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Donatien Nshole affirme que Fulgence Muteba a déjà dénoncé à plusieurs reprises la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays

Mgr Donatien Nshole a dénoncé la « mauvaise foi » de certains observateurs affirmant que l’archevêque de Lubumbashi s’exprimerait pour la première fois sur l’insécurité persistante dans l’Est de la RDC. Selon lui, ces accusations déforment la réalité des prises de position de l’Église catholique.

En effet, le secrétaire général de la Conférence épiscopale nationale du Congo (CENCO) précise que Mgr Fulgence Muteba, également président de cette institution, a déjà dénoncé à plusieurs reprises la dégradation de la situation sécuritaire dans l’Est du pays.D’après Mgr Nshole, les déclarations récentes de l’archevêque s’inscrivent dans la continuité des messages pastoraux et des communiqués antérieurs de la CENCO, qui alertent régulièrement sur les violences armées, les déplacements massifs de populations et la souffrance des civils.

Par cette clarification, la CENCO entend rappeler la constance de son engagement en faveur de la paix, de la justice et de la protection des populations, tout en invitant à un débat public fondé sur des faits vérifiables plutôt que sur des interprétations partisanes.

Jérémie Ngunga Léman

Route Tshikapa-Kamako-Kandjaji au Kasaï : deux ans après le lancement, zéro kilomètre asphalté

Deux ans après le lancement du projet de construction et d’exploitation de la route Tshikapa-Kamako-Kandjaji, aucun kilomètre n’a été asphalté dans la province du Kasaï, en République démocratique du Congo. Ce chantier stratégique, censé moderniser un axe vital vers la frontière angolaise, est aujourd’hui totalement à l’arrêt.Les travaux, confiés à la société TOHA INVESTISSEMENT, n’enregistrent plus aucune activité visible sur le terrain. Des engins ont quitté le site et les populations locales dénoncent l’absence de communication officielle sur l’évolution du projet.

Sur le tronçon concerné, les véhicules s’enfoncent régulièrement dans la boue, surtout en saison des pluies. Camions de transport, motos et bus restent immobilisés pendant des heures, voire des jours, paralysant la circulation entre Tshikapa, Kamako et Kandjaji.Cette situation affecte directement l’économie locale. L’évacuation des produits agricoles devient difficile, tout comme les échanges commerciaux entre la province du Kasaï et la Lunda-Norte, en Angola, réduisant les revenus des producteurs et commerçants transfrontaliers.Face à cette impasse, la société civile et plusieurs élus provinciaux exigent la résiliation du contrat avec l’entreprise adjudicataire. Ils réclament un audit du projet et l’attribution des travaux à une société capable de respecter les engagements initiaux.

La route Tshikapa-Kamako-Kandjaji est pourtant présentée comme un corridor stratégique devant relier Tshikapa aux ports angolais de Luanda et Lobito. Sa réalisation pourrait renforcer l’intégration économique régionale et ouvrir un accès direct à l’océan Atlantique pour le centre de la RDC.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Plus de 812 milliards CDF dépensés, un déséquilibre budgétaire persistant

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Au 12 février 2026, les finances publiques de la République démocratique du Congo affichent un déséquilibre marqué entre recettes et dépenses. Selon la Banque centrale du Congo (BCC), les recettes publiques se sont élevées à 759,6 milliards de francs congolais (CDF), dont 369,6 milliards collectés par les régies financières. La Direction générale des impôts (DGI) a mobilisé 83,6 milliards CDF via les impôts directs et indirects, tandis que la Direction générale des douanes et accises (DGDA) a enregistré 98,9 milliards CDF. La Direction générale de recettes administratives, domaniales et de participations (DGRAD) a, quant à elle, contribué à hauteur de 187,1 milliards CDF par la parafiscalité.

Du côté des dépenses, les décaissements ont atteint 812,4 milliards CDF, soulignant un déséquilibre budgétaire récurrent. Les charges salariales demeurent le principal poste, avec 395,5 milliards CDF consacrés au paiement des agents et fonctionnaires de l’État. Les frais de fonctionnement des ministères et institutions ont représenté 144,9 milliards CDF, reflétant la pression croissante sur le budget national. Cette situation intégrée des opérations financières au 30 janvier 2026 montre un solde déficitaire de 1.037,5 milliards CDF, largement supérieur au déficit mensuel programmé de 688,2 milliards CDF.

Pour combler ce gap de financement, l’État a fait appel aux émissions de titres publics, qui ont permis de mobiliser 263,5 milliards CDF, ainsi qu’à la marge antérieurement constituée, estimée à 774,1 milliards CDF. Cette stratégie de financement souligne les défis persistants de la gestion des finances publiques en RDC et la nécessité de renforcer la mobilisation des recettes et le contrôle des dépenses pour assurer la soutenabilité budgétaire.

Gilbert Ngonga

Masisi : déplacements massifs des populations à la suite de l’offensive des miliciens wazalendo près de Rubaya

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La situation sécuritaire dans le territoire de Masisi reste extrêmement tendue depuis dimanche dernier, en raison de l’offensive menée par les miliciens wazalendo, alliés aux Forces Armées de la République démocratique du Congo (FARDC), contre les positions des rebelles de l’AFC/M23. Après la prise des agglomérations de Kasenyi, Chugi et Kinigi, les miliciens ont poursuivi leur progression vers les villages de Runigi, Kabara, Kiruli et Kanyalu, à proximité de la cité minière de Rubaya, exacerbant ainsi l’instabilité dans cette zone stratégique, déjà fragilisée par des mois de violences.

Depuis le lundi 23 février, de nombreux habitants de Rubaya fuient précipitamment leurs domiciles, craignant d’être pris au piège des affrontements. Les familles se dirigent principalement vers les localités de Ngungu, Bihambwe et Mushaki, tandis que d’autres choisissent Goma ou la province voisine du Sud-Kivu. La plupart des déplacés quittent leurs habitations sans provisions, ce qui accroît le risque d’aggravation de leurs conditions de vie dans des zones d’accueil déjà limitées en infrastructures et affectées par l’insécurité.

Face à cette nouvelle crise humanitaire, des acteurs locaux et humanitaires appellent à une résolution urgente des conflits armés dans l’Est du pays. Les populations civiles, premières victimes de cette spirale de violence, aspirent à un retour rapide à la paix et à la sécurité, tandis que la communauté nationale et internationale est invitée à soutenir les efforts visant à stabiliser la région et à répondre aux besoins des déplacés.

Par Gilbert Ngonga

Kinshasa : la DGRK scelle plusieurs établissements pour manquements fiscaux

La Direction générale des recettes de Kinshasa (DGRK) a relancé, lundi 23 février 2026, ses opérations de scellage des établissements et propriétés de contribuables en défaut, conformément aux nouvelles dispositions fiscales en vigueur. Agissant sur instruction du Chargé de missions, Gérard Kaja Kambowa, les huissiers fiscaux, appuyés par ceux du parquet, ont mené des interventions ciblées dans plusieurs communes de la capitale.

Dans la commune de la Gombe, la Nganzali Tower, située sur l’avenue du Fleuve n°05, a été placée sous scellés pour non-paiement de taxes, redevances et autres droits dus à la Ville de Kinshasa. Sur l’avenue Uvira n°20, l’appartement de l’ancienne ministre des Mines, Antoinette Nsamba Kalambay, a également été scellé pour les mêmes manquements fiscaux.

Les opérations se sont ensuite poursuivies dans la commune de Kasa-Vubu, où la salle « Paradizio chez Baya », au croisement des avenues Éthiopie et Inzia, ainsi que l’établissement « Sydney Palace », à l’angle Éthiopie-Kanda-Kanda, ont été fermés pour défaut de régularisation fiscale. La DGRK réaffirme sa détermination à faire respecter la discipline fiscale et invite tous les assujettis à régulariser sans délai leur situation.

Jérémie Ngunga Léman

Boxe : Martin Bakole reçoit ses licences professionnelles pour représenter la RDC

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Ce lundi 23 février, le boxeur congolais Martin Bakole a reçu ses licences professionnelles lui permettant de combattre désormais sous les couleurs de la République démocratique du Congo. La remise officielle a eu lieu à Kinshasa, des mains de la Fédération Congolaise de Boxe, marquant une étape importante dans la carrière de l’athlète.

La première licence professionnelle autorise Martin Bakole à porter officiellement le drapeau de la République démocratique du Congo lors de ses prochains combats sur la scène internationale. Une reconnaissance qui consacre son statut de figure majeure de la boxe congolaise et renforce sa légitimité sportive en tant qu’ambassadeur du pays dans cette discipline.

La seconde licence lui confère également une mission de promotion de la boxe nationale, notamment à travers l’organisation de combats amateurs et professionnels sur le territoire congolais. Une initiative qui pourrait contribuer au développement de jeunes talents et à la dynamisation du noble art en RDC.

Voldy Matiafu

Bas-Uélé : une députée nationale dénonce l’absence de contrôle face à l’afflux de réfugiés de la République centrafricaine

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Depuis quelques jours, des centaines des milliers de réfugiés en provenance de la République centrafricaine (RCA), fuyant les combats entre les forces loyalistes et les rebelles Azandé, traversent la frontière pour se réfugier en République démocratique du Congo, précisément dans le territoire d’Ango, au Bas-Uélé.

L’alerte a été lancée lundi 23 février 2026 par la députée nationale Grâce Neema. Selon elle, ces réfugiés franchissent la frontière avec des bagages, mais aussi, pour certains, avec des armes et des munitions, sans faire l’objet d’un contrôle par les services de sécurité. Elle rappelle que la RDC partage plus de 800 kilomètres de frontière avec la RCA, une ligne frontalière qui, d’après ses constats, manque aujourd’hui d’un dispositif sécuritaire efficace et d’une présence visible des services de l’État.

« J’ai constaté un nombre important de réfugiés qui errent partout. Nous sommes à la frontière et nous ne savons pas identifier qui entre ni avec quoi. C’est une urgence, car la situation sécuritaire entre la RDC et la RCA demeure préoccupante. Il n’y a aucune représentation de l’État, ni les agents de l’ANR ni ceux de la DGM », a-t-elle déclaré, plaidant pour des mesures rapides afin d’éviter que le Bas-Uélé ne bascule dans une insécurité comparable à celle observée dans l’Est du pays.

Rodriguez Kikamba

Sud-Ubangi : Aéroport de Gemena modernisé à 95 %, Jean-Pierre Bemba en mission d’inspection

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Le vice-Premier ministre en charge des Transports, Jean-Pierre Bemba, a effectué le lundi 23 février 2026 une visite d’inspection à l’aéroport national de Gemena pour évaluer l’avancement des travaux de modernisation, désormais achevés à 95 %. Ce chantier, qui s’inscrit dans la vision du Chef de l’État pour renforcer la connectivité nationale, franchit une étape décisive avec l’installation imminente d’un nouveau système de balisage lumineux. « Le balisage lumineux permettra d’améliorer la sécurité des vols et de faciliter les atterrissages nocturnes », a souligné le VPM lors de son séjour de travail dans le Sud-Ubangi.

Accompagné du gouverneur Michée Mobonga Lobo et des autorités de la Régie des Voies Aériennes (RVA), Jean-Pierre Bemba a procédé à une vérification technique rigoureuse des dispositifs de sécurité. Selon Roly Mpia, commandant de l’aéroport, cette mission fait suite à une inspection similaire à Mbandaka et vise à garantir la conformité des infrastructures aux normes internationales. Le Directeur général a.i. de la RVA, Louis-Blaise Londole, a précisé que les derniers détails techniques devraient être finalisés dans les prochains mois.

L’achèvement de ce projet est perçu comme un levier stratégique pour le désenclavement et le développement économique de l’ancienne province de l’Équateur. En conclusion de sa visite, le vice-Premier ministre a instruit les responsables de la RVA de veiller scrupuleusement à la qualité des finitions et au respect des délais impartis. Pour le gouvernement, cette modernisation est essentielle pour « contribuer à améliorer les conditions de vie des populations locales et à stimuler l’économie régionale » grâce à un trafic aérien sécurisé et permanent.

Guyvenant Misenge

Partenariats public-privé : vers une clarification des compétences et un régime fiscal incitatif en RDC

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L’Unité de conseil et de coordination du partenariat public-privé (UC-PPP) a présenté, ce lundi 23 février 2026 à Kinshasa, le rapport de la revue juridique et institutionnelle du secteur. Cet atelier, qui réunit des experts de la Présidence, de la Primature et du secteur privé, s’inscrit dans la réforme de la loi sur les PPP, levier stratégique pour le financement du Plan National Stratégique de Développement (PNSD) 2024-2028. François Ngenyi, Directeur général de l’UC-PPP, a exhorté les participants à définir « un cadre légal transparent, protecteur des intérêts publics et hautement attractif pour les investissements ».

Le diagnostic, présenté par le cabinet consultant « CPCS », met en lumière plusieurs défis majeurs, notamment les conflits de compétences entre organes de contrôle et l’absence d’un régime fiscal incitatif. Pour pallier ces lacunes, le rapport préconise une clarification des rôles des opérateurs économiques et une classification des projets selon leur envergure et leur impact socio-économique. « Ce diagnostic doit constituer le socle de nos discussions pour orienter les travaux de notre Commission », a précisé M. Ngenyi, soulignant que le succès de cette réforme repose sur une coordination interinstitutionnelle optimale.

La rationalisation du cadre institutionnel a été identifiée comme une priorité absolue pour garantir l’efficacité des projets. Selon Hélène Larroque, consultante du cabinet CPCS, cette harmonisation est essentielle pour que les entités publiques et privées collaborent avec des opérateurs expérimentés. Elle a rappelé que « les partenariats public-privés sont des moyens pour le développement des projets de bonne qualité », à condition que la législation soit cohérente avec les réalités sectorielles de la République démocratique du Congo.

Guyvenant Misenge

RDC : Louis Watum lance la cartographie géophysique aéroportée du territoire national

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Le ministre des Mines, Louis Watum, a présidé ce lundi 23 février 2026 à Kinshasa la première réunion du Comité de pilotage dédiée à la modernisation de la cartographie géologique nationale. Ce projet d’envergure, exécuté par la société Xcalibur Multiphysics Group SL, vise à doter la République démocratique du Congo d’une connaissance précise de son sous-sol. Selon le communiqué du ministère, cette initiative a pour objectif de « moderniser la cartographie géologique nationale, améliorer la gouvernance des données géoscientifiques et réduire le risque exploratoire » afin d’attirer des investissements miniers durables.

Au cours des échanges, l’accent a été mis sur la mise en œuvre concrète du projet, incluant la mobilisation des équipements et le respect des procédures administratives. Le ministre a insisté sur le rôle stratégique du Comité de pilotage, qui doit assurer un suivi rigoureux des opérations de terrain. « Il s’agissait également de la conduite de la campagne de sensibilisation, du respect strict des procédures financières ainsi que du recrutement d’un consultant indépendant chargé du contrôle qualité », a précisé Louis Watum, soulignant l’exigence de transparence qui entoure cette réforme.

S’inscrivant dans la vision du président Félix Tshisekedi et coordonné par la Première ministre Judith Suminwa, ce programme ambitionne de valoriser de manière souveraine les ressources naturelles du pays. En réaffirmant l’engagement du Gouvernement envers les normes environnementales et de bonne gouvernance, le ministre des Mines a conclu que ce projet permettra à la RDC de « renforcer durablement ses capacités de connaissance du sous-sol » et de consolider son attractivité sur la scène internationale.

Guyvenant Misenge