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Kinshasa : Deux ans sans salaire, les conseillers communaux haussent le ton devant l’Hôtel de Ville

Les conseillers communaux de Kinshasa ont organisé ce jeudi 12 mars, un sit-in devant l’Hôtel de ville pour exiger le paiement de leurs émoluments restés impayés depuis deux ans. Réunis au sein du caucus des présidents des conseils communaux, ces élus locaux disent vivre une situation difficile et demandent une réponse urgente des autorités urbaines.

Selon Serge Kayembe, membre du caucus, la délégation s’est rendue sur place pour rencontrer le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, afin de lui rappeler leurs revendications. Il affirme que 256 conseillers communaux sont concernés par ces arriérés de paiement, estimant que cette situation les empêche d’assumer dignement leurs responsabilités et de subvenir aux besoins de leurs familles.

Les manifestants préviennent que leur mobilisation pourrait se prolonger. Un système de rotation a été mis en place pour maintenir le sit-in pendant deux semaines, voire plus, jusqu’à ce qu’une solution concrète soit trouvée et que leurs droits soient respectés.

Jérémie Ngunga Léman

Crise dans l’Est : Bruxelles hausse le ton et exige l’application des engagements de Doha

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Les ministres des affaires étrangères de la Belgique et de la République démocratique du Congo (RDC), respectivement Maxime Prevot et Thérèse Kayikwamba Wagner, ont échangé, ce jeudi 12 mars à Bruxelles, sur les relations bilatérales et divers enjeux multilatéraux entre les deux pays, tout en mettant un accent sur la situation sécuritaire dans l’Est de la RDC.

Face à la reprise des tensions entre l’armée congolaise et les rebelles du M23-AFC, appuyés par l’armée rwandaise, la Belgique a invité les deux parties au respect des engagements de Doha et Washington, dont le cessez-le-feu, le retrait des forces rwandaises, la neutralisation des FDLR, le respect du droit international humanitaire et accès humanitaire, ainsi que la lutte contre les discours de haine.

Selon Maxime Prevot, la Belgique et l’Union européenne apportent leur plein soutien à l’initiative de l’Union Africaine et de l’Angola pour le lancement rapide d’un dialogue national inclusif. Il note par ailleurs que la voix de la RDC au Conseil de Sécurité, lucide et ferme en défense du multilatéralisme et du droit international, se révèle aujourd’hui plus essentielle que jamais.

Bienvenu Musoy

Kivu sous les bombes : La société civile monte au créneau et exige la fin immédiate des frappes

La société civile du Sud-Kivu est montée au créneau face aux bombardements signalés ces derniers jours dans plusieurs zones de l’est de la République démocratique du Congo. Dans une déclaration rendue publique le 12 mars 2026 à Bukavu, le Bureau de coordination provincial affirme que plusieurs localités ont été touchées, notamment Goma, Rubaya et Sake au Nord-Kivu, ainsi que Minembwe, Point Zéro et Mikenge au Sud-Kivu. Selon cette organisation citoyenne, ces frappes ont causé des pertes en vies humaines, fait plusieurs blessés et provoqué d’importants dégâts matériels.

D’après la même source, ces violences ont considérablement aggravé une situation humanitaire déjà précaire dans la région. De nombreuses familles ont été contraintes de fuir leurs habitations, tandis que les activités économiques, agricoles et scolaires sont fortement perturbées. La société civile déplore notamment la mort d’une humanitaire de l’UNICEF, tuée lors d’une frappe de drone à Goma alors qu’elle était en mission d’assistance auprès des populations vulnérables.

Face à cette escalade, la société civile du Sud-Kivu exige l’arrêt immédiat des bombardements et appelle toutes les parties impliquées à respecter les accords de cessez-le-feu ainsi que le droit international humanitaire. Elle invite également les autorités nationales, les organisations internationales et les partenaires régionaux à agir sans délai pour assurer la protection des civils et veiller à ce que les auteurs de ces attaques soient identifiés et répondent de leurs actes devant la justice.

Charles Mapinduzi

Détenus de guerre : Kinshasa et le CICR intensifient les discussions pour des libérations dans l’Est

La question sensible de la libération des détenus de guerre dans l’Est de la République démocratique du Congo a été au centre d’un échange, ce jeudi 12 mars 2026, entre le Vice-Premier ministre, ministre de la Défense nationale et des Anciens combattants, Guy Kabombo Muadiamvita, et une délégation du Comité international de la Croix-Rouge (CICR). Conduite par son chef de délégation, Morillon, la mission humanitaire, présente en RDC depuis plus de quatre décennies, a été reçue au cabinet du patron de la Défense congolaise dans le cadre de la coopération régulière entre les deux parties.

Au cœur des échanges : la situation des détenus de guerre et les mécanismes envisageables pour favoriser leur libération dans le respect du droit international humanitaire. À l’issue de l’audience, le chef de délégation du CICR s’est montré ouvert et disposé à poursuivre les discussions, tandis que Guy Kabombo Muadiamvita a salué l’engagement constant de l’organisation en faveur de la protection de la vie et de la dignité des victimes des conflits armés.

Les deux personnalités ont exprimé le vœu de voir cette collaboration humanitaire se renforcer davantage, au service de la paix et du respect des normes internationales. Le CICR entretient, en effet, des relations suivies avec plusieurs ministères congolais, notamment celui de la Défense nationale, à travers des activités telles que la formation des FARDC au droit international humanitaire et son rôle d’intermédiaire neutre dans les situations de conflit.

Blanchi Lungala M

Mobondo : La 4ᵉ mission spéciale s’ouvre à Mbankana pour sceller la paix dans le Grand Bandundu

La délégation du Ministre délégué à la défense nationale, Eliezer Ntambwe, a amorcé, le mercredi 11 mars, la quatrième mission spéciale dans le cadre du processus de désarmement et démobilisation de la milice Mobondo. Pour cette première journée, l’équipe conduite par le conseiller militaire du Ministre délégué a posé ses valises à la cité de Mbankana, dans la commune urbano rurale de Maluku, à Kinshasa, après un très long trajet parcouru. Lors d’une importante réunion tenue à l’état-major, la délégation a peaufiné davantage les stratégies ainsi que l’itinéraire à suivre, afin de mener à bien ladite mission. Les participants ont vanté dès lors les orientations reçues du Ministère pour la réussite de ce périple.

Monsieur Yani Bokumo , membre du cabinet du Ministre délégué, a convié la population [ Teke et Yaka] à la vigilance face aux rumeurs relayées par des personnes mal intentionnées. Il a aussi salué la détermination du Président de la République ainsi que du Ministre délégué pour la pacification du Grand Bandundu. Non loin de la ferme, le nouveau vent se constate notamment au marché principal de Mbankana. Ce lieu de négoce accueille plusieurs passagers et marchands de divers coins.

La police de ce coin demande par ailleurs au Ministre délégué Eliezer Ntambwe d’intensifier les actions pour le retour effectif de la paix. Cette mission va donc se poursuivre dans les villages de Nkinsele, Mfumu nketo, Cana et autres. Quelques ex leaders Mobondo démobilisés ont été associés pour renforcer le message du gouvernement congolais.

Jamely Timothée Kayembe

Droits humains : Samuel Mbemba Kabuya lance la redynamisation des divisions provinciales depuis Mbuji-Mayi

Bientôt, les divisions provinciales du Ministère des Droits Humains auront leurs propres bâtiments équipés et les agents seront remis à niveau après une formation de renforcement des capacités en droits humains. C’est ce qu’a de nouveau souligné le ministre des Droits humains, Samuel Mbemba Kabuya ce jeudi 13 mars, qui séjourne à Mbuji-Mayi pour faire l’état des lieux des travaux de construction de la Division provinciale du Ministère des Droits Humains dans la province du Kasaï Oriental. Une première phase qui concerne, outre Mbuji-Mayi, les villes de Kananga, Bunia (Ituri), Matadi et Kenge.

Cette première vague de travaux s’inscrit dans le cadre de la redynamisation des divisions provinciales des droits humains dans les 26 provinces afin de donner à ce ministère une existence réelle et effective, en vue de la promotion et de la protection des droits humains sur toute l’étendue du territoire national, conformément à la vision du chef de l’état , Félix Antoine Tshisekedi. À cette occasion, le ministre de tutelle a inspecté les travaux en cours et s’est entretenu avec les fonctionnaires de son Ministère, à la grande satisfaction de ces derniers.

Cette étape entamée par le gouvernement, vient redonner de l’espoir à tous les travailleurs qui ont été affectés à ce ministère et abandonnés dans des provinces à leur triste et sort pour des raisons logistiques et financières mettant les droits humains en péril et les vies humaines en danger.

Jamely Timothée Kayembe

FECOFA : Eddy Mupepe s’insurge contre une “imposition” et exige la transparence autour du candidat Mosengo-Omba

Le processus de renouvellement des instances du football congolais entre dans une phase déterminante. Les élections des Ligues nationales ainsi que celles du comité exécutif de la Fédération Congolaise de Football-Association (FECOFA) sont désormais programmées pour le mois de mai prochain.

Ce rendez-vous électoral devrait aboutir à la mise en place d’une nouvelle équipe dirigeante appelée à piloter l’avenir du football en République démocratique du Congo. Dans ce contexte déjà sensible, les prises de position se multiplient au sein de la famille sportive nationale, révélant un climat de plus en plus électrique autour de la succession à la tête de l’instance faîtière.

Eddy Mupepe rejette toute “imposition” venue de l’extérieur

Lors d’un point de presse organisé ce jeudi 12 mars à Kinshasa, le président du Conseil National des Supporters de la RDC, Eddy Christian Mupepe, a vivement dénoncé ce qu’il considère comme une tentative d’imposer un candidat soutenu par la Fédération Internationale de Football Association FIFA. Selon lui, certaines manœuvres seraient orchestrées au sein de ligues provinciales afin de favoriser la candidature de Véron Mosengo-Omba, actuel secrétaire général de la Confédération Africaine de Football. Mupepe affirme notamment que les ligues de Kinshasa, du Bandundu et du Kongo Central seraient impliquées dans des démarches visant à soutenir cette option, une situation qui alimente déjà les débats sur l’influence réelle des structures provinciales dans ce processus électoral.

La question de la nationalité au cœur des débats

Au-delà de ces accusations, le patron des supporters congolais a également soulevé la question de l’éligibilité de Véron Mosengo-Omba.

Selon Eddy Mupepe, les dirigeants sportifs et étatiques devraient clarifier sa situation en présentant les documents prouvant qu’il détient bien la nationalité congolaise conformément aux exigences de la loi électorale.

Il estime par ailleurs que le responsable de la CAF devrait se retirer de ses fonctions actuelles avant d’envisager une candidature à la tête de la FECOFA. Pour lui, seule une transparence totale permettra de préserver la crédibilité du processus électoral et d’éviter toute polémique.

Un appel à privilégier l’intérêt du football congolais

Malgré la tension qui entoure ces élections, Eddy Mupepe appelle l’ensemble des acteurs du football national à faire preuve de responsabilité. Selon lui, l’enjeu dépasse les ambitions individuelles ou les rivalités de clans : il s’agit avant tout de préserver l’image et l’avenir du football congolais.

Cette sortie médiatique intervient d’ailleurs quelques jours après une rencontre entre Véron Mosengo-Omba et plusieurs présidents de ligues provinciales, une réunion qui continue d’alimenter les discussions dans les milieux sportifs. Dans ce contexte, beaucoup estiment que l’avenir de la FECOFA dépendra non seulement du vote des électeurs, mais aussi de la capacité des dirigeants à privilégier la transparence et la bonne gouvernance.

Voldy Matiafu

RDC–Zambie : Kinshasa ouvre la voie au retour progressif des réfugiés congolais

Les conditions de sécurité dans certaines zones de la République démocratique du Congo deviennent progressivement favorables au retour des réfugiés congolais vivant en Zambie. L’annonce a été faite jeudi 12 mars, par le vice-Premier ministre chargé de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, à l’issue de la 9ᵉ réunion tripartite RDC-Zambie-Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, organisée du 10 au 12 mars à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba.

Selon le ministre, plusieurs localités congolaises connaissent une amélioration progressive de la situation sécuritaire, ce qui ouvre la voie à un rapatriement volontaire des réfugiés vers leurs zones d’origine ou vers d’autres régions désormais considérées comme sûres. Il a souligné que les facteurs qui avaient contraint de nombreux Congolais à fuir leurs localités tendent aujourd’hui à disparaître. La réunion tripartite a réuni les représentants des gouvernements de la RDC et de la Zambie, ainsi que ceux du HCR, afin d’évaluer les conditions nécessaires au retour des réfugiés et de renforcer la coordination pour un rapatriement organisé, sûr et digne.

Concernant la situation sécuritaire dans l’Est du pays, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, Jacquemain Shabani a indiqué que la recherche de la paix se poursuit à travers deux processus diplomatiques majeurs impliquant la sous-région, l’Union africaine, l’Union européenne et l’Organisation des Nations unies. Ces initiatives visent à stabiliser durablement la région et à favoriser le retour des populations déplacées.

Jérémie Ngunga Léman

Égalité des sexes en RDC : l’INRB passe à l’action avec une politique genre ambitieuse

L’Institut national de recherche biomédicale (INRB) franchit une étape majeure dans la promotion de l’égalité entre les sexes en lançant jeudi 12 mars sa politique genre. Cette initiative vise à réduire les inégalités hommes-femmes dans toutes les activités de l’institut, de la gouvernance à la recherche scientifique, en passant par la formation et les services communautaires. La cérémonie, tenue dans la capitale de la République démocratique du Congo (RDC), a réuni les acteurs du secteur biomédical et les responsables institutionnels autour de cette démarche novatrice.

« C’est une joie immense de me tenir devant vous en ce magnifique cadre à l’occasion du lancement officiel de la politique genre de l’INRB, qui marque un tournant décisif dans l’intégration des enjeux liés au genre. Cette politique concrétise la volonté manifeste de l’INRB de réduire les inégalités femmes-hommes, non seulement dans sa gouvernance et ses pratiques institutionnelles, mais aussi dans l’ensemble de ses activités de recherche, de formation et de service dans la communauté », a souligné le professeur Jean-Jacques Muyembe, directeur général de l’INRB.

Avec cette politique, l’institut entend créer un environnement plus inclusif et équitable, où la participation des femmes est pleinement valorisée. Elle servira de cadre pour toutes les activités de l’INRB, garantissant que la dimension genre soit intégrée à chaque projet scientifique et programme communautaire, contribuant ainsi à une meilleure représentativité et à l’avancement de la justice sociale dans le domaine biomédical congolais.

Fulgence Mavula

Nord-Kivu : Le Royaume-Uni débloque 8 millions USD pour la santé et la protection des femmes à Beni

Une délégation du Royaume-Uni a annoncé ce jeudi, un nouveau financement d’environ 8 millions de dollars américains destiné à renforcer la santé et la dignité des femmes et des familles dans l’est de la République démocratique du Congo.

L’annonce a été faite lors d’une visite à l’Hôpital général de référence de Beni, dans la province du Nord-Kivu, par une délégation conduite par Jennifer Chapman, ministre d’État britannique chargée du Développement international et de l’Afrique, accompagnée de Alyson King, ambassadrice du Royaume-Uni en RDC. Selon un communiqué du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA), consulté ce jeudi 12 mars par Netic-News.net précise que ce financement vise à soutenir les services de santé reproductive, la protection des femmes et l’assistance aux familles affectées par les crises humanitaires dans la région.

Cette initiative s’inscrit dans le cadre du soutien du Royaume-Uni aux efforts humanitaires et sanitaires dans l’est de la RDC, une zone confrontée à des défis sécuritaires et sanitaires persistants.

Jérémie Ngunga Léman