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Affaire Frank Diongo : Le MLP dénonce le retour de la dictature et exige la libération sans condition de son président

L’opinion congolaise a appris, ce mardi 20 juin, dans la matinée, l’arrestation du président national du parti politique Mouvement Lumumbiste Progressiste (MLP) par des hommes armés non autrement identifiés.

De son côté le  MLP accuse le régime Tshisekedi d’être auteur de cet acte. Ainsi, par son secrétaire général, Paul-René Lohata Tambwe, il a condamné avec toute force cette pratique qui rappelle le mobutisme et kabilisme.

« Le Mouvement lumumbiste dénonce énergétiquement et publiquement les méthodes dictatoriales mobutistes et kabilistes, décriées par tous les Congolais et qui ont privé la présidence à Shadari. Il est surprenant que ce soit au cours du régime du Fils d ‘Etienne Tshisekedi que lesdites méthodes refont surface alors que les Congolais ne jurent que par leur enterrement », a-t-il déclaré.

Par ailleurs le MLP exige la libération sans condition ni délai de son président national, Franck Diongo.

M.Kanku

RDC-Elections 2023, Augustin Kabuya : « Même si Fayulu et Katumbi occupaient la présidence de la CENI, Tshisekedi va remporter »

Dans un échange avec les militants de l’UDPS, ce mardi 20 juin, le secrétaire général du parti présidentiel est revenu sur la décision de Fayulu de quitter le processus électoral.

À en croire le successeur de Jean-Marc Kabund à la tête de l’UDPS, la décision de Fayulu décrit la peur de perdre les élections face à un candidat de l’Union Sacrée dont tous les signaux sur le terrain traduit sa victoire.

Plus loin, Kabuya affirme que même si les opposants, tels que Fayulu et Katumbi remplaçaient Denis Kadima à la tête de la centrale électorale, Tshisekedi va toujours gagner les élections, au regard de son bilan.

« Vous avez vu ceux-là qui ont perdu leur temps à insulter le chef de l’État, à payer leurs journalistes pour insulter, aujourd’hui ils ont peur des élections, comme je vous l’avais dit, même si on mettait Fayulu comme président de la CENI, il aura une difficulté de citer un autre nom à la place de celui de Félix Tshisekedi, puisque la situation sur le terrain démontre que s’il y a élections Félix Tshisekedi va les gagner… », a-t-il soutenu.

Avant de poursuivre : « Si on prend Katumbi, on dit Denis Kadima, quitte, nous allons aux élections, ils auront la difficulté de citer un autre nom à la place de Félix Tshisekedi, c’est pourquoi vous voyez ils disent qu’ils n’iront pas ».

Il faut signaler que Martin Fayulu a fait savoir que son parti politique ECIDÉ ne va pas déposer les candidatures à tous les niveaux.

À en croire cet opposant congolais, cette décision est motivée par la sourde oreille du régime Tshisekedi à leurs revendications. Il dénonce le fichier électoral qui ne présente pas la réalité du terrain. Pour lui, celui-ci est fabriqué de toute pièce par Kadima pour favoriser Tshisekedi.

M.Kanku

Kidnapping à Kinshasa-Avis de recherche : Le jeune Russel Etoy enlevé le lundi et reste introuvable (Contact famille : 0856475098)

Le phénomène kidnapping bat son plein dans la capitale congolaise, malgré les mesures des autorités sécuritaires.

Le lundi 19 juin dans la soirée, les bandits non identifiés ont enlevé un jeune au nom de Russel Etoy Leno, travaillant chez Advans Congo, alors qu’il rentrait chez à Delvaux.

En cas d’une trace de cette victime d’enlèvement, sa famille demande d’alerter les éléments de l’ordre le plus proche ou contacter le numéro +243 856475098.

Bienvenu Musoy

RDC – IGF : Vrai, Jules Alingete était commissaire aux comptes à la REGIDESO, Jérôme Sekana en débandade !

Le journaliste Jérôme Sekana, coordonnateur de l’asbl « Toile d’araignée « , a tenu un point de presse le 7 juin dernier. Où il a affirmé qu’environ « 80 commissaires aux comptes, nommés depuis mai 2006 pour un mandat de 5 ans, conformément aux statuts des entreprises et établissements publics, sont encore en poste jusqu’ en 2023. Ils sont en plus en situation de cumul de fonctions, car étant également inspecteurs des finances, agents de la Cour des comptes ou encore du Conseil permanent de la comptabilité au Congo.

Ils se retrouvent par conséquent en situation de juge et partie à la fois ».

L’asbl Toile d’araignée a donc intimé un ultimatum de 7 jours à tous les commissaires aux comptes hors mandat et en situation de cumul de rendre le tablier, de peur de publier leur liste.

Pour la petite histoire, rapporte une source qui s’est confiée à notre Rédaction, Joseph Kabila avait puisé dans les trois institutions (IGF, Cour des comptes et CPCC)  quelques cadres qui avaient été affectés comme commissaires aux comptes dans les entreprises  et établissements parce qu’il y avait besoin. A l’IGF, 44 inspecteurs avaient été recrutés dont Jules Alingete qui avait éte affecté à la REGIDESO en 2006.

Selon nos câbles, Jérôme Sekana s’est fait sa religion sur l’ordonnance de 2006, sans se rendre compte qu’en 2011, le chef de  l’État avait relevé 40 inspecteurs de l’IGF dont le chef de service  Jules Alingete. Quatre sont restés et sont hors mandat. Selon la même source, le Premier ministre Sama était déjà sur le dossier avant que Sekana navire l’eau du marigot.

Selon nos câbles, l’action de M. Sekana ne visait que l’IGF et son chef de service Jules Alingete, en complicité avec Eteni Longondo qui, pour asseoir son acquittement par la justice, doit salir l’Inspection générale des finances et son chef de service Jules Alingete. Ce qui justifie toutes ces diatribes et flèches émouchettées en direction de la cible bien choisie.

Son ultimatum ayant expiré depuis le 14 juin, M. Sekana n’a jamais publié sa fameuse liste. C’est donc un pétard mouillé de l’asbl Toile d’araignée et son coordonnateur.

Plus grave, ce professionnel des médias de renom a failli aux règles éthiques et déontologie de son métier, car sans confronter ses sources, il a versé dans des affirmations gratuites.

Nos sources renseignent qu’il nest jamais entré en contact avec les services de communication ou. avec le chef de service Alingete, lui-même pour obtenir l’autre son de cloche.

Netic-News est tombé sur des documents qui démontrent noir sur blanc que le chef de service Jules Alingete avait déjà été relevé  en 2011 de ses fonctions de commissaire aux comptes.

Le travail de l’IGF fait beaucoup de mal aux criminels financiers qui usent de tous les subterfuges pour saper l’honorabilité de ce service rattaché à la Présidence de la République et surtout de son chef de service Jules Alingete. Un coup d’épée dans l’eau, car ce travail est apprécié par le chef de l’État et toute la population congolaise.

Gauthier SEY

Justice-Nouvelle demande de poursuites contre Matata Ponyo : Un groupe de sénateurs renvoient le PG aux études

Le dossier Bukanga-Lonzo à charge de Matata Ponyo est loin d’être clos. Le Procureur général près la Cour Constitutionnelle a de nouveau saisi le Sénat pour obtenir l’autorisation de poursuivre de l’ancien Premier ministre de la République Démocratique du Congo.

Ce nouveau réquisitoire qui intervient après la fermeture de la session de mars, va à l’encontre du règlement d’ordre intérieur de la Chambre haute du Parlement, rappelle un groupe de sénateurs parmi lequel figurent Marie-Josée Kamitatu et Francine Muyumba, qui l’ont fait savoir à Modeste Bahati, dans une correspondance datée de lundi 19 juin 2023.

« Nous venons d’apprendre ce vendredi 16 juin 2023, soit 24 heures après la fermeture de la session du mois de mars, que monsieur le Procureur général près la Cour  constitutionnelle a saisi le bureau du Sénat et adressé un réquisitoire tendant à obtenir l’autorisation des poursuites contre notre collègue, l’honorable Matata Ponyo Mapon. Nous tenons à vous rappeler que la plénière du Sénat, qui est souveraine, s’était déjà prononcée sur la préoccupation du Procureur général qui venait de vous être soumise de nouveau et que par votre lettre N°0219/CAB/PDT/SENAT/MBL/EM/pkg/2021, vous lui aviez fait part du vote des sénateurs réunis en plénière, lequel vote n’avait pas autorisé des poursuites à charge de notre collègue », lit-on dans ce document parvenu ce mardi 20 juin 2023 à Netic News.

Par conséquent, le groupe de sénateurs rappelle à la Cour constitutionnelle qu’elle s’était déjà prononcée incompétente par rapport à ce dossier, tout en se référant à la Constitution de la République.

Ainsi, ces quelques sénateurs estiment que cet énième réquisitoire du Procureur n’est pas conforme à la Constitution et viole le règlement du Sénat.

« Nous pensons que la démarche du Procureur général n’est pas conforme à la Constitution de la République et viole les dispositions du Règlement d’ordre Intérieur de notre chambre. Par conséquent, nous vous demandons de lui rappeler la décision de la plénière à ce sujet. En effet, le bureau du Sénat n’a pas compétence de remettre en cause la décision de la plénière », écrivent-ils.

Depuis novembre 2021, Matata Ponyo avait été acquitté dans l’affaire détournement des fonds alloués dans le dossier Parc agro-industriel de Bukanga-Lonzo qu’il avait géré en tant  que Premier ministre. La résurrection de ce dossier, à quelques mois de la présidentielle, surprend son entourage.

Agape Ntona

RDC-Sous-traitance : Cameo Techedge Services opère dans la maffia sans documents ni agents avec la complice des télécoms!

Cameo Techedge Services est une entreprise de placement dans le secteur des telecoms, dirigé par un sujet indien dénommé VIDGE, située dans la concession à Kintambo, dans le quartier Basoko,  cf. Alimentation GG MART.

Elle travaille en partenariat avec les quatre grands entreprises de télécommunications en RDC, à savoir Vodacom , Orange, Airtel et Africell,  c’est une entreprise spécialisée dans le call center, identification et enregistrement des abonnés.

Seulement, nos câbles révèles que cette  entreprise fonctionne dans l’illégalité la plus totale: pas d’agents, pas de documents légaux, ne paie aucune taxe, mais a gagné de gros marchés avec des télécoms, a rapporté une source proche de cette entreprise.

Comme modus operandi, cette entreprise sous-traite ses marchés avec une autre entreprise  ayant pignon sur rue et en règle avec l’Etat congolais.

Selon un ancien agent ayant presté au sein de Caméo Techedge Services, au recrutement par une sous-traitance, Caméo place les agents au sein de ces entreprises à qui on paie 5 $ par jour, soit 150$ le mois. Pour les soins médicaux, ces agents sont affilés aux centres des santé AKRAM. Seulement, pour toute maladie, le traitement ne peut excéder 20$, sinon le surplus est à la charge du malade. Aucun autre avantage est dû à ces agents.

La source renchérit en disant que ces agents sont continuellement devant la machine et travaillent avec des écouteurs, ce qui les expose à plusieurs maladies de travail, lesquelles ne sont pas prises en compte par la sous-traitance  qui les emploie.

« C’est l’esclavagisme moderne, la mal traitance. Mais face à des expatriés puissants, personne ne les inquiète », ajoute-t-elle.

Par ailleurs,  tous les efforts menés pour entrer en contact avec la direction de cette entreprise de sous-traitance sont restés vaincs .

Question: comment les grandes firmes des télécoms peuvent-elles sous-traiter avec une entreprise qui est dans l’illégalité? Y a-t-il complicité ou c’est par inertie mentale ?

Alors que le DG ARSP, Miguel Kashal Katemb, se prélasse  à placarder des panneaux dans toute la ville, comme si cela était la priorité de sa structure ou encore la mission que le chef de l’État lui aurait assignée en le plaçant à la tête de cet établissement public.

Dans les médias, on le voit chaque jour dans des visites des entreprises, du moment que la spécificité de sa structure exige que des inspecteurs descendent dans l’arène pour investiguer et sévir parmi les illégaux et irréguliers.

M.Miguel Kashal Katemb doit comprendre que le secteur de la sous-traitance est entre les mains des irréguliers qui font souffrir les jeunes Congolais en quête d’emploi. Il exige donc des stratégies et des actions de terrain pour sauver la jeunesse congolaise de l’esclavagisme moderne de ces expatriés qui se croient tout permis au pays de Félix Tshisekedi. Pour ce faire, l’ARSP a besoin d’un manager à la vision éclairée, différent de Miguel Kashal, un DG atypique qui recherche sa gloire personnelle en entretenant chaque jour son image dans les médias.

Rédaction NETIC-NEWS

Kinshasa : Les motards se dressent contre les policiers appelés « Ujana »

Une vive altercation a eu lieu mardi 20 juin à Kinshasa, dans la commune de Mont-Ngafula, à Mbudi, entre les motards et les éléments de la police appelés communément « Ujana », en début d’après-midi.

Des gaz lacrymogènes, des balles réelles tirées par la police, c’est un deuxième affrontement en une semaine entre les Ujana et les motards qui roulent dans cette périphérie de la capitale. Ces motards disent ne plus supporter la tracasserie de ces éléments de la police, qui pour eux, dévient un casse-tête pour leur travail.

« Ils nous arrêtent sans cause, il y a aucun contrôle raison pour laquelle nous nous sommes dressés contre ces abus policières », a déclaré un motard, témoin de la scène. Ce dernier qualifie ce comportement du vol, dans un pays où, selon lui, « tout le monde fait la loi de sa manière ».

« Nous achetons des jetons chaque matin pour travailler durant la journée. C’est comme un pas et certains ne savent même pas pourquoi ils achètent ces jetons. Au moins avec cela, nous devrions travailler tranquillement, mais non malheureusement », a témoigné un autre motard qui a vécu la même scène.

Des personnes interrogées sur la situation se sont jointes aux revendications de ces motards, plusieurs brandissent la carte d’un travail qui nourrit plusieurs foyers. Par conséquent, ces moto-taximen ne méritent pas un dérangement aussi régulier de ces éléments de force se l’ordre.

« Ils revendiquent une réalité que tout le monde sait et voit. Cette unité de la police dérange beaucoup de gens, pas seulement ici, mais ailleurs aussi. Dans leur ordre, ils commettent des abus incroyables, oubliant que ce travail de “wewa” nourrit et scolarise des familles », a lâché un commerçant ambulant.

En début de semaine, quelques soulèvements des moto-taximen ont eu lieu sur la place terminus dans la même commune, une journée dérangée par des agitations des motards qui ont décidé de ne plus se laisser faire par ces éléments de la police.

Richard Musafiri

RDC : Les États-Unis appellent le Rwanda à retirer ses soldats en RDC et dénoncent la collaboration des FARDC avec les groupes armés

Impliqué dans la déstabilisation de la partie Est de la RDC, le Rwanda est appelé à retirer immédiatement ses soldats de la Force de Défense du Rwanda (FDR) du sol congolais.

Cet appel est lancé par les États-Unis qui invitent le pays de Paul Kagame d’arrêter de soutenir les rebelles du M23 qui tuent la population en RDC.

« Nous réitérons notre appel au Rwanda en vue du retrait immédiat des soldats de la Force de Défense du Rwanda (FDR) du territoire congolais. Nous demandons également au Rwanda de cesser immédiatement de soutenir le groupe armé M23, sanctionné par les Nations unies et les États-Unis, dont le groupe d’experts a constaté qu’il commettait de multiples violations du droit international humanitaire et des droits de la personne, notamment des viols et des exécutions sommaires de civils », déclarent les États-Unis.

Par ailleurs, les USA dénoncent la collaboration des certaines autorités des Forces Armées de la RDC (FARDC) avec les groupes armés sanctionnés par l’Organisation des Nations unies.

« Nous dénonçons également la collaboration approuvée par les autorités militaires nationales d’éléments des forces armées congolaises (FARDC) avec de multiples groupes armés, en particulier, les FDLR sanctionnées par l’ONU et les États-Unis, et nous réitérons notre appel au gouvernement de la RDC pour qu’il mette immédiatement fin à toute collaboration entre ces éléments », font savoir les USA.

Un appel est également lancé aux groupes armés par le département d’État des États-Unis de cesser les hostilités à l’Est de la RDC.

« Nous appelons tous les groupes armés, y compris le M23, la CODECO, les FDLR, MAPI et d’autres, à cesser les hostilités et à déposer les armes. Nous demandons aux groupes armés étrangers non étatiques de retourner dans leur pays d’origine et aux groupes armés nationaux de se joindre aux consultations entre le gouvernement de la RDC et les groupes armés dans le cadre du processus de Nairobi sous les auspices de la Communauté d’Afrique de l’Est », dit-il.

Notons que malgré plusieurs processus, les groupes armés continuent de ôter la vie des paisibles citoyens à l’Est de la RDC et les rebelles du M23, soutenus par le Rwanda, reprennent les affrontements contre les FARDC et les groupes d’autodéfense.

Bienvenu Musoy

RDC-Parlementaire : “La proposition de loi sur la congolité sera examinée lors de la session parlementaire de septembre 2023” (Noël Tshiani Muadiamvita)

L’initiateur de la proposition de loi sur la congolité, Noël Tshiani, confirme l’examen de son texte par les députés nationaux lors de la prochaine session parlementaire prévue en septembre 2023.

Dans une interview exclusive accordée à nos reporters, l’ancien candidat à la présidentielle 2018, a répondu aux questions sur les nouvelles de sa proposition de loi, qui entend limiter l’accès à la magistrature suprême aux candidats nés de père et de mère congolais, mais aussi sur sa participation à la présidentielle 2023.

Relativement à cette proposition de loi, après que l’examen de celle-ci a été loupé lors de la dernière session parlementaire, Noël Tshiani, dit que l’Assemblée nationale portera non seulement son avis, mais aussi, elle tranchera d’office sur cette matière pendant la session extraordinaire au mois de septembre.

« Après débat, il y aura vote par les députés nationaux. Étant donné que les débat et vote n’ont pas eu lieu lors de la session parlementaire de Mars 2023, la proposition de loi sera d’office examinée lors de la session parlementaire de septembre 2023 » a confirmé Noël Tshiani.

Selon lui, sa proposition de loi bien que controversée, est comptée parmi les priorités de l’Assemblée nationale. « Étant donné que la Loi Tshiani vise à protéger la souveraineté nationale et l’intégrité territoriale de la RDC, elle compte parmi les priorités des priorités de l’assemblée nationale qui ne manquerait pas de faire ce qui est juste et bon pour le pays », a-t-il lâché.

Face aux critiques, Noël Tshiani reste serein quant à sa démarche, et brandit la carte de la démocratie comme étant favorable à recevoir les contre opinions  sur sa proposition de la loi, dite la loi sur la congolité.

Noël Tshiani de nouveau candidat Président ?

Après son échecs à la présidentielle 2018, cet ancien routier politique congolais dit pouvoir se prononcer très vite sur sa participation aux prochaines élections présidentielles. “Une annonce sera faite à ce sujet très bientôt” a-t-il conclu.

Richard Musafiri

RDC-9è Jeux de la Francophonie : Isidore Kwandja brade les intérêts du pays, Vivendi de paris s’occupe de la restauration, athlètes assurés en France… rétrocomission et surfacturation !

La 9e édition des Jeux de la Francophonie qui se tiendra à Kinshasa, du 28 juillet au 6 août 2023 est un monstre à plusieurs têtes.

Au-delà du comité exécutif que le chef de l’État a eu à changer plus de trois fois, rien ne marche toujours. Netic-News a mené une mini-enquête sur les infrastructures, les contrats de prestations. A tout scruter, on s’aperçoit que le comité Isidore Kwandja en charge des 9è Jeux de la Francophonie a bradé les intérêts de la République.

La restauration aux mains de Vivendi

Pour ce qui est de la restauration,ce comité vient d’octroyer à Vivendi, entreprise française de restauration, un contrat évalué à plusieurs milliers de dollars. Le plus ridicule dans cet accord est que tout sera fait en France, à manger et à boire. A Kinshasa, Vivendi ne vient que pour servir les convives, délégués et athlètes des 9è Jeux de la Francophonie.

Alors que la RDC dispose d’autant de restaurants et hôtels, des maitres cuisiniers de renom. C’était une occasion en or pour M. Kwandja de booster l’économie congolaise, en vendant aussi notre art culinaire. Étant donné que ces jeux sont un miroir qui ouvre la RDC au monde. Le problème n’est pas Vivendi, mais on pouvait tout au mois prendre une entreprise, fût-elle étrangère, mais qui paie des taxes en RDC. Vivendi n’a rien à voir avec l’Etat congolais.

Athlètes assurés en dehors

D’autre part, tous les athlètes et délégués aux 9è Jeux de la Francophonie ne sont pas assurés en RDC, au moment où le pays dispose d’entreprises d’assurances ayant pignon sur rue, à côté de l’assureur national, SONAS. Ces jeux offriraient à la nation congolaise un marché important par rapport à la tenue de la 9é édition. Isidore Kwandja a bradé les intérêts de la nation, certainement, sur base des rétro commissions.

Donc, en termes de contrats de prestations, il  y a à boire et à manger, il y a surfacturation, apprend-on.  Et au-delà, ce sont les entrepreneurs congolais qui sont marginalisés, ce qui est contraire à la philosophie du chef de l’État, lequel travaille pour l’émergence de la classe moyenne congolaise, avec pour objectif à terme créer des millionnaires congolais.

Avec Vivendi, c’est un gros contrat qui va au-delà de la simple restauration, car l’entreprise française va participer à certains aspects de l’animation et de la culture. Pour cette raison, elle va s’emmener avec des instrumentistes pour la cérémonie d’ouverture.

Équipements à faire venir

Au chapitre des infrastructures, il faut reconnaître qu’à 70%, elles sont bonnes, les travaux avancent bien. Et du côté  de normes, elles sont prises en compte. Mais il reste encore beaucoup de matériels et  d’équipements à faire venir de l’étranger (Chine, Dubaï, France, etc.).

Or, selon le plan, il fallait que tous les travaux prennent fin au plus tard le 15 ou 20  juillet, à en croire les ingénieurs commis à ces travaux.

L’inquiétude de l’OIF est que, généralement, trois mois auparavant la cérémonie, elle reçoit les infrastructures. Ce qui donne une marge de manœuvre à ses inspecteurs de procéder aux vérifications en vue d’améliorer ou de porter des corrections. Malheureusement, pour le cas RDC, il est presque difficile de procéder à des vérifications. Il n’y aura donc pas moyen de corriger au cas où il y aurait des ratés, rapporte une source qui s’est confiée à notre Rédaction.

Unikin, déclarée zone rouge

En ce qui concerne l’hébergement des athlètes, un sérieux problème se pose.

Pour certains États, le site de l’Unikin est considéré comme une zone rouge, où il y a insécurité et ils ne peuvent pas prendre le risque d’y loger leurs athlètes. Certains grands Etats francophones sont en train de négocier des hébergements à leur façon. C’est grave, sous l’œil impuissant du gouvernement congolais et avec la complicité d’Isidore Kwandja qui, au regard de tous ces éléments, va bâcler la 9 édition des Jeux de la Francophonie. Ce qui est encore étonnant, sur le site officiel du gouvernement canadien, ce grand État francophone n’a pas encore levé l’option de participer à cette édition à cause de la situation d’insécurité, le désordre dans le pays, il estime nécessaire de ne pas exposer ses athlètes.

Conséquence : la RDC risque d’organiser une 9é édition, sans les États puissants de la Francophonie, sinon pour faire la figuration.

La France qui ne veut pas décourager les efforts de la RDC a opté, selon des informations qui ont fuité de la dernière réunion, de ne pas envoyer ses athlètes de premier rang, surtout qu’elle organise les jeux olympiques en 2024. Elle ne veut pas prendre le risque d’envoyer en RDC ses athlètes professionnels, compte tenu des conditions qui ne sont pas totalement réunies. Selon des sources fiables, la France serait représentée par la 3è catégorie de ses athlètes et non ceux de premier plan. Ceci préfigure d’une édition au rabais en termes de participations, ce qui contribuera à réduire le prestige de ces jeux tels qu’ils organisent partout ailleurs.

Préparation des athlètes congolais pas encore a l’ordre du jour

Une autre question qui se pose est celle de savoir pourquoi organiser ces jeux, et ne pas préparer les athlètes congolais. A ce jour, qui connait une seule équipe congolaise qui prendra part à cette édition dans telle ou telle autre discipline. Où est-elle internée? Comment se prépare-t-elle?

Le gouvernement est distrait. On se complait de présenter l’avancement des travaux des infrastructures, des sites, mais qui parle de la préparation des athlètes congolais ? Cela veut dire quoi? Nous organisons seulement pour voir les autres nations rafler des médailles ou nous organisons pour participer et grappiller quelques  médailles ?

A près d’un mois de la cérémonie, le ministère des Sports a ses priorités ailleurs ou sinon il est absent. Pas de compétition pour le sélection de meilleurs athlètes du pays, dans chacune des disciplines retenues pour ces jeux. Il ne suffit pas seulement de les recruter, il faut encore les interner pour les préparer à cette 9è édition. A ce jour, on est loin du but par rapport aux enjeux du 28 juillet. On est presque dans un scénario tel qu’on assistera à un recrutement à la va-vite de l’équipe de cyclistes, de footballeurs, de judokas, marathoniens, etc. pour faire la figuration ou piètre figure à cette 9è édition qui organise pourtant à la maison.

On se pose même la question sur ce qui est déjà fait en termes d’équipements des athlètes congolais.

A ce jour, il n’y a pas encore de calendrier sur comment vont se gérer les dix jours de cette édition. Isidore Kwandja est éparpillé entre guéguerre en interne et la course pour les rétro commissions. Avec ses trois adjoints, ils parlent difficilement le même langage et s’entrent dedans matin, midi, soir à la place de s’occuper de vraies questions techniques que pose la tenue de ces 9è Jeux de la francophonie de Kinshasa.

Un manque à gagner important, avec autant de millions engloutis dans l’organisation de ces jeux, lesquels ont fini dans les proches des individus, notamment avec les différents comités qui se sont succédé avant qu’on en arrive à celui de Kwandja Ngembo.

La seule chose que gagne le pays, ce sont les infrastructures construites. Encore faudrait-il que l’on soit méticuleux pour le suivi et leur entretien, alors que le chef de l’État tient beaucoup à la réussite de cette édition. Il est descendu trois fois sur les sites pour booster les travaux et encourager les aménageurs a travailler d’arrache-pied pour ne pas passer à côté de la plaque mais hélas !

Gauthier SEY