Le phénomène Mobondo, qui secoue depuis 2022 les provinces du Kwilu, du Kwango, du Mai-Ndombe et la commune de Maluku à Kinshasa, voit sa menace fortement diminuer, selon le ministre délégué chargé des Anciens Combattants, Éliézer Ntambwe. Depuis janvier, plus de 500 miliciens se sont rendus volontairement et ont été orientés vers le Service national, où ils suivent des formations professionnelles dans le cadre d’une stratégie de désarmement, de démobilisation et de réinsertion. Cette initiative vise à transformer des éléments armés issus de conflits intercommunautaires en citoyens réintégrés à la vie civile.
Selon le ministre, le conflit initial, déclenché par un différend foncier entre les communautés Teke et Yaka, a dégénéré en violences armées impliquant des armes militaires et de guerre, entraînant meurtres, pillages et déplacements massifs. Le gouvernement congolais distingue clairement ce phénomène des agressions extérieures comme celles de l’AFC/M23 à l’est du pays. Pour les miliciens rendus, une forme de “justice transitionnelle” sera appliquée, reposant sur les principes de vérité, de réconciliation et de non-répétition, plutôt que sur la justice pénale ordinaire.
Sur le terrain, les forces armées et la police poursuivent leur mission pour traquer les éléments qui refusent de se rendre. Éliézer Ntambwe souligne que, bien que la menace ne soit pas complètement éliminée, elle a considérablement diminué et représente désormais environ 10 % de l’effectif initial. Le ministre rappelle que l’objectif du gouvernement n’est pas de mettre fin au conflit immédiatement, mais de le réguler afin de restaurer la paix et la sécurité dans la région.
Gilbert Ngonga

