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RDC-Élections : Contrairement à Fayulu, Katumbi reste dans la bataille électorale

Malgré les problèmes soulevés par Martin Fayulu sur le processus électoral en cours dont sa participation aux prochains scrutins est conditionnée par l’audit du fichier électoral, Moïse Katumbi et ses alliés se préparent pour les élections de décembre.

Une confirmation du porte-parole de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu, qui dit être conscient des tricheurs et fraudeurs.

« Aux tricheurs et aux fraudeurs, nous ne céderons rien ! Nous ne sommes pas naïfs. Nous les affronterons tête haute ! Ensemble de Moïse Katumbi et alliés présentera des listes à tous les niveaux », précise Olivier Kamitatu, qui martèle « Jusqu’au bout nous lutterons pour des élections, démocratiques et inclusives et nous vaincrons ! »

Notons que Ensemble pour la République de Moïse Katumbi avait également pris part à la marche organisée par ses collègues de l’opposition dont Martin Fayulu, Augustin Matata Ponyo et Delly Sessanga, pour dénoncer « un processus électoral chaotique et exiger la révision du fichier électoral ».

Bienvenu Musoy

Jean-Marc Kabunda à Olivier Kamitatu : « Les résistants et les vrais opposants ne peuvent jamais accompagner Tshilombo dans cette tricherie »

Les missiles commencent à se tirer dans le camp de l’opposition après la position du parti de Martin Fayulu qui a déclaré forfait aux élections de décembre prochain en RDC.

En effet, après la déclaration de l’ECIDé de Martin Fayulu, la réaction de Ensemble pour la République n’a pas tardé à être rendue publique par le porte-parole de Moïse Katumbi, Olivier Kamitatu. L’ancien président de l’Assemblée nationale  a dans un tweet rappelé que son parti alignera des candidats à tous les niveaux. « Nous ne céderons rien ! Nous ne sommes pas naïfs. Nous les affronterons tête haute », a-t-il insisté.

Cette réaction qui n’a certainement pas plu au camp Fayulu, n’est pas une surprise pour Jean-Marc Kabund, cadre de l’ECIDé. « Pas de surprise ! On le savait déjà. Dieu est grand. Les résistants et les vrais opposants ne peuvent jamais accompagner Tshilombo dans cette tricherie », réplique-t-il.

Avant de poursuivre : « Si quelqu’un vous dit qu’il gagnera les élections avec la CENI et le fichier électoral de Tshilombo, c’est un menteur. Vive la résistance, le peuple gagne toujours ».

L’ECIDé de Martin Fayulu a, dans un communiqué rendu public ce lundi, dit boycotter les prochaines échéances électorales pour, notamment, un fichier électoral « corrompu ». Ce parti sort implicitement des idéaux de la déclaration de Lubumbashi qui réunit Fayulu, Katumbi, Matata et Sesanga.

Agape Ntona

RDC-Muyaya à Fayulu : « En 2018, on ne voulait pas de la machine à voter, finalement c’est la machine à voter qu’on a adoré après »

Lors du briefing de ce lundi 19 juin, Patrick Muyaya, ministre de la Communication et des Médias, est revenu sur la déclaration de Martin Fayulu, boycottant le processus électoral en cours.

Patrick Muyaya souligne que c’est la répétition des comportements affichés lors de précédentes élections et vouloir la révision du fichier électoral, c’est violer le délai constitutionnel de la tenue des scrutins.

« Nous revivons ce qu’on a vécu avec les différents processus. 2018 on ne voulait pas de la machine à voter, finalement c’est la machine à voter qu’on a adorée après (…) S’il faut refaire le fichier électoral, on aura dépassé le délai », déclare-t-il devant les professionnels des médias.

Par ailleurs, le porte-parole du gouvernement congolais estime que ce sont des stratégies pour chercher un dialogue, mais en passant par des voies détournées.

Patrick Muyaya rappelle que, « Dans six jours, on va convoquer l’électorat, on pourra déposer les candidatures et si vous faites un sondage, je pense que les Congolais veulent aller voter », et que le gouvernement met tous les moyens possibles pour l’enrôlement des électeurs à Kwamouth et d’autres zones rouges, afin de tenir les élections le 20 décembre prochain.

Bienvenu Musoy

RDC-APK : Le sort de Godé Mpoy scellé, le Huissier de justice notifie Godé Mpoy sur une requête en déchéance (Document)

Plus rien ne bloque le train mis en marche pour examiner la requête introduite par député provincial Désiré Mbonzi wa Mbonzi, portant déchéance du président de l’assemblée provinciale de Kinshasa (APK), Godé Mpoy.

Dans un document parvenu à notre Rédaction, le Huissier de justice notifie le président de l’APK sur cette démarche du député Désiré Mbonzi wa Mbonzi.

« Je soussigné, Maître Ungu Andjelani Sarah, Huissier de justice, Officier Public et Ministériel Près la Cour d’Appel de Kinshasa/Gombe; Donne notification à l’Honorable Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, Monsieur Mpoy Kadima Godefroid dont les bureaux sont situés à Kinshasa/Gombe; L’expédition par voie de Huissier de justice, Officier Public et Ministériel d’une correspondance du 16/06/2023 ayant pour objet: Dépôt proposition résolution portant déchéance de l’Honorable Président de l’Assemblée provinciale de Kinshasa, ainsi que ses annexes signés par l’Honorable Député Provincial Mbonzi wa Mbonzi Jean-Désiré », peut-on lire dans ce document qui ajoute,

« Et pour que le notifié n’en prétexte ignorance, je lui ai laissé copie de mon présent exploit et la lettre précitée ».

L’auteur de cette motion de déchéance qui a déjà récolté plusieurs signatures des autres élus provinciaux, avait saisi Godé Mpoy pour la tenue d’une plénière.

Bienvenu Musoy

RDC : Boycottant les élections de 2023, Martin Fayulu invite la population à empêcher la tenue de celles-ci avec un fichier « fabriqué par Kadima »

Au cours d’un point de presse tenu ce lundi 19 juin à Kinshasa, l’opposant congolais Martin Fayulu s’est exprimé largement sur le processus électoral enclenché en RDC.

Dans son speech, le président national du parti politique, Engagement pour la citoyenneté et le développement (ECIDÉ) a relevé plusieurs irrégularités dans le processus en cours, surtout dans la constitution du fichier électoral.

De ce fait, vu la sourde oreille du pouvoir en place à leurs revendications, il a fait savoir que son parti ECIDÉ, ne présentera pas  de candidats à tous les niveaux.

« Nous annonçons à l’opinion nationale et internationale que nous avons décidé de ne pas déposer les candidatures de nos membres à tous les niveaux des élections, tant que le fichier électoral c’est-à-dire la liste des électeurs ne sera pas refaite dans la transparence et auditée par un cabinet extérieur compétent en la matière », déclare-t-il.

Par cette même occasion, il a lancé un appel au peuple congolais, celui de se mobiliser comme jamais auparavant pour faire échec à la tenue des élections en 2023 avec le fichier électoral fabriqué par, Denis Kadima pour la réélection de Tshisekedi.

« Nous demandons au peuple congolais de se mobiliser comme jamais auparavant et de se préparer à se soumettre au devoir de l’article 64 de notre Constitution et de s’organiser afin de ne point permettre la tenue des élections dont les résultats sont préparés d’avance en faveur de M. Félix Tshisekedi et son Union Sacrée », a-t-il déclaré.

Pour rappel, malgré les contestations de l’opposition congolaise, le président de la République Démocratique du Congo, Félix-Antoine Tshisekedi a promulgué la loi sur la répartition des sièges, après vote à l’assemblée nationale et au Sénat.

M.Kanku

Est de la RDC : OCHA renforce son assistance humanitaire en faveur de la population

Les combats et les violences s’intensifient dans  les provinces de l’Ituri, et les deux Kivu (Est de la RDC). Cette situation enfonce de plus en plus les paisibles citoyens dans une misère extrême. La population nécessite de plus en plus une aide humanitaire considérable.

En effet, selon le Bureau de la Coordination des Affaires Humanitaires (OCHA), les plus hauts responsables de l’aide humanitaire au niveau mondial ont déclenché une intensification immédiate des opérations humanitaires dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC), après des mois de violences incessantes et de besoins humanitaires croissants.

Pour OCHA, qui l’annonce dans un document rendu public ce lundi 19 juin 2023, cette augmentation des opérations devra mettre l’accent sur la pénurie de nourriture, la protection des personnes vulnérables et la propagation de maladies dans les provinces de l’Ituri, du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.

Pour ce faire, les protocoles d’urgence appellent toutes les agences humanitaires des Nations Unies et les partenaires ONG internationales actives en RDC à déployer les capacités et les ressources supplémentaires nécessaires pour accroître l’ampleur des opérations d’aide dans la région, en appui aux efforts du Gouvernement de la République démocratique du Congo et en étroite collaboration avec les partenaires et les organisations locales.

Les Nations Unies appellent également tous les acteurs armés opérant dans ces provinces, à cesser les attaques contre les civils et les infrastructures civiles. L’ONU appelle dans la foulée le Gouvernement congolais, qui a la responsabilité première de protéger les civils, à accroître ses efforts pour assurer la protection des siens.

« La brutalité exercée par les groupes armés envers les communautés locales et l’ampleur des besoins humanitaires de la population sont sans précédent », a déclaré Bruno Lemarquis, Coordonnateur humanitaire en RDC.

« La souffrance est immense. Des millions de personnes ont désespérément besoin d’une aide humanitaire. Nous sommes pleinement engagés dans l’intensification de notre réponse », a-t-il ajouté.

La faim et la malnutrition augmentent dans l’Est de la RDC en raison d’une combinaison mortelle de violence, de catastrophes naturelles, de pauvreté généralisée et de manque de services de base. De nombreuses communautés rurales n’ont d’autre choix que d’abandonner leurs champs par crainte des attaques. En Ituri, la production alimentaire a chuté de 25% au cours de la seule année dernière. Les épidémies d’Ebola, de rougeole, de choléra et d’autres maladies ont également contribué à la crise humanitaire dans la région.

Agape Ntona

RDC-Boycott de Fayulu aux élections de 2023 : « Faute d’argent pour les cautions et la campagne, ils n’auront d’autre choix que d’attendre 2028 » (Steve Mbikayi)

La décision du président du parti politique Ecidé, Martin Fayulu, boycottant les prochaines échéances électorales de 2023, suscite des réactions au sein de la classe politique congolaise.

Steve Mbikayi, président du parti Politique Travailliste (PT), se demande si c’est un « Forfait ou Boycott ? »

Ce membre de l’Union sacrée de la nation du Chef de l’État, Félix Tshisekedi, pense que c’est un signe de ceux qui attendaient un dialogue pour se faire une santé financière.

« Tous ceux qui attendaient un glissement précédé d’un dialogue politique en vue du partage du pouvoir pour se refaire une santé financière avant les élections sont pris de cours par la CENI. Le dépôt des candidatures c’est dans 7 jours », déclare Steve Mbikayi.

Et de poursuivre:

« Faute d’argent pour les cautions et la campagne, ils n’auront d’autre choix que d’attendre 2028. »

Notons que Martin Fayulu et son parti ECIDé ont décidé de ne déposer aucune candidature pour les prochains scrutins à condition que le fichier électoral soit audité par un cabinet extérieur compétent en la matière.

Bienvenu Musoy

Urgent : Martin Fayulu et son parti ECIDÉ ne prendront pas part aux élections de 2023 (Document)

Contre toute attente, l’opposant congolais Martin Fayulu vient d’annoncer que lui et son parti politique ECIDÉ se retirent du processus électoral en cours.

D’après une déclaration rendue publique ce lundi 19 juin, cet opposant a fait savoir qu’ils ne vont pas aligner les candidats à tous les niveaux dans le scrutin de 2023, si l’audit du fichier électoral n’est pas fait par des experts crédibles.

Il faut rappeler que plusieurs activités ont été organisées par l’opposition pour réclamer des élections libres transparentes et crédibles.

M.Kanku

RDC-SANTÉ : environ 50 000 enfants naissent avec la drépanocytose dont une moitié meurt avant l’âge de 5 ans (Dr. Caleb Kibwana)

Classée 4ème priorité de santé publique dans le monde par l’OMS après le cancer, le sida et le paludisme, la drépanocytose est la maladie génétique la plus fréquente dans le monde. Elle touche plus de 5 millions de personnes et plus de 150 millions en comptant les porteurs sains.

En République Démocratique du Congo, environ 50 000 enfants naissent avec cette maladie par an dont une moitié meurt avant l’âge de 5 ans, statistiques révélées par le docteur Raïs-Caleb Kibwana, médecin à l’hôpital Kimia Clinic de Kinshasa, en marge de la célébration le 19 juin de la journée mondiale de lutte contre la Drepanocytose.

Dans un entretien avec la Rédaction de Netic News, docteur Kibwana a souligné que la drepanocytose est une maladie qui touche l’hémoglobine, protéine du globule rouge qui transporte l’oxygène aux organes : les globules rouges sont déformés, prenant l’aspect d’une faucille ou d’un croissant en cas de diminution de l’oxygène. « On l’appelle aussi l’anémie falciforme ou Hémoglobinose S », précise-t-il.

Maladie héréditaire dite « récessive », la drépanocytose se manifeste chez les personnes ayant reçu un gène muté de chacun de ses deux parents. Il existe donc des porteurs sains, ayant un seul gène muté et qui ne présentent aucun signe de la maladie, fait savoir ce professionnel de santé.

Pour le Dr Kibwana, en plus d’un suivi médical régulier, de nombreuses mesures permettent de prévenir les complications : une bonne couverture vaccinale, des traitements antibiotiques réguliers, une bonne hygiène de vie avec alimentation équilibrée et bonne hydratation, en évitant l’altitude et les fortes variations de température.

Les traitements actuels permettent de soulager les malades : transfusions sanguines, antalgiques ou traitement de fond pour diminuer les crises douloureuses. Le seul traitement curatif est la greffe de moelle osseuse mais réservée aux cas les plus sévères.

La recherche travaille actuellement sur de nouveaux médicaments et sur la thérapie génique, véritable espoir d’amélioration de la qualité de vie des malades.  « la meilleure prévention est de connaître son électrophorèse au préalable », insiste-t-il.

Signalons que les manifestations cliniques apparaissent à partir de l’âge de 3 mois. Elles sont très variables d’un individu à l’autre et imprévisibles pour une même personne. Ce sont principalement :

– Une anémie chronique (pâleur, vertiges, essoufflement, fatigue,…) due à la diminution de la durée de vie des globules rouges, plus fragiles.

– Des crises très douloureuses dites « vaso-occlusives », chroniques ou aiguës  au niveau des os et des articulations, dues à l’occlusion des petits vaisseaux par les globules rouges déformés et à une mauvaise oxygénation des organes et tissus de l’organisme.

– Des risques accrus d’infections, surtout chez les enfants.

Plusieurs conséquences peuvent être constatées, parmi elles : la destruction des globules rouges par la rate ou arrêt de leur production par la moelle osseuse, accident vasculaire cérébral, atteinte des poumons, nécrose des os et des organes, septicémie….

Agape Ntona

Nord-Kivu : L’armée congolaise renforce les mesures sécuritaires dans la cité frontalière de Kasindi

Après l’attaque des terroristes ADF/MTM dans un internat dénommé Peter LUBIRIYA school, situé dans la cité de Nyabugando, district de Kasese, en Ouganda, le Commandant secteur opérationnel SOKOLA 1 Grand Nord, le Général Major Kasongo Maloba Robert et son état major, séjournent depuis le dimanche 18 juin dernier dans la cité frontalière de Kasindi.

L’objectif est de renforcer les mesures sécuritaires pour protéger non seulement les frontières congolaises, mais également plus de 50.000 familles qui habitent la cité frontalière.

Le commandant secteur et ses officiers ont également visité plusieurs positions militaires avant de rencontrer ce lundi 19 juin, le Général Major Ougandais, Dick OLUM, l’un des commandants des opérations conjointes FARDC-UPDF, a renseigné le porte-parole des opérations Sokola 1 Grand Nord, le capitaine Antony Mwalushay.

Devant les notables de Bulongo, le Général Kasongo Maloba invite la population civile à prendre conscience de la menace et d’interdire à leurs enfants de collaborer avec les terroristes ADF.

« Le patriotisme doit nous caractériser si réellement nous voulons gagner cette guerre », déclare-t-il, avant d’expliquer à l’assistance l’idée de législateur Congolais, qui a doté à la République la loi sur les réservistes, qui sont des patriotes ayant suivi une formation militaire et qui sont utilisés par l’armée en cas de besoin, selon l’article 63 de la constitution alinéa 2.

Un appel est également lancé « aux groupes armés et autres voyous qui s’appellent abusivement Wazalendu et qui s’attaquent aux forces de sécurité, doivent revenir à la raison car la paix a un prix et chacun doit jouer un rôle positif pour le retour de cette paix dans notre milieu », souligne ce Commandant.

Bienvenu Musoy