Dans le cadre des activités de la Journée mondiale sans tabac, JMST 2023, M. Patrice Milambo Kapia, directeur du Programme national de lutte contre les toxicomanies et les substances toxiques (PNLCT), a conduit, Vendredi 16 juin, dans la cité de Kisantu, territoire de Madimba, dans le Kongo Central, une forte délégation de ce programme spécialisé du ministère de la Santé publique. Objectif : sensibiliser les paysans, agriculteurs et consommateurs aux méfaits du tabac. Il était question de décourager auprès de cette cible la culture, la manipulation et la consommation du tabac dont la culture appauvrit le sol qui le produit, sa manipulation expose à la maladie du tabac vert et la consommation est à la base de plusieurs complications sanitaires graves.
Au niveau du ministère de la Santé, on a changé la façon de célébrer la journée mondiale sans tabac qui coïncide le 31 mai de chaque année, depuis bientôt trois ans.
L’an dernier, la JMST 2022 a été célébrée à Matadi, chef-lieu du Kongo Central autour du thème « Environnement et tabac ».
Pour la JMST 2023, le message vise la promotion de la culture vivrière, des aliments au lieu de cultiver du tabac.
« Et le 31 mai, nous n’avons pas pu célébrer la journée. Néanmoins, nous avons tenu une matinée au cours de laquelle nous avons partagé des informations scientifiques sur le tabac et sa culture », a expliqué le directeur du PNLCT.
Avec l’appui de ses partenaires, notamment l’OMS, le PNLCT a attendu le 16 juin pour descendre à Kisantu, dans le territoire de Madimba, et travailler aussi bien dans des parcelles et champs où se pratique la culture du tabac.
A Kikonka, un des quartiers de la cité de Kisantu, première étape de la caravane, l’équipe PNLCT a sensibilisé les paysans qui s’adonnent à la culture du tabac tout autour de leurs habitants, cas de M. Paul Luzolo dont la demeure se retrouve au milieu d’une plantation de tabac.
En pleine cœur du Jardin botanique de Kisantu, (deuxième et dernière étape), la délégation PNLCT a posé ses pénates dans la plantation de Robert Kasongo. Dans un même espace, cet agriculteur a planté le manioc et le tabac.
A cette cible, M. Patrice Milambo Kapia, directeur du Programme national de lutte contre les toxicomanies et les substances toxiques (PNLCT) a prêché ce message : « Le tabac est un produit qui cause beaucoup de soucis à l’existence de l’homme. Il n’a ni vitamine, ni protéine, ni quoique ce soit, mais qui, au contraire, expose les populations à des maladies non transmissibles, et un facteur de risque des pathologies et phénomènes sociaux beaucoup plus compliqués ».
Chaque année, le PNLCT en profite pour sensibiliser au regard des prescrits de la Convention-cadre qui recommandent de protéger les générations présentes et futures contre les méfaits du tabac. Ces méfaits sont, entre autres, dans la manipulation du tabac, on contracte la maladie appelée « le tabac vert » qui est une dermatose qui entraîne de graves complications. Le tabac est aussi en confit avec l’environnement, il appauvrit le sol où il est cultivé. Sa consommation pose encore d’énormes problèmes, notamment avec plusieurs pathologies dont les maladies cardiovasculaires, les pneumopathies, le diabète et autres qui sont provoquées par le tabac.
Pour ce faire, le PNLCT décide de travailler aux côtés de la population en vue de son bien-être universel.
Touchée par ce message mobilisateur, agriculteurs, paysans, consommateurs se sont engagés à devenir des relais du PNLCT pour sensibiliser leurs pairs de manière à décourager la culture, la manipulation et la consommation du tabac dans leurs milieux respectifs. Seulement, tous ont lancé un cri de détresse à l’endroit des pouvoirs publics de leur proposer des activités de substitution, étant entendu que la culture de tabac est saisonnière et rentable, au bout de trois mois, on dispose de quoi scolariser les enfants ou subvenir à un besoin urgent et pressent.
- Patrice Milambo a reconnu la pertinence du problème posé par ces agriculteurs et paysans est fondamental. Mais pour lui, « La santé n’a pas de prix. A quoi cela servirait de contracter une broncho-pneumonie qui tue ? Le peu d’argent qu’on peut gagner dans la culture du tabac ne représente rien par rapport à la mort douce à laquelle ils s’exposent chaque jour avec la culture, la manipulation et la consommation du tabac. Il y a donc un choix à faire et c’est à cela que nous sensibilisons la population ».
Il importe de relever que ce message a été relayé en langue locale par Dr Joseph Kienga, coordonnateur du PNLCT Kongo Central.
Bien auparavant, M. Simon Lumbanzila, administrateur de territoire adjoint (ATA), a dans son mot de bienvenue, a estimé que le thème choisi pour cette activité répond mieux aux attentes des hommes, femmes et jeunes de la société.
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