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Muanda : Acacia Bandubola et le député Robert Niondo évoquent les mauvaises conditions d’exploitation pétrolière

La ministre d’État, ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, a reçu, jeudi 26 février 2026 à Kinshasa, le député national élu de Muanda, Robert Niondo Toko. Au centre de leurs échanges : les conditions d’exploitation pétrolière dans ce territoire du Kongo Central.

« Nous avons échangé sur les conditions d’exploitation pétrolière à Muanda par les sociétés pétrolières », a fait savoir l’honorable Robert Niondo Toko à l’issue de l’audience.

Selon le député, la situation sur place demeure préoccupante, marquée notamment par la pollution, l’absence d’infrastructures routières adéquates, le manque d’électricité et l’insuffisance d’accès à l’eau potable. Les deux personnalités ont ainsi harmonisé leurs vues afin d’envisager des solutions en faveur de la population locale. « Nous projetons d’effectuer une descente à Muanda pour une troisième table ronde, et la ministre d’État y est favorable. J’invite la population de Muanda au calme », a-t-il souligné.

Il convient de rappeler que l’exploitation pétrolière à Muanda est régulièrement qualifiée de « village sacrifié » par certains acteurs locaux. La communauté dénonce des conditions controversées, caractérisées par d’importantes dégradations environnementales, notamment la pollution de l’air, de l’eau et des sols.

Blanchi Lungala M.

Nord-Kivu : Willy Ngoma inhumé discrètement à Masisi loin de sa famille et sans aucune dignité

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C’est sans cérémonie officielle ni présence familiale, que le porte-parole militaire de la coalition rebelle M23/AFC, Willy Ngoma, a été inhumé, depuis mercredi 25 février 2026, dans la clandestinité à Masisi, près de Rubaya dans la province du Nord-Kivu. Des sources dans la zone parlent d’une mise en terre rapide, effectuée dans un contexte sécuritaire tendu. L’opération aurait été menée dans la plus stricte confidentialité, loin des standards habituellement observés pour des cadres politico-militaires de ce rang.

À en croire ces sources, la famille de l’illustre disparu, attendait le rapatriement du corps pour des hommages dignes de son rang, au regard du rôle médiatique et stratégique que Willy Ngoma jouait au sein du mouvement rebelle; cependant aucune cérémonie de reconnaissance officielle n’a été faite à ce sujet, pir l’inhumation s’est déroulée dans une discrétion totale.

Cette situation est ainsi perçue comme un manque de respect envers celui qui incarnait publiquement la position militaire de la rébellion par ses déclarations farouches.  »l’enterrement se serait déroulé sans annonce publique, ni rites religieux connus, et en l’absence des membres de sa famille, qui attendaient encore le rapatriement du corps », a fait savoir une source locale.

Dans un contexte où les spéculations de tensions internes au sein de la rébellion ne cessent d’envahir la toile, la mort et l’inhumation de Willy Ngoma, cadre influent du mouvement, expose à nu la gestion désastreuse du M23/AFC et ses intérêts loin du respect de la vie humaine. Cette inhumation suscite ainsi plusieurs interrogations au sein de l’opinion publique, et met en lumière la situation interne de la rébellion, coincée par les différents processus de paix en cours. Signalons en outre, que la rébellion n’a jusque-là fait aucune communication sur les circonstances exactes de l’inhumation ou de la mot de Willy Ngoma.

Blanchi Lungala M

RDC: Louis Watum met les batteries en marche pour la réussite du programme « Debout Jeunes Congolais »

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Le Ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a échangé ce vendredi avec une délégation gouvernementale composée notamment de Marc Ekila Likombo, Ministre d’État en charge de la Formation professionnelle ; Micheline Ombae Kalama, Ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant ; Justin Kalumba Mwana Ngongo, Ministre des PME ; Ferdinand Massamba wa Massamba, Ministre de l’Emploi et du Travail ; Irène Esambo Diata, Ministre déléguée près la Ministre des Affaires sociales, en charge des Personnes vivant avec handicap ; Crispin Mbadu, Ministre délégué chargé de la Francophonie et de la Diaspora.

Les échanges ont porté sur la contribution stratégique du secteur minier, principal moteur de croissance nationale au financement et à la réussite de cette initiative présidentielle, ainsi que sur la participation accrue des Congolais au capital social des entreprises minières. Récemment adopté en Conseil des ministres et doté d’un budget estimé à 1,3 milliard USD sur six ans, ce programme vise la création massive d’emplois décents et durables ainsi que la promotion de l’entrepreneuriat des jeunes Congolais.

Il repose sur trois axes structurants :

– la formation professionnelle ;

– l’accès équitable à l’emploi ;

– le développement de l’entrepreneuriat. Au-delà de la gouvernance, la question du financement constitue un enjeu central. À ce titre, le secteur des Mines est appelé à jouer un rôle déterminant, notamment à travers le renforcement des chaînes de valeur locales, l’évolution de la sous-traitance vers une participation accrue des Congolais au capital des entreprises minières et la création d’opportunités concrètes pour la jeunesse, a souligné le Ministre des PME, Justin Kalumba Mwana Ngongo.

Blanchi Lungala M

Partenariat Public-privé: Kinshasa renforce sa coopération avec le groupe KCB pour la réalisation de plusieurs projets structurants

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La Première Ministre Judith Suminwa, a reçu ce vendredi 27 février 2026, dans son cabinet de travail, une délégation du groupe KCB conduite par le Directeur général de la TMB, Yannick Mbiya. Cett rencontre a permis aux deux parties de renforcer la coopération entre le secteur bancaire et l’État au service des priorités de développement.

Il ressort de cette rencontre l’engagement de TMB-KCB d’appuyer plusieurs projets structurants en République Démocratique du Congo, notamment les infrastructures, l’énergie, eau, l’éducation et la digitalisation. Le groupe va également promouvoir la transformation locale et de la création de valeur en RDC et renforcer l’inclusion financière ainsi que le financement de l’économie réelle.

De son côté, le Gouvernement, a insisté sur la convergence de vues pour traduire les orientations stratégiques en projets opérationnels. À travers ce partenariat, Kinshasa réaffirme le rôle central du secteur privé dans la création d’emplois et de richesses, conformément au 1er pilier du PAG 2024-2028. Ces initiatives structurantes du pays demeurent des piliers sur lesquels les deux parties doivent travailler ensemble.

Blanchi Lungala M

Haut-Katanga : le Gouverneur Martin Kazembe au chevet des détenus de la prison Boma de Kipushi

Le gouverneur intérimaire du Haut-Katanga, Martin Kazembe Shula, a effectué, jeudi 26 février 2026, une visite d’inspection à la prison Boma de Kipushi. L’ objectif était d’évaluer les conditions de détention et apporter une assistance immédiate aux pensionnaires de cet établissement pénitentiaire. Au cours de cette descente, l’autorité provinciale a inspecté les infrastructures carcérales et échangé avec les détenus sur leurs conditions de vie.

Sur le plan social, le gouverneur a procédé à la remise d’un important lot de vivres, composé notamment de sacs de farine, de riz, de haricots, d’huile et de condiments, destinés à renforcer la ration alimentaire des détenus pour plusieurs jours. Dans le même élan, le centre de santé de la prison a bénéficié d’un approvisionnement en produits pharmaceutiques. La remise s’est déroulée en présence du ministre provincial de la Santé et du médecin chef de zone de Kipushi, en vue de soutenir la prise en charge sanitaire des pensionnaires, exposés à diverses pathologies en milieu carcéral.

De son côté, le directeur de la prison Boma de Kipushi, Hardi Kitombe, a salué ce geste, rappelant que l’insuffisance de provisions constituait une source de tension et de précarité au sein de la communauté pénitentiaire. Il a exprimé sa reconnaissance au Président de la République, Félix Tshisekedi, ainsi qu’aux autorités provinciales et à l’assemblée provinciale pour leur accompagnement. Après l’étape de Kipushi, le gouverneur intérimaire s’est rendu le même jour à Kasumbalesa, ville frontalière où la population attend des solutions concrètes aux défis liés au développement économique et social.

Jamely Timothée Kayembe

Musique: Héritier Wata en concert le 3 juillet prochain au Zénith de Paris – La Villette !

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L’artiste congolais Héritier Wata s’apprête à marquer un nouveau tournant dans sa carrière internationale, avec un concert événement prévu le 03 juillet 2026 au Zénith de Paris – La Villette. L’annonce, dévoilée à travers un visuel aux tons bleutés et élégants, confirme l’ambition du chanteur de s’imposer une fois de plus sur la scène européenne.

Après une présence remarquée sur les grandes scènes africaines et diasporiques, ce spectacle parisien s’annonce comme un moment fort pour ses fans. Le choix du Zénith, salle mythique ayant accueilli de nombreuses stars internationales, témoigne de la dimension que prend progressivement sa carrière.

Ce rendez-vous du 3 juillet 2026 s’annonce d’ores et déjà historique. Les mélomanes sont invités à se préparer pour une soirée qui promet ambiance, émotion et performances scéniques à la hauteur de la réputation de l’artiste.

Voldy Matiafu

Qui est Juliana Lumumba, choisie par la RDC pour briguer le poste de secrétaire générale de l’OIF ?

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La République démocratique du Congo (RDC) a officiellement présenté Juliana Amato Lumumba, fille de Patrice Émery Lumumba, comme candidate au poste de secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Ce choix illustre à la fois un geste politique symbolique et une volonté de mettre en avant une figure expérimentée dans les sphères médiatique, gouvernementale et économique.

 

Diplômée en sciences politiques et titulaire d’un diplôme d’études approfondies (DEA) en sciences politiques et sociologie de la défense de l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS) à Paris, Juliana Lumumba a d’abord construit sa carrière dans le journalisme. Entre 1984 et 1994, elle travaille à Paris pour Al Manar, Al Ahram International et Dialogue International, couvrant principalement les questions africaines et les droits de l’homme, en français et en arabe.

De la presse aux responsabilités gouvernementales

Dans les années 1990, elle revient à Kinshasa pour occuper des fonctions éditoriales avant d’intégrer les institutions de transition du pays. Elle devient directrice de cabinet du secrétaire rapporteur du Parlement de transition en 1997-1998, puis vice-ministre de la Culture et de l’Information. De 1998 à 2001, elle est ministre de la Culture, période durant laquelle elle supervise la traduction de l’avant-projet de Constitution et de l’hymne national dans les quatre langues nationales. Elle représente également la RDC dans plusieurs forums internationaux, notamment lors de la signature de l’accord de défense COPAX de la CEEAC à Malabo et à l’Exposition universelle de Lisbonne en 1999, où le Théâtre national reçoit le titre de meilleur spectacle africain pour « Elima Ngando ».

Diplomatie économique et intégration africaine

Après son passage au gouvernement, Juliana Lumumba se tourne vers le secteur privé et la diplomatie économique. De 2007 à 2015, elle est secrétaire générale de l’Union des chambres de commerce, d’industrie et des professions africaines (UACCIAP), basée au Caire. Elle y travaille à l’harmonisation des cadres juridiques africains, à la promotion des investissements et du commerce intra-africain, tout en participant à de nombreuses conférences internationales, notamment à la COP21 à Paris, où elle plaide pour une plus grande implication des femmes dans le développement économique.

Une candidature symbolique et moderne

Le gouvernement congolais présente sa candidature comme un signal fort en faveur du renouveau et du rayonnement de la Francophonie. Crispin Mbadu, ministre délégué chargé de la Francophonie et de la diaspora congolaise, souligne l’ambition d’une « Francophonie plus moderne, plus inclusive et plus proche des peuples », et met en avant l’engagement de Juliana Lumumba pour les femmes et la jeunesse.

Polyglotte – français, arabe, anglais, lingala, swahili, avec des notions de russe – elle incarne un profil capable de circuler avec aisance entre espaces linguistiques, politiques et économiques. Sa trajectoire conjugue mémoire nationale, expérience gouvernementale et diplomatie économique continentale, autant d’atouts qui pourraient séduire les États membres de l’OIF.

Gilbert Ngonga

Francophonie : la RDC présente Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale

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Le gouvernement de la République démocratique du Congo a officiellement annoncé la candidature de Juliana Amato Lumumba au poste de Secrétaire générale de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF). Dans un communiqué publié le 26 février 2026, les autorités congolaises indiquent que cette démarche traduit la volonté du pays de contribuer au renouveau et au rayonnement de l’espace francophone. Selon le ministre délégué chargé de la Francophonie et de la diaspora congolaise, Crispin Mbadu Phanzu, la RDC entend promouvoir une Francophonie plus moderne, inclusive et proche des peuples, à travers une personnalité engagée en faveur des femmes et des jeunes.

Le gouvernement met en avant l’expérience de Juliana Amato Lumumba, forte de plus de trente ans de parcours dans la gouvernance publique, la diplomatie culturelle et la coopération internationale. Diplômée de l’École des hautes études en sciences sociales de Paris, elle a été vice-ministre puis ministre de la Culture entre 1997 et 2001. Elle a également évolué dans le secteur privé comme entrepreneure dans les domaines du conseil, de la communication et du commerce international, et a occupé le poste de secrétaire générale de l’Union des chambres de commerce africaines au Caire de 2007 à 2015.

D’après le communiqué officiel, sa candidature repose sur son expérience politique au plus haut niveau de l’État, son expertise en coopération régionale et en intégration économique, ainsi que sur son engagement constant pour la promotion des femmes. Sa maîtrise de plusieurs langues — français, anglais, arabe, lingala et swahili — est également présentée comme un atout majeur pour une Francophonie diverse et ouverte, capable d’accompagner les transformations économiques, culturelles et numériques du XXIᵉ siècle.

Charles Mapinduzi

RDC : Fayulu et ECIDé/Lamuka se retirent du débat sur le changement constitutionnel

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L’opposant congolais Martin Fayulu a réagi vivement aux discussions autour d’un éventuel changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Dans une publication sur son compte ×, il a rappelé que, il y a dix ans, le secrétaire permanent de la majorité présidentielle avait lui-même qualifié de criminalisation toute tentative de modification de la Constitution. Pour Fayulu, ces débats sont « inopportuns » et détournent l’attention des véritables priorités du pays.

Le leader du parti ECIDé a annoncé que les membres de son parti ainsi que ceux de sa coalition Lamuka s’abstiendront de participer à toute discussion visant à réviser la Constitution. Selon lui, cette position vise à protéger les Congolais des « flatteurs » et des manipulations politiques qui pourraient profiter d’un débat national prématuré et controversé.

Martin Fayulu a ainsi exhorté la population à se concentrer sur les défis réels auxquels fait face la RDC, plutôt que de se laisser distraire par des polémiques constitutionnelles.

« Tout flatteur vit aux dépens de celui qui l’écoute », a-t-il rappelé, soulignant la nécessité de rester vigilant face aux manœuvres politiques.

Gilbert Ngonga

Santé : Les États-Unis s’engagent à soutenir la RDC à hauteur de 900 millions de dollars sur cinq ans

Les États-Unis et la République démocratique du Congo (RDC) ont officialisé mercredi la signature d’un mémorandum d’entente (MOU) bilatéral de coopération sanitaire sur cinq ans. Selon le département d’État américain, cet accord s’inscrit dans le cadre de la stratégie « America First Global Health Strategy » et vise à protéger les populations congolaise et américaine contre les maladies infectieuses. Le financement américain pourra atteindre 900 millions de dollars sur la période, pour soutenir la lutte contre le VIH/sida, la tuberculose, le paludisme, ainsi que la mortalité maternelle et infantile.

Le MOU prévoit également le renforcement des capacités de surveillance épidémiologique et de riposte aux flambées, avec la mise en place d’un système national intégré incluant des laboratoires performants capables de détecter et d’investiguer toute épidémie en moins de sept jours. Les autorités congolaises s’engagent, pour leur part, à augmenter leurs dépenses nationales de santé de 300 millions de dollars sur la même période, afin de renforcer l’autonomie du pays dans la gestion de son système sanitaire.

En outre, l’accord met l’accent sur la professionnalisation des agents de santé communautaires, la modernisation des systèmes de données et de surveillance, ainsi que l’introduction rapide d’innovations sanitaires, notamment des outils de diagnostic rapide et des services intégrés pour le VIH, la tuberculose, le paludisme, la poliomyélite et la santé maternelle et infantile. À travers cette initiative, Washington et ses partenaires renforcent leur coopération avec la RDC pour contenir les épidémies et améliorer durablement la santé publique dans le pays.

Gilbert Ngonga