Au mois de février dernier, le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, s’était personnellement rendu au Stade Tata Raphaël pour inspecter les travaux de réhabilitation entrepris avant le tournoi zonal qualificatif. Accompagné des responsables du CONOR-FECOFA et de ses collaborateurs, il avait constaté des avancées majeures réalisées en un temps record : amélioration du drainage de la pelouse, rénovation des espaces VIP, modernisation des vestiaires ainsi que des installations sanitaires. Ces efforts traduisaient une réelle volonté de redonner au football congolais des infrastructures dignes des grandes compétitions africaines.
Grâce à l’implication du ministre Didier Budimbu, plusieurs observateurs commençaient à croire au retour progressif de la RDC parmi les nations capables d’organiser des événements sportifs dans des conditions honorables. Cette dynamique positive envoyait également un signal fort aux instances sportives continentales sur la capacité du pays à se relever après plusieurs années de critiques liées à l’état des infrastructures sportives nationales.
Le vandalisme de V.Club : une honte nationale
Mais tous ces sacrifices ont été brutalement piétinés jeudi 21 mai lors du match opposant AS Vita Club aux FC Les Aigles du Congo. Dans une scène d’une rare violence, des supporters du club moscovite ont transformé le Stade Tata Raphaël en véritable champ de ruines. Vitres brisées, bancs de touche détruits, vestiaires saccagés, poteaux et filets endommagés, sans oublier les caméras de diffusion du championnat vandalisées : le spectacle offert par certains supporters de Vita Club a choqué l’opinion publique sportive congolaise.

Le plus révoltant dans cette affaire reste le fait que ces actes barbares viennent anéantir les efforts consentis il y a seulement quelques mois pour redorer l’image du football national. Derrière l’argument d’un prétendu mauvais arbitrage, aucune justification ne peut excuser une telle sauvagerie. Le football ne peut devenir un espace où la frustration se transforme en destruction systématique des biens publics et en agressions physiques contre des militaires, des animateurs et des joueurs adverses.
Des sanctions exemplaires attendues
Face à cette situation dramatique, la Linafoot a annoncé la suspension préventive des membres de la Commission des arbitres afin de préserver la sérénité du championnat. Une décision importante, certes, mais insuffisante au regard de l’ampleur des dégâts causés. Les auteurs des violences ainsi que le club concerné doivent répondre sévèrement de ces actes qui ternissent davantage l’image du football congolais.

Le sport doit rester un espace de passion, de respect et de fair-play. Ce qui s’est produit au Stade Tata Raphaël constitue une honte pour le football national et un affront direct aux efforts du ministre Didier Budimbu pour moderniser les infrastructures sportives du pays. Sans sanctions fortes et exemplaires, ces comportements risquent de devenir une dangereuse habitude dans les stades congolais.
Voldy Matiafu