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Disparitions présumées à Kinshasa : le gouvernement conteste le rapport de Human Rights Watch

Le gouvernement de la République démocratique du Congo a rejeté les accusations de disparitions forcées évoquées dans un récent rapport de Human Rights Watch concernant des cas présumés survenus à Kinshasa et impliquant certains services de sécurité.

Dans un communiqué publié vendredi 13 mars 2026 par le ministère de la Communication et Médias, les autorités congolaises affirment que plusieurs personnes citées dans ce rapport ont pu être identifiées. Selon le gouvernement, certaines ont été libérées tandis que d’autres ont été présentées devant les juridictions compétentes conformément à la législation en vigueur.

L’exécutif congolais rejette ainsi toute accusation d’arrestations arbitraires à caractère politique et réaffirme son engagement à respecter l’État de droit et les droits humains. Il appelle par ailleurs à une appréciation juridique prudente des faits évoqués dans le rapport de l’ONG.

*Fulgence Mavula*

Kwamouth : Des combattants Mobondo déposent les armes et se rendent aux FARDC

Plusieurs combattants Mobondo se sont rendus, jeudi 12 mars, aux Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), au village de Kinsele, situé sur la RN17, dans le territoire de Kwamouth, en province du Maï-Ndombe. C’est dans le cadre du processus de reddition en cours dans cette partie du pays.

Ces combattants ont également remis seize armes de guerre dont un PKM, dix AK47 et cinq calibres 12 et plusieurs munitions de guerre, fait savoir le porte-parole des opérations Ngemba, le capitaine Anthony Mwalushayi, qui a souligné que les combattants rendus ainsi que les armes récupérées sont transférés à Kinshasa pour la poursuite du processus.

Le commandement des opérations Ngemba invite d’autres rebelles Mobondo à emboîter les pas de leurs compagnons. Il souligne que ces redditions sont sincères et ne constituent pas une nouvelle manœuvre visant à gagner du temps pour se réorganiser.

Bienvenu Musoy

Drame à Goma : Une humanitaire française tuée, le parquet français ouvre une enquête pour crime de guerre

Le Parquet national antiterroriste (PNAT), basé à Paris en France, a ouvert une enquête pour crime de guerre après la mort d’une humanitaire française tuée lors d’une frappe de drone à Goma, dans la province du Nord-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo, rapporte vendredi 13 mars l’AFP. La victime, Karine Buisset, travaillait pour l’UNICEF et a perdu la vie après qu’un drone a frappé un immeuble résidentiel où vivaient des travailleurs humanitaires.

L’UNICEF en RDC a confirmé le décès de cette spécialiste de programme chargée de la protection contre l’exploitation et les abus sexuels (PSEA), précisant que l’attaque s’est produite mercredi matin dans la zone de Himbi. La frappe a visé un bâtiment résidentiel dans cette ville de l’est du pays, située au cœur du conflit opposant les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) à plusieurs groupes armés actifs dans la région.

Plusieurs responsables internationaux ont condamné cette attaque. La directrice générale de l’UNICEF, Catherine Russell, s’est dite « dévastée et outrée » par la mort de sa collègue, rappelant que les civils et les travailleurs humanitaires ne doivent jamais être pris pour cible. La commissaire européenne chargée de la gestion des crises, Hadja Lahbib, a également dénoncé « un crime et un acte abject ». De son côté, le gouvernement congolais a exprimé sa profonde tristesse et présenté ses condoléances à la famille de la victime, au gouvernement français et à la communauté humanitaire, tout en indiquant que les circonstances exactes de l’attaque font l’objet d’enquêtes.

Fulgence Mavula

RDC : Dialogue sous médiation angolaise, une initiative au point mort face à la crise sécuritaire

Alors que la guerre s’intensifie dans l’est de la République démocratique du Congo, l’idée d’un dialogue entre Congolais sous la médiation de l’Angola avait été présentée comme une possible porte de sortie. Kinshasa avait alors sollicité l’appui de Luanda pour organiser des discussions capables de réduire les tensions politiques internes et de créer un front commun face à la crise sécuritaire. Plusieurs médias congolais avaient évoqué des contacts avec certains acteurs politiques, y compris des figures de l’opposition, pour préparer ce processus.

Mais aujourd’hui, ce projet semble plongé dans un silence total. Aucune rencontre n’a été annoncée et aucun calendrier n’est connu. Cette absence de mouvement alimente les doutes sur la volonté réelle de Kinshasa de mener cette initiative à terme. D’autant plus que le président Félix Tshisekedi avait, au départ, clairement rejeté l’idée de dialoguer avec certains opposants qu’il accuse de liens avec le M23 ou de travailler contre les intérêts du pays.

Pour plusieurs observateurs, la situation actuelle pourrait expliquer ce blocage. La pression internationale s’est intensifiée ces derniers temps contre le M23 et contre le Rwanda, souvent accusé de soutenir la rébellion. Dans ce contexte, certains analystes estiment que Kinshasa pourrait préférer attendre les effets de cette pression plutôt que d’ouvrir un dialogue politique, perçu comme un signe de faiblesse face à ses adversaires.

Un autre facteur alimente les interrogations : les changements fréquents dans la stratégie diplomatique de la RDC. L’Angola avait déjà joué un rôle central comme médiateur dans les tensions entre la RDC et le Rwanda à travers le processus de Luanda. Pourtant, à un moment donné, les autorités congolaises ont semblé se tourner vers d’autres partenaires, notamment Doha et Washington, pour tenter de trouver une issue à la crise. Cette évolution a donné l’impression que les efforts de médiation angolais passaient au second plan pour Kinshasa.

Aujourd’hui, certains analystes estiment que ces hésitations du régime pourraient influencer la position de l’Angola dans ce dossier. Si Luanda a le sentiment que sa médiation n’est pas réellement prise au sérieux, le pays pourrait être tenté de se retirer progressivement de ce rôle, privant la RDC d’un partenaire régional crucial pour une solution diplomatique et politique.

Pendant ce temps, Kinshasa semble privilégier l’option militaire. L’armée congolaise intensifie ses opérations et ses frappes ciblées par drones contre les positions du M23. Cette stratégie vise à affaiblir la rébellion et à reprendre le dessus sur le terrain. Mais pour de nombreux observateurs, rien ne garantit que cette approche suffira à résoudre durablement la crise. Sans un processus politique solide, le conflit risque de continuer à alimenter l’instabilité dans l’est du pays. Chaque retard dans la mise en place de démarches diplomatiques diminue les chances d’obtenir des résultats concrets.

Charles Mapinduzi

RDC : L’opposant Parole Kamizelo alias « Maîtrisable » condamné à deux ans de prison pour outrage au chef de l’État

Le Tribunal de paix de Kinshasa/Ngaliema a rendu une décision très attendue dans l’affaire opposant l’activiste politique Parole Kamizelo, connu sous le surnom de « Maîtrisable », à la justice congolaise. L’homme, figure critique du pouvoir en place, a été condamné à deux ans de servitude pénale principale pour «outrage au chef de l’État » après un procès suivi de près par l’opinion publique kinoise.

Le jugement prononcé par le tribunal fait suite à des propos et publications jugés offensants à l’encontre du président Félix Tshisekedi, notamment des accusations publiques et une remise en question des preuves entourant la vie personnelle du chef de l’État et l’accord de paix signé à Washington en décembre 2025. Selon l’accusation, ces déclarations auraient porté atteinte à la dignité de la fonction présidentielle, ce qui constitue un délit sanctionné par la loi congolaise.

L’affaire avait débuté après l’arrestation de Kamizelo le 6 décembre 2025, lorsqu’il avait été interpellé par les services de sécurité pour des publications en ligne qualifiées « d’outrageantes ». Au cours de son procès, l’opposant a vigoureusement contesté les accusations, affirmant qu’il exprimait simplement des critiques politiques et demandant la transparence sur des sujets sensibles. Son avocat a déjà annoncé l’intention de faire appel du verdict, dénonçant une décision « injuste » et une justice manquant d’indépendance, tandis que des voix dans la société civile soulignent les implications de cette condamnation sur la liberté d’expression en République démocratique du Congo.

Gilbert Ngonga

Lubumbashi : Après le vandalisme du derby, Moïse Katumbi ordonne la réhabilitation express du stade Mazembe

À Lubumbashi, la réaction n’a pas tardé après les graves incidents survenus au Stade TP Mazembe. Le président et principal mécène du TP Mazembe, Moïse Katumbi, a ordonné jeudi 12 mars la remise en état immédiate de cette infrastructure sportive, sérieusement endommagée lors du derby du 8 mars 2026 contre FC Saint-Éloi Lupopo. Des actes de vandalisme perpétrés par des supporters ont conduit à l’arrachement de plus de 500 sièges et à la détérioration de plusieurs installations, contraignant les officiels à interrompre définitivement la rencontre à la mi-temps.

Selon des sources proches du club, les travaux ont été engagés en urgence afin de restaurer les installations et garantir la conformité du stade aux normes de la Confédération africaine de football. Cette infrastructure demeure à ce jour le seul stade de la République démocratique du Congo homologué par l’instance faîtière du football africain pour l’organisation des compétitions interclubs.

Cette intervention rapide vise surtout à préserver la tenue du quart de finale aller de la Coupe de la Confédération qui doit opposer, le 15 mars 2026, AS Maniema Union à USM Alger. Une éventuelle délocalisation du match constituerait un sérieux handicap pour le club de Kindu, qui compte sur l’appui du public congolais pour franchir cette étape décisive de la compétition.

Gilbert Ngonga

Kinshasa en guerre contre l’insalubrité : Daniel Bumba et la CICM passent à l’offensive

À Kinshasa, le gouverneur Daniel Bumba Lubaki a tenu, jeudi 12 mars, une réunion stratégique avec les responsables de la Cellule d’innovation et de changement de mentalités (CICM) pour préparer le lancement d’une vaste opération de lutte contre l’insalubrité dans la capitale congolaise. L’objectif est de mettre en place une campagne de sensibilisation intensive et contraignante afin d’améliorer durablement la propreté de la ville.

Selon une dépêche de l’hôtel de ville consultée ce jeudi 12 mars par Netic-News.net, révèle qu’au cours de cette séance de travail, le coordonnateur de la CICM, Jacques Kangudia, accompagné de son adjoint Jacques Kambala Tshilombo, a échangé avec l’exécutif provincial sur les stratégies à déployer pour mobiliser la population. Structure rattachée à la Présidence de la République démocratique du Congo, la CICM mènera des actions de sensibilisation auprès des Kinois afin de les impliquer activement dans l’assainissement de leur environnement.
Une commission ad hoc sera mise en place dès la semaine prochaine pour coordonner les actions sur le terrain.

Elle regroupera les responsables sectoriels du gouvernement provincial et les experts de la CICM, avec pour mission d’assurer l’efficacité de cette initiative qui vise à redorer l’image de Kinshasa et à améliorer le cadre de vie de ses habitants.

Jérémie Ngunga Léman

Transport à Kinshasa : TRANSCO relance son partenariat avec Suprême Automobile pour récupérer 80 bus

La nouvelle équipe dirigeante de TRANSCO, conduite par le Directeur général Jérémie Kilubu Matondo et son adjoint Luthanges Kanto, accompagnée du PCA Jean‑Claude Dumbi, a tenu ce jeudi 12 mars 2026 une séance de travail avec les responsables de Suprême Automobile à Limete, à Kinshasa. Cette rencontre avait pour objectif principal une prise de contact entre les nouveaux dirigeants de l’établissement public et leur partenaire industriel.

Les échanges ont porté notamment sur la récupération de 80 bus encore stationnés dans les installations de Suprême Automobile, dans le cadre du contrat d’acquisition de 230 bus signé avec le gouvernement congolais. Les deux parties ont également examiné la continuité des dossiers en cours liés à ce partenariat public-privé.

La réunion a aussi permis d’aborder la remise en état de plusieurs bus Mercedes-Benz assemblés en RDC actuellement en panne dans les dépôts de TRANSCO. Les discussions ont par ailleurs évoqué la possibilité de digitaliser les services de transport afin d’améliorer la traçabilité et la gestion de la flotte.

À l’issue de la rencontre, le DG Jérémie Kilubu Matondo a réaffirmé sa détermination à relancer l’entreprise publique, annonçant notamment le projet d’acquisition d’environ 200 mini-bus pour desservir les lignes secondaires. La réception prochaine des 80 bus restants devrait marquer une nouvelle étape dans la modernisation et la relance des services de TRANSCO.

Jérémie Ngunga Léman

Sanctions de la FIFA : Le DCMP sollicite l’implication du ministre Didier Budimbu

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La situation préoccupante qui secoue le Daring Club Motema Pembe (DCMP) continue de susciter des réactions au plus haut niveau des autorités sportives. Face aux difficultés qui paralysent le fonctionnement du club, une délégation conduite par Bob Amiso s’est rendue auprès du ministre national des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, ce jeudi 12 mars.

L’objectif de cette rencontre était de porter à la connaissance du gouvernement les préoccupations majeures liées aux sanctions infligées au club par la Fédération Internationale de Football Association (FIFA), lesquelles compromettent sérieusement la gestion et l’avenir de cette formation historique du football congolais.

Des sanctions lourdes qui fragilisent le DCMP

Depuis plusieurs semaines, le club vert et blanc traverse une zone de fortes turbulences. Parmi les sanctions imposées par la FIFA figurent notamment un retrait de 24 points au classement ainsi qu’une interdiction de recruter de nouveaux joueurs en raison de dettes impayées. Ces mesures disciplinaires ont plongé le club dans une période particulièrement délicate, tant sur le plan sportif qu’administratif. Pour les dirigeants du DCMP, il devenait donc impératif d’alerter les autorités afin de trouver une voie de sortie à cette crise qui menace l’équilibre et la compétitivité du club.

Didier Budimbu promet de porter le dossier au gouvernement

Lors de cette audience, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, a prêté une oreille attentive aux différentes préoccupations soulevées par la délégation. Conscient de l’importance historique et sportive du DCMP dans le paysage footballistique national, il s’est engagé à examiner cette situation avec la plus grande attention. Le patron des sports congolais a notamment promis de soumettre ce dossier au Conseil des ministres afin d’envisager des pistes de solutions susceptibles d’aider le club à sortir de cette impasse.

L’esprit d’écoute du ministre salué par la délégation

À l’issue de la rencontre, le secrétaire général du DCMP ainsi que le conseiller du ministre provincial des Sports et Loisirs ont salué la disponibilité et l’attention accordées par Didier Budimbu. Ils n’ont pas hésité à louer l’esprit d’écoute du ministre, affectueusement surnommé le « génie blanc », estimant que son implication dans ce dossier pourrait ouvrir la voie à un nouveau départ pour le club vert et blanc. Pour de nombreux observateurs, l’intervention des autorités pourrait s’avérer déterminante pour permettre au DCMP de retrouver stabilité et sérénité.

Voldy Matiafu

Kikwit : La réhabilitation de la route Kanzombi met fin au calvaire des habitants

La population de Kikwit, dans la province du Kwilu, salue le lancement, ce jeudi 12 mars, des travaux de réhabilitation de la route Kanzombi. Ce projet d’infrastructure, attendu depuis longtemps, vise à améliorer la mobilité et à désenclaver plusieurs quartiers de cette ville du sud-ouest de la République démocratique du Congo.

Selon des sources locales, cette route constitue un axe important pour les habitants qui éprouvaient jusque-là d’énormes difficultés de déplacement, notamment pendant la saison des pluies. Sa réhabilitation, ajoute la même source, devrait faciliter l’accès aux services, aux marchés et aux principaux centres urbains de la région.

Pour Kalala Kano, habitant de Kikwit, ces travaux représentent un véritable soulagement.Il estime que la modernisation de cette voie permettra de renforcer les échanges et d’améliorer les conditions de vie des populations longtemps confrontées à l’enclavement.

Jérémie Ngunga Léman