Dans le conflit basé sur la spoliation du patrimoine l’opposant à l’Institut Supérieur Pédagogique et Technique de Kinshasa (ISPT/KIN), l’Institut Technique Industriel de la Gombe (l’ITI/Gombe) invite son adversaire à arrêter tous ses travaux de construction dans l’enceinte de sa concession et de déguerpir à la fin de l’année académique en cours.
Dans une conférence de presse tenue ce jeudi 13 Juillet, les dirigeants de l’ITI-Gombe notent que leur établissement est victime à cause de son hospitalité accordé à l’ISPT-Kin, qui est logé à l’ITI-Gombe depuis 1978.
« Voulant profiter de cette bonne foie, l’IPST-Kin veut maintenant récupérer tout et maintenant veut ravir tout l’immeuble », déclare le corps professoral de l’ITI-Gombe.
Ces dirigeants de l’ITI-Gombe soulignent que le camp de l’ISPT-Kin profite des vacances scolaires pour ériger ses murs et occuper les locaux de l’ITI-Gombe et ainsi détruisant leur patrimoine.
L’ISPT-Kin avait reçu l’instruction de l’ancien Ministre de l’enseignement Universitaire, Mashako Mamba, de construire sur un terrain que l’État congolais avait mis à leur disposition afin d’installer un site digne d’une institution supérieure, mais l’ISPT a cédé ce site aux expatriés pour y installer des maisons commerciales au niveau du prince de Liège.
« En avançant, l’ISPT va trouver que, autant mieux céder l’avenir de la jeunesse, autant mieux céder le terrain à l’avantage des expatriés et ravir l’immeuble de l’ITI-Gombe. Nous ne sommes pas là de la manière dont ils ont cédé leur terrain, mais pourquoi ils trouvent qu’ils doivent venir récupérer le bâtiment de l’ITI-Gombe, qui leur a apporté hospitalité ? », s’interroge le comité de l’ITI-Gombe.
Pour palier ce problème, la délégation de l’ITI-Gombe s’était rendue auprès du secrétaire général de l’ISPT-Kin afin d’avoir des précisions sur un quelconque arrêté l’autorisant à construire sur ce terrain, malheureusement, ils étaient pas accueillis mais expulsés, renseigne le corps professoral de l’ITI-Gombe.
Victime dans cette affaire, l’ITI-Gombe souligne qu’il n’est pas sous tutelle du ministère de l’Enseignement Supérieur et Universitaire (ESU), mais plutôt de l’Enseignement Primaire, Secondaire et Technique (EPST). Donc sa notification dans cette affaire est censée venir de l’ESPT et de l’ESU.
L’ITI-Gombe dénonce une main noire
Stupéfiés de voir l’énergie que déploient les autorités de l’ISPT-Kin pour spolier leur établissement, les dirigeants de l’ITI-Gombe dénoncent une main noire dans ce conflit et estiment que ladite main vient de « la Présidence de la République car la présence des éléments de la Garde Républicaine sont observées dans le camp de l’ISPT-KIN pour le protéger », alors que c’est un dossier éducationnel et non sécuritaire.

Le mardi dernier, un Garde Républicaine qui accompagnait un chef de l’ISPT/Kin dans la concession de l’ITI-Gombe, avait tiré plusieurs balles en l’aire de 22 heures à minuit, traumatisant ainsi les familles des professeurs qui y résident, a laissé entendre Félicien Mangwala, chargé du social de l’ITI-Gombe.
Ce dernier souligne que l’ISPT-Kin utilise les étudiants « drogués et avec des armes blanches » pour attaquer les personnels de l’ITI-Gombe.
Un conseiller de cette institut technique est également victime du banditisme « des étudiants de l’IPST », qui lui ont « poignardé avec un couteau » au niveau de sa main droite.
Le corps professoral invite le commissaire provincial de la police/ville de Kinshasa, le Général Sylvano Kasongo, à prendre toutes les mesures sécuritaires car les pauvres élèves risquent d’être victimes avec les étudiants de l’IPST-Kin, qui infiltrent l’ITI-Gombe avec « des armes blanches » pour les traumatiser.
Par ailleurs, ces dirigeants de l’ITI-Gombe invitent leurs adversaires de l’IPST-KIN à déguerpir à la fin de cette année académique car son logement est arrivé à son terme.
Un message est également lancé au Ministère de l’Éducation Primaire, Secondaire et Technique (EPST) et celui de l’Enseignement Supérieur et Universitaire, afin de traiter au plus vite possible ce dossier, qui risque de dégénérer.
Notons que l’ITI-Gombe accuse l’IPST-Kin qui est sous son logement, d’ériger des bâtiments sans son autorisation.
Bienvenu Musoy