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Ituri en alerte : Des sites miniers chinois incendiés dans une attaque nocturne à Mambasa

La nuit du mercredi 11 au jeudi 12 mars 2026 a été marquée par une violente incursion armée dans les villages de Mutchatcha et Mavuvu, situés dans le territoire de Mambasa en Ituri. Les assaillants ont pris pour cible deux sites miniers exploités par des expatriés chinois. Bien que le bilan humain reste encore difficile à établir avec précision, des témoins locaux rapportent que plusieurs maisons et campements ont été délibérément incendiés, plongeant ces zones d’extraction dans un chaos total.

La situation sur place demeure extrêmement confuse. Les forces de sécurité ont été alertées, mais l’accès à ces zones reculées complique l’évaluation des dégâts et la poursuite des agresseurs. Cette double attaque souligne une nouvelle fois la vulnérabilité des investissements étrangers dans le secteur minier de l’Ituri, où les groupes armés ciblent régulièrement les sites de production pour s’emparer de matériel, d’or ou pour extorquer des fonds sous forme de rançons.

Face à cette recrudescence de la violence, les opérateurs miniers du territoire de Mambasa expriment leur vive inquiétude. La suspension des activités sur les sites touchés est déjà effective, tandis que la population locale craint des représailles ou de nouveaux affrontements. Les autorités militaires de la province sont attendues pour communiquer un bilan officiel et annoncer des mesures de sécurisation renforcées afin d’endiguer cette insécurité qui menace l’économie minière de la région.

Guyvenant Misenge

Kinshasa sous pression : Jean-Pierre Bemba fixe 30 jours pour sauver le chenal de Kingabwa

Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, s’est rendu mercredi 11 mars dans la commune de Limete, au centre de Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo, pour évaluer l’état d’avancement des travaux de déblaiement entrepris en vue de la réhabilitation du chenal de Kingabwa et de la restauration de sa navigabilité, selon un communiqué consulté jeudi 12 mars par Netic-News.net.

Le vice-Premier ministre était accompagné d’une importante délégation comprenant notamment le conseiller spécial du Chef de l’État en matière de sécurité, Eberande Kolongele ; l’administrateur général de l’Agence nationale de renseignements (ANR), Justin Inzun Kakiak ; le commandant de la 14ᵉ région militaire, le général Stasin Kizimu Mbuyule ; ainsi que le commissaire provincial de la police de Kinshasa, Blaise Kilimbalimba. La délégation comprenait également le ministre provincial de l’Environnement, Léon Mulumba Mwana Nshiya, des représentants du chef d’état-major, des services de renseignement et de sécurité interne, ainsi que des membres de la Direction générale de migration (DGM), de la DRG et de la Régie des voies fluviales (RVF).

Au cours de cette visite, Jean-Pierre Bemba a accordé un délai de trente jours aux responsables de ce qu’il qualifie de désastre écologique pour restaurer le lit du chenal. Il a averti que les remblais observés dans cette zone constituent un danger majeur en cas de fortes pluies et pourraient provoquer d’importantes inondations dans la ville de Kinshasa.

Fulgence Mavula

Maniema : Le braconnier d’ivoire frappé par la justice, 7 ans de prison pour servir d’exemple

Le Tribunal de grande instance de Kindu a condamné, mercredi 11 mars 2026, un braconnier à sept ans de servitude pénale pour détention illégale d’ivoire. Il s’agit de Onora Kipuka Zakatindi, arrêté le samedi précédent à une dizaine de kilomètres de Kindu par les services de sécurité alors qu’il était en possession d’ivoires acquis frauduleusement. Ce verdict intervient dans un contexte où les activités de braconnage dans les aires protégées de la RDC demeurent persistantes, malgré les interdictions et les campagnes de sensibilisation.

Après quelques jours d’audience foraine ouverte le 9 mars, le tribunal a rendu une décision jugée exemplaire par l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature (ICCN), partie civile dans ce dossier. L’institution, chargée de la gestion des parcs nationaux et réserves naturelles, voit en cette condamnation un signal fort adressé aux réseaux de chasse illégale qui exploitent les ressources fauniques à des fins lucratives, notamment pour l’exportation de produits issus de l’ivoire.

Pour Me Désiré Mikoka Isumbisho Kabanza, avocat-conseil de l’ICCN au Parc national de la Lomami, cette peine constitue une décision historique dans la province.

« C’est la première fois que l’ICCN obtient un jugement aussi sévère. Cette sanction doit servir d’exemple et dissuader toute tentative d’intrusion dans le parc pour y pratiquer la chasse illégale », a-t-il souligné, rappelant que la loi sur la conservation de la nature, révisée en 2024, interdit strictement toute activité de chasse dans les aires protégées du pays.

Rodriguez Kikamba

Mambasa : Le corps d’un des deux orpailleurs noyés repêché à Mabasimba

L’intense émotion suscitée par le double drame de Mabasimba a laissé place aux premières opérations de récupération le mercredi 11 mars 2026. Les équipes de secours, mobilisées dans ce carré minier du territoire de Mambasa (Ituri), ont réussi à repêcher le corps de l’un des deux hommes disparus lundi dernier. Les victimes, deux orpailleurs originaires de Lubero (Nord-Kivu), avaient basculé dans un puits d’or alors qu’ils effectuaient une lessive à proximité de l’excavation, transformant une activité quotidienne en une tragédie mortelle.

Selon Yuma Kayo, chef de la localité de Masenge où s’est produit l’accident, le corps déjà retrouvé a été identifié et pris en charge par les autorités locales. Cependant, l’angoisse demeure pour la seconde victime, dont la dépouille reste encore prisonnière des eaux au fond du puits. Les recherches se sont poursuivies durant toute la journée de mercredi, malgré les difficultés techniques liées à la profondeur de l’excavation et à l’instabilité du terrain, caractéristiques des sites miniers artisanaux de la région.

Face à cette situation critique, les activités d’extraction d’or sont officiellement suspendues sur l’ensemble du carré minier de Mabasimba jusqu’à nouvel ordre. Cette décision vise à faciliter les manœuvres de recherche du second corps et à prévenir d’autres accidents dans une zone encore sous le choc. Ce drame relance le débat sur la sécurisation des sites miniers en Ituri, où la cohabitation entre zones de vie et puits ouverts continue de coûter la vie à de nombreux citoyens venus des provinces voisines pour chercher du travail.

Guyvenant Misenge

Walikale : Après les combats entre FARDC et AFC/M23, les habitants de Mukole sortent de la brousse

La population du village de Mukole, situé dans la localité de Balindu, groupement Kisimba, territoire de Walikale au Nord-Kivu, commence progressivement à regagner ses habitations deux jours après la reprise de cette entité par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), appuyées par les wazalendo. Depuis mercredi 11 mars, plusieurs ménages quittent la brousse où ils s’étaient réfugiés à la suite des affrontements survenus lundi entre l’armée congolaise et les rebelles de l’AFC/M23.

Selon certains habitants déjà de retour, les conditions de vie difficiles dans la brousse ont poussé de nombreuses familles à rentrer au village. Exposés aux intempéries et privés de moyens de subsistance, plusieurs déplacés affirment ne plus pouvoir supporter cette situation précaire. Toutefois, une partie de la population demeure encore en refuge, craignant une éventuelle reprise des combats dans la zone.

Le secrétaire administratif du groupement Kisimba, Lavie Changwi, indique que l’instabilité sécuritaire persistante empêche encore certains ménages de regagner leurs villages. Les familles déjà retournées font par ailleurs face à d’importantes difficultés, notamment l’accès aux soins de santé, la structure sanitaire locale restant fermée et les habitants manquant de médicaments, après les violents affrontements qui avaient provoqué un déplacement massif de la population.

Fulgence Mavula

Samba en flammes : 16 maisons réduites en cendres, des familles sans abri

Au moins seize maisons ont été incendiées dans la nuit du mardi au mercredi 11 mars 2026 à Samba, dans le territoire de Kasongo, en province du Maniema laissant des dizaines de familles sans abri. Les victimes ont perdu leurs habitations ainsi que d’importants stocks de vivres. Selon l’administrateur du territoire, Nasibu Omari Mwana Kasongo, l’incendie, d’origine criminelle, s’est déclaré entre minuit et deux heures du matin dans les quartiers Marché et Sainte-Marie de la localité de Samba.

Le bilan matériel est lourd. Outre les habitations parties en fumée, plusieurs réserves alimentaires de base, notamment le manioc, le maïs et les arachides, ont été entièrement détruites par les flammes, privant de nombreuses familles de leurs moyens de subsistance. Face à cette situation, l’administrateur du territoire lance un appel urgent à l’assistance humanitaire. Il sollicite l’appui des autorités provinciales et des organisations humanitaires pour fournir vivres, vêtements et matériaux de construction aux sinistrés, contraints de passer la nuit à la belle étoile.

Ce drame intervient dans un contexte de tensions et d’inquiétude dans la région. La population de Samba évoque depuis plusieurs jours des rumeurs liées à des disparitions mystérieuses d’organes génitaux, alimentant un climat de peur au sein de la communauté. Les habitants exigent par ailleurs l’ouverture d’une enquête afin d’identifier les auteurs de cet incendie criminel et de rétablir la sécurité dans cette partie du territoire de Kasongo.

Jamely Timothée Kayembe

Drame à Kakanda : Un glissement de terrain tue au moins 11 mineurs artisanaux sur le site de Safi

Au moins onze creuseurs artisanaux ont perdu la vie à la suite d’un éboulement survenu sur le site minier de Safi, dans la cité de Kakanda, territoire de Lubudi, dans la province du Lualaba le mercredi 11 mars. Le drame s’est produit sur une concession appartenant à Boss Mining, une filiale du groupe ERG Africa. Selon la société civile locale, l’effondrement de terrain serait intervenu après de fortes pluies enregistrées ces derniers jours dans la région.

D’après Gabriel Kalenga, secrétaire territorial de la société civile, les intempéries auraient fragilisé le sol dans cette zone d’exploitation minière.

« Ce sont les fortes pluies qui s’abattent ces derniers temps dans la cité et dans toute la province du Lualaba qui ont provoqué le glissement de terrain », a-t-il expliqué, évoquant les conditions météorologiques qui auraient favorisé l’accident.

Le responsable de la société civile souligne également le contexte dans lequel se déroule l’exploitation artisanale sur ce site.

« Quand les Chinois quittent, nos frères viennent chercher du minerai pour survivre. Malheureusement, c’est ce qui s’est passé, et le glissement a eu lieu », a-t-il déclaré, mettant en lumière la précarité économique qui pousse de nombreux habitants à s’aventurer dans ces zones malgré les risques.

Cedrick Katay Kalombo

Goma sous les bombes : La Lucha accuse Kigali et dénonce un “crime de guerre”

La dégradation brutale du climat sécuritaire dans la ville-martyre de Goma, chef-lieu du Nord-Kivu, continue de susciter de vives réactions. Dans un communiqué consulté ce jeudi 12 mars par notre rédaction, le mouvement citoyen Lutte pour le changement (Lucha) affirme que la nuit du 10 au 11 mars 2026 a été marquée par des bombardements par drones visant des zones résidentielles de la ville. Selon ce mouvement, les premières expertises et le traçage satellitaire indiqueraient que ces attaques proviendraient du Rwanda.

Dans son communiqué, la Lucha qualifie ces frappes de « crime de guerre », estimant que le principe de proportionnalité du droit international humanitaire aurait été « délibérément bafoué ». « Viser des civils pour des objectifs militaires inexistants est un acte odieux qui ne doit pas rester impuni », peut-on lire dans le document. Le mouvement appelle ainsi à une mobilisation de l’opinion nationale et internationale afin que les responsabilités soient établies face à cette nouvelle escalade de violences dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Par ailleurs, la Lucha précise qu’elle ne s’associe pas à la manifestation prévue ce jeudi 12 mars par une « prétendue société civile aux ordres » du M23. Le mouvement citoyen tient à se démarquer de toute initiative qu’il estime instrumentalisée, dans un contexte sécuritaire déjà extrêmement tendu à Goma, où la population civile demeure la principale victime des affrontements et des tensions régionales persistantes.

Gilbert Ngonga

Sud-Kivu : 25 combattants du M23 déposent les armes à Fizi, nouveau revers pour la rébellion

Vingt-cinq éléments du Mouvement du 23 mars (M23) ont abandonné la lutte armée et se sont rendus aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Ces combattants ont fait défection dans les localités de Mikenge et Kakenge, où l’armée congolaise mène des opérations ces derniers jours. L’annonce a été faite mercredi 11 mars par le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud, le lieutenant Mbuyi Kalonji Reagan.

Selon l’armée, ces hommes ont décidé de quitter les rangs de la rébellion après les combats ayant permis aux FARDC de reprendre le contrôle de certaines positions dans la zone. Lors de leur reddition, ils ont remis leurs armes aux autorités militaires. Ils ont ensuite été conduits auprès du commandement du secteur, où ils ont bénéficié d’une assistance de première nécessité, notamment en vivres.

Ces redditions au sein du M23 se multiplient depuis plusieurs semaines. Plusieurs observateurs estiment que le mouvement rebelle traverse une période difficile, marquée par une pression militaire accrue et un contexte diplomatique tendu. Sur le terrain, les opérations intensifiées des FARDC, y compris des frappes ciblées, auraient contribué à fragiliser davantage la rébellion dans le Sud-Kivu.

Jean Ngaviro

Insécurité domestique à Kananga : Un garçonnet de 5 ans perd la vie dans une fosse septique

Un drame s’est produit mercredi 11 mars 2026 après-midi dans la ville de Kananga, où un enfant âgé de cinq ans a tragiquement perdu la vie après être tombé dans une fosse septique alors qu’il jouait avec ses camarades.

Selon des informations recueillies sur place, l’incident s’est déroulé vers 15 heures au quartier Plateau, dans l’ex-localité RVA. L’enfant, qui s’amusait avec d’autres enfants à proximité d’une parcelle voisine, serait accidentellement tombé dans une fosse septique non sécurisée. Alertés par les cris des enfants présents sur les lieux, des habitants du quartier ont tenté d’intervenir. Malheureusement, la victime n’a pas pu être sauvée. Les services de sécurité se sont rendus sur place pour constater les faits et ouvrir une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce drame.

D’après des sources proches du dossier, certaines personnes ont été interpellées pour non-assistance à personne en danger, le temps de clarifier les responsabilités. Le corps de l’enfant a été transféré à la morgue de l’Hôpital Général de Kananga, en attendant les dispositions funéraires par la famille.

Fabrice Kabamba