Les États-Unis ont accusé les Forces de défense rwandaises (RDF) d’avoir soutenu activement les rebelles du M23 dans l’Est de la République démocratique du Congo, les impliquant dans de graves violations des droits humains. Selon la partie américaine, avec l’appui des RDF, le M23 se serait rendu coupable d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations arbitraires et d’actes de torture dans les zones sous son contrôle, aggravant une crise sécuritaire déjà préoccupante.
Washington affirme également qu’en janvier 2025, les RDF ont mené des attaques directes contre les Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC), la Mission de la Communauté de développement de l’Afrique australe en RDC (SAMIDRC) ainsi que contre des positions défensives de la Mission de stabilisation des Nations unies en RDC (MONUSCO). Ces actions, selon la même source, constituent une escalade majeure du conflit et compromettent les efforts régionaux et internationaux visant à stabiliser l’Est du pays.
Par ailleurs, les autorités américaines soutiennent qu’en contrepartie de son soutien militaire au M23, le Rwanda aurait obtenu un accès privilégié à des zones riches en minerais stratégiques dans l’Est de la RDC. Cette exploitation des ressources naturelles aurait contribué, selon Washington, au financement de la rébellion armée, alimentant ainsi un cycle persistant d’instabilité et de violence dans la région.
Gilbert Ngonga
