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RDC : La Primature et l’Inspection générale des finances lancent l’audit de la paie des fonctionnaires

La Première ministre Judith Suminwa Tuluka a présidé, jeudi 5 mars à la Primature, une réunion de cadrage consacrée à l’audit de l’état liquidatif de la paie des agents et fonctionnaires de l’État. Cette initiative s’inscrit dans le cadre des instructions du président de la République, Félix Tshisekedi, visant à mieux maîtriser l’évolution de la masse salariale au sein de l’administration publique.

La réunion a annoncé le lancement imminent de cet audit, placé sous le pilotage de la Primature et la coordination de l’Inspection générale des finances (IGF). L’opération impliquera également les inspections sectorielles de la Défense, de la Police, de la Fonction publique et de l’Éducation. Elle portera notamment sur la vérification des effectifs budgétaires, administratifs et effectivement rémunérés, ainsi que sur l’identification des doublons, des agents fictifs et des irrégularités dans la liquidation des salaires.

Le rapport final de cet audit est attendu dans un délai maximal de 30 jours. À travers cette démarche, la cheffe du gouvernement entend sécuriser durablement le système de paie de l’État et préserver le pouvoir d’achat des agents publics, conformément aux priorités du Programme d’actions du gouvernement (PAG) 2024-2028.

Bienvenu Musoy

RDC : Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs appelle à un dialogue inclusif et à un accès humanitaire immédiat

Face à la détérioration de la situation sécuritaire dans l’est de la RDC, le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG) a rappelé, le 5 mars 2026, l’importance d’un dialogue politique inclusif. L’ICG insiste sur le rôle indispensable des consultations intercongolaises, impliquant toutes les parties prenantes, pour parvenir à une paix durable. La médiation en cours, menée par le président togolais Faure Gnassingbé et soutenue par des acteurs internationaux, constitue un pilier essentiel pour stabiliser la région.

Le communiqué met également en lumière l’urgence de garantir un accès humanitaire complet et sécurisé. L’ICG salue les mesures déjà prises, telles que la réouverture de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires et la réactivation de la frontière avec le Burundi, afin de faciliter l’acheminement de l’aide. L’organisation insiste sur la nécessité pour tous les acteurs de respecter le droit international humanitaire et de protéger les populations civiles des violences et de l’incitation à la haine.

Par ailleurs, l’ICG souligne que le respect des accords de Washington et du processus de Doha demeure essentiel pour prévenir une escalade militaire. L’utilisation de drones dans les attaques et la persistance des hostilités démontrent que la solution reste politique et non militaire. Le groupe appelle ainsi toutes les parties à se réengager fermement pour respecter le cessez-le-feu et consolider la sécurité dans l’est de la RDC.

Gilbert Ngonga

Paix en RDC : Les États-Unis, la France, le Royaume-Uni, l’Allemagne, la Belgique pressent les belligérants de cesser les hostilités

Le Groupe de contact international pour la région des Grands Lacs (ICG) a exprimé, le 5 mars 2026, une vive inquiétude face aux violations persistantes du cessez-le-feu dans l’est de la République démocratique du Congo (RDC). Ces violations, constatées malgré les accords de Washington du 4 décembre 2025 et les engagements pris à Doha le 19 juillet 2025, incluent l’utilisation de drones dans des opérations militaires, augmentant considérablement le risque pour les civils. L’ICG rappelle qu’aucune solution militaire ne pourra résoudre ce conflit complexe.

L’organisation internationale a exhorté toutes les parties prenantes à respecter pleinement leurs engagements, ainsi que les résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU, notamment les résolutions 2773 et 2808. Elle salue les efforts de médiation conduits par le président togolais Faure Gnassingbé, les États-Unis et le Qatar, ainsi que le travail de la CIRGL et de la MONUSCO pour mettre en place un mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu.

En matière humanitaire, l’ICG insiste sur la nécessité d’un accès sécurisé et sans entrave aux populations vulnérables. Elle salue les avancées, comme la réouverture de la frontière RDC-Burundi, l’utilisation temporaire de l’aéroport de Goma pour les vols humanitaires, et les engagements régionaux visant à faciliter l’aide. Enfin, le groupe appelle à mettre fin aux discours de haine et aux discriminations envers les minorités rwandophones, afin de protéger les civils et de préserver la cohésion sociale.

Gilbert Ngonga

RDC : 14 combattants Twirwaneho retrouvent la liberté, un pas vers la paix à Uvira

Le ministre de la Justice et garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a procédé jeudi 5 mars à la remise en liberté de quatorze combattants du groupe armé Twirwaneho, affilié à l’Alliance Fleuve Congo et au M23. Ces hommes s’étaient rendus volontairement aux forces armées congolaises lors des affrontements pour le contrôle de la ville d’Uvira, dans la province du Sud-Kivu, en décembre dernier.

Selon la cellule de communication du ministère de la Justice, cette décision intervient après des vérifications destinées à déterminer l’implication individuelle des concernés dans d’éventuels faits pénalement répréhensibles. Les enquêtes menées ont conclu qu’aucune charge individuelle n’était retenue contre eux à ce stade, conformément aux principes de l’État de droit.

La cérémonie s’est déroulée en présence notamment des responsables de la justice militaire et des représentants du Programme de Désarmement, Démobilisation et Réinsertion communautaire, ainsi que de membres de la communauté Banyamulenge vivant à Kinshasa. Cette dernière a salué l’initiative et encouragé le président Félix Tshisekedi dans ses efforts visant à lutter contre les discours de haine tribale et à encourager les combattants encore actifs dans les groupes armés à rejoindre le processus de paix.

Fulgence Mavula

Kinshasa-Matadi : l’Onatra double le rythme du train express dès le 15 mars

L’Office national des transports (Onatra) a annoncé l’organisation d’une deuxième rotation du train express sur l’axe Kinshasa-Matadi. À partir du 15 mars, un départ supplémentaire est prévu chaque mercredi de Kinshasa vers Matadi et chaque jeudi dans le sens inverse, afin de répondre à la forte demande de la population.

L’annonce a été faite ce vendredi 06 mars par Jean-Claude Ngoma, sous-directeur délégué des chemins de fer à Matadi à travers un communiqué consulté par Netic News. Il a précisé que cette décision s’appuie sur un communiqué officiel de la direction générale de l’Onatra.

Jusqu’ici, le train express assurait la liaison Kinshasa-Matadi chaque samedi, avec un retour Matadi-Kinshasa le dimanche.La reprise du trafic ferroviaire, intervenue récemment après plusieurs mois d’interruption, a suscité un vif engouement auprès des voyageurs.

Jérémie Ngunga Léman

Beni : un présumé assaillant retrouvé mort à Cantine, couteau et cartouches sur lui

Un corps sans vie a été découvert tôt le matin de ce jeudi 5 mars 2026 au bloc Tulana-Auberge, dans la localité de Cantine, située dans le groupement Baswagha-Lubena, en territoire de Beni, au Nord-Kivu. Selon Mbusa Tchuma, chef dudit bloc, la victime ferait partie d’un groupe d’individus non encore identifiés qui auraient tenté d’attaquer, dans la nuit du mercredi 4 au jeudi 5 mars, une patrouille des services de sécurité dans cette entité, rassurant que son corps a été retrouvé tenant un couteau avec plusieurs cartouches dans ses poches.

D’après cette autorité locale, l’intervention des forces de sécurité aurait mis en échec cette tentative d’attaque. Le corps du suspect a ensuite été retrouvé sur place tôt dans la matinée. Face à cette situation, le chef du bloc appelle les jeunes de la région à abandonner les antivaleurs et invite les autorités sécuritaires à renforcer la discipline au sein des troupes déployées dans la zone.

Le groupement Baswagha-Lubena, dans le territoire de Beni au Nord-Kivu, reste confronté depuis plusieurs années à une insécurité persistante liée aux activités de groupes armés et de milices locales, situation qui a déjà causé de nombreuses pertes en vies humaines ainsi que des déplacements de populations.

Jamely Timothée Kayembe

Procès Mushobekwa : la Cour militaire reporte l’audience au 12 mars et transfère les débats à Ndolo

La Cour militaire de Kinshasa/Gombe a tenu, jeudi 5 mars 2026, la deuxième audience du procès opposant l’auditeur militaire à Philémon Mambabwa Zebo, haut cadre de l’Agence nationale des renseignements (ANR), et plusieurs autres prévenus. L’affaire fait suite aux accusations d’agression visant les fils de l’ancienne ministre des Droits humains, Marie-Ange Mushobekwa, partie civile aux côtés d’autres plaignants. Après des débats brefs, la Cour a reporté la suite du procès au 12 mars prochain et décidé de transférer les audiences à la prison militaire de Ndolo pour raison des installations actuelles qui ne permettent pas d’accueillir correctement avocats, prévenus, journalistes et public, ce qui pourrait compromettre le bon déroulement du procès.

Pour les avocats de la défense, il fallait exclure les journalistes, arguant de la sensibilité du dossier et de la fonction de leur client au sein de l’ANR. Le président de la Cour militaire, Kilensele Muke Jean-Robert, a rejeté cette requête, rappelant que les journalistes ont le droit d’assister aux audiences. Seules certaines séquences pourraient être tenues à huis clos si nécessaire. Les avocats de la défense ont également reproché à la partie civile de divulguer des éléments du dossier sur les réseaux sociaux, susceptibles d’influencer l’opinion publique avant le jugement. La Cour a souligné qu’elle se basera uniquement sur les faits et arguments présentés pendant le procès. D’autres prévenus, dont des policiers accusés d’avoir agressé les enfants de Marie-Ange Mushobekwa, ont comparu avec leurs conseils, qui avaient demandé un délai supplémentaire, rejeté par la Cour.

Cette affaire, au cœur de l’attention médiatique et politique, implique un haut responsable de l’ANR proche du cercle du président Félix Tshisekedi. Pour certains observateurs, elle constitue un véritable test pour l’indépendance de la justice militaire en République démocratique du Congo. Les prévenus sont accusés de torture et d’incitation de militaires à commettre des actes contraires à la loi.

Jamely Timothée Kayembe

Matadi : Un présumé criminel brûlé vif par la population à Nsangu Luyeye

Dans la nuit du jeudi 5 au vendredi 6 mars 2026, un homme présenté comme un criminel a été lynché et calciné par des habitants en colère sur l’avenue Nsangu Luyeye.

Selon Kongo Media, un média local qui livre l’information, les événements ont dégénéré aux alentours de 23 h 45. Un groupe de trois individus armés aurait tenté de s’introduire dans une résidence située à proximité du pont Jean-Claude Vuemba pour y commettre un forfait.Alertée, la population s’est mobilisée pour traquer les assaillants.Deux suspects ont réussi à prendre la fuite.Le troisième a été maîtrisé par les jeunes du quartier.

D’après la même source, le présumé malfrat a été battu avant d’être brûlé vif. Ce drame relance une nouvelle fois le débat sur la recrudescence de la criminalité urbaine à Matadi et le recours récurrent à la justice expéditive par les citoyens.

Jérémie Ngunga Léman

Lualaba : une jeune fille brûlée vive suite à une rumeur d’« enlèvement de sexe »

La société civile tire la sonnette d’alarme aux autorités provinciales du Lualaba après un drame survenu ce vendredi 06 mars à Kisanfu. Une jeune fille a été brûlée vive à la suite d’une accusation infondée liée au phénomène d’« enlèvement de sexe », une rumeur qui provoque une vive inquiétude dans la population.

Selon des témoins, un groupe de jeunes a semé la panique dans la soirée en criant des accusations sans preuve contre la victime. Plus tôt, une autre personne avait été sauvée de justesse grâce à l’intervention de la police. Mais dans le cas de la jeune fille, la foule l’a attaquée et incendiée sur place, sans lui laisser aucune possibilité de se défendre.Face à cette situation, la société civile, notamment l’organisation EBEN-EZER et la Nouvelle Société Civile Congolaise, appelle les autorités à agir rapidement pour éviter une escalade de la violence et d’autres pertes en vies humaines.

Elle recommande notamment que la police interpelle toute personne qui lance de fausses accusations susceptibles de provoquer un lynchage. Elle demande également l’ouverture d’enquêtes sérieuses et des examens médicaux pour les personnes affirmant avoir perdu leur sexe, afin d’éclairer l’opinion publique et mettre fin aux rumeurs qui alimentent ces actes de justice populaire.

Jérémie Ngunga Léman

Sécurité sociale : Kinshasa se mobilise pour l’intégration des militaires et policiers au régime CNSSAP

Un atelier consacré à l’harmonisation du processus d’intégration des militaires des Forces armées de la République démocratique du Congo et des éléments de la Police nationale congolaise au régime de la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État s’est ouvert jeudi 5 mars 2026 à Kinshasa. Organisées à l’Hôtel Béatrice, ces assises réunissent plusieurs membres du gouvernement, dont les vice-Premiers ministres Jean-Pierre Lihau (Fonction publique), Jacquemin Shabani (Intérieur) et Guy Kabombo Muadiamvita (Défense nationale et Anciens combattants).

Initiée par la Caisse Nationale de Sécurité Sociale des Agents Publics de l’État, cette rencontre de deux jours vise à finaliser les mécanismes techniques et administratifs nécessaires pour intégrer effectivement militaires et policiers au régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’État. L’objectif est notamment de rendre opérationnel le paiement des prestations sociales en faveur des forces de défense et de sécurité.

Prenant la parole, le ministre de la Défense, Guy Kabombo Muadiamvita, a salué la vision du président de la République et commandant suprême des forces armées, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, d’étendre ce dispositif aux hommes en uniforme. De son côté, Jean-Pierre Lihau a rappelé que cette réforme s’inscrit dans la mise en œuvre de la loi n°22/031 du 15 juillet 2025 portant régime spécial de sécurité sociale des agents publics de l’État, appelant les participants à accélérer l’opérationnalisation de ce système destiné à améliorer les conditions sociales des militaires, policiers et anciens combattants.

*Fulgence Mavula*