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Sud-Kivu : Médecins Sans Frontières réduit de 90 % le nombre de cas de choléra à Sangé

Le nombre de malades du choléra a fortement diminué à Sangé, dans la province du Sud-Kivu, après huit semaines d’intervention d’urgence de Médecins Sans Frontières (MSF). Selon le rapport publié ce jeudi 19 février 2026, 809 patients ont déjà été pris en charge depuis le début de l’intervention. MSF a installé 50 points de chloration de l’eau et soutenu la population dans le nettoyage des points de captage, contribuant ainsi à une réduction de 90 % des cas de choléra traités dans la zone.

L’organisation humanitaire souligne toutefois que l’intensification des affrontements armés en décembre dernier a rendu l’accès à certains points d’eau potable très difficile pour les populations déplacées. La promiscuité et les conditions d’insalubrité dans lesquelles vivent ces populations ont favorisé l’apparition de cette épidémie, l’une des plus graves qu’ait connue la province depuis cinq ans.

Cette épidémie a été exacerbée par le dysfonctionnement des points de captage d’eau et la fragilité du système de santé local, ainsi que par les mouvements massifs de populations fuyant les combats entre l’armée congolaise, appuyée par les Wazalendo, et les groupes armés de l’AFC/M23.

Blanchi Lungala M

RDC : Patrick Muyaya salué pour la mise en place de la carte de presse

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Les efforts du ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, pour la concrétisation du spécimen de la carte de presse ont été salués jeudi 19 février à Kinshasa. Charles Dimandja, président de la Commission de la carte au sein de l’Union nationale de la presse du Congo, a rendu hommage au ministre lors de la cérémonie officielle de présentation du document aux professionnels des médias.

Prenant la parole, Charles Dimandja a évoqué « une nouvelle donne professionnelle » marquée par l’instauration d’une salubrité médiatique longtemps réclamée. Il a salué l’engagement de l’ancien confrère devenu ministre, estimant que les démarches entreprises ont permis la mise en circulation d’un outil appelé à structurer davantage la profession et à renforcer la crédibilité des journalistes.

Le président de la Commission de la carte a également souligné que la nouvelle loi sur la presse consacre, pour la première fois, l’exigence d’études en journalisme et du diplôme correspondant comme condition d’accès à la profession. Selon lui, cette avancée, obtenue grâce au plaidoyer mené auprès du Gouvernement et de l’Assemblée nationale, met fin à la prédominance de la formation informelle et ouvre la voie à une professionnalisation accrue du secteur médiatique en RDC.

Fulgence Mavula

Coopération économique et sécuritaire : Kinshasa et Kampala à l’heure de l’harmonisation

Une réunion technique conjointe entre la République démocratique du Congo et l’Ouganda s’est ouverte ce jeudi 19 février 2026 à Mpondwe, du côté ougandais de la frontière. Pendant deux jours, des experts des deux pays échangent sur les questions économiques, sécuritaires et administratives. L’objectif est de renforcer la coopération bilatérale et d’améliorer la gestion des activités à la frontière commune, selon des sources proches des assises.

Les discussions portent notamment sur les échanges commerciaux, la gestion des migrations, les questions financières et la sécurité. Les participants entendent analyser les difficultés rencontrées sur le terrain et proposer des solutions concrètes afin de faciliter le commerce transfrontalier tout en luttant contre l’insécurité et les pratiques irrégulières. Cette rencontre vise également à harmoniser certaines procédures administratives pour rendre la collaboration plus efficace.

La délégation congolaise est conduite par Mme Consolée Kahindo Sikakulya, coordonnatrice principale du Gouverneur militaire du Nord-Kivu en charge des Finances, de l’Économie et du Commerce. Dans son mot d’ouverture, elle a salué cette initiative, estimant qu’elle traduit la volonté des autorités congolaises et ougandaises de travailler ensemble pour le bien-être de leurs populations respectives.

Charles Mapinduzi

Koffi Olomidé : 26 ans après Bercy, la légende s’apprête à écrire une nouvelle page historique au Stade Roi Baudouin !

Le 19 février 2000 reste gravé comme une date charnière dans l’histoire de la musique africaine. Ce soir-là, Koffi Olomidé entrait dans la légende en devenant le tout premier artiste du continent à se produire et à remplir le mythique Palais Omnisports de Bercy, devant près de 20 000 spectateurs conquis. Au-delà d’un simple concert, cet exploit symbolisait la reconnaissance internationale de la rumba congolaise et consacrait l’ascension d’un artiste déjà au sommet de son art, porté par une carrière exceptionnelle et une fanbase transcontinentale.

Vingt-six ans plus tard, le destin semble offrir un nouveau rendez-vous avec l’histoire. En ce 19 février 2026, l’annonce officielle fait vibrer les mélomanes : la légende vivante s’apprête à rééditer l’exploit en devenant encore une fois le premier artiste africain à se produire et à remplir le prestigieux Stade Roi Baudouin de Bruxelles. Prévu pour le 12 juillet 2026, ce concert s’annonce déjà comme un événement monumental, réunissant plusieurs générations autour d’un répertoire qui a marqué l’Afrique et sa diaspora.

La symbolique est d’autant plus forte que ce rendez-vous interviendra à la veille des 70 ans de l’artiste, une consécration rare pour un chanteur africain encore capable de mobiliser les foules à une telle échelle. Entre mémoire, héritage et célébration, ce spectacle promet de sceller un nouveau chapitre historique dans la carrière de Koffi Olomidé, confirmant son statut d’icône intemporelle et de pionnier ayant ouvert les plus grandes scènes internationales à la musique africaine.

Voldy Matiafu

RDC : La Chancellerie des Ordres nationaux décore 50 scientifiques à Kinshasa

Cinquante lauréats du génie scientifique congolais ont été décorés jeudi 19 février à Kinshasa par la Chancellerie des Ordres nationaux de la République démocratique du Congo, lors d’une cérémonie organisée par le Ministère de l’Enseignement supérieur, universitaire, recherche scientifique et innovations. Cette distinction s’inscrit dans une dynamique de valorisation des innovateurs nationaux et de promotion de l’excellence scientifique en République démocratique du Congo.

Au nom du Chef de l’État et Grand Chancelier des Ordres nationaux, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, le Chancelier des Ordres nationaux, le Général-major André Matutezolwa, a procédé à la remise des médailles d’or, d’argent et de bronze du mérite des arts, des sciences et des lettres. Il a salué les mérites scientifiques des récipiendaires, soulignant leur contribution au rayonnement intellectuel et technologique du pays.

À travers cette cérémonie, les autorités entendent renforcer la reconnaissance institutionnelle des chercheurs et inventeurs congolais. L’initiative vise également à stimuler la recherche scientifique, encourager l’innovation locale et consolider une culture de performance académique au service du développement national.

Fulgence Mavula

Nord-Kivu : Le président de l’Assemblée nationale Aimé Boji Sangara en visite à Beni avant Butembo et Lubero

Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, est arrivé ce jeudi 19 février 2026 à Beni, chef-lieu provisoire du Nord-Kivu, dans le cadre de ses vacances parlementaires. Cette visite intervient dans un contexte marqué par une forte insécurité liée aux exactions des Allied Democratic Forces (ADF), à la rébellion du Mouvement du 23 Mars (M23) et à la présence de plusieurs groupes armés locaux. Dès la matinée, militants et sympathisants de différents partis politiques se sont rassemblés au rond-point du 30 Juin pour un meeting populaire organisé à son intention, brandissant drapeaux et banderoles.

Au cours de son séjour à Beni, le numéro un de la chambre basse du Parlement doit échanger avec diverses couches sociales. Ces rencontres sont présentées comme une opportunité pour la population d’exprimer directement ses préoccupations. Selon des élus locaux, les discussions porteront notamment sur l’insécurité persistante, les attaques des ADF, les tracasseries, le chômage des jeunes ainsi que les enjeux liés au développement de la région. La province demeure également affectée par la crise sécuritaire dans le Petit Nord, marquée par des affrontements avec le M23. Certains citoyens estiment qu’en tant que fils de l’Est, originaire du Sud-Kivu, Aimé Boji Sangara pourrait plaider en faveur des populations locales.

Après l’étape de Beni, le président de l’Assemblée nationale est attendu à Butembo ce vendredi 20 février, avant de se rendre à Lubero. À Butembo également, la population se mobilise pour l’accueillir dans l’après-midi. Cette tournée dans le Grand Nord est perçue comme un moment d’écoute et de proximité avec les habitants d’une région confrontée depuis plusieurs années à une situation sécuritaire et humanitaire préoccupante.

Charles Mapinduzi

RDC : Que peut réellement apporter la suppression des droits de douane décidée par la Chine ?

À partir du 1er mai 2026, la Chine supprimera tous les droits de douane sur les produits importés de 53 pays africains, dont la République démocratique du Congo. Cette décision, annoncée par le président chinois en marge du sommet de l’Union africaine, est présentée comme un geste fort d’ouverture commerciale. Concrètement, les produits congolais et africains pourront désormais entrer sur le marché chinois sans payer de taxes à la frontière.

Pour des pays comme la RDC, qui exportent principalement des minerais, cette mesure pourrait réduire certains coûts et faciliter l’accès à l’immense marché chinois. Elle étend un régime préférentiel qui était jusque-là réservé aux pays les moins avancés à presque l’ensemble du continent africain.

Cependant, dans la réalité, les effets pourraient demeurer limités. La Chine est déjà le premier partenaire commercial de l’Afrique, avec un volume d’échanges très important. Mais ces échanges restent fortement déséquilibrés : l’Afrique exporte surtout des matières premières — cuivre, cobalt, pétrole — tandis qu’elle importe des produits manufacturés chinois tels que des machines, des vêtements ou des appareils électroniques.

La suppression des droits de douane ne modifie pas fondamentalement cette structure commerciale. D’autant plus que ces droits étaient déjà faibles, voire inexistants, sur plusieurs matières premières. Le véritable défi pour la RDC et pour de nombreux pays africains demeure donc la transformation locale des produits et la capacité à exporter des biens à plus forte valeur ajoutée.

Au-delà de l’aspect économique, cette décision revêt également une dimension diplomatique. Dans un contexte de tensions commerciales mondiales, la Chine cherche à se positionner comme un partenaire ouvert et différent des États-Unis. Pour certains pays africains — comme l’Afrique du Sud, le Nigeria, l’Angola ou la RDC — déjà grands exportateurs vers la Chine, des gains supplémentaires pourraient être enregistrés, même s’ils devraient rester modestes.

À long terme, cette mesure pourrait inciter certains États à développer davantage leur industrie et leur agriculture afin de mieux tirer parti du marché chinois. Mais pour que l’avantage soit réel et durable, l’Afrique devra renforcer sa compétitivité, améliorer sa production et mieux structurer ses chaînes d’exportation.

Charles Mapinduzi

Lualaba : 17 présumés criminels arrêtés et présentés à la gouverneure Fifi Masuka

Face à l’insécurité grandissante dans la province du Lualaba, les services de sécurité multiplient les stratégies pour mettre la main sur les auteurs d’actes criminels qui troublent la paix dans cette partie de la République démocratique du Congo. Le jeudi 18 février, un groupe de 17 présumés malfaiteurs a été présenté à la gouverneure Fifi Masuka par la Police nationale congolaise (PNC) de Kolwezi.

La gouverneure Masuka a salué ce qu’elle qualifie de « coup de filet majeur contre un réseau criminel organisé » opérant dans la province. Elle a rappelé que l’autorité de l’État et la sécurité des populations constituent une priorité absolue pour son administration, soulignant que « la loi s’y appliquera avec une totale fermeté, dans la vision du Président Félix Tshisekedi ».

De leur côté, les services de sécurité du Lualaba réitèrent leur détermination à interpeller toute personne troublant la quiétude de la population. La police promet de poursuivre l’opération « Tolérance zéro face à l’insécurité au Lualaba » afin de restaurer durablement l’ordre public dans la province.

Bienvenu Musoy

Ituri : Plus de 78 000 personnes déplacées en détresse dans le territoire de Djugu

La dégradation continue de la situation sécuritaire dans la province de l’Ituri accentue la vulnérabilité de milliers de civils, en particulier dans le territoire de Djugu. Dans son aperçu humanitaire du mois de janvier, consulté jeudi 19 février par Netic-news.net, le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies (OCHA) dresse un tableau préoccupant, marqué par des affrontements récurrents dans la localité de Bule et ses environs, malgré une accalmie relative observée vers la fin du mois. Ces violences ont provoqué de nouveaux déplacements vers des villages jugés relativement stables, le site de déplacés de Plaine Savo ainsi que vers les territoires voisins de Mahagi et d’Irumu.

L’accès humanitaire reste fortement limité à Bule et dans plusieurs sites environnants, notamment Savo, Mbudjona, Mblemble et Buju, où plus de 78 500 personnes déplacées, en plus des communautés hôtes, font face à des besoins multisectoriels critiques. Une évaluation rapide conduite en janvier par le Norwegian Refugee Council (NRC) identifie comme priorités urgentes l’assistance alimentaire, l’éducation, l’eau, l’hygiène et l’assainissement ainsi que les abris. L’utilisation d’écoles comme abris d’urgence compromet gravement l’accès à l’enseignement : plus de 60 établissements restent non fonctionnels depuis décembre 2025, privant plus de 24 000 enfants de scolarité. Par ailleurs, dans les territoires de Mahagi et d’Aru, une accalmie relative a été observée en janvier, mais l’instabilité persistante à Djugu continue d’y provoquer des répercussions, avec environ 37 000 déplacés accueillis depuis décembre 2025 dans les zones de santé de Logo, Rimba et Kambala, exerçant une pression accrue sur des services sociaux déjà fragiles.

La situation humanitaire en Ituri demeure ainsi marquée par une insécurité chronique, des déplacements massifs et une crise aiguë dans les secteurs de l’alimentation, de la santé et de la protection. Des incidents graves, dont des arrestations arbitraires, des amendes illégales, des vols et des enlèvements notamment celui d’au moins dix enfants le 21 janvier dans l’aire de santé de Rabu
ont été signalés. La province reste confrontée aux attaques répétées des Forces démocratiques alliées (ADF), groupe armé d’origine ougandaise ayant prêté allégeance en 2019 à l’État islamique, ainsi qu’aux tensions intercommunautaires et à l’activisme de la Convention pour la révolution populaire (CRP) dirigée par Thomas Lubanga, ancien chef de guerre condamné par la Cour pénale internationale à 14 ans de prison avant sa libération en 2020. Malgré les opérations militaires conjointes, la menace demeure persistante et continue d’alimenter une crise humanitaire d’ampleur.

Fulgence Mavula

Fonds Monétaire International : La RDC parmi les dix pays africains les plus endettés en 2026

Au début de l’année 2026, plusieurs pays africains restent fortement endettés auprès du Fonds monétaire international (FMI). La République démocratique du Congo figure parmi les dix États du continent ayant les montants les plus élevés en cours de remboursement. Avec environ 2,22 milliards de dollars dus au FMI, la RDC occupe la 6ᵉ place en Afrique. Cette situation montre que, malgré ses richesses naturelles, le pays continue de dépendre de l’aide financière extérieure pour maintenir l’équilibre de son économie.

En tête du classement, l’Égypte demeure le pays africain le plus endetté auprès du FMI, avec plus de 6 milliards de dollars. Elle est suivie par la Côte d’Ivoire, le Kenya et le Ghana, qui ont également contracté d’importants crédits. Ces pays font appel au FMI pour faire face à des difficultés économiques, notamment les déficits budgétaires, la baisse des réserves en devises et les pressions sur leurs monnaies.

En Afrique centrale et australe, l’Angola figure également parmi les pays les plus endettés. Comme la RDC, il s’agit d’un pays riche en ressources naturelles, mais exposé aux variations des prix des matières premières et aux chocs extérieurs. Derrière eux, l’Éthiopie, la Tanzanie, le Cameroun et la Zambie affichent aussi des dettes importantes envers l’institution.

Au regard de ce qui précède, le FMI se révèle être un soutien clé pour plusieurs économies africaines confrontées à des défis de financement et de stabilité en ce début d’année 2026.

Charles Mapinduzi