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Guerre au Moyen-Orient : Un choc pétrolier en vue ? Les risques réels pour l’économie de la RDC

La tension monte au Moyen-Orient entre l’Iran, les États-Unis et Israël. Les grandes puissances évoquent la possibilité de plusieurs semaines de guerre. Cette situation inquiète le commerce mondial, notamment en raison du détroit d’Ormuz, un passage stratégique pour le transport du pétrole. S’il venait à être fermé, les effets pourraient être rapides et graves. Même la République démocratique du Congo, pourtant éloignée de cette zone, pourrait en subir les conséquences.

En effet, le détroit d’Ormuz assure le transit d’une part importante du pétrole mondial. Des pays comme l’Arabie saoudite, l’Irak, les Émirats arabes unis, le Koweït et le Qatar utilisent ce couloir maritime pour exporter leur pétrole et leur gaz. En cas de blocage, le prix du baril pourrait rapidement dépasser les 100 dollars, entraînant une hausse du coût du carburant et du transport dans de nombreux pays, selon plusieurs analystes des marchés internationaux.

En RDC, une telle flambée toucherait directement la population, d’autant plus que le pays importe une grande partie de son carburant. Si les prix mondiaux augmentent, le carburant coûtera plus cher à la pompe, le transport deviendra plus onéreux et les produits de première nécessité, notamment alimentaires, risquent également d’augmenter. Le secteur minier, fortement dépendant du carburant pour faire fonctionner ses engins, pourrait lui aussi être affecté. L’ensemble de ces facteurs pourrait accentuer l’inflation et détériorer davantage le pouvoir d’achat des ménages.

Dans une tribune publiée ce lundi 2 mars 2026, Julien Paluku Kahongya, ministre congolais du Commerce extérieur, estime que la fermeture du détroit d’Ormuz serait comparable à un « arrêt cardiaque » pour l’économie mondiale. Il appelle la RDC à anticiper ce type de choc externe. Selon lui, le pays doit transformer son pétrole localement, accroître sa production agricole et mieux exploiter son potentiel hydroélectrique afin de réduire sa dépendance aux importations.

Il propose également la constitution de réserves stratégiques de carburant et de produits de base, tels que le maïs et le riz, afin de protéger le marché intérieur en cas de flambée des prix internationaux.

Cette crise illustre une fois de plus qu’un conflit lointain peut avoir des répercussions directes sur la vie quotidienne des Congolais. Pour les autorités, la réponse passe par la diversification de l’économie, le renforcement de la production locale et une planification rigoureuse face aux chocs extérieurs. À défaut, la RDC risque de payer le prix fort d’un conflit éloigné, en plus des pressions sécuritaires persistantes dans la région des Grands Lacs.

Charles Mapinduzi

Finances : l’État congolais sollicite le marché pour 70 millions USD ce mardi

Le ministère des Finances de la République démocratique du Congo lance, ce mardi 3 mars 2026, une double adjudication de titres publics sur le marché financier local. Le Trésor ambitionne de mobiliser 50 millions USD via des Obligations du Trésor et 40 milliards de francs congolais (CDF) par le biais de Bons du Trésor.

Pour l’émission en devises, l’État propose une maturité de 18 mois assortie d’un taux d’intérêt fixe de 9 %. Cette opération cible prioritairement les banques commerciales et les investisseurs institutionnels. Parallèlement, l’adjudication en monnaie nationale porte sur des titres de six mois, visant à couvrir des besoins de trésorerie à court terme.

Cette stratégie de financement hybride s’inscrit dans le programme du premier trimestre 2026, dont l’objectif global dépasse les 640 millions USD. En combinant le dollar et le franc congolais, le gouvernement cherche à capter les liquidités disponibles tout en limitant l’exposition au risque de change et en soutenant la dédollarisation de l’économie.

Au-delà de l’enjeu budgétaire, cette opération fait figure de test pour la crédibilité de la signature souveraine. Après une levée de fonds partielle fin février, la réussite de cette double adjudication sera un indicateur clé de la confiance des investisseurs nationaux envers la politique financière du gouvernement.

Guyvenant Misenge

Sud-Kivu : L’opération d’identification des armes légères officiellement lancée à Uvira

Une vaste opération d’identification des armes légères et de petit calibre a été lancée dimanche 1er mars 2026 dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu. Cette initiative du ministère de l’Intérieur vise à assainir une région meurtrie par des conflits armés, à l’origine de la circulation illicite d’armes de guerre. L’opération est conduite avec l’appui d’experts nationaux et de la Commission nationale de contrôle des armes légères et de petit calibre (CNC-ALPC).

Selon John César Bofaka, directeur des opérations à la CNC-ALPC, la province fait face à d’importants défis sécuritaires. « Il est essentiel de prévenir tout détournement d’armes lors des opérations de stockage et de transfert, de mettre fin à la détention illégale d’armes par des acteurs non autorisés, de restreindre l’accès aux armes pour les groupes rebelles et de maîtriser les stocks gouvernementaux, y compris ceux détenus par les Wazalendo appuyant les FARDC », a-t-il déclaré.

Les experts ont pour mission d’identifier, de marquer et d’enregistrer chaque arme recensée, afin de réduire la violence armée qui gangrène l’Est de la RDC depuis plusieurs années. Cette démarche est présentée comme un tournant majeur pour le Sud-Kivu, notamment après les récents épisodes d’instabilité enregistrés dans la zone, a souligné John César Bofaka.

Rodriguez Kikamba

RDC : Wenge BCBG refuse le retour de Chay Ngenge au sein du groupe

Les nouvelles ne sont pas favorables à l’artiste musicien Chay Ngenge. Alors que plusieurs sources évoquaient son possible retour au sein de Wenge BCBG, le groupe emblématique de la scène musicale congolaise a officiellement mis fin au suspense. La formation dirigée par JB Mpiana a décidé de ne pas réintégrer l’artiste dans ses rangs.

 

Au cours d’une émission télévisée diffusée ce dimanche 1er mars, le porte-parole du groupe, Roger Ngandu, a révélé que 90 % des membres n’ont pas approuvé le retour de Chay Ngenge. Cette position majoritaire a visiblement pesé dans la balance, traduisant une volonté collective de préserver la dynamique actuelle du groupe.

Face à cette situation, JB Mpiana a entériné la décision prise par ses musiciens, confirmant ainsi le refus du retour de Chay Ngenge. Une page semble donc se tourner pour l’artiste, dont l’avenir musical reste désormais à écrire en dehors de Wenge BCBG.

Voldy Matiafu

Quart de finale CAF C2 : Maniema Union reçoit l’USM Alger le 15 mars à Lubumbashi

L’AS Maniema Union s’apprête à écrire l’une des plus belles pages de son histoire en disputant, pour la toute première fois, un quart de finale de la CAF Confederation Cup. Le club congolais croisera le fer avec l’USM Alger dans une double confrontation très attendue. Le match aller est fixé au 15 mars 2026 au Stade TP Mazembe de Lubumbashi, avant la manche retour prévue le 22 mars 2026 au Stade 5 Juillet 1962 d’Alger.

Pour Maniema Union, cette qualification marque un tournant majeur et symbolise la progression du club sur la scène continentale. Portés par l’envie de marquer l’histoire, les Congolais aborderont ce rendez-vous avec ambition et détermination, conscients de l’enjeu et de l’opportunité qui s’offre à eux.

En face, l’USM Alger arrive avec le poids de son expérience africaine. Habituée aux grandes affiches et aux phases décisives, la formation algérienne part avec l’avantage de la maturité dans ce type de compétition. Ce duel entre l’enthousiasme d’un novice et la maîtrise d’un habitué promet une confrontation palpitante pour une place en demi-finale.

Voldy Matiafu

Pologne : Afimico Pululu buteur face au Legia Varsovie, à l’approche des barrages du Mondial 2026

L’attaquant congolais Afimico Pululu a une nouvelle fois fait parler de lui en Europe. Ce dimanche 1er mars, son club affrontait le Legia Varsovie dans le cadre du championnat polonais. Auteur d’un but décisif, Pululu a confirmé sa grande forme du moment et son rôle de plus en plus central dans le dispositif offensif de son équipe.

Grâce notamment à sa réalisation, son club s’est imposé 2-1 au terme d’un match intense et disputé jusqu’au coup de sifflet final. L’international congolais s’est distingué par son sang-froid devant le but et sa capacité à peser sur la défense adverse, s’affirmant comme l’un des hommes forts de la rencontre.

Cette performance intervient à quelques semaines des barrages de la Coupe du monde de football 2026. En pleine confiance, Afimico Pululu adresse ainsi un signal fort au staff de la sélection nationale, affichant clairement ses ambitions à l’approche d’échéances décisives pour la qualification.

Voldy Matiafu

Zozo Machine et Yuma Dash officialisent leur nouvelle ère artistique en solo

Décidément, le groupe Musique Populaire de la Révolution (MPR) n’évoluera plus comme avant. Après un long moment de silence ayant suivi la dislocation du duo, les deux figures emblématiques ont choisi de tracer chacune leur propre voie. Premier à dégainer, Zozo Machine a dévoilé une sublime chanson 100 % rap intitulée « Kolo Coop », un titre percutant qui fait déjà sensation sur les réseaux sociaux et confirme son attachement à l’ADN hip-hop qui a fait la renommée du groupe.

De son côté, Yuma Dash prend une direction artistique différente. L’artiste propose « Naloba Nini », une chanson RNB subtilement mélangée aux sonorités congolaises. Ce titre captivant, à la fois mélodieux et introspectif, séduit déjà de nombreux mélomanes, séduits par cette nouvelle facette plus douce et émotionnelle de l’ancien membre du duo.

Avec ces deux récentes sorties remarquées, la bataille artistique est officiellement lancée entre les ex-compagnons. Rap pur contre RNB aux accents locaux, chacun affirme son identité musicale et tente de conquérir le cœur du public. Une chose est sûre : la séparation de MPR ouvre un nouveau chapitre palpitant dans la carrière de Zozo Machine et Yuma Dash.

Voldy Matiafu

Sud-Kivu : les FARDC reprennent plusieurs localités à Fizi après des combats contre le M23

Les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) annoncent avoir riposté à une nouvelle violation du cessez-le-feu attribuée aux rebelles du M23 et à leurs alliés dans le territoire de Fizi, au Sud-Kivu. Selon le porte-parole des opérations Sukola 2 Sud, les affrontements ont débuté à Nyawaranga à la suite de tirs qualifiés de « provocations délibérées ». Dans un communiqué publié dimanche 1er mars, l’armée affirme avoir lancé une contre-offensive pour stopper l’avancée des assaillants et sécuriser la zone.

Au cours de cette riposte, les FARDC déclarent avoir repris plusieurs cités et villages stratégiques, notamment Mikenge, Kakenge, Kisirita, Bilalombila et Bidegu 1. L’armée fait état de plusieurs rebelles neutralisés, de cinq capturés et de dix-sept éléments qui se seraient rendus. Onze corps auraient été retrouvés sur le champ de bataille, parmi lesquels un commandant de brigade du M23 et un officier logistique du groupe Twirwaneho. Du matériel militaire aurait également été récupéré, dont des fusils d’assaut de type AK-47, une mitrailleuse PKM, un mortier de 60 mm et un dispositif anti-drone.

Suivant les directives du chef d’état-major général, le commandant ad intérim du secteur opérationnel Sukola 2 Sud, le colonel Apoko Bangala Michel, appelle la population de Mikenge et des environs au calme et à la vigilance. Il invite les habitants à ne pas céder aux rumeurs ni aux campagnes de désinformation visant l’armée congolaise. Les FARDC réaffirment leur détermination à traquer les groupes armés actifs dans la région et à défendre l’intégrité du territoire national.

Jean Ngaviro

Kisangani : Quatre drones kamikazes interceptés près de l’aéroport de Bangboka, Kinshasa accuse Kigali

Les autorités congolaises ont de nouveau pointé du doigt le régime de Rwanda après l’interception, par les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), de quatre drones kamikazes chargés de sous-munitions qui auraient visé l’aéroport international de Bangboka, à Kisangani. Dans un communiqué publié dimanche 1er mars, le gouvernement provincial de la Tshopo affirme que ces engins ont été lancés contre les installations civiles de l’aéroport, situé à plus de 1 000 kilomètres des zones de combat dans l’est du pays. Les autorités qualifient cet acte d’attaque grave contre une infrastructure civile.

Selon le gouverneur Paulin Lendongolia, les quatre drones ont été interceptés et abattus à différents moments de la journée par les forces de défense. L’un d’eux aurait été neutralisé alors qu’un avion civil s’apprêtait à atterrir. Pour les autorités provinciales, ces attaques seraient attribuées au Rwanda et à ses alliés du Mouvement du 23 mars (M23), une accusation que Kinshasa réitère depuis plusieurs mois dans le contexte de la crise sécuritaire persistante dans l’est de la République démocratique du Congo.

Le gouvernement provincial condamne fermement cette tentative d’attaque et félicite les FARDC pour leur réactivité. Il exprime également sa gratitude au président Félix Tshisekedi pour le renforcement du système de défense aérienne dans la région. Les autorités appellent enfin la population au calme et à la vigilance, tout en assurant que des mesures supplémentaires sont prises pour garantir la sécurité de la ville et de son aéroport.

Jean Ngaviro

Kinshasa : Auguy Kalonji lance officiellement la Cité Kalonji et honore ses collaborateurs

Ce dimanche 1er mars, Auguy Kalonji a concrétisé un rêve longtemps porté : la création de la Cité Kalonji. À cette occasion, 50 motos et 100 parcelles ont été remises à ses proches collaborateurs, parmi lesquels figurent trois artistes comédiens, partenaires de longue date dans son engagement social et politique. Ce geste symbolique traduit la gratitude et le respect envers ceux qui ont consacré leur énergie et leur fidélité à servir la population.

« Ces dernières années n’ont pas été faciles. Certains ont abandonné, d’autres ont trahi ou douté, mais eux… ils sont restés. Unis. Debout. Fidèles. Sous la pluie comme sous le soleil, tôt le matin comme tard dans la nuit, ils ont servi sans relâche. Sans eux, rien n’aurait été possible », a déclaré Auguy Kalonji, soulignant le rôle central de ses collaborateurs dans la réussite de ce projet.


Pour Auguy Kalonji, la Cité Kalonji dépasse l’intérêt personnel : elle est un symbole de vision pour la République, le peuple et l’avenir. À travers cette initiative, il réaffirme son engagement à servir la population et à promouvoir des valeurs d’unité et de fidélité.

Gilbert NGONGA