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RDC-M23: l’Union africaine salue la signature des termes de référence du mécanisme de cessez-le-feu

La Commission de l’Union africaine (UA) a salué la signature des termes de référence du mécanisme de cessez-le-feu entre le gouvernement de la République démocratique du Congo (RDC) et l’Alliance Fleuve Congo/M23 (AFC/M23), intervenue le 3 février 2025 à Doha. Dans un communiqué publié, ce jeudi 12 février 2026 2026 à Addis-Abeba, l’organisation continentale qualifie cette étape d’une avancée majeure dans les efforts visant à mettre fin aux hostilités dans l’est du pays.

Le président de la Commission de l’UA, Mahmoud Ali Youssouf, a décrit cet accord comme une « mesure significative de renforcement de la confiance » et un signal positif vers la désescalade et la restauration de la paix. Il a salué le rôle du Qatar et des États-Unis dans l’accompagnement du processus, mené sous l’égide de l’Union africaine, ainsi que l’implication du médiateur désigné pour l’est de la RDC, Faure Essozimna Gnassingbé, président du Conseil des ministres du Togo, appuyé par le panel de facilitateurs de l’UA.

Par ailleurs, l’Union africaine a exhorté les différentes parties à mettre en œuvre « pleinement et fidèlement » les engagements pris et à demeurer engagées dans les processus politiques et sécuritaires en cours. Elle a également souligné l’importance du soutien des organisations régionales, notamment la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs, dans l’opérationnalisation du Mécanisme conjoint élargi de vérification (EJVM+), tout en réaffirmant sa disponibilité à accompagner les efforts en faveur d’un cessez-le-feu durable, de la réconciliation et de la stabilité dans l’est de la RDC.

Fulgence Mavula

RDC-Suisse : Vers la création d’un centre de recherche scientifique et d’innovation à Kinshasa

La Ministre de l’Environnement, du Développement Durable et de la Nouvelle Économie du Climat, Marie Nyange Ndambo, a échangé, ce jeudi 12 février 2026, dans son cabinet de travail, avec une importante délégation des scientifiques provenant de grandes universités helvétiques. Cette délégation conduite par l’Ambassadeur de Suisse en RDC, Léo Trembley, était constituée des éminents professeurs Jurg Markus Etzinger Keiser, Hugues Abriel, Elisabeth Anne Odile Reus, Didier François Péclard et Jérôme Chenal des universités de Berne, tbd, de Genève, EPFL et Swiss TPH.

Cette séance de travail de 45 minutes a porté sur un projet ambitieux concernant la création d’un centre de recherche et d’innovation à Kinshasa et qui va jouer un rôle clé dans la protection de l’environnement et la promotion du développement durable, notamment à travers les initiatives telles que le centre régional d’excellence du marché carbone à Kinshasa.

Cette initiative marque une étape décisive dans le renforcement de la coopération bilatérale entre la République Démocratique du Congo et le Suisse, soutenant la contribution à la promotion du développement durable en RDC, des projets de gestion des ressources naturelles, de conservation de la biodiversité et de lutte contre le changement climatique.

Jamely Timothée Kayembe

Journée contre l’utilisation d’enfants soldats : l’ONU alerte sur la situation préoccupante dans l’Est de la RDC

À l’occasion de la Journée internationale contre l’utilisation d’enfants soldats, célébrée chaque 12 février, l’Organisation des Nations Unies (ONU), a tiré ce jeudi la sonnette d’alarme sur la situation préoccupante des enfants impliqués dans les conflits armés, en particulier dans l’Est de la République démocratique du Congo (RDC). L’agence onusienne rappelle que des milliers de garçons et de filles sont enrôlés dans des groupes armés, exposés à la violence, à l’exploitation et à des traumatismes durables.

Dans ce message publié sur son compte X, l’ONU insiste sur l’urgence de prévenir ce phénomène et de protéger les enfants vulnérables. L’organisation souligne que ces jeunes soldats subissent des violences graves qui compromettent leur développement et leur avenir, et que des interventions ciblées sont nécessaires pour limiter leur enrôlement dans les zones de conflit.

L’ONU indique également intensifier ses actions pour soutenir les enfants libérés, à travers des programmes de démobilisation, de réhabilitation psychosociale et de réinsertion communautaire. À travers cette journée, l’organisation appelle la communauté internationale et les autorités nationales à renforcer les mécanismes de protection de l’enfance et à œuvrer pour mettre un terme définitif à l’utilisation d’enfants dans les conflits armés.

Fulgence Mavula

Nord-Kivu : La MONUSCO annonce la réouverture progressive de l’aéroport international de Goma

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Fermé depuis plus d’un an en raison de la dégradation sécuritaire dans le Nord-Kivu, l’aéroport international de Goma pourrait reprendre ses activités dans les prochains jours. Lors de son arrivée, ce jeudi 12 février 2026, dans cette partie du Nord-Kivu, Vivian van de Perre, Représentante spéciale du Secrétaire général de l’ONU par intérim et cheffe de la Mission des Nations unies en République démocratique du Congo (MONUSCO), a annoncé, la reprise progressive des activités à l’aéroport international de Goma.

 »Le 26 janvier 2025, j’étais dans le dernier avion à atterrir à l’aéroport de Goma. Et aujourd’hui, je suis dans le premier hélicoptère à y atterrir à nouveau. J’espère que c’est le début de la réouverture progressive de cet aéroport de Goma au bénéfice de la population », a-t-elle déclaré, avant de souligner que les prochaines étapes seront techniques et sécuritaires. La MONUSCO prévoit, à cet effet, une première mission de reconnaissance aérienne à Uvira, en prélude au déploiement progressif du mécanisme.

Signalons que la réouverture progressive de l’aéroport de Goma représente un enjeu majeur, et pourrait faciliter l’acheminement de l’aide, la mobilité des acteurs humanitaires et, à terme, contribuer à restaurer un climat de confiance dans une région encore marquée par l’instabilité armée. Cette reprise s’inscrit dans le cadre du mandat confié à la MONUSCO par la résolution 2808 (2025) du Conseil de sécurité des Nations unies. Celle-ci charge la mission d’appuyer l’opérationnalisation d’un cessez-le-feu permanent, notamment à travers sa participation au Mécanisme conjoint élargi de vérification plus (MCVE+).

Blanchi Lungala M

Éducation citoyenne : Kinshasa accueille une concertation entre l’État et l’Église catholique

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La consolidation des valeurs citoyennes au sein des écoles conventionnées catholiques est au centre d’une session de concertation ouverte ce jeudi 12 février 2026 à Kinshasa. La cérémonie de lancement, organisée au Centre Nganda, a été présidée par le Vice-ministre de l’Éducation nationale et Nouvelle Citoyenneté, Théodore Kazadi Muayila, représentant le ministre titulaire.

Réunis dans le cadre du Forum national sur l’éducation chrétienne, les coordinateurs nationaux, provinciaux, diocésains ainsi que les conseillers résidents examinent les mécanismes d’harmonisation entre l’État et l’Église catholique, partenaire historique du système éducatif congolais. Les échanges s’inscrivent dans la dynamique des réformes en cours, avec un accent particulier sur la formation de citoyens responsables, patriotes et attachés aux valeurs républicaines.

Dans son intervention, le Vice-ministre a rappelé le caractère obligatoire et non négociable de la gratuité de l’enseignement primaire, appelant à son application stricte. Il a également insisté sur la nécessité de préserver l’école comme un espace neutre d’apprentissage et de transmission des valeurs, à l’abri de toute instrumentalisation, tout en renforçant la synergie entre le ministère et l’Église catholique pour une éducation intégrale fondée sur la discipline, l’éthique et la citoyenneté active.

Fulgence Mavula

Tanganyika : l’OIM et la JICA signent un accord de don pour renforcer la paix et la cohésion sociale

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Dans le cadre de la mise en œuvre du projet « Appui à la consolidation de la paix par le renforcement de la cohésion sociale et l’amélioration de la sécurité dans la province du Tanganyika », Elie Nkumbi Wa Nkumbi, directeur de cabinet adjoint du Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, a pris part, ce jeudi 12 février, à la cérémonie de signature de l’échange de notes entre l’Ambassade du Japon en République démocratique du Congo et l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). La rencontre a également été marquée par la signature d’un accord de don entre l’OIM et l’Agence japonaise de coopération internationale (JICA).

Ce partenariat stratégique vise à renforcer les institutions étatiques, notamment la Police nationale congolaise (PNC), à prévenir les violences et à consolider la stabilité dans la province du Tanganyika. Il ambitionne également de promouvoir une police de proximité performante, davantage ancrée dans les communautés locales et orientée vers la protection des populations.

Parmi les actions prévues figurent la formation de plus de 250 policiers dans le cadre du renforcement des capacités, le recrutement de nouveaux éléments en collaboration avec le commissariat provincial du Tanganyika, la construction d’infrastructures policières ainsi que l’appui aux capacités opérationnelles et professionnelles de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP/Tanganyika) afin de favoriser l’insertion sociale.

Blanchi Lungala M

Kinshasa : Un tronçon de 120 mètres de l’avenue Wangata réhabilité en béton à Gombe

Un tronçon de 120 mètres de l’avenue Wangata, situé dans la commune de Gombe, au nord de Kinshasa, a été bétonné.

Selon l’ingénieur Hendi Amoadi, chargé du projet au sein de l’entreprise de génie civil « Ray-groupes », les travaux ont concerné deux bandes de circulation, aller et retour, chacune réalisée avec une épaisseur de 20 centimètres sur une largeur totale de 6,30 mètres. Un trottoir de 3 mètres a également été aménagé du côté gauche.

Ces travaux s’inscrivent dans le cadre des efforts d’amélioration de la voirie urbaine dans la capitale congolaise, visant à renforcer la durabilité des infrastructures routières et à faciliter la circulation dans cette commune administrative stratégique.

Jérémie Ngunga Léman

“Je vais le mettre K.O.” : Tony Yoka promet l’enfer à Martin Bakole et réclame sa revanche à Kinshasa

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La revanche est lancée. Tony Yoka n’a plus l’intention de ruminer sa défaite de 2022 face à Martin Bakole. Il veut la transformer en démonstration. Invité d’une émission ce jeudi 12 février, le boxeur franco-congolais a affiché une détermination sans équivoque : il veut affronter à nouveau Bakole et le mettre K.O.

« C’est impossible que Martin Bakole soit meilleur que moi. Je veux à tout prix prendre ma revanche, je vais le mettre K.O. »

Des mots forts, à la hauteur de la frustration accumulée depuis leur dernier affrontement.

Une revanche préparée depuis quatre ans

Pour Tony Yoka, cette revanche n’est pas une réaction à chaud. Elle mûrit depuis longtemps. Très longtemps.

« Ce combat, je le prépare depuis 4 ans. C’est ce que je dis à mon père juste le lendemain de ma défaite face à Bakole en 2022. »

L’ancien champion olympique assure avoir tiré de précieuses leçons de cet échec. Plus mature, plus concentré, il affirme avoir corrigé les erreurs du passé. À l’époque, confie-t-il, sa préparation n’avait pas été optimale.

« Le combat de 2022, je ne l’ai pas très bien préparé car j’avais trop de problèmes personnels, le divorce et tant d’autres. »

Aujourd’hui, le contexte a changé. L’homme se dit apaisé. Le boxeur, lui, se sent prêt.

Un Yoka transformé physiquement

Autre élément clé : sa métamorphose physique.

En 2022, Tony Yoka affichait 108 kilos sur la balance. Désormais, il en pèse 125. Un gain de puissance significatif dans la catégorie des poids lourds, où chaque kilo peut faire la différence.

Plus massif, plus solide, Yoka estime avoir franchi un cap décisif dans sa préparation. Il veut imposer sa force, son rythme et sa supériorité sur le ring.

Kinshasa comme théâtre de la revanche ?

Au-delà de l’enjeu sportif, Tony Yoka nourrit un souhait clair : que le combat se déroule à Kinshasa. Une affiche explosive sur la terre congolaise, dans la deuxième moitié de l’année en juillet ou après.

Un tel événement ferait vibrer toute la capitale et placerait la RDC au centre de l’attention mondiale du noble art.

La tension monte

À mesure que les déclarations s’enchaînent, la tension grimpe. Les supporters s’enflamment, les observateurs analysent, et la population retient son souffle.

Bakole, l’homme qui a fait chuter Yoka en 2022, acceptera-t-il le défi ?

Une chose est sûre : Tony Yoka ne veut pas seulement une revanche. Il veut une démonstration. Et Kinshasa pourrait bien devenir le théâtre d’un choc historique des poids lourds.

Voldy Matiafu

Boxe : Tony Yoka sollicite l’appui de Didier Budimbu pour rencontrer Félix Tshisekedi et porter haut la boxe congolaise !

Le pugiliste franco-congolais Tony Yoka affiche clairement ses ambitions pour la République démocratique du Congo.

Invité d’une émission télévisée ce jeudi 12 février, l’ancien champion olympique a émis le vœu de rencontrer le Président de la République, Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo, afin d’échanger en profondeur sur le développement de la boxe congolaise.

Une vision présidentielle pour la boxe congolaise

Déterminé à contribuer activement à l’essor du noble art en RDC, Tony Yoka souhaite inscrire son engagement dans une dynamique institutionnelle forte. Pour lui, une rencontre avec le Chef de l’État permettrait d’ouvrir un cadre stratégique de réflexion autour de la formation, des infrastructures sportives et de l’encadrement des jeunes talents.

Son ambition dépasse le simple symbole : il s’agit de bâtir une vision structurée et durable pour faire de la RDC une place forte de la boxe africaine et mondiale.

Didier Budimbu, facilitateur et partenaire clé

Avant d’exprimer publiquement cette volonté, Tony Yoka a rencontré le ministre des Sports et Loisirs, Didier Budimbu, avec qui il a échangé sur plusieurs axes majeurs de développement sportif. Au cœur des discussions : la création d’une académie de boxe à Kinshasa, baptisée « Yoka Académie ».

Ce projet, présenté comme un véritable centre de formation d’excellence, vise à détecter, encadrer et professionnaliser les jeunes boxeurs congolais. Séduit par l’initiative, le patron du sport congolais s’est montré particulièrement ouvert et engagé à accompagner ce projet porteur d’espoir pour la jeunesse.

« Le génie blanc », ambassadeur engagé

Surnommé « le génie blanc », Tony Yoka ne cesse de promouvoir le sport congolais dans toutes ses dimensions. Son implication va au-delà de sa carrière personnelle : il veut transmettre, structurer et inspirer.

À travers son plaidoyer pour une rencontre avec le Président Tshisekedi et son partenariat avec Didier Budimbu, Tony Yoka pose les bases d’un projet ambitieux qui pourrait redessiner le paysage de la boxe en RDC.

Si la dynamique se concrétise, la « Yoka Académie » pourrait devenir un vivier de champions et un symbole fort du renouveau sportif congolais.

Voldy Matiafu

Fraude douanière dans le secteur pétrolier : Le député national Eric Tshikuma interpelle la DGDA sur les pertes au Haut-Katanga

Le député national, Eric Tshikuma, a adressé une question écrite au Directeur général de la Direction générale des douanes et accises (DGDA), à la suite de l’alerte lancée par la Ministre d’État, Ministre des Hydrocarbures, Acacia Bandubola, au sujet d’une présumée fraude douanière dans le secteur pétrolier au Haut-Katanga. Cette alerte fait état de conséquences financières préoccupantes pour le Trésor public.

Dans sa démarche, l’élu national exige des réponses claires, précises et chiffrées afin d’évaluer l’ampleur réelle de cette fraude. Il souhaite notamment connaître le volume des pertes enregistrées, les mécanismes utilisés pour contourner les obligations douanières ainsi que les responsabilités éventuelles engagées dans cette affaire.

Eric Tshikuma demande également à la DGDA de détailler les mesures déjà prises pour endiguer ces pratiques et celles envisagées pour renforcer le contrôle et la traçabilité des produits pétroliers importés. L’objectif est de s’assurer que des actions concrètes sont mises en œuvre pour stopper l’hémorragie financière dénoncée.

Au-delà des éclaircissements attendus, le député entend garantir la transparence sur les recettes fiscales mobilisées dans le secteur pétrolier en 2025 et sécuriser celles de l’année en cours. Cette initiative s’inscrit dans une logique de redevabilité et de protection de l’économie nationale face aux pertes fiscales majeures.

Jérémie Ngunga Léman