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Kinshasa : Deux individus se faisant passer pour des policiers arrêtés à Mont-Ngafula

Deux faux policiers ont été appréhendés au commissariat urbain de la commune de Mont-Ngafula, dans l’ouest de Kinshasa, en République démocratique du Congo. Cette arrestation s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les usurpateurs d’identité au sein de la Police nationale congolaise (PNC).

Selon l’agence congolaise de presse qui confirme l’information, révèle que le document du Commissariat provincial de la PNC ville de Kinshasa, cette opération est le fruit des efforts menés par le commissaire divisionnaire Israël Kantu Bakulu, qui a fait de la traque des faux agents de l’ordre son cheval de bataille. Grâce au travail du département des renseignements généraux, plusieurs individus se faisant passer pour des policiers ont été identifiés au commissariat urbain de Mont-Ngafula, notamment au sous-commissariat de Bel Air.

Si plusieurs suspects ont réussi à prendre la fuite, deux faux policiers ont néanmoins été arrêtés et mis à la disposition des services compétents pour la suite de la procédure. La hiérarchie policière réaffirme, à travers cette action, sa détermination à assainir les rangs de la PNC et à restaurer la confiance entre la police et la population.

Jérémie Ngunga Léman

Kinshasa : Transco déploie des bus pour soulager la pénurie de transport

Face à la rareté des moyens de transport consécutive au contrôle de conformité au code de la route décrété par le gouverneur de la ville de Kinshasa, des bus d’une entreprise publique ont été déployés sur l’ensemble du réseau urbain, selon un communiqué consulté ce mardi par votre média.

La société Transport au Congo (Transco) indique que cette opération est menée sur instruction de son directeur général, Sylvestre Bilambo. Des lignes spéciales ont été mises en place afin de desservir les points jugés stratégiques et les zones à forte affluence, dans le but de faciliter les déplacements quotidiens des usagers.

Cette mesure d’urgence vise à garantir la mobilité des Kinois tout en accompagnant l’application stricte du code de la route. Les autorités entendent ainsi concilier sécurité routière et continuité du service public de transport, en attendant un retour progressif à la normale.

Jérémie Ngunga Léman

Kongo Central : Début effectif de la couverture médicale des enseignants par la MESP

La Mutuelle de santé des enseignants de la province (MESP) a officiellement entamé, depuis le début du mois de janvier, la prise en charge médicale effective des enseignants du Kongo Central. Cette étape fait suite au lancement des activités de la MESP le 16 septembre 2025 et au processus d’identification et d’enregistrement des enseignants de la ville de Matadi, préalable à la délivrance des cartes de membres actuellement en cours. Le lancement a été lancé par le ministre provincial de la santé en présence des autorités administratives.

Ce démarrage concret marque un tournant majeur dans l’amélioration des conditions sociales du corps enseignant, longtemps confronté aux difficultés d’accès aux soins de santé. Les bénéficiaires saluent une avancée significative, fruit d’un travail de coordination provinciale ayant permis de structurer le dispositif et de rendre opérationnelle la couverture médicale promise.

Cependant, l’intersyndicale provinciale des enseignants a profité de ce lancement pour réaffirmer sa ferme opposition à toute annexion de la MESP au Fonds de Solidarité de Santé (FSS). Elle appelle le Chef du gouvernement à surseoir immédiatement aux travaux en cours sur cette question, estimant qu’une telle fusion remettrait en cause l’autonomie de la mutuelle et les acquis sociaux déjà obtenus au profit des enseignants du Kongo Central.

« Cette prise en charge médicale constitue une véritable avancée sociale pour les enseignants du Kongo Central, car elle vient améliorer leurs conditions de vie et de travail », a déclaré Joël Munkasi, président des syndicats des enseignants affiliés à la Mutuelle de santé des enseignants du ministère de l’Enseignement primaire, secondaire et professionnel (MESP).

Jérémie Ngunga Léman

RDC-Banque mondiale : Un partenariat stratégique pour la connectivité et l’intégration régionale

Le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, et le Directeur des opérations de la Banque mondiale pour la RDC, Albert Zeufack, ont jeté lundi 26 janvier 2026 les bases d’une accélération de la relance économique nationale. Les échanges ont porté sur trois axes prioritaires, avec un accent particulier sur le Corridor de Lobito. Ce vaste programme de connectivité entrera prochainement dans sa phase de pilotage lors d’une réunion déterminante à Luanda, visant à acter les étapes de ce projet structurant pour l’intégration de la RDC dans les flux commerciaux régionaux.

Sur le front de la facilitation du commerce dans les Grands Lacs, les deux personnalités ont évalué les avancées au Nord et au Sud-Kivu, notamment la modernisation du port de Kalundu et le déploiement d’infrastructures transfrontalières. Parallèlement, la redynamisation de la Communauté Économique des Pays des Grands Lacs (CEPGL) a été identifiée comme une priorité. Selon Julien Paluku, « cet espace est envisagé comme le socle de mise en œuvre du Cadre d’intégration économique régionale, conformément aux orientations des Accords de Washington », marquant une volonté de stabiliser la région par l’économie.

Enfin, la Banque mondiale a réitéré son engagement à financer des infrastructures clés à Kasindi, Goma, Bukavu et Uvira, tout en intégrant l’évolution du processus de paix dans ses interventions. Portant la voix du Président Félix Tshisekedi et de la Première ministre Judith Suminwa, le ministre Paluku a plaidé pour une extension de ces programmes aux postes frontaliers du Sud-Est et de l’Ouest du pays. Cette démarche vise à transformer la RDC en une plaque tournante commerciale, soutenue par des infrastructures modernes et une gestion optimisée des frontières.

Guyvenant Misenge

Maï-Ndombe : Des fonctionnaires impayés depuis trois mois à Bolobo

Le climat social reste tendu dans l’administration publique du territoire de Bolobo, dans la province du Mai-Ndombe ce mardi 27 janvier 2026. Depuis plusieurs semaines, les agents de l’État, y compris le personnel de santé, dénoncent le non-paiement de leurs salaires des mois d’octobre, novembre et décembre 2025. Selon ces fonctionnaires, la situation serait liée à des dysfonctionnements au niveau de la banque chargée de la paie, Afriland. Privés de revenus pendant les fêtes de fin d’année, ils disent traverser une période particulièrement difficile et affirment n’avoir reçu aucune garantie sur la disponibilité de leurs émoluments.

Réunis, les agents ont exprimé leur désarroi et exigent le changement de leur institution de paiement, proposant notamment l’IFOD Caritas comme alternative. Ils dénoncent également l’absence de suivi du gouvernement central concernant leur mécanisation et la gestion de leurs carrières. Par ailleurs, plusieurs agents proches de la retraite affirment risquer de quitter la fonction publique sans avoir perçu ni leurs derniers salaires ni leurs primes. Pour ces fonctionnaires, Bolobo demeure marginalisé dans la planification budgétaire nationale.

Cette situation relance le débat sur les limites de la bancarisation de la paie des agents de l’État dans les zones rurales de la République démocratique du Congo, où l’accès effectif aux services financiers reste un défi majeur.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : L’ONU s’engage pour une résilience territoriale et la transformation économique locale

L’Équipe de pays des Nations Unies a réaffirmé, ce lundi 26 janvier 2026 à Kinshasa, sa détermination à soutenir le développement durable de la République démocratique du Congo. Par la voix de Bruno Lemarquis, représentant spécial adjoint du secrétaire général et coordonnateur résident, l’organisation a placé la diversification économique et l’entrepreneuriat des jeunes au cœur de ses priorités. « Nous appuierons des initiatives favorisant la diversification, la transformation locale et l’autonomisation des femmes », a déclaré M. Lemarquis, tout en insistant sur la promotion de chaînes de valeur responsables et de partenariats innovants mobilisant des financements publics et privés à l’échelle provinciale.

Face à la multiplication des chocs climatiques et des crises humanitaires, l’ONU mise désormais sur une stratégie de résilience construite « au quotidien, au plus près des territoires ». Les interventions futures se concentreront sur la sécurité alimentaire, les systèmes d’alerte précoce et la gestion des risques de catastrophe. Pour le coordonnateur résident, l’objectif est d’opérationnaliser le nexus « humanitaire-développement-paix » tout en garantissant le rôle central de l’État. Cette approche territorialisée valorise les connaissances locales et le savoir-faire des acteurs nationaux pour assurer une protection durable de la biodiversité et des pratiques agricoles.

Dans un contexte marqué par la réduction globale de l’aide publique au développement, les Nations Unies appellent à une efficience collective accrue et à une transparence totale. M. Lemarquis a exhorté les partenaires nationaux et internationaux à « mutualiser les efforts et aligner les ressources sur les priorités nationales » pour maximiser l’impact des financements. L’organisation s’engage, en contrepartie, à une redevabilité stricte envers les citoyens, mesurant et partageant les résultats de chaque étape de cette coopération inclusive qui implique désormais tant les leaders communautaires que les réseaux de la société civile.

Guyvenant Misenge

Opération routière à Kinshasa : Bumba appelle à un contrôle strict mais sans abus

Lors du lancement de l’opération mixte de contrôle de conformité au Code de la route, ce lundi 26 janvier au stade des Martyrs, avec plus 3 000 agents issus de la Police Nationale Congolaise, de la BSPE/BESK, de la Division urbaine des Transports et des services spécialisés, le gouverneur de la ville de Kinshasa, Daniel Bumba, a appelé ces contrôleurs au sens de responsabilité pour restaurer l’ordre dans le secteur des transports et effectuer un contrôle sans abus.

Dans son discours, le gouverneur Bumba a souligné que cette opération de contrôle des documents routiers se déroulera avec trois équipes qui feront des permutations de 05h30′ à 12h, de 12h à 17h et puis de 17h à minuit, dans le but de rassurer l’ordre routier et ne pas laisser la place aux conducteurs non en règle de rouler en violation des documents recommandés.

Cette opération vise la vérification des permis de conduire, le contrôle technique des véhicules, les assurances, les autorisations de transport et le respect de la tarification officielle, note le Gouvernorat de la ville.
Ce lundi, plusieurs personnes ont fait des marches de santé forcées suite au manque de transports en commun dont les conducteurs ont décrété une grève de trois jours pour exiger aux autorités de revoir le contenu et la faisabilité de cette opération dont certains prix sont jugés « exorbitants ».

Bienvenu Musoy

Kinshasa interdit la circulation des mototaxis et tricycles sur la RN1 entre 22h et 5h

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Les autorités urbaines de Kinshasa ont annoncé l’interdiction de la circulation des mototaxis et des tricycles durant les heures nocturnes sur la Route nationale n°1 (RN1), une mesure destinée à renforcer la sécurité routière et l’ordre public dans la capitale de la République démocratique du Congo. Cette décision a été rendue publique à travers un communiqué officiel de l’Hôtel de ville, consulté lundi 26 janvier par Netic-news.net.

Selon le document, la mesure s’applique à la RN1 ainsi qu’à l’ensemble de l’axe Mitendi–By Pass–14ᵉ Rue Limete–Boulevard Congo Japon, anciennement connu sous l’appellation « Poids lourds ». La circulation des mototaxis et tricycles y est formellement interdite entre 22 heures 00 et 5 heures 00, conformément aux règles de sécurité routière et aux exigences liées au maintien de l’ordre public.

D’après les autorités municipales, cette interdiction vise à fluidifier le trafic routier, réduire les risques d’accidents et renforcer la sécurité des usagers, particulièrement pendant la nuit. Elle a également pour objectif de garantir l’approvisionnement régulier de la ville de Kinshasa, en facilitant la circulation des véhicules chargés du transport des marchandises sur ces axes stratégiques.

Fulgence Mavula

Barrages du Mondial 2026 : la RDC prépare un renfort stratégique chez les Léopards

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Après l’élimination des Léopards de la République Démocratique du Congo en huitièmes de finale de la Coupe d’Afrique des Nations disputée au Maroc, l’attention des amoureux du ballon rond s’est rapidement tournée vers un autre objectif majeur : les barrages internationaux de la Coupe du monde 2026, prévus au Mexique. Un rendez-vous crucial, porteur d’espoir et de promesses, où la RDC jouera une grande partie de son avenir footballistique.

Une finale directe pour la RDC

Particularité de ces barrages : la RDC n’entrera en lice qu’au stade de la finale. Les Léopards affronteront le vainqueur du duel entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie, un match décisif qui déterminera l’ultime adversaire des Congolais dans cette quête du billet mondial. Un format court, mais impitoyable, où la moindre erreur peut coûter cher. Dans ce contexte, chaque détail compte, chaque choix pèse lourd.

Desabre et son staff travaillent dans l’ombre

Comme le dit l’adage : « qui veut aller loin doit ménager sa monture ». Conscient de l’ampleur de l’enjeu, Sébastien Desabre, sélectionneur national de la RDC, et son staff technique ont opté pour une stratégie discrète mais méthodique.

L’objectif est clair : renforcer la tanière avant les barrages, en y intégrant des profils capables d’élever le niveau de compétitivité de l’équipe nationale.

Des binationaux dans le viseur

Dans cette dynamique, plusieurs joueurs binationaux figurent parmi les cibles prioritaires du staff congolais. Il s’agit notamment de :

• Stephy Mavididi, ailier

• Anthony Musaba, ailier

• Willy Kambwala, défenseur central

• Marc Bola, latéral gauche

• Arnaud Kalimuendo, avant-centre

• Nathanaël Milambo, milieu offensif

• Senny Mayulu, milieu offensif

Ces joueurs sont actuellement en discussions avancées avec les responsables techniques de la RDC, dans l’optique de rejoindre la sélection avec des objectifs précis et un rôle clairement défini.

Vers une refonte partielle de l’ossature ?

Pour une partie des observateurs, l’ossature ayant disputé la CAN 2025 ne suffira pas face aux exigences d’un barrage mondial. Certains estiment qu’une révision allant jusqu’à 60 % de l’effectif serait nécessaire, compte tenu du niveau de compétition, de la pression et des perspectives à long terme des Léopards.

Un débat légitime, à la hauteur des ambitions d’une nation qui rêve de retrouver la Coupe du monde, plus de cinq décennies après sa dernière participation.

Un rêve à portée de main

Les barrages de la Coupe du monde 2026 ne représentent pas seulement une compétition supplémentaire. Ils incarnent un tournant historique pour le football congolais. Entre continuité et renouveau, la RDC avance avec prudence, détermination et ambition. Le compte à rebours est lancé. Le rêve est vivant. Et les Léopards se préparent, en silence, à bondir.

Voldy Matiafu

RDC à 90 minutes de l’éternité : et si Didier Budimbu entrait dans la légende ?

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La République Démocratique du Congo est à l’aube d’un moment que l’histoire n’offre qu’une fois par génération.  Cinquante-deux ans après sa dernière participation à une Coupe du monde, la nation congolaise n’est plus qu’à 90 minutes de l’exploit.  Et derrière cette marche historique, un homme se détache avec constance, vision et détermination : Didier Budimbu, ministre des Sports et Loisirs.

Un rendez-vous avec l’histoire

Le 31 mars 2026, les Léopards de la RDC disputeront la finale des barrages intercontinentaux pour décrocher leur ticket pour le Mondial. Un duel décisif face au vainqueur de la rencontre entre la Jamaïque et la Nouvelle-Calédonie, prévue le 27 mars.

Au bout de cette bataille, un destin clair : une place dans le Groupe K du Mondial, aux côtés de géants du football mondial :

• Portugal — 17 juin

• Colombie — 24 juin

• Ouzbékistan — 28 juin

Ce n’est pas seulement un match de football. C’est une nation entière qui retient son souffle, prête à écrire une nouvelle page de son histoire sportive.

Didier Budimbu, le moteur silencieux de la renaissance

Si les Léopards sont aujourd’hui si proches du rêve, ce n’est pas le fruit du hasard. C’est le résultat d’une vision claire, d’un engagement sans relâche et d’un leadership assumé au sommet de la gestion sportive. Didier Budimbu, souvent surnommé le « génie blanc », a su redonner confiance aux acteurs du sport congolais, restaurer l’autorité de l’État dans la gouvernance sportive et créer un environnement propice à la performance. Là où régnaient doute et improvisation, il a imposé méthode, rigueur et ambition.

Une mémoire déjà gravée dans l’histoire

Si la RDC réussit à se qualifier pour le Mondial 2026, une question s’imposera naturellement : qu’est-ce que la République fera de Didier Budimbu après cet exploit ?

Une chose est certaine : son nom restera à jamais inscrit dans la mémoire du Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo, mais aussi dans la mémoire collective du football congolais. Car au-delà des résultats, Didier Budimbu aura incarné une époque :celle où la RDC a osé rêver grand, croire en elle-même et se projeter à nouveau parmi les nations qui comptent.

90 minutes pour l’éternité

Cinquante-deux ans après, la RDC est à 90 minutes de l’exploit. Didier Budimbu aussi.

Chaque pas des Léopards, chaque souffle dans les gradins, chaque voix qui s’élève comptera. Plus qu’un match, c’est un pacte entre une équipe et son peuple. Ensemble derrière les Léopards, pour transformer le rêve en réalité et consacrer définitivement l’homme qui aura cru, avant tous, que l’impossible était à portée de main.

Voldy Matiafu