Un rapport officiel présenté à Kinshasa fait état de 17 015 cas de violations des droits humains recensés à Goma et Bukavu. Le document a été remis le week-end dernier à la Première ministre, Judith Suminwa Tuluka, lors d’un atelier organisé par le ministère des Droits humains. Les faits documentés concernent principalement des atteintes à la vie, mais aussi des enlèvements, des actes de torture, des violences sexuelles, des arrestations arbitraires ainsi que des destructions d’écoles et de centres de santé.
Les autorités congolaises attribuent ces exactions au mouvement rebelle M23, qu’elles accusent d’être soutenu par le Rwanda, une accusation que Kigali rejette. Le rapport souligne également l’ampleur des déplacements de populations dans l’Est du pays, où des millions de personnes ont fui les violences. Cette situation continue d’aggraver la crise humanitaire dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu.
Face à ces chiffres alarmants, le gouvernement promet d’intensifier son plaidoyer au niveau international. Il évoque la nécessité de poursuivre les auteurs présumés de ces crimes et de renforcer les mécanismes judiciaires, tant au niveau national qu’international. La cheffe du gouvernement a assuré que ce rapport servira de base pour défendre les victimes et réclamer justice.
Jean Ngaviro
