La situation humanitaire est jugée alarmante dans les établissements pénitentiaires d’Isiro et de Dungu, dans la province du Haut-Uélé. L’alerte a été lancée samedi 21 février 2026 par Florentin Kinaleko, membre de la Société civile d’Isiro. Selon lui, trois détenus ont perdu la vie en l’espace de 24 heures, vendredi 20 février : un à la prison centrale d’Isiro et deux à la prison de Dungu, située à environ 210 kilomètres du chef-lieu provincial.
D’après cet acteur de la société civile, ces décès seraient liés aux conditions de détention particulièrement précaires. Il évoque un manque criant de nourriture, l’absence quasi totale de soins de santé et une promiscuité aggravée par la surpopulation carcérale. Les prisonniers les plus vulnérables, notamment les malades et ceux en détention préventive prolongée, seraient les premières victimes de cette situation.
« Ces décès successifs ne sauraient être considérés comme un simple hasard, mais comme le signe d’une crise humanitaire latente qui sévit dans les prisons de la province », a-t-il déclaré.
Florentin Kinaleko affirme avoir constaté plusieurs cas de décès en détention et dénonce des conditions extrêmes, évoquant jusqu’à 250 prisonniers entassés dans un même espace exigu. Face à cette réalité, il lance un appel aux partenaires humanitaires pour une assistance urgente et exhorte les autorités compétentes, en particulier le ministre de la Justice et Garde des sceaux, à effectuer des visites régulières afin d’évaluer l’état des prisons et les conditions de vie des détenus.
Rodriguez Kikamba
