Ce lundi 23 février, la population kinoise a été confrontée à une rareté inhabituelle des véhicules de transport en commun dans la capitale de la Kinshasa, en République démocratique du Congo. À l’origine, un mouvement de grève décrété par des chauffeurs pour dénoncer plusieurs difficultés liées notamment aux tracasseries et aux problèmes routiers. Selon le constat effectué par Netic-News, seuls quelques véhicules étaient visibles sur les principales artères de la ville.
Faute de bus et de taxis en nombre suffisant, de nombreux habitants ont été contraints de parcourir de longues distances à pied pour rejoindre leurs lieux de travail ou d’activités. Le peu de véhicules en circulation a, par ailleurs, entraîné une hausse des prix de transport. Une situation pénible pour plusieurs Kinois qui vivent au rythme du « taux du jour » et peinent à supporter des dépenses doublées pour une course habituellement accessible.
La veille, dimanche 22 février, le gouvernement provincial avait pourtant démenti tout mouvement de grève dans le secteur des transports, qualifiant l’information de « rumeur ». Les faits observés ce lundi semblent toutefois indiquer le contraire. Un terrain d’entente entre les autorités et les conducteurs apparaît désormais indispensable afin d’atténuer cette énième crise du transport urbain, devenue un véritable casse-tête pour les habitants de la capitale.
Bienvenu Musoy
