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Ituri : des installations de riposte contre Ebola incendiées à Rwampara, six patients évacués en urgence

Deux tentes installées dans le cadre de la riposte contre l’épidémie d’Ebola ont été incendiées ce jeudi 21 mai à l’hôpital de Rwampara, en province de l’Ituri. L’information a été confirmée par l’organisation médicale ALIMA dans un communiqué consulté par Netic-News. Selon cette organisation, six patients se trouvaient dans ces installations au moment de l’incident. Heureusement, ils ont tous été évacués à temps et continuent de recevoir des soins appropriés. ALIMA dénonce un acte grave ayant mis en danger des vies humaines et détruit d’importants équipements sanitaires, alors que l’épidémie poursuit sa progression dans la région.

D’après la même source, les auteurs de cette attaque ne sont pas encore identifiés. ALIMA s’inquiète également de la propagation de nombreuses informations non vérifiées sur les réseaux sociaux et sur internet. L’organisation estime que ces rumeurs risquent d’alimenter la peur au sein de la population et de fragiliser la confiance envers les équipes engagées dans la lutte contre Ebola. Elle appelle ainsi la population à privilégier les informations officielles afin d’éviter toute désinformation.

Malgré cet incident, les équipes médicales restent mobilisées aux côtés des autorités sanitaires et des partenaires de la riposte. Des mesures d’urgence ont été prises pour assurer la continuité des soins, notamment la réorganisation temporaire des espaces de traitement, le redéploiement du matériel disponible et le renforcement de la sécurité autour des structures sanitaires. ALIMA affirme poursuivre tous les efforts nécessaires pour protéger les patients, soutenir le personnel médical et maintenir la réponse à l’épidémie dans cette partie de l’Ituri. Il convient de rappeler que lors de l’épidémie d’Ebola de 2018, les rumeurs, la désinformation et la résistance de certaines communautés avaient fortement contribué à la propagation du virus en Ituri et au Nord-Kivu, causant des centaines de morts.

Charles Mapinduzi

Haut-Katanga : le gouverneur Jacques Kyabula démissionne de ses fonctions

Le gouverneur du Haut-Katanga, Jacques Kyabula Katwe, a annoncé sa démission avec effet immédiat à compter du 21 mai 2026. Dans une lettre adressée au Président Félix Tshisekedi, il explique sa décision par sa présence prolongée à Kinshasa pour des raisons professionnelles et institutionnelles, une situation qui l’a éloigné de sa province dans un contexte sécuritaire sensible.

Dans sa correspondance, Jacques Kyabula affirme avoir pris cette décision dans un « esprit de responsabilité républicaine », reconnaissant que son absence prolongée a suscité des interrogations et des critiques sur la gestion de la province. Il dit assumer les conséquences politiques et administratives de cette situation.

Membre du présidium de l’Union sacrée de la Nation, l’ex-gouverneur a réaffirmé sa loyauté envers le chef de l’État et son attachement à la vision de stabilité, de paix et de développement portée par le Président de la République. Il s’est également déclaré disponible pour continuer à servir la nation sous une autre forme, si nécessaire.

Jérémie Ngunga Léman

Ebola dans l’Est de la RDC : le Royaume-Uni annonce un financement de 20 millions de livres pour la riposte

Le Ministre de la Santé publique, Samuel Roger Kamba, a échangé avec le Chargé d’Affaires intérimaire du Royaume-Uni, Peter Cardy Fernandes, ainsi qu’avec la Coordinatrice du GIBS, Giovanna Cowley, autour du renforcement de la coopération bilatérale dans la lutte contre l’épidémie d’Ebola qui touche l’Est de la République démocratique du Congo.

D’après une dépêche de la cellule de communication de ce ministère, le gouvernement britannique a annoncé un nouveau financement de 20 millions de livres sterling, soit plus de 25 millions de dollars américains, destiné à soutenir les efforts de riposte sanitaire et humanitaire. Cette enveloppe, indique la source, permettra d’améliorer l’accès des populations à l’eau potable, aux infrastructures d’hygiène et aux mécanismes de protection communautaire, des éléments essentiels pour limiter la propagation de la maladie.

Une attention particulière sera également accordée à la santé maternelle et reproductive des femmes et des jeunes filles. Cette composante sera mise en œuvre grâce à un partenariat stratégique avec l’UNFPA, afin de renforcer la prise en charge sanitaire des personnes les plus vulnérables dans les zones touchées par l’épidémie.

À travers cet appui financier, le Royaume-Uni réaffirme son engagement aux côtés de la RDC dans la lutte contre les urgences sanitaires et la protection des communautés affectées par Ebola.

Jéremie Ngunga Léman

Tata Raphaël : le match Aigles du Congo – V.Club arrêté après des actes de vandalisme

Le Football Club les Aigles du Congo et les Moscovites de AS Vita Club se sont affrontés ce jeudi 21 mai au stade Tata Raphaël, à l’occasion de la 6e journée des playoffs du championnat national. Cette rencontre marquait la 11e confrontation entre les deux formations depuis la création des Aigles du Congo. Dans une ambiance électrique, les Bana Vea ont pris l’avantage dès la première période en ouvrant le score pour mener 1-0 avant la pause, affichant une grande détermination face à une équipe des Aigles très entreprenante.

Au retour des vestiaires, les Aigles du Congo ont multiplié les offensives dans le but de revenir au score. Alors que le match semblait se diriger vers une victoire des Moscovites, Jonathan Ikangalombo a finalement trouvé la faille dans les dernières minutes de la rencontre pour remettre les deux équipes à égalité (1-1). Ce but a complètement relancé le suspense dans les tribunes comme sur la pelouse, dans une fin de match particulièrement tendue entre les deux camps.

Quelques minutes seulement après l’égalisation des Aigles du Congo, des actes de vandalisme ont éclaté dans les gradins du stade Tata Raphaël. Des supporters de V.Club, furieux contre certaines décisions arbitrales qu’ils jugeaient favorables aux Aigles, ont semé des troubles de grande ampleur. La situation est rapidement devenue incontrôlable, poussant les officiels à interrompre définitivement la rencontre, l’insécurité ne permettant plus la poursuite normale du match.

Voldy Matiafu

Kinshasa : la CCN prévoit une marche pacifique le 5 juin en faveur du changement de la Constitution

La Coalition Citoyenne pour la Nation (CCN) a annoncé l’organisation d’une grande marche pacifique de soutien au changement de la Constitution le 5 juin 2026 à Kinshasa. Cette manifestation populaire interviendra en marge de la sortie officielle de cette structure citoyenne et réunira plusieurs organisations de la société civile confessionnelle et non confessionnelle autour d’un même objectif, porter la voix du peuple en faveur des réformes constitutionnelles en République démocratique du Congo.

L’annonce a été faite ce jeudi 21 mai 2026 à l’issue d’une réunion présidée par l’archevêque Evariste Ejiba Yamapia, en présence de Jonas Tshombela. Selon ce dernier, la coalition veut mobiliser massivement la population kinoise afin d’exprimer publiquement son soutien au projet de changement de la Constitution. « L’objectif, c’est parler d’une seule voix ; la voix du peuple, la voix de la population sur le changement de la Constitution », a-t-il déclaré.

Le président de la CCN, Evariste Ejiba Yamapia, a précisé que les différents itinéraires de la marche seront communiqués dans les prochains jours. Il a lancé un appel à la mobilisation générale des jeunes, des femmes et des hommes pour une participation massive à cette manifestation dont le point de chute sera le Palais du Peuple. Pour la coalition, cette initiative vise à doter le pays d’un texte constitutionnel capable de répondre aux défis du développement et de la préservation de l’intégrité territoriale.

La Coalition Citoyenne pour la Nation soutient que la Constitution du 18 février 2006 avait principalement servi à départager les belligérants au sortir des conflits armés. Se présentant comme une plateforme citoyenne et non un parti politique, la CCN affirme rester ouverte à toutes les organisations de la société civile partageant la vision des réformes constitutionnelles afin de défendre les aspirations profondes du peuple congolais.

Jérémie Ngunga Léman

Sport : Shabani Nonda félicite Véron Mosengo à la tête de la Fecofa

Malgré de vives tensions observées avant la tenue des élections à la Fédération Congolaise de Football Association (Fecofa), Shabani Nonda, candidat qui s’était retiré, a félicité Véron Mosengo, élu président de cette organe sportif.

Dans un communiqué publié ce vendredi 21 mai, l’ancien capitaine de l’équipe nationale de la République démocratique du Congo, a souligné que

« son mandat s’ouvre à un moment important pour notre football, où les attentes sont nombreuses et légitimes. Je forme le vœu qu’il soit celui du rassemblement et de l’action, au service de l’ensemble de la famille du football congolais ».

Pour rappel, Véron Mosengo a été le seul candidat à la tête de la Fecofa après l’invalidation de certaines candidatures pour plusieurs fautes. Une situation décriée par plusieurs personnes amoureuses du sport, estimant que cette position ternit l’image du sport congolais et a même discrédité ces élections.

Bienvenu Musoy

Révision constitutionnelle : Le CNSA appelle Félix Tshisekedi à étreindre ce feu

La question du changement de la Constitution fait réagir bon nombre d’acteurs politiques en RDC. C’est le cas du Conseil national de suivi de l’Accord, CNSA, dirigé par Joseph Olengankoy, lequel a tapé du point sur la table, à l’issue de la session ordinaire tenue mercredi 20 mai 2026. Pour le CNSA, ce débat est non seulement inutile et injustifié, mais il paralyse le pays et fracture la société. Par ricochet, le CNSA appelle personnellement le président de la République, Félix Tshisekedi, à étreindre ce feu, avant qu’il ne soit trop tard, sur pied de l’article 69 de la Constitution.

Pour cette institution d’appui à la démocratie, la RDC fait face à une source d’insécurité qui menace directement la paix sociale. Avec à la clé, la multiplication des discours de haine et des appels à la violence ainsi qu’à la guerre civile interethnique sur les réseaux sociaux. Le dénominateur commun de tous ces maux, c’est le débat houleux autour de la révision de la Constitution.

Le CNSA constate que toute la vie est aujourd’hui suspendue à la seule volonté de la famille politique du chef de l’État, qui ne jure que par la modification du texte fondamental, au moment où la guerre fait rage à l’Est de la RDC où des territoires échappent à l’autorité de l’Etat, du fait d’une agression étrangère.

Et dans ce contexte, la priorité devrait être la cohésion nationale et non l’ouverture d’une boîte de Pandore constitutionnelle qui fragilise l’unité du pays.

Rodriguez Kikamba

Cas confirmé d’Ebola à Bukavu : 3 provinces du pays désormais touchées par l’épidémie !

L’épidémie d’Ebola continue de s’étendre en République démocratique du Congo. Après l’Ituri, où se concentre l’essentiel des cas, et le Nord-Kivu, le Sud-Kivu rejoint désormais la liste des provinces affectées par la maladie. Les autorités sanitaires ont signalé un cas confirmé dans la zone de santé de Miti-Murhesa, en territoire de Kabare, près de Bukavu. Il s’agit d’un homme de 28 ans venu de Kisangani, décédé avant que les analyses ne confirment sa contamination. Cette nouvelle situation porte à 3, le nombre de provinces concernées par l’épidémie et fait accroître les inquiétudes quant à la propagation du virus dans l’Est du pays.

Selon les dernières données sur la maladie, ce jeudi 21 mai, l’Ituri demeure l’épicentre avec 575 cas suspects recensés, dont 51 déjà confirmés. Les zones de santé de Mongbwalu, Rwampara, Bunia et Nyakunde figurent parmi les plus touchées. Le Nord-Kivu compte également des cas confirmés enregistrés à Butembo/Katwa et Goma. Les autorités sanitaires poursuivent le suivi de centaines de contacts afin de limiter la transmission de la maladie et d’identifier rapidement les nouvelles contaminations.

Face à l’évolution de la situation, les efforts de la riposte se renforcent sur le terrain. Plus de 200 échantillons suspects ont été envoyés pour analyse dans le cadre de la surveillance épidémiologique, tandis que l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a récemment acheminé plusieurs tonnes de matériel médical en Ituri. Dans les zones affectées, les autorités, les responsables religieux et les leaders communautaires multiplient les campagnes de sensibilisation afin d’encourager le respect des mesures barrières et de réduire les risques de propagation du virus dans le pays.

Charles Mapinduzi

La Miba veut développer de filiales des productions minières pour sa relance

La Minière de Bakwanga, MIBA SA, située dans la province du Kasaĩ Oriental, veut développer plusieurs filiales des productions minières pour relancer de cette entreprise publique. A part le diamant qui est déjà exploité, il y a aussi le cuivre, le zinc, le cobalt et le manganèse, etc.

L’annonce a été faite mercredi 20 mai 2026, par Jean-Charles Okoto, Président du conseil d’administration, PCA de la MIBA. Selon lui, l’exploitation du cuivre ne vient pas remplacer celle du diamant, mais il s’agit de la création d’une autre filière au sein de la même entreprise. Question de faciliter sa relance et ce projet vise une production de 200.000 à 500.000 tonnes par an, accompagnée d’une centrale énergétique pour développer le secteur minier dans le Grand Kasaï.

Avant de renchérir que cette nouvelle relance, est un nouveau souffle pour l’économie du Grand Kasaï.

Il faut noter que l’exploitation du cuivre se situe à Kabeya-Kamwanga et à Miabi. Elle suscite de gros espoirs dans cette province, reconnue plus pour l’exploitation du diamant.

<< Ce projet ne vient pas tourner la page à la Miba, mais bien au contraire, il vient ouvrir une nouvelle ère de diversification des ressources exploitables par la Miba. Nous allons développer plusieurs filiales des productions minières, dont le diamant, cuivre, zinc, cobalt et manganèse, pour que nous relancions intégralement la Miba >>, a fait savoir Jean-Charles Okoto.

Pour rappel, ce projet est porté par une firme chinoise et pourra débuter dans quelques années.

Rodriguez Kikamba

Incendie de l’église Shekinah : Mgr Donatien N’shole exprime sa solidarité au pasteur Richard Diyoka

L’incendie dévastateur qui a ravagé l’église de Shekinah pendant quatre heures a laissé une empreinte douloureuse sur la communauté et sur le pasteur Richard Diyoka, ainsi que sur ses fidèles. Ce tragique événement a suscité des réactions de solidarité et de compassion, comme en témoigne la visite de Monseigneur Donatien N’shole,ce jeudi 21 mai. Sa présence souligne l’importance de l’unité et de l’amour entre les différentes confessions, rappelant que, malgré les différences, tous croient en un seul Dieu, a-t-il martelé.

Selon lui,au-delà de la destruction physique de l’église, il est essentiel de se rappeler que l’Église est composée de « pierres vivantes ». La foi et l’amour des fidèles ne peuvent être anéantis par un incendie. L’histoire biblique du grand temple de Jérusalem, détruit à deux reprises, nous enseigne que même après des épreuves majeures, la communauté de croyants peut se relever et continuer à prospérer. Les valeurs spirituelles et les liens entre les membres de la communauté restent intacts, renforçant leur résilience.

En ces temps difficiles, il est crucial de soutenir ceux qui sont touchés par cette tragédie. La communauté de Shekinah est encouragée à se rassembler, à se réconforter mutuellement et à reconstruire non seulement leur lieu de culte, mais aussi leur esprit collectif.

Rabat Batalungu Ramazani