Entre le comité de Gestion de l’UPN et les étudiants, c’est la guerre Ukraine-Russie. L’Université Pédagogique Nationale, nichée dans le quartier Binza, à Ngaliema (Kinshasa), a vécu un climat de belligérance, mardi 18 juillet dernier.
Tout est parti d’un mot d’ordre d’un collectif des délégués facultaires aux étudiants via les réseaux sociaux. Cependant, à 10 heures locales, les jeunes étudiants en colère ont saccagé, cassé, détruit le Rectorat et les nouveaux bâtiments des homes inaugurés récemment par le chef de l’État.
La situation est chaotique sur la colline fertile, des véhicules de l’Université ont été également incendiés.
La question se pose, pourquoi ces actes de vandalisme au sein d’une institution qui prépare des futurs cadres de pays ? En tout cas, du côté des manifestants, on déplore une mauvaise foi de la part des autorités académiques qui ont majoré les frais académiques à un montant exorbitant, sans tenir compte de la situation économique actuelle du pays.
« L’UPN souffre aujourd’hui non pas de la colère de ses étudiants, mais plutôt de la mauvaise foi de ses autorités administratives. Avec l’économie du pays qui laisse remarquer son instabilité, le comité de gestion fixe les frais d’études à un prix exorbitant sous la devise d’une monnaie étrangère, alors que les parents des étudiants sont eux-mêmes payés en francs congolais par l’Etat », lit-on dans un communiqué des étudiants, intitulé « UPN Telema », (UPN lève-toi).
Les étudiants de l’UPN, précise par ailleurs que ces incidents sont intervenus à la suite de plusieurs négociations sans succès avec le comité de gestion.
En outre, ils dénoncent une torture morale leur infligés par les dirigeants de cet établissement.
« Nul n’a le droit de dénoncer car à l’UPN, la liberté d’expression n’est reconnue à personne », indique le communiqué.
Du côté des autorités académiques, on condamne avec véhémence, et on en appelle à l’implication de la justice afin de traquer les meneurs et leurs complices. Pendant ce temps, 24 personnes interpellées ont été mises à la disposition de la police.
Pour le comité de gestion, rien ne peut justifier ce degré de violences, « même pas la fameuse rumeur sur le taux rependue sur la toile. Les étudiants de l’UPN paient leurs frais académiques, depuis le 1er juin 2023, date à laquelle l’annonce a été faite et ce, au taux de la Banque Centrale, de commun accord avec leurs Représentants ».
Partant de ce qui précède, le comité de gestion de l’UPN estime que l’objectif de ces troubles était entre autres, de saboter les Bâtiments en construction et ceux déjà achevés et inaugurés par le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo.
Signalons que les sanctions sont sévères contre les manifestants. Au moins 11 étudiants ont écopé d’une exclusion de 6 mois alors que l’année académique prend fin dans 5 mois.


Agape Ntona

