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Droits des femmes : Kananga lance un mois d’actions et de solidarité

Les activités du mois de mars consacrées aux droits des femmes ont été officiellement lancées lundi 9 mars 2026 à Kananga, chef-lieu de la province du Kasaï-Central. La cérémonie, organisée par UNFPA à la pro-cathédrale Saint-Clément par le Consortium des organisations féminines du Kasaï-Central, s’est déroulée sous la présidence du gouverneur de province, Joseph-Moïse Kambulu N’Konko, en présence de plusieurs autorités politico-administratives et de fidèles chrétiens. Une messe a marqué le début de ces activités commémoratives dédiées à la promotion des droits des femmes.

Intervenant à cette occasion, la cheffe de division provinciale du Genre, Famille et Enfant, Chantal Ndaye, a indiqué que l’édition 2026 est placée sous le thème provincial : « Droits, dignité, autonomisation et leadership des femmes et filles du Kasaï-Central ». Selon elle, ce thème constitue un appel à renforcer la participation des femmes dans les sphères sociale, économique et politique, tout en favorisant leur accès aux droits fondamentaux. Le représentant du Fonds des Nations Unies pour la population (UNFPA) a, pour sa part, encouragé les femmes à s’impliquer davantage dans la défense de leurs droits et dans la transformation des normes sociales qui limitent leur épanouissement.

Dans son discours de lancement, le gouverneur Joseph-Moïse Kambulu N’Konko a souligné que la reconnaissance des droits des femmes est le fruit de longues luttes menées à travers le monde. Il a également réaffirmé l’engagement de l’exécutif provincial à soutenir les activités prévues durant ce mois de mars, en s’inscrivant dans la vision du Président de la République, Félix Tshisekedi, promoteur de la masculinité positive. Par ailleurs, une collecte de biens vivres et non vivres a été organisée à l’issue de la messe afin d’apporter un soutien aux femmes détenues à la prison centrale de Kananga, avec une remise des dons annoncée pour le 11 mars.

Fabrice Kabamba

RDC : le gouvernement promet justice après la mort de l’humanitaire Karine Buisset à Goma

Le gouvernement congolais a exprimé sa « profonde tristesse à la suite des pertes en vies humaines rapportées, notamment le décès de Madame Karine Buisset, ressortissante française employée de l’UNICEF en République démocratique du Congo ». Il présente « ses sincères condoléances à sa famille, à ses proches, au Gouvernement de la République française ainsi qu’à l’ensemble de la communauté humanitaire », peut-on lire dans le communiqué parvenu à notre rédaction ce mercredi 11 mars.

Le communiqué met en lumière le rôle essentiel des humanitaires sur le terrain. « Par leur présence, ainsi que par leurs actions de secours aux côtés du peuple congolais et de documentation des crimes, ces femmes et ces hommes contribuent à atténuer les souffrances des communautés civiles et à faire progresser la quête de justice pour les victimes, durement éprouvées par les violences, les vies fauchées et les destructions », souligne le texte, rappelant le courage des acteurs humanitaires opérant dans des conditions particulièrement difficiles.

Concernant les enquêtes en cours, le gouvernement assure suivre la situation avec attention : « Les circonstances exactes de ces incidents intervenus en zones occupées ainsi que l’origine des explosions signalées, font actuellement l’objet d’enquêtes par les services habilités, en vue de tirer toute la lumière sur les faits ». Il réaffirme également son attachement au respect du droit international humanitaire, en particulier pour la protection des populations civiles et du personnel humanitaire sur tout le territoire national, y compris les zones occupées.

Cedrick Katay Kalombo

Nord-Kivu : 13 miliciens du groupe Léopard quittent la brousse et rejoignent le processus de paix à Lubero

Treize combattants du groupe armé Léopard ont déposé les armes ce mercredi 11 mars 2026 dans la localité de Kivale, située dans le groupement Musindi, en chefferie des Batangi, territoire de Lubero (Nord-Kivu). Ces miliciens, issus d’un mouvement autrefois dirigé par un chef rebelle connu sous le nom de Gilbert, se sont rendus volontairement aux autorités locales, exprimant leur volonté de mettre fin à la lutte armée et de regagner la vie civile.

Après leur reddition, ils ont été conduits à Lubero-centre où ils ont été accueillis par le commissaire supérieur de la Police nationale congolaise (PNC) du territoire, le colonel Abamungu, représentant l’administrateur militaire en mission. La cérémonie s’est déroulée en présence du coordonnateur local du Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (P-DDRCS) pour la zone Lubero-Butembo.

Selon les responsables du P-DDRCS, les ex-combattants ont remis aux autorités deux fusils de type AK-47, des munitions de différents calibres, une bombe lacrymogène ainsi que des tenues militaires. Cette reddition intervient dans un contexte d’appels répétés des autorités nationales et d’anciens chefs de groupes armés exhortant les combattants encore actifs à abandonner les armes afin d’intégrer le processus de paix et de contribuer au développement de leurs communautés.

Charles Mapinduzi

New York : Judith Suminwa exige justice pour les femmes victimes de violences en RDC

En mission à New York dans le cadre de la 70ᵉ session de la Commission de la condition de la femme, la Première ministre de la République démocratique du Congo, Judith Suminwa Tuluka, a poursuivi ce mercredi 11 mars son plaidoyer en faveur des femmes victimes de violences, notamment dans l’Est du pays. La Cheffe du gouvernement a rencontré Pramila Patten, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU chargée des violences sexuelles en période de conflit, pour discuter des mécanismes internationaux de protection et de sanction.

Lors de ces échanges, Judith Suminwa Tuluka a insisté sur la nécessité d’une justice effective : « Il faut que la justice fonctionne et que des sanctions soient prises contre ceux qui commettent ces violences ». Elle a souligné que la RDC s’efforce de renforcer ses dispositifs de protection des femmes et de soutenir leur autonomisation à travers diverses initiatives nationales.

Selon elle,gouvernement réaffirme ainsi son engagement contre l’impunité, notamment via les mécanismes de justice transitionnelle inscrits dans son Programme d’actions. Cette démarche s’inscrit dans une volonté de renforcer la crédibilité de l’État dans la défense des droits des femmes et de garantir un suivi concret des auteurs de violences, tant au niveau national qu’international.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : Julien Paluku lance un atelier pour booster la compétitivité des produits « Made in DRC » à l’international

Le Ministre du Commerce Extérieur, Julien Paluku Kahongya, a ouvert ce mercredi 11 mars 2026 un atelier de renforcement des capacités destiné aux Comités Nationaux sur les Normes Sanitaires et Phytosanitaires (SPS), les Obstacles Techniques au Commerce (OTC) et le Codex Alimentarius. L’objectif principal de cette formation est de renforcer la protection des consommateurs de produits alimentaires en RDC et d’améliorer la compétitivité des produits « Made in DRC » sur les marchés internationaux.

Le Ministre Paluku a insisté sur le respect strict des normes sanitaires et phytosanitaires comme condition essentielle pour gagner la confiance des consommateurs à l’international. À cette occasion, Gladys Kalombola, responsable des programmes de TradeMark Africa en RDC, a souligné que cette formation constitue une première pour le pays et permettra à la RDC de devenir un acteur majeur du commerce multilatéral.

La République Démocratique du Congo, qui a ratifié les accords de l’Organisation Mondiale du Commerce (OMC), notamment celui relatif à la facilitation des échanges en juillet dernier, et qui a signé plusieurs accords commerciaux internationaux, est désormais appelée à mettre en place des dispositifs solides pour consolider la confiance des consommateurs et promouvoir ses produits alimentaires sur le marché mondial.

Par Blanchi Lungala M

FECOFA : la FIFA met fin au CONOR et déplace les élections à mai

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La page du Comité de normalisation de la Fédération Congolaise de Football-Association est sur le point de se tourner. Ce mercredi 11 mars, la Fédération Internationale de Football Association (FIFA) a officiellement annoncé que le mandat du Comité de normalisation (CONOR) de la Fédération Congolaise de Football-Association (FECOFA) prendra fin le 15 avril 2026, conformément au calendrier initialement établi par l’instance faîtière du football mondial.

Dans la même communication, la FIFA a également proposé le report du processus électoral initialement attendu à la fin du mandat du CONOR. Cette décision serait motivée par plusieurs contraintes administratives et financières, notamment celles liées à la gestion et à l’assainissement des comptes de la fédération congolaise, un préalable jugé nécessaire pour garantir un processus électoral transparent et crédible.

En conséquence, les élections des Ligues nationales ainsi que celles du comité exécutif de la FECOFA devraient finalement se tenir au mois de mai prochain, avec pour objectif l’installation d’une nouvelle équipe dirigeante avant la fin du mois. Durant cette courte période transitoire entre la fin du mandat du CONOR et la tenue des élections, la gestion des affaires courantes sera assurée par le secrétariat général de la FECOFA.

Voldy Matiafu

Tanganyika : la RDC entre dans l’ère de l’or raffiné avec sa première raffinerie à Kalemie

La République démocratique du Congo a lancé sa toute première raffinerie d’or dans la valorisation de ses ressources minières, avec le lancement officiel, ce mercredi 11 mars 2026, de sa raffinerie pilote d’or à Kalemie, dans la province du Tanganyika. Baptisée DRC Gold Refinery S.A., cette installation est présentée par les autorités comme un outil destiné à renforcer la transformation locale de l’or et à mieux encadrer la filière aurifère.

Ce projet est le résultat d’un partenariat entre l’entreprise publique DRC Gold Trading S.A. et la société Lunga Mining. La raffinerie dispose d’une capacité de traitement estimée entre 500 et 600 kilogrammes d’or par mois, permettant de couvrir plusieurs étapes de la chaîne de production, depuis l’achat du minerai jusqu’à la fabrication de lingots raffinés. Selon le gouvernement, cette infrastructure devrait également offrir un cadre plus structuré aux mineurs artisanaux et aux opérateurs du secteur.

Présent lors de la cérémonie, le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a indiqué que cette initiative s’inscrit dans la stratégie visant à renforcer la souveraineté économique du pays sur ses ressources naturelles. Les autorités espèrent qu’avec cette unité capable de produire de l’or raffiné à 99,9 % de pureté, la RDC pourra réduire la fraude et la contrebande tout en se positionnant progressivement sur le marché international de l’or raffiné.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : l’IGF déploie 120 inspecteurs pour traquer les fuites et booster les recettes publiques

L’Inspection générale des finances (IGF) a lancé, mardi 10 mars 2026, une vaste mission nationale de contrôle et d’encadrement dans le but de renforcer la mobilisation des recettes publiques. À l’initiative de son Chef de service, Bitasimwa Bahii Christophe, plus de 120 inspecteurs ont été déployés à travers le pays pour intervenir au sein des régies financières, notamment la Direction Générale des Douanes et Accises (DGDA), la Direction Générale des Impôts (DGI) et la Direction Générale des Recettes Administratives, Judiciaires, Domaniales et de Participations (DGRAD).

Au total, 74 points de contrôle ont été identifiés sur l’ensemble du territoire national. Cette première vague de missions, prévue pour une durée de 60 jours, mobilise près des deux tiers des effectifs de l’IGF, les autres agents étant engagés dans des sessions de renforcement des capacités. Cette initiative intervient dans un contexte marqué par un déficit notable de mobilisation des recettes, ayant contribué notamment aux retards dans le paiement des salaires des agents et fonctionnaires de l’État.

Outre l’encadrement des régies financières, certaines équipes mèneront des missions de contre-vérification auprès d’entreprises privées, à la suite d’irrégularités relevées lors d’enquêtes fiscales antérieures. À cette occasion, le Chef de service de l’IGF a appelé au maintien des efforts de mobilisation, même en l’absence des équipes de contrôle, afin d’inscrire durablement la performance des recettes publiques dans une dynamique de rigueur et de transparence.

Blanchi Lungala M

Nord-Kivu : Escalade meurtrière à Goma, la MONUSCO hausse le ton

La Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République démocratique du Congo (MONUSCO) a exprimé sa profonde inquiétude face à l’escalade de violences survenue mercredi matin dans la ville de Goma, dans la province du Nord-Kivu. L’attaque a coûté la vie à un membre du personnel des Nations Unies ainsi qu’à deux civils et a provoqué des dégâts matériels sur plusieurs habitations. L’incident a été marqué par l’utilisation de drones d’attaque, ce qui a aggravé la situation sécuritaire dans la ville.

Le chef par intérim de la MONUSCO, Bruno Lemarquis, a condamné avec fermeté l’usage d’armes et de drones dans un contexte où vivent des populations civiles. Il a qualifié cette escalade de « profondément préoccupante » et a insisté sur le danger que représentent ces violences pour le personnel onusien et les habitants. La mission onusienne rappelle que toute attaque contre les civils ou le personnel de la paix est inacceptable et doit cesser immédiatement.

Face à cette situation, la MONUSCO appelle toutes les parties à respecter le cessez-le-feu et à privilégier le dialogue politique pour éviter de nouvelles pertes en vies humaines. Elle demande également l’ouverture d’une enquête rapide, indépendante et crédible afin d’établir les responsabilités et de faire toute la lumière sur cet incident. La protection des populations civiles reste au cœur de son action dans la région.

Fulgence Mavula

Goma sous les drones : Maxime Prévôt condamne des « violences aveugles » et exige la protection des humanitaires

Une attaque de drones a frappé ce mercredi 11 mars la ville de Goma, dans le Nord-Kivu, provoquant la mort d’une humanitaire ainsi que de plusieurs civils. Cet incident survient dans un contexte de tensions persistantes entre les forces gouvernementales et les rebelles de l’AFC/M23, où la multiplication des frappes aériennes inquiète la communauté internationale et met en danger les populations civiles et le personnel humanitaire.

Réagissant sur son compte X, le ministre belge des Affaires étrangères, Maxime Prévôt, a dénoncé la violence et appelé à la fin de ces attaques.

« L’attaque de drone à Goma ce matin a coûté la vie à une humanitaire et à plusieurs civils. Ce n’est malheureusement pas un incident isolé on constate la multiplication de ce type d’attaques, en violation du cessez-le-feu, menées par toutes les parties ces derniers temps. Je condamne fermement ces violences aveugles, sans exception. Les armes doivent se taire. Place à la négociation. La protection des humanitaires qui dédient leur vie aux plus vulnérables est un impératif absolu. Mes sincères condoléances aux familles des victimes », a-t-il écrit.

Cette déclaration intervient dans un contexte sécuritaire particulièrement tendu dans l’est de la RDC, une région qui est sous le contrôle des rebelles du M23-AFC depuis un an.

Cedrick Katay Kalombo