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RDC : Le franc congolais s’apprécie de 5,29 % face au dollar américain

Le franc congolais (CDF) a enregistré une progression notable cette semaine, traduisant une dynamique positive sur le marché des changes. Selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo consultée lundi 23 février par Netic-News, la monnaie nationale s’est appréciée de 5,29 % à l’indicatif au 23 février 2026, atteignant 2.128,77 CDF pour un dollar américain, contre 2.247,78 CDF la semaine précédente.

Cette évolution reflète des ajustements importants sur le marché interbancaire, où le franc congolais a renforcé sa position, tandis que le marché parallèle a connu une légère dépréciation de 0,07 %. La Banque centrale note également que l’Euro s’échange en moyenne à 2.503,46 CDF et le Yuan à 308,12 CDF, signalant une relative stabilité vis-à-vis des principales monnaies étrangères.

Pour les acteurs économiques, cette hausse de la valeur du CDF offre une fenêtre favorable pour les transactions internationales et pourrait contribuer à atténuer certaines pressions inflationnistes. Cependant, la Banque centrale insiste sur la nécessité de rester vigilante face aux fluctuations du marché parallèle, qui restent sensibles aux variations de l’offre et de la demande.

Fulgence Mavula

Kinshasa met en œuvre la feuille de route sécuritaire convenue avec Washington

La République démocratique du Congo (RDC) s’apprête à franchir une nouvelle étape dans son partenariat sécuritaire avec les États-Unis. À la prochaine session ordinaire de mars, la feuille de route convenue sera mise en œuvre, avec la création d’une task force dédiée et la ratification officielle de l’accord de partenariat stratégique. Cette initiative fait suite à la récente visite du Président congolais au congrès américain, soulignant la volonté des deux pays de renforcer leur coopération bilatérale dans le domaine sécuritaire.

Dans ce cadre, la visite du Commandant de US Africa. Command (Africom) est attendue en RDC pour discuter concrètement des modalités de ce partenariat. Parallèlement, le Conseiller Afrique du Sénat américain, John Tomaszweski, a été dépêché à Kinshasa afin de suivre la mise en œuvre de cet accord historique. Au cours de son séjour, il a rencontré la Première Ministre, Judith Suminwa, qui l’a informé de l’évolution des travaux du côté congolais et des mesures prises pour assurer l’efficacité de cette coopération.

John Tomaszweski a réitéré le soutien du congrès américain et son engagement à travailler de concert avec l’administration #Trump pour une exécution rapide et durable de l’accord. Les autorités congolaises et américaines affichent ainsi leur détermination à transformer ce partenariat en un levier de stabilité et de sécurité dans la région, marquant un changement significatif dans le narratif diplomatique entre Kinshasa et Washington.

Gilbert Ngonga

Portefeuille de l’État : Félix Tshisekedi redistribue les cartes dans les entreprises stratégiques

Une nouvelle reconfiguration s’opère à la tête des entreprises publiques congolaises. Le président de la République, Félix Tshisekedi, a signé une série d’ordonnances portant nomination de mandataires publics au sein de plusieurs sociétés du portefeuille de l’État, marquant ainsi une étape importante dans la gouvernance de ces structures.

Lues lundi 23 février sur les antennes de la Radio-Télévision nationale congolaise (RTNC), ces décisions présidentielles concernent des entreprises clés des secteurs minier, énergétique et aérien. Elles traduisent la volonté du chef de l’État d’insuffler une nouvelle dynamique managériale à ces entités stratégiques pour l’économie nationale.

À travers ces nominations, l’exécutif entend renforcer la performance, la transparence et la redevabilité au sein des sociétés publiques, souvent au cœur des enjeux de développement et de mobilisation des ressources internes.

Voici le contenu des ordonnances présidentielles :

Société aurifère du Kivu et du Maniema (SAKIMA)

PCA : Mokolo Kanana
DG : Guy Robert Lukama
DGA : Théodore Ngwama

Société minière de Kilomoto (SOKIMO)

PCA : François Kakese
DG : Yannick Nzonde Mulundu
DGA : Placide Nkala

Générale des carrières et des Mines (GECAMINES)

PCA : Déogratias Ngele
DG : Baraka Kabemba

Autorité de régulation du secteur de l’électricité (ARE)

PCA : Jean-Marie Beya
DG : Soraya Aziz
DGA : Marco Kuyu

Régie des voies aériennes (RVA)

PCA : Tryphon Kin-Kiey Mulumba
DG : Louis Blaise Londole
DGA : Vincent Futa

 

Fulgence Mavula

RDC–USA : Quand la promesse sur Rubaya menace le fragile cessez-le-feu

La question se pose avec acuité depuis que la République démocratique du Congo a inscrit la mine de coltan de Rubaya, située dans le territoire de Masisi au Nord-Kivu, parmi les sites proposés aux États-Unis dans le cadre d’un partenariat stratégique sur les minerais. Cette zone est actuellement sous contrôle de la rébellion M23. En inscrivant Rubaya sur la liste des actifs négociables avec Washington, Kinshasa réaffirme sa souveraineté sur ce gisement présenté comme l’un des plus riches en tantale au monde, malgré l’absence de contrôle effectif sur le terrain.

Le vice-Premier ministre en charge de l’Économie, Daniel Mukoko Samba, avait d’ailleurs soutenu que l’occupation d’un site par un groupe armé ne saurait priver l’État congolais de son droit de le négocier avec ses partenaires. Cette position intervient alors qu’un cessez-le-feu décrété par le président angolais João Lourenço, médiateur dans la crise, est censé être entré en vigueur le 18 février 2026, un cessez-le-feu auquel Kinshasa a officiellement adhéré. Toute initiative militaire visant à reprendre Rubaya pourrait donc être perçue comme une violation de cet engagement.

Sur le terrain, les tensions sont déjà perceptibles. Le dimanche dernier, l’AFC/M23 a accusé les Forces armées de la République démocratique du Congo de mener des attaques par drones et des tirs d’artillerie contre des localités telles que Gatoyi, Gasheke et Murema, en direction de Rubaya, dans le territoire de Masisi, à une trentaine de kilomètres de la mine. La veille, l’armée congolaise dénonçait à son tour des violations du cessez-le-feu. Parallèlement, des rapports faisaient état de frappes et d’affrontements lancés par des groupes armés locaux à Minembwe, au Sud-Kivu. Aussitôt décrété, le cessez-le-feu semble donc déjà fragilisé.

Au-delà de l’aspect militaire, l’accord minier avec Washington soulève de vives inquiétudes au sein de la société civile. La coalition Mobilisation pour la Sauvegarde de la Souveraineté et de l’Autonomie Congolaise (MOSSAC), regroupant 81 organisations, a même exigé l’annulation de cet accord, estimant qu’il confère une influence excessive à la partie américaine sur des ressources stratégiques comme le coltan, le cuivre, le manganèse ou l’or, dans un contexte où plusieurs zones minières échappent au contrôle de l’État.

Ainsi, la promesse faite aux États-Unis place Kinshasa dans une équation délicate : comment réaffirmer sa souveraineté sur Rubaya sans menacer le cessez-le-feu et sans aggraver les tensions ? En un mot comme en mille, la gestion de ce dossier pourrait avoir des répercussions sur l’évolution du conflit à l’est du pays et sur la crédibilité des engagements pris tant au plan régional qu’international. Les attaques qui se multiplient sur le terrain donnent à penser que Kinshasa pourrait vouloir reprendre le contrôle de Rubaya, quel qu’en soit le prix, violation ou non du cessez-le-feu, pour satisfaire ses partenaires américains.

Jean Ngaviro

Football : Aigle Royal s’impose 3-2 face à l’Académie des Jeunes Vainqueurs à Kinshasa

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Ce lundi 23 février au terrain de l’Académie Les Aigles du Congo à Kinshasa, le Football Club Aigle Royal a décroché une victoire spectaculaire 3-2 face à l’Académie des Jeunes Vainqueurs, lors de la 23ème journée du groupe A de l’Entente provinciale de football de Kinshasa (EPFKIN). Le match, très disputé, a tenu en haleine les supporters venus nombreux encourager leurs équipes.

Les buts de la rencontre ont été marqués à des moments clés. Pour AJ Vainqueurs, Ilunga Ndaye et Kibala Yanfu ont ouvert le score respectivement à la 4ᵉ et à la 24ᵉ minute, donnant un avantage temporaire à leur équipe. Mais les joueurs de l’Aigle Royal ont su renverser la situation avec trois réalisations décisives : Kiaku Mungenga a converti un penalty à la 37ᵉ minute, suivi de Djanny Tomela à la 41ᵉ minute et de Bangala Ikolonga à la 73ᵉ minute, scellant ainsi le sort du match.

Cette victoire permet à l’Aigle Royal de consolider sa position au classement du groupe A, tandis que l’Académie des Jeunes Vainqueurs devra se ressaisir pour les prochaines journées de l’EPFKIN. Les deux équipes, très prometteuses, continuent de séduire le public kinoise avec un football passionnant et engagé.

Gilbert Ngonga

Nord-Kivu : Le gouverneur militaire appelle à unir civils et FARDC contre les ADF

Face à une insécurité persistante dans l’est du pays, le gouverneur militaire du Nord-Kivu, Evariste Somo, a appelé à une remise en question collective et à une coordination renforcée pour venir à bout des rebelles ADF. Intervenant lundi 23 février à Beni, lors du Forum provincial de paix consacré à cette problématique, il a estimé qu’après plus d’une décennie d’opérations militaires, l’heure n’est plus aux constats mais à une action concertée et cohérente. Selon lui, l’ennemi, qu’il accuse de bénéficier de financements extérieurs, a non seulement résisté mais aussi exploité les divisions internes.

« Nous ne sommes pas ici pour pleurer mais pour agir », a-t-il martelé, soulignant que « nous avons un seul ennemi, nous devons avoir une seule stratégie ».

Le gouverneur militaire a assuré que le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, en sa qualité de commandant suprême des Forces armées, demeure mobilisé, tout comme les FARDC, les forces vives de la nation et les partenaires du pays. Il a insisté sur la nécessité d’unir les efforts civils et militaires pour empêcher toute consolidation d’un « califat » dans la région.

À l’ouverture officielle des assises, mardi, Evariste Somo a également rappelé la dimension humaine du drame qui frappe Beni et ses environs, épicentre des violences attribuées aux Forces démocratiques alliées (ADF). Déplorant des pertes répétées parmi les femmes, les enfants, les personnels de santé, les religieux, les militaires et les casques bleus, il a affirmé que « le deuil ne doit plus être une routine ». Il a évoqué l’extension des violences jusque dans la province de l’Ituri et à Mpondwe, en Ouganda, soulignant l’urgence d’une réponse régionale et structurée pour restaurer durablement la paix.

Fulgence Mavula

Kolwezi : Ouverture d’un procès en flagrance contre 17 présumés criminels à la place de la Poste

Le procès en flagrance opposant le parquet à dix-sept présumés criminels s’est ouvert à la place de la Poste à Kolwezi, chef-lieu de la province du Lualaba, dans le sud-est de la République démocratique du Congo. L’audience publique, organisée en plein centre-ville, a attiré de nombreux curieux venus suivre cette affaire qui aurait profondément marqué la population locale, selon un constat de l’ACP.

Intervenant à l’ouverture des débats, le ministre provincial de l’Intérieur du Lualaba, Phillipe Kaumba, a salué l’action des services de sécurité.

« Les services de sécurité ont réalisé un exploit en neutralisant ce réseau de criminels. C’est le début de la procédure judiciaire dans cette affaire qui a bouleversé la population du Lualaba », a-t-il déclaré, soulignant la détermination des autorités provinciales à lutter contre l’insécurité.

Ce procès en flagrance s’inscrit dans une dynamique de réponse rapide face à la criminalité urbaine. Les autorités judiciaires entendent, à travers cette procédure, rassurer la population et réaffirmer l’autorité de l’État dans cette province stratégique du pays. Les audiences devraient se poursuivre dans les prochains jours afin d’établir les responsabilités de chacun des prévenus.

Gilbert Ngonga

Championnat féminin de la Liprobakin : Tourbillon et Don Bosco en duel le 24 février à Kinshasa

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Le Basket Club Tourbillon croisera le fer avec le Basket Club Don Bosco, mardi 24 février à 13h00 GMT, au gymnase jumelé des Martyrs de la Pentecôte, à Kinshasa, en match comptant pour la première journée du championnat féminin de la Ligue provinciale de basketball de Kinshasa (Liprobakin). L’information est contenue dans le calendrier officiel de la compétition consulté lundi par l’ACP.

Cette affiche 100 % kinoise marque le coup d’envoi d’une nouvelle saison sportive très attendue dans la capitale congolaise. Les deux formations ambitionnent de bien entamer la compétition afin de se positionner favorablement dès l’entame du championnat. La rencontre s’annonce disputée entre ces deux équipes habituées aux joutes provinciales et déterminées à faire valoir leurs atouts.

Organisé par la Ligue provinciale de basketball de Kinshasa (Liprobakin), le championnat féminin vise à promouvoir le basketball féminin et à renforcer la compétitivité des clubs de la ville-province. Cette première journée donnera le ton d’une saison qui promet intensité et engagement sur les parquets kinois.

Gilbert Ngonga

RDC : Jacquemain Shabani somme le gouverneur du Sud-Ubangi de céder l’intérim à son adjoint

Dans un message officiel daté du 21 février, le vice-premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a instruit le gouverneur du Sud-Ubangi, Michee Mobonga, de confier l’intérim de la province à son vice-gouverneur.

Cette mesure restera en vigueur jusqu’à l’issue de la procédure actuellement pendante devant la Cour de cassation.
Cette décision intervient dans un contexte judiciaire tendu. En décembre 2025, l’Assemblée provinciale du Sud-Ubangi avait mis en accusation le gouverneur Mobonga pour détournement présumé de fonds publics.

Le ministère de l’Intérieur évoque la nécessité d’assurer la continuité de l’action gouvernementale et la stabilité institutionnelle de la province, en attendant que la haute juridiction se prononce sur le dossier. L’évolution de cette affaire pourrait avoir des répercussions politiques majeures au sein de l’exécutif provincial.

Jérémie Ngunga Léman

RDC – Éducation : Raïssa Malu contre les réseaux mafieux, la bataille autour de la DINACOPE s’intensifie

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À la tête du ministère de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, la ministre d’État Raïssa Malu multiplie des décisions qui secouent les habitudes bien ancrées au sein de l’administration. La mise à l’écart de Boniface Mbaka, désormais ancien directeur national de la Direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants (DINACOPE), ainsi que l’audit engagé sur le fichier de paie, ont ouvert une séquence politique particulièrement tendue.

Selon des sources proches du dossier, ces mesures visent à assainir un système miné par des pratiques décriées depuis plusieurs années : écoles fictives, gonflement d’effectifs et irrégularités dans le traitement des primes. Mais ces réformes, présentées comme un tournant dans la gouvernance du secteur, dérangent des intérêts établis.

La polémique sur la prime de gratuité

Au cœur de la controverse : une ponction de 20 000 FC sur la prime de gratuité de 80 000 FC accordée à certains enseignants. Le député national Willy Mishiki a publiquement accusé la ministre d’État d’un détournement de 6 milliards de francs congolais.

Des accusations que le cabinet ministériel rejette catégoriquement. D’après les explications fournies par l’administration, la retenue observée serait liée à une incohérence technique intervenue lors de la migration vers un nouveau système de paie intégrant la prime directement dans le salaire bancarisé des enseignants. Une réforme destinée, selon le ministère, à sécuriser les paiements et à éviter les irrégularités constatées lorsque la prime transitait par les frais de fonctionnement des écoles.

Sur instruction expresse de la ministre, le nouveau directeur national de la DINACOPE, Vital Lumbala, aurait procédé à la correction rapide de l’erreur.

Les syndicats montent au créneau

Contrairement aux déclarations du député de Walikale, plusieurs organisations syndicales du secteur affirment ne pas partager ses accusations.

Médard Mwenge Kapay, président de la Délégation syndicale ÉDU-NC, rappelle que la ministre ne dispose d’aucune signature autorisant le décaissement des salaires. « Depuis l’avènement de la bancarisation, aucun responsable du ministère ne manipule physiquement les fonds », souligne-t-il, insistant sur la séparation des compétences entre les services techniques et les organes financiers de l’État.

Même son de cloche du côté du Syndicat libre des enseignants et administratifs de l’Éducation nationale (SYLAD). Son président national, José Gongbaka Lawa, dénonce des « allégations mensongères » et appelle à laisser les technocrates conduire les réformes engagées.

Une bataille politique en arrière-plan

Dans les cercles politiques, certains observateurs estiment que l’affaire dépasse la seule question technique. Des acteurs chercheraient à fragiliser la ministre et à obtenir son départ en exerçant des pressions sur le président de la République, Félix Tshisekedi, et la Première ministre Judith Suminwa Tuluka.

Les soutiens de la ministre parlent d’une riposte de réseaux affectés par l’audit et la suspension de l’ancien directeur de la DINACOPE. Ils rappellent que les finances liées à la paie relèvent d’autres instances, notamment le ministère des Finances, le ministère du Budget, l’Inspection générale des Finances et la Cour des comptes.

Un passif controversé

Les critiques contre Willy Mishiki s’appuient également sur son passé judiciaire et politique. Par le passé, l’élu de Walikale avait été mis en cause dans des affaires judiciaires en Belgique et condamné en 2018 pour coups et blessures volontaires. Ses déclarations antérieures sur le décès d’Etienne Tshisekedi, qu’il avait attribué à un empoisonnement avant d’être contredit publiquement par la journaliste belge Colette Braeckman, sont également régulièrement évoquées par ses détracteurs.

Dans ce climat électrique, la ministre d’État Raïssa Malu poursuit néanmoins son agenda de réformes, affirmant sa détermination à « redresser le système éducatif congolais » et à sécuriser les fonds publics destinés aux enseignants.

Gilbert Ngonga