Chassé de Miabi, territoire du district de Tshilenge, dans la province du Kasaï-Oriental, Augustin Kabuya, secrétaire général de l’UDPS revient à ses anciennes amours à Mont Amba, circonscription électorale de la ville de Kinshasa, où il a échoué autrefois, en 2018.
Ce candidat malheureux à la députation nationale de 2018 a nourri depuis quelque temps des ambitions de postuler au Kasaï Oriental, dans le fief de Miabi.
Chance ne lui a pas souri, car tous les oracles sont contre lui dans cette circonscription. Nicolas Kazadi, ministre des Finances, a choisi le même patelin pour sa candidature. N’ayant pas la poigne de l’argentier national, les actions de Kabuya ont éte dopées par les grandes largesses de Nicolas Kazadi qui dispose de poches suffisamment profondes pour doubler, voire tripler les actions sur le terrain. Ce qui a été en défaveur du SG de l’UDPS qui n’a pas soutenu la compétition, surtout le rythme imposé par son concurrent direct.
Ayant perdu du terrain, Augustin Kabuya a donc choisi de revenir à ses anciennes amours.
Petite circonscription électorale en 2018, avec un seul siège, Miabi ne pouvait donner deux sièges, ce qui a constitué une menace pour le secrétaire général de l’UDPS.
Selon nos câbles, les listes du parti présidentiel tardent à être déposées parce que Augustin Kabuya devait opérer un choix de sa circonscription électorale, ayant été mis en difficulté à Miabi par l’argentier national. Pendant ce temps, Kabuya était dans l’embarras de choix entre Funa, Mont Amba et Tshangu.
En toute dernière minute, l’homme a décidé de rentrer vers son Mont Amba, bien que cette circonscription n’offre pas toutes les garanties pour l’homme fort du parti présidentiel, compte tenu de son expérience de 2018.
Avec l’absence de Jean-Marc Kabund, il espère avoir la voie libre. Seulement, le calcul risque toujours d’être compliqué, étant donné que tous les grands caïmans de l’UDPS sont à M’ont Amba, notamment Peter Kazadi, Gecoco Mulumba, Paul Tshilumbu, etc.
D’autre part, à en croire les informations qui ont fuité, il y a un désordre total dans les regroupements politiques membres de l’Union sacrée de la nation, à l’absence d’une centrale qui pilote le processus au niveau de la plateforme. Chaque leader gère ses partis membres[regroupements] à sa manière : Mboso en dispose 4, Bahati 8, Bemba 2, Kamerhe 4, Sama 2, Badibanga 1, Kabuya 2, etc. Chacun gère ses oignons à sa guise. Dans cet imbroglio, les mandataires et les fonds que devaient générer la méga plateforme USN ne sont pas décaissés, à ce jour.
Certains candidats ont dû payer de leur poche et attendent désespérément un remboursement. Il y en a qui n’ont que leurs yeux pour pleurer, faute de moyens. Heureusement que le parti présidentiel a fait pression sur le bureau Kadima afin de jouer aux prolongations.
Match ezo kende vraiment mabe!
Netic-News