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Kasaï : Gouverneur Crispin Mukendi lance officiellement la campagne contre le paludisme à Tshikapa

Le gouverneur de la province du Kasaï, Crispin Mukedi Bukasa a donné, ce mardi 25 février, le coup d’envoi officiel de la campagne de vaccination contre le paludisme à Tshikapa, le chef-lieu de la province. Cet événement marque une étape cruciale dans la lutte contre cette maladie qui continue de représenter un grave défi de santé publique.

Le Docteur François Tshitambala, chef de division provinciale de la santé à l’intérim, a rappelé lors de la cérémonie que le paludisme reste l’une des principales causes de mortalité et de morbidité dans la province. Il a souligné l’importance d’unir les efforts de tous les segments de la société : parents, leaders communautaires, religieux et relais communautaires. L’appel a été clair : le succès de cette initiative dépend du soutien collectif.

La représentante de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), Docteur Solange Kambala, a mis l’accent sur le caractère innovant de l’introduction du vaccin anti-paludisme. Ce vaccin représente non seulement une avancée scientifique majeure, mais également un espoir renouvelé pour la communauté, en particulier pour les enfants âgés de 6 à 11 mois. Les modalités de vaccination prévoient la première dose entre 6 et 11 mois, la seconde à 7 mois, la troisième à 8 mois, et la quatrième et dernière dose à 15 mois.

Cette campagne de vaccination est le fruit d’une collaboration étroite entre le gouvernement congolais, la communauté locale et des partenaires internationaux, soulignant l’importance d’une action collective dans la santé publique.

Jamely Timothée Kayembe

Nord-Kivu : des arrestations arbitraires des populations signalées à Rubaya et Masisi après la mort de Willy Ngoma

Après l’annonce par plusieurs sources de la mort de Willy Ngoma porte-parole de l’AFC/ M23 à l’Est de la RDC près de Rubaya, depuis très tôt de ce mardi 24 février 2026, les rebelles arrêtent en cascade des populations dans cette cité minière de Rubaya et à Masisi. La nouvelle a été confirmée ce même jour par Aimé Mukanda, défenseur de droits humains au Nord-Kivu.

Lors de notre échange, ce défenseur de droits humains a rassuré que depuis que cette nouvelle est tombée, les populations de Rubaya et Masisi où le rebelle était mort, sont dans une situation très difficile et elles vivent un calvaire depuis les premières heures de ce mardi. Affirmant que les M23 et l’AFC arrêtent les compatriotes arbitrairement, ce qui crée des malaises dans les têtes des populations et les déplacements massifs de ces dernières sans savoir leurs refuges. Il invite le gouvernement à multiplier les efforts pour sauver les vies de ces congolais innocents qui sont torturés par le M23/AFC. Il affirme encore que monsieur Innocent Gahizi, petit frère au gouverneur rebelle de Goma, serait mort lors de ces mêmes attaques ensemble avec Willy Ngoma.

Le lieutenant colonel Willy Ngoma, porte-parole militaire de l’AFC/M23 est tombé dans la nuit du 23 au 24 février lors d’une frappe de drone attribuée aux FARDC. L’attaque serait intervenue aux environs de 2h du matin près de la cité minière de Rubaya dans le territoire de Masisi, en province du Nord-Kivu.

Jamely Timothée Kayembe

Tournoi UNIFFAC U17 : la RDC bat la RCA 2-1 au Stade Tata Raphaël

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Ce mardi 24 février au Stade Tata Raphaël, la deuxième journée du Tournoi zonal de l’UNIFFAC U17 a offert une affiche engagée entre la République démocratique du Congo et la République centrafricaine. Au terme d’une rencontre disputée et riche en intensité, les Léopards cadets se sont imposés sur le score de 2 buts à 1,confirmant ainsi leur statut de favoridans cette compétition sous-régionale.

La sélection congolaise a rapidement pris l’ascendant grâce à l’ouverture du score signée Emery Kaine à la 20e minute, avant que Titi Exaucé ne fasse le break sept minutes plus tard (27e), concrétisant la domination des siens en première période. Bien en place tactiquement, les Congolais ont su exploiter leurs occasions avec efficacité face à une équipe centrafricaine courageuse mais bousculée.

Au retour des vestiaires, la RCA a réduit l’écart sur penalty par Lithofe Ntali à la 50e minute, relançant le suspense. Malgré la pression adverse en fin de match, la RDC a conservé son avantage grâce à une défense solide et une bonne gestion des temps faibles. Cette victoire permet aux jeunes Congolais de démarrer le tournoi avec confiance et ambition pour la suite de la compétition.

Voldy Matiafu

Lubumbashi : la société civile propose 6,68 millions USD pour compenser un incident environnemental sur un site minier

Des organisations de la société civile en République démocratique du Congo ont proposé, ce mardi 24 février, une indemnisation globale de 6,68 millions USD, répartie entre compensations individuelles et réparation collective forfaitaire, à la suite de l’incident environnemental survenu en novembre 2025 sur un site minier de Lubumbashi, dans le sud-est du pays. Les organisations ont rendu publique une note d’analyse experte portant sur les conclusions de la Commission interministérielle spéciale d’enquête relative au déversement des eaux du bassin de rétention de l’entreprise CDM à Joli Site.

En effet, sur le plan financier, la Commission recommande une indemnisation globale de 6 682 067 USD, ventilée entre compensations individuelles et réparation collective forfaitaire, à laquelle s’ajoutent des pénalités pécuniaires estimées à 6 628 910 USD, d’après le communiqué du ministère des Mines. Le rapport ministériel précise que l’élaboration de plans d’urgence, la mise en œuvre d’un programme structuré de dépollution et de réhabilitation des sols et des eaux, l’installation de puits de surveillance et de stations de mesure de la qualité de l’air, ainsi que des travaux de drainage et de traitement des effluents. La Commission fonde ses recommandations sur les textes légaux en vigueur, notamment le Règlement minier, la loi-cadre sur l’environnement et la législation relative à l’eau.

Elle recommande la prise en charge des victimes potentielles sur une période d’au moins cinq ans, via un mécanisme indépendant et contradictoire. La société civile suggère par ailleurs d’orienter une partie de la réparation collective vers des investissements structurants en santé publique, notamment la construction d’infrastructures sanitaires au profit des communautés affectées. Elle recommande également l’institutionnalisation d’un mécanisme permanent de suivi, de contrôle et de prévention des incidents miniers, chargé d’assurer l’exécution effective des obligations imposées à l’entreprise.

Jamely Timothée Kayembe

Crise dans l’Est : le cessez-le-feu, un pari quasi-impossible entre Kinshasa et le M23

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Dans la crise sécuritaire qui secoue l’est de la RDC, le cessez-le-feu apparaît de plus en plus comme un objectif difficile à atteindre entre Kinshasa et la rébellion du M23. Depuis plusieurs années, des appels à la cessation des hostilités ont été lancés à répétition par des organisations africaines et internationales, sans produire d’effets durables sur le terrain. Des engagements ont été évoqués dans différents cadres, notamment à Washington et à Doha, où des discussions directes ont été engagées entre les autorités congolaises et le M23, avec même la signature d’un accord de principe il y a quelques mois. Pourtant, dans la pratique, les cessez-le-feu ne tiennent généralement pas plus de quelques jours, et parfois à peine quarante-huit heures, avant la reprise des combats.

La récente médiation relancée et menée par Luanda illustre une fois de plus ces difficultés. Dans le cadre de cette initiative, les parties ont été appelées à observer un cessez-le-feu afin de préparer un dialogue politique national. Kinshasa avait officiellement adhéré à cet appel, mais presque simultanément, les combats se sont poursuivis dans plusieurs zones du Nord-Kivu et du Sud-Kivu. Sur certains axes stratégiques, comme le Point zéro au Sud-Kivu, des affrontements sérieux ont opposé les forces gouvernementales et leurs alliés Wazalendo aux combattants du M23. Dans la zone de Minembwe, toujours au Sud-Kivu, des proches de la communauté Banyamulenge ont dénoncé des attaques de drones attribuées aux forces gouvernementales, montrant que la situation restait très tendue malgré les engagements pris.

Dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu, les combats ont pris une dimension particulière autour de la cité minière stratégique de Rubaya. Des affrontements ont opposé les Wazalendo, alliés aux FARDC, à la coalition AFC/M23 à une dizaine de kilomètres de cette zone riche en minerais. Au cours de ces opérations, les forces progouvernementales ont repris le contrôle des villages de Kasenyi, Chugi et Kinigi, ainsi que de la colline stratégique de Kazinga, qui ouvre l’accès vers Mashaki. D’autres localités comme Runigi, Kabara, Kiruli et Kanyalu restent également sous pression. Cette progression a provoqué d’importants déplacements de populations civiles, contraintes de fuir vers des zones plus sûres. Ces offensives montrent clairement que la reprise de Rubaya et de ses mines de coltan et de tantale constitue un objectif majeur pour les forces alliées à Kinshasa.

Ces opérations militaires semblent s’inscrire dans une logique qui dépasse le cadre du cessez-le-feu. Certains responsables proches des Wazalendo ont laissé entendre que la suspension des combats ne concernait pas ces combattants. Le député Willy Mishiki a déclaré sur Radio Okapi le 23 février que ces combattants n’étaient pas liés par les engagements de cessez-le-feu et restaient déterminés à poursuivre les opérations militaires contre le M23, renforçant l’impression que le cessez-le-feu est fragile et difficile à appliquer sur un terrain où plusieurs acteurs armés poursuivent leurs propres objectifs.

De son côté, le M23 accuse régulièrement les forces gouvernementales de violer les engagements pris. Dans une publication diffusée le 24 février sur les réseaux sociaux, son porte-parole Lawrence Kanyuka a affirmé que des drones des forces coalisées du gouvernement bombardaient la cité de Rubaya depuis la nuit, causant des victimes et semant la panique parmi les habitants. Il a qualifié ces attaques de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité. Ces dénonciations croisées compliquent encore l’établissement d’une confiance minimale entre les deux camps.

Contrairement aux propos du M23, les autorités congolaises tiennent un discours inverse. Dans un communiqué récemment publié par l’armée, les FARDC ont accusé le M23 et ses alliés d’avoir attaqué plusieurs positions militaires dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, notamment à Ihula, Kazaroho, Bugabo, Cahi et Virumbi au Nord-Kivu, ainsi que dans les villages de Mikenge et Kalonge dans les hauts plateaux de Fizi-Uvira. L’armée affirme que ces attaques constituent une violation directe du cessez-le-feu proposé par la médiation angolaise. Elle accuse également les rebelles d’avoir incendié des habitations et tué des civils dans certaines localités, tout en affirmant rester engagée à respecter les recommandations du médiateur.

Au-delà des accusations mutuelles, la réalité du terrain montre que le cessez-le-feu reste difficile à appliquer, chaque camp cherchant à améliorer ses positions militaires avant d’éventuelles négociations. La bataille autour de Rubaya en dit long : le contrôle de cette zone minière stratégique représente un enjeu économique et militaire majeur pour les deux parties. Dans ce contexte, malgré les appels à la cessation des hostilités, les intérêts de chaque camp poussent les belligérants à poursuivre les opérations malgré les engagements pris.

Ainsi, le cessez-le-feu apparaît aujourd’hui comme un pari presque impossible entre Kinshasa et le M23. Tant que les différents acteurs resteront engagés dans une logique de conquête territoriale et de rapport de force, les annonces de trêve risquent de rester des déclarations politiques sans effet durable sur le terrain. La répétition des cessez-le-feu non respectés alimente la méfiance entre les parties et réduit les chances d’une paix négociée rapide dans l’est de la RDC.

Charles Mapinduzi

Fraude minière en RDC : le gouvernement annonce des mesures imminentes

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Les autorités congolaises affichent une détermination renouvelée dans la lutte contre la fraude minière. Réunis ce 24 février 2026 autour d’une commission stratégique, les principaux responsables du secteur ont acté un plan d’action offensif destiné à endiguer les pratiques illégales qui fragilisent l’économie nationale et sapent l’autorité de l’État dans plusieurs zones d’exploitation.

Le ministre des Mines, Louis Watum Kabamba, a pris part à cette réunion de la Commission de lutte contre la fraude minière, présidée par le Vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani. Les échanges ont porté sur l’évaluation de la feuille de route adoptée à la fin de l’année 2025. Parmi les avancées enregistrées figurent l’identification et la fermeture de plusieurs entités de traitement non conformes, ainsi que le recensement systématique des coopératives minières et des Zones d’Exploitation Artisanale (ZEA).

Les autorités ont toutefois relevé la persistance d’exploitations illégales opérant sous couvert d’artisanat minier, notamment à travers l’occupation de sites légalement concédés et l’utilisation d’engins lourds en violation des dispositions en vigueur. À l’issue des travaux, un plan d’action coordonné a été adopté, prévoyant des mesures imminentes pour restaurer l’autorité de l’État, sécuriser les opérateurs en règle et intensifier la lutte contre la fraude minière à l’échelle nationale.

*Fulgence Mavula*

Nord-Kivu : le porte-parole militaire de l’AFC/M23, Willy Ngoma, tué dans une frappe de drone à Rubaya

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Le lieutenant-colonel Willy Ngoma, figure emblématique et porte-parole militaire de l’AFC/M23, a été tué dans la nuit du 23 au 24 février 2026 lors d’une frappe de drone attribuée aux Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). L’attaque serait intervenue aux environs de 2 heures du matin, à proximité de la cité minière de Rubaya, dans le territoire de Masisi, au Nord-Kivu.

Selon cette source interne, la frappe aurait visé un convoi dans lequel se trouvait le haut responsable de l’Alliance Fleuve Congo / Mouvement du 23 mars, provoquant sa mort ainsi que celle de plusieurs combattants. Aucun bilan officiel n’a, à ce stade, été communiqué par les autorités militaires congolaises. Sur le terrain, des sources locales évoquent une intensification des mouvements militaires autour de cette zone stratégique, riche en ressources minières et régulièrement disputée.

La disparition de Willy Ngoma constitue un coup dur pour la rébellion, qui perd l’une de ses principales voix dans la communication de ses positions politiques et militaires. Très actif dans la diffusion de communiqués et dans la riposte médiatique aux accusations portées contre son mouvement, il incarnait la ligne officielle de l’AFC/M23 dans un contexte marqué par des accusations mutuelles de violations du cessez-le-feu autour de Rubaya et dans d’autres foyers de tension de l’est de la République démocratique du Congo.

Gilbert Ngonga

Kongo-Central : Judith Suminwa lance les travaux des Cliniques universitaires de l’Université Kongo à Kisantu

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La Première Ministre, Judith Suminwa, a procédé ce lundi 23 février, à la pose de la première pierre des Cliniques universitaires de l’Université Kongo à Kisantu, dans la province du Kongo-central.

Dans son discours, la Cheffe du gouvernement congolais a rassuré la population du Kongo-central sur la matérialisation de toutes les promesses du Président de la République, Félix Tshisekedi.

La Première ministre a annoncé, le lancement imminent d’un complexe hospitalier universitaire de 3 000 lits, avec le coût estimé à 6,7 millions USD (hors équipements), un projet structurant pour la formation médicale et l’offre de soins.

Elle a également rappelé la poursuite des travaux de construction de la route de Nkamba autrement appelée « Route de la passion ».

Judith Suminwa a réitéré la détermination de son équipe de mettre en œuvre le 4ème pilier du PAG 2024-2028 relatif à l’accès aux soins de qualité et à la formation.

Bienvenu Musoy

Sud-Kivu : Une mission conjointe MONUSCO–CIRGL déployée à Uvira pour préparer le suivi du cessez-le-feu

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Une mission conjointe de la MONUSCO et de la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs (CIRGL) est déployée à Uvira, au Sud-Kivu, du 23 au 27 février 2026, pour évaluer les conditions nécessaires au suivi du cessez-le-feu dans l’est de la RDC. Cette initiative intervient après des consultations avec le président Félix Tshisekedi, également président en exercice de la CIRGL, et vise à préparer le futur déploiement du mécanisme conjoint chargé de surveiller et de vérifier le respect du cessez-le-feu. L’équipe doit notamment examiner les questions d’accès, de sécurité et de logistique afin de garantir le bon fonctionnement du dispositif de suivi.

La mission s’inscrit dans le cadre de la résolution 2808 adoptée en 2025 par le Conseil de sécurité des Nations unies, autorisant la MONUSCO à soutenir la mise en œuvre d’un cessez-le-feu permanent en RDC. Elle accompagne également le Mécanisme conjoint de vérification élargi (MCVE+), mis en place après la signature de l’accord-cadre de Doha en novembre 2025. Les experts analyseront la situation politique et sécuritaire, ainsi que les aspects logistiques et environnementaux, afin de préparer les prochaines étapes du processus.

La cheffe intérimaire de la MONUSCO, Vivian van de Perre, a souligné que ce suivi vise à réduire la violence et à créer les conditions d’une solution politique durable, précisant que le mandat de la mission au Sud-Kivu ne comprend pas la protection directe des civils, contrairement au Nord-Kivu et à l’Ituri. Pour sa part, le secrétaire exécutif de la CIRGL, Mubita Luwabelwa, a insisté sur la nécessité de renforcer la coopération régionale. Les deux organisations estiment que la réussite du mécanisme dépendra des garanties de sécurité et de la liberté de mouvement accordées aux équipes de vérification.

Charles Mapinduzi

Kwango : près de 3 000 Congolais expulsés d’Angola en situation critique à Tembo

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À Tembo, village enclavé du territoire de Kasongo-Lunda dans la province du Kwango, la pression humanitaire atteint un seuil critique. Près de 3 000 Congolais récemment refoulés d’Angola y survivent dans des conditions d’extrême précarité, sans infrastructures adaptées pour les accueillir. Cette concentration soudaine de populations vulnérables met à rude épreuve les capacités locales déjà limitées.

Selon des sources locales, ces familles font face à un déficit aigu en abris, en eau potable, en soins de santé primaires et en vivres. Les enfants, les femmes et les personnes âgées sont particulièrement exposés aux risques de malnutrition, de maladies hydriques et d’affections liées à l’insalubrité. L’absence de dispositifs d’assainissement et de structures médicales fonctionnelles accentue la vulnérabilité de ces déplacés.

Malgré les efforts engagés par les autorités provinciales pour contenir la crise, les moyens mobilisés restent largement insuffisants au regard de l’ampleur des besoins. Des appels pressants sont lancés aux autorités nationales ainsi qu’aux organisations humanitaires pour une réponse rapide, structurée et coordonnée. Sans intervention immédiate, la situation pourrait rapidement basculer vers une catastrophe humanitaire majeure dans cette partie du Kwango.

*Fulgence Mavula*