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Sud-Kivu : Les structures sanitaires de Walungu confrontées à une pénurie aiguë de médicaments

La pénurie des médicaments affecte la prise en charge des patients dans plusieurs structures sanitaires du territoire de Walungu en province du Sud-Kivu. Selon l’affirmation faîte ce vendredi 13 février 2026 par le corps médical de ce territoire, cette carence est expliquée par l’absence des organisations humanitaires dans cette contrée suite aux affrontements armés récurrents.

L’infirmier titulaire du centre de santé de référence de Bideka, M. Baliona Sempinga, affirme avec amertume que cette situation limite l’accès aux soins de santé appropriés, soulignant que les structures sanitaires déjà affectées par la crise économique sont débordées et n’arrivent plus à satisfaire aux besoins de la communauté.

Il soutient que l’accès limité aux intrants médicaux expose les malades admis ou non dans des hôpitaux :

« actuellement nous sommes obligés de vivre des petites recettes provenant des malades. Elles sont affectées à l’approvisionnement des matériels, à la main d’œuvre du personnel et tous les besoins nécessaires. Nous ne parvenons pas malheureusement à couvrir tous les besoins mensuels, ni à satisfaire toutes les nécessités des patients », révèle M. Baliona Sempinga.

Cette rareté occasionne, selon lui, la hausse du prix de la prise en charge médicale qui empêche plusieurs malades à se rendre dans des institutions sanitaires en cette période de crise économique et sécuritaire.

Cette situation met en péril des patients souffrant des maladies chroniques, qui, dans la plupart de cas vivent d’une prise en charge gratuite offerte par des organisations humanitaires d’appui.

Jamely Timothée Kayembe

Stade des Martyrs : La vieille pelouse tourne la page, place à l’ère hybride !

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Après plusieurs années d’utilisation intensive, la pelouse synthétique du Stade des Martyrs est officiellement en cours de retrait ce vendredi 13 février. Une étape symbolique qui marque la fin d’un cycle… et surtout le début d’une transformation attendue par tout le football congolais.

Un chantier stratégique lancé

Comme l’avait annoncé le gestionnaire du stade, Dadou Ethambe, les travaux ont été confiés à une société sud-africaine spécialisée. Cette opération technique ouvre la voie à un nouveau projet ambitieux : l’installation prochaine d’une pelouse hybride, longtemps réclamée par les acteurs du football national.

Ce changement n’est pas anodin. Il répond aux exigences modernes du football de haut niveau, tant sur le plan de la performance que de la sécurité des joueurs.

Une revendication forte des Léopards et du staff technique

Depuis plusieurs mois, les joueurs de la sélection nationale ainsi que le sélectionneur Sébastien Desabre insistaient sur la nécessité d’améliorer la qualité de l’aire de jeu. L’objectif : offrir des conditions optimales aux Léopards et permettre au stade mythique de Kinshasa de répondre aux standards internationaux.

La future pelouse hybride combinera gazon naturel et fibres synthétiques, garantissant une meilleure durabilité, un confort accru et une qualité de jeu nettement supérieure.

Un signal fort pour le football congolais

Cette évolution constitue sans aucun doute une excellente nouvelle pour le Stade des Martyrs et pour l’image du football congolais. Au-delà d’un simple remplacement technique, c’est un message clair : celui d’un engagement vers la modernisation et l’excellence.

Le chantier est lancé. Le renouveau du temple du sport congolais est en marche.

Voldy Matiafu

Est de la RDC : Human Rights Watch alerte sur une grave détérioration sécuritaire et humanitaire en 2025

La situation sécuritaire en République démocratique du Congo s’est gravement détériorée en 2025, particulièrement dans les provinces du Nord-Kivu, du Sud-Kivu et de l’Ituri. Dans un rapport consulté par Netic-News ce vendredi 13 février, Human Rights Watch (HRW) dénonce la multiplication des attaques contre les civils par des groupes armés tels que le M23, soutenu par le Rwanda, et les Forces démocratiques alliées (ADF), affiliées à l’État islamique. Les combats auraient causé la mort de milliers de personnes, entraîné des déplacements massifs et favorisé des violences sexuelles. La milice CODECO, active en Ituri, est également accusée de massacres et d’incendies de villages. Selon HRW, plus de 5,7 millions de Congolais ont été déplacés à l’intérieur du pays, tandis que près de 120 000 autres ont trouvé refuge dans des pays voisins, notamment en Ouganda et au Burundi.

Le rapport souligne également la restriction persistante de l’espace civique et médiatique. Des journalistes et des activistes auraient été pris pour cible tant par les autorités congolaises que par des groupes armés. HRW affirme que le M23 a menacé, arrêté et attaqué plusieurs professionnels des médias et opposants, et évoque des exécutions sommaires, dont celles de Pierre Katema Byamungu et de Delphin Katembo Vinywasiki. De son côté, le gouvernement aurait limité la couverture médiatique de certaines figures politiques controversées, notamment l’ancien président Joseph Kabila. Des juridictions militaires ont par ailleurs prononcé des peines sévères, incluant la peine de mort et de lourdes amendes, contribuant à un climat de peur et à la réduction de l’accès à l’information dans une région déjà fragilisée.

Sur le terrain, les populations civiles continuent de subir de graves abus. HRW rapporte que le M23 a pris le contrôle de Goma et de Bukavu, contraignant des dizaines de milliers de déplacés à quitter précipitamment leurs camps. Les milices Wazalendo, présentées comme soutenues par l’armée congolaise, sont également accusées de violences, notamment contre des civils banyamulenge. Les ADF auraient perpétré des massacres dans des églises et lors de funérailles, faisant de nombreuses victimes. Des travailleurs humanitaires et des membres des forces internationales figurent aussi parmi les personnes tuées. Face à cette situation, Human Rights Watch appelle à une action urgente pour protéger les civils et stabiliser l’est de la RDC, avertissant qu’en l’absence de mesures concrètes, la crise pourrait encore s’aggraver.

Charles Mapinduzi

39e Sommet de l’Union africaine : La RDC veut accélérer la ZLECAF et moderniser ses postes frontaliers

En marge du 39e sommet des chefs d’État et de gouvernement de l’Union africaine, une réunion stratégique s’est tenue jeudi 12 février 2026 à Addis-Abeba, en Éthiopie. La République démocratique du Congo y était représentée par son ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, qui a échangé avec le secrétaire général de la Zone de libre-échange continentale africaine, Wamkele Mene. Les discussions ont porté sur l’accélération de la mise en œuvre effective de cet espace commercial continental, perçu par Kinshasa comme une opportunité majeure pour accroître ses exportations, diversifier son économie et renforcer son intégration au commerce régional.

Selon une note du ministère du Commerce extérieur, les échanges ont notamment concerné le démantèlement tarifaire, à savoir la réduction progressive des droits de douane entre États africains. Il a été recommandé d’impliquer davantage les ministres des Finances afin qu’ils donnent des orientations claires aux administrations douanières pour fluidifier la circulation des marchandises. La modernisation des postes frontaliers a également été au cœur des discussions, en particulier ceux reliant la RDC à la Zambie, ainsi que les corridors commerciaux vers le Zimbabwe, le Botswana et l’Afrique du Sud. Ces axes sont jugés stratégiques pour l’exportation des produits miniers et agricoles congolais vers l’Afrique australe.

Par ailleurs, une rencontre est prévue le 18 février prochain à Dubaï avec l’entreprise DP World, en vue de définir les modalités concrètes de construction et de modernisation des postes frontaliers à guichet unique. Pour les autorités congolaises, cette initiative pourrait réduire les tracasseries administratives, écourter les délais de dédouanement et accroître les recettes publiques. Ces démarches s’inscrivent dans la dynamique du 39e sommet de l’Union africaine, prévu du 14 au 15 février, placé sous le thème : « Assurer la disponibilité de l’eau et des systèmes d’assainissement sûrs pour atteindre les objectifs de l’Agenda 2063 ».

Charles Mapinduzi

RDC : La RVA-S.A renégocie son contrat avec l’Association internationale du transport aérien pour maximiser les recettes de survol

Dans le cadre de la mise en œuvre de la vision du Président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la modernisation du transport aérien, le Directeur général de la Régie des Voies Aériennes (RVA-S.A), Louis-Blaise Londole Lokoy, accompagné du Président du Conseil d’administration, le Professeur Tryphon Kin Kiey Mulumba, a récemment séjourné à Genève, en Suisse, en vue de renégocier le contrat liant l’entreprise publique congolaise à l’IATA. Cette organisation mondiale regroupe des compagnies aériennes issues de près de 120 pays et joue un rôle central dans la facturation et le recouvrement des redevances aéronautiques.

Le contrat révisé vise principalement à accroître significativement le taux de recouvrement des redevances de survol international dues par les compagnies aériennes qui empruntent l’espace aérien congolais et bénéficient des services techniques ainsi que des équipements d’aide à la navigation déployés sur les routes ATS. Désormais, l’IATA assurera le recouvrement des factures, garantissant ainsi une meilleure liquidité et une sécurisation des revenus grâce au mécanisme de factoring. Par ailleurs, la redevance de survol passe de 48 dollars à 78 dollars par 100 kilomètres, une révision tarifaire appelée à renforcer les recettes de la RVA-S.A.

Au-delà de l’amélioration des performances financières, cette renégociation ouvre la voie à la modernisation des infrastructures et des équipements afin de se conformer aux normes de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). Elle prévoit également des avantages sociaux pour le personnel en vue de consolider la paix sociale, ainsi que le développement des recettes extra-aéronautiques à travers l’exploitation des salons et espaces commerciaux dans les aéroports. Une démarche stratégique qui bénéficie à la RVA-S.A en particulier et à la République démocratique du Congo en général.

Gilbert Ngonga

Élection du gouverneur au Sankuru : Nouveau chronogramme fixé par la CENI

Le processus de désignation du futur chef de l’exécutif provincial du Sankuru connaît un léger décalage. La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé le report de l’élection du gouverneur et du vice-gouverneur de cette province au 7 avril 2026, alors que le scrutin était initialement prévu le 24 mars. Les députés provinciaux devront donc patienter quelques semaines supplémentaires avant d’élire le successeur de Victor Kitenge Kanyama, destitué lors d’une plénière de l’Assemblée provinciale tenue le 26 mai 2025 à Lusambo.

Dans une décision rendue publique le jeudi 12 février 2026, la CENI justifie ce réaménagement par la nécessité d’harmoniser la date du scrutin avec le calendrier de la session ordinaire de l’Assemblée provinciale du Sankuru. Le nouveau chronogramme prévoit la poursuite du dépôt des candidatures du 4 au 23 février 2026 au Secrétariat exécutif provincial de la CENI à Lusambo. La publication de la liste provisoire des candidats interviendra le 4 mars, suivie de la phase des contentieux, avant la publication de la liste définitive le 23 mars. La campagne électorale est fixée du 3 au 5 avril, tandis que le vote et la proclamation des résultats provisoires auront lieu le 7 avril 2026.

Le calendrier électoral précise également que les recours en contestation des résultats seront introduits devant la Cour d’appel de Lusambo, siégeant en matière administrative, du 9 au 16 avril, avec un traitement des contentieux prévu du 17 au 23 avril et une proclamation des résultats définitifs le 24 avril 2026. Cette démarche fait suite à la correspondance du Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, adressée au président de la CENI, Denis Kadima. Le ministre y rappelait notamment l’arrêt du 24 octobre 2025 de la Cour constitutionnelle, confirmant la déchéance du gouverneur et constatant la vacance à la tête de l’exécutif provincial, conformément à l’article 198 de la Constitution et aux dispositions pertinentes de la loi électorale.

Fulgence Mavula

Nord-Kivu : Campagne de soins gratuits à Beni du 18 au 19 février sous l’égide de la coalition FARDC-UPDF

Le gouvernement provincial du Nord-Kivu a annoncé l’organisation d’une campagne de consultations et de soins gratuits à Beni, chef-lieu provisoire de la province. Cette initiative sera assurée par des médecins spécialistes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC) et des Forces de défense du peuple ougandais (UPDF). Elle s’inscrit dans le cadre des opérations conjointes Ushujaa et vise à renforcer la collaboration civilo-militaire dans cette région en proie à l’insécurité.

Selon un communiqué officiel signé le 13 février 2026, les personnes intéressées sont invitées à se faire enregistrer du 13 au 17 février, de 8h00 à 16h00. Les inscriptions se déroulent à l’Hôpital général de référence de Beni (pavillon militaire), à l’Hôpital militaire de garnison de Mambango ainsi qu’à la clinique médicale du gouvernorat. La prise en charge des patients interviendra les 18 et 19 février 2026 dans ces mêmes structures sanitaires.

Les autorités provinciales appellent la population de Beni à saisir cette opportunité pour bénéficier gratuitement des soins médicaux. Depuis fin novembre 2021, les armées congolaise et ougandaise mènent des opérations conjointes contre les rebelles des Allied Democratic Forces (ADF) dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri. Mardi dernier, les deux parties ont convenu de renforcer davantage leur coopération pour neutraliser ces groupes armés responsables de nombreuses exactions dans la région.

Charles Mapinduzi

Félix Tshisekedi approuve le principe d’un cessez-le-feu dans les provinces de l’Est

Dans un communiqué officiel fait ce vendredi 13 février, la Présidence de la République démocratique du Congo a pris acte de l’initiative du Président Angolais, João Manuel Gonçalves Lourenço, et salue les efforts constants de l’Angola en faveur d’un retour durable à la paix et à la stabilité dans la région des Grands Lacs.

Ce communiqué informe l’opinion nationale et internationale que le Président de la République démocratique du Congo (RDC), Félix Tshisekedi, a accepté le principe d’un cessez-le-feu, dans un esprit de responsabilité, d’apaisement et de recherche d’une solution pacifique au conflit.

Pour la RDC, ce cessez-le-feu s’inscrit dans le cadre du mécanisme de surveillance et de vérification du cessez-le-feu signé le 14 octobre 2025 à Doha, dont l’objectif est d’assurer une cessation effective, contrôlée et durable des hostilités, à travers un dispositif structuré de suivi et de traitement des incidents. Il implique un gel strict et immédiat des positions, l’arrêt de tout renforcement militaire, la cessation de toute rotation ou approvisionnement offensif, l’interdiction de toute tentative de modification du statu quo sur le terrain, ainsi que la fin de tout appui extérieur aux groupes armés opérant sur le territoire national. Il suppose également la protection effective des populations civiles et le respect du droit international humanitaire.

Par ailleurs, la RDC rappelle que toute consolidation unilatérale des positions militaires ou toute action visant à altérer l’équilibre sur le terrain pendant la période de cessez-le-feu compromettrait gravement la crédibilité du processus et en affaiblirait les perspectives. Elle réitère son engagement en faveur d’un retour durable à la paix, dans le strict respect de sa souveraineté, de son intégrité territoriale et de la sécurité de ses citoyens.

Bienvenu Musoy

Diplomatie parlementaire : l’Assemblée nationale et la Chine réaffirment leur engagement pour la paix dans l’Est de la RDC

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Le président de l’Assemblée nationale, Aimé Boji Sangara, a reçu en audience l’ambassadeur de Chine en RDC, Zhao Bin, jeudi dernier, à son cabinet situé dans la commune de Lingwala. La rencontre s’est tenue en présence des députés Augustin Kabuya et Faustin Kaziteriko. Selon une note de l’Assemblée nationale, cette réunion s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre Kinshasa et Pékin.

Les échanges ont porté principalement sur la situation sécuritaire préoccupante dans l’Est de la RDC. Les deux parties ont réaffirmé leur attachement au respect de la souveraineté nationale, de l’intégrité territoriale ainsi qu’au règlement pacifique des différends. L’ambassadeur Zhao Bin a exprimé la solidarité de la Chine face aux défis sécuritaires auxquels la RDC est confrontée et a assuré du soutien de Pékin en faveur d’un retour durable de la paix.

Les discussions ont également abordé le renforcement du partenariat bilatéral dans plusieurs secteurs stratégiques, notamment le développement des capacités institutionnelles et la coopération parlementaire. De son côté, Aimé Boji Sangara a salué la solidité des relations sino-congolaises et insisté sur l’importance d’un accompagnement international respectueux de la souveraineté de la RDC afin de consolider la stabilité dans l’Est du pays.

Charles Mapinduzi

RDC–États-Unis : Tshisekedi échange avec le chargé d’affaires américain sur le renforcement du partenariat stratégique

Le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, a reçu, jeudi 12 février 2026, Ian McCarry, chargé d’affaires de l’ambassade des États-Unis d’Amérique en République démocratique du Congo. Cette rencontre diplomatique s’est tenue dans un contexte marqué par la volonté des deux pays de consolider leurs relations bilatérales.

Au centre des échanges : le renforcement du partenariat stratégique entre Kinshasa et Washington, ainsi que l’engagement commun à promouvoir la paix, la stabilité et l’autorité de l’État, notamment dans les zones affectées par les conflits. Les discussions ont également porté sur les perspectives de coopération en matière de sécurité et de développement.

Cette entrevue s’inscrit dans la dynamique de coopération bilatérale entre la RDC et les États-Unis, visant à soutenir les efforts de stabilisation et à accompagner les initiatives de développement durable à travers le pays.

Rodriguez Kikamba