afin de rétablir la circulation et d’atténuer les conséquences économiques déjà ressenties par la population.

Jean Ngaviro

Ordination de Mike Kalambay : L’absence de Moïse Mbiye relance les spéculations

Artiste gospel, ambassadeur du label Maajabu Gospel et responsable de l’église Dans Sa Présence Church, Mike Kalambay a été ordonné révérend pasteur le dimanche 15 mars 2026, lors d’un culte spécial marqué également par la dédicace du nouveau temple de son assemblée. Cette double cérémonie, organisée devant de nombreux fidèles, a connu la participation de plusieurs serviteurs de Dieu et personnalités religieuses de la République démocratique du Congo, dont l’évêque Pascal Mukuna de la communauté ACK.

Cependant, l’absence de Moïse Mbiye a retenu l’attention d’une partie de l’opinion. Ancien fidèle et cadre de la Cité Béthel – aujourd’hui dirigée par ce dernier – Mike Kalambay avait longtemps évolué dans cette communauté fondée par l’apôtre Emmanuel Mbiye, décédé il y a plusieurs années. Les deux artistes, issus de la même église, ont collaboré à plusieurs reprises et marqué la scène musicale gospel congolaise. Moïse Mbiye avait notamment présenté publiquement le couple Kalambay lors d’un culte à l’époque.

Au fil des années, des divergences dont les raisons exactes restent inconnues du public auraient distendu les relations entre les deux hommes. Si aucune déclaration officielle n’a été faite à ce sujet, leur éloignement continue d’alimenter les spéculations au sein de l’opinion chrétienne. Cette situation relance le débat sur les divisions et tensions observées dans certaines églises congolaises, alors même que les responsables religieux prônent l’unité et l’amour fraternel.

Blanchi Lungala M

Nord-Kivu : Des bombes de mortier découvertes à Walikale, dix mois après le départ de l’AFC/M23

La présence de restes explosifs de guerre continue d’inquiéter dans la cité de Walikale. Plusieurs engins explosifs non éclatés et des munitions de guerre ont été découverts samedi 14 mars 2026 par des habitants dans différents quartiers de la localité. Ces engins ont été remis à la Commission Nationale de Contrôle des Armes Légères et de Petit Calibre (CNC-ALPC), ravivant les préoccupations sécuritaires près de dix mois après le retrait des rebelles de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 mars (AFC/M23) de Walikale-centre.

Selon les responsables de la CNC-ALPC, deux bombes de mortier de calibre 60 ainsi qu’un important lot de munitions de guerre ont été récupérés grâce à la collaboration de la population. La première bombe a été découverte à Mubanda, à environ quatre kilomètres à l’est de Walikale-centre, par des jeunes engagés dans les travaux de réhabilitation de la route Walikale-Kibua. La seconde a été retrouvée dans une concession résidentielle du quartier Ndjingala, tandis qu’un autre lot de munitions a été récupéré dans une parcelle du quartier Nyalusukula.

Face à cette situation, le chef de poste principal de la CNC-ALPC à Walikale, Clément Kubuya Ndoole, appelle les habitants à la plus grande vigilance. Il exhorte la population à éviter toute manipulation d’objets suspects et à alerter immédiatement les services compétents. Depuis le lancement de la campagne de sensibilisation sur les dangers des engins non explosés, plus de 500 kilogrammes de restes explosifs de guerre ont déjà été stockés par la CNC-ALPC en attendant leur destruction.

Fulgence Mavula