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Économie : La tonne de mitrailles transformées en hausse de 1,52 %

Le marché des métaux de récupération en République démocratique du Congo affiche une progression constante en ce début d’année. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur transmises à Netic-news ce jeudi 22 janvier 2026, la tonne de mitrailles transformées a enregistré une hausse de 1,52 % pour la semaine du 19 au 24 janvier 2026. Le produit se négocie désormais à 769,86 USD sur les places internationales, contre 758,27 USD la semaine précédente, confirmant une dynamique de croissance amorcée dès la première quinzaine de janvier.

Cette tendance haussière est principalement dictée par l’équilibre entre l’offre et la demande mondiales ainsi que par les ajustements logistiques de la chaîne d’approvisionnement. « La tonne des mitrailles transformées observe une hausse de prix sur le marché international », précise le document officiel. Pour l’économie congolaise, dont la santé financière dépend étroitement de la valorisation de ses matières premières, ces fluctuations sont stratégiques. Elles impactent directement les revenus issus de la transformation des déchets métalliques en composants industriels à haute valeur ajoutée, comme les anodes de cuivre ou de zinc.

Au-delà de l’aspect financier, ces matériaux jouent un rôle technique essentiel, notamment dans le secteur maritime où les mitrailles transformées servent d’anodes sacrificielles pour protéger les structures contre la corrosion. Bien que la production mondiale soit dominée par des géants comme la Chine, l’Inde et les États-Unis pour le cuivre, ou l’Australie pour le zinc, la RDC consolide sa place dans ce segment de l’économie circulaire. Cette valorisation des alliages de zinc, de magnésium ou d’aluminium illustre la volonté du pays de diversifier ses exportations minières vers des produits transformés plus compétitifs.

Guyvenant Misenge

RDC : Le gramme d’argent se négocie désormais à 27 USD après une hausse de 5,88 %

Le marché des métaux précieux affiche une vitalité notable pour les exportations de la République démocratique du Congo. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur consultées ce jeudi 22 janvier 2026 par Netic-news le prix du gramme d’argent a enregistré une hausse de 5,88 % au 19 janvier 2026. Le minerai se négocie désormais à 27 USD, contre 25,5 USD la semaine précédente. Cette progression marque un renforcement significatif de la valeur de ce métal sur les places financières mondiales en ce début d’année.

Cette tendance haussière est principalement attribuée aux dynamiques de l’offre et de la demande ainsi qu’aux ajustements logistiques mondiaux. « L’argent observe une hausse de prix sur les marchés internationaux durant la semaine du 19 au 24 janvier 2026 », précise le document officiel. Pour l’économie congolaise, ces variations de cours sont stratégiques, car elles influencent directement les recettes budgétaires d’un État dont la croissance demeure fortement tributaire de la performance de son secteur extractif.

Au-delà de son rôle de valeur refuge, l’argent bénéficie d’une demande industrielle accrue, notamment dans les technologies de transition énergétique. La stabilité ou la fluctuation de son prix dépend étroitement de la fluidité de la chaîne d’approvisionnement globale. En captant cette plus-value à l’exportation, la RDC consolide sa position d’acteur clé sur le marché des minerais critiques, bien que cette dépendance aux cours mondiaux expose le cadre macroéconomique national à une volatilité persistante.

Guyvenant Misenge

A Davos, Louis Watum défend la transformation locale des minerais critiques de la RDC

En marge du Forum Économique Mondial (WEF) à Davos, le Ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a présidé ce jeudi 22 janvier 2026 une table ronde stratégique dédiée aux minéraux critiques. Co-organisé avec le BCIU et DP World, cet événement a réuni des investisseurs de premier plan pour discuter de l’avenir du cuivre et du cobalt. Lors de son allocution, le Ministre a fermement réitéré l’ambition nationale : « La RDC ne doit plus être un simple réservoir de matières premières, mais un partenaire industriel majeur au sein des chaînes de valeur mondiales. »

Accompagné des directeurs généraux du Cadastre Minier, du CEEC et du Service Géologique National, Louis Watum a affiché une unité institutionnelle forte visant à rassurer les marchés internationaux. Cette approche structurée souligne la volonté de Kinshasa de moderniser la gouvernance du secteur tout en sécurisant les investissements. Le Ministre a précisé que la stratégie actuelle repose sur une cohérence administrative totale, affirmant : « Nous présentons aujourd’hui un front institutionnel uni pour offrir aux partenaires un cadre transparent, prévisible et mutuellement bénéfique. »

L’accent a été mis sur la capture de la valeur ajoutée locale, un pilier central de la vision gouvernementale pour répondre à la demande croissante liée à la transition énergétique. Au-delà de l’extraction, Louis Watum a plaidé pour le développement d’infrastructures logistiques et de capacités de transformation sur le sol congolais.

« Notre priorité est de transformer nos ressources en valeur économique réelle pour nos populations », a-t-il conclu, marquant ainsi une étape décisive dans le positionnement de la RDC comme leader incontournable des métaux verts.

Guyvenant Misenge

RDC : Le gouvernement central lève partiellement la suspension des activités minières dans le Haut-Katanga et au Lualaba

Le ministre des Mines, Louis Kabamba Watum, a annoncé ce jeudi 22 janvier la levée partielle et momentanée de la suspension des activités minières pour les entités de la filière cupro-cobaltifère dans le Haut-Katanga. Cette décision fait suite au rapport d’une commission de contrôle qui a décelé plusieurs « manquements aux dispositions du Code et du Règlement Miniers » au sein des entreprises locales. Cette mesure, qui concerne également la société Luilu Resources au Lualaba, vise à relancer l’économie du secteur tout en imposant un assainissement rigoureux des pratiques industrielles et artisanales.

La reprise des opérations reste toutefois strictement encadrée par une procédure de notification individuelle sous 72 heures. Chaque entité recevra un cahier de charges précisant les « mesures d’accompagnement requises pour la réparation des griefs administratifs, techniques et de traçabilité », ainsi que le montant des pénalités à acquitter. Louis Watum a souligné que le maintien de cette levée ou sa transformation en levée définitive sera exclusivement « conditionné par la régularisation effective de chaque entité » selon les normes de diligence raisonnable en vigueur.

À travers ce communiqué officiel, le ministre réaffirme l’engagement du gouvernement pour un secteur minier assaini « au profit des compatriotes congolais ». Tout en saluant le patriotisme des parties prenantes et de la société civile, l’autorité insiste sur le respect strict du Manuel National de Traçabilité. L’objectif final demeure la sécurisation de la chaîne d’approvisionnement, garantissant que la production de cuivre et de cobalt répond désormais aux exigences de conformité nationales et internationales.


Guyvenant Misenge

Ressources naturelles partagées : La RDC à la traîne face aux avancées de ses voisins

Alors que la République démocratique du Congo regorge d’immenses ressources naturelles, plusieurs opportunités stratégiques demeurent inexploitées, notamment le long de ses frontières. Pendant que Kinshasa peine à traduire ses ambitions en actions concrètes, certains pays voisins progressent rapidement dans la valorisation de richesses pourtant communes. L’Ouganda, par exemple, exploite déjà le pétrole du lac Albert en partenariat avec TotalEnergies, tandis que la partie congolaise de cette même ressource reste largement en attente de développement.

Dans l’Est du pays, le contraste est encore plus saisissant. Au Nord-Kivu, le projet de dégazage du golfe de Kabuno, dans le lac Kivu, n’a jamais dépassé le stade des promesses, malgré plusieurs annonces officielles sous différents régimes. Pendant ce temps, à quelques kilomètres de Goma, le Rwanda exploite déjà le gaz méthane du même lac grâce à des installations visibles près de Rubona et de Nyamyumba.

« On a l’impression que la RDC observe pendant que le voisin transforme une ressource commune en énergie et en revenus », déplore Fiston Mahamba, journaliste d’investigation basé au Nord-Kivu.

Au-delà du manque à gagner économique, cette situation constitue un risque majeur pour les populations riveraines. Les scientifiques alertent depuis des années sur le danger que représente l’accumulation du gaz méthane dans le lac Kivu. Une éventuelle éruption limnique, notamment déclenchée par une activité volcanique du Nyiragongo, pourrait avoir des conséquences catastrophiques pour plus de cinq millions de personnes. À l’image du drame du lac Nyos au Cameroun en 1986, l’inaction pourrait coûter des vies, faisant de l’exploitation du gaz une urgence à la fois sécuritaire et économique.

Charles Mapinduzi

Accord de paix de Washington : Les États-Unis exigent des actions concrètes dans l’Est de la RDC

Lors d’une audition devant la sous-commission Afrique du Congrès américain, tenue le jeudi 22 janvier à Washington, la sous-secrétaire adjointe pour l’Afrique centrale, Sarah Troutman, a affirmé que les États-Unis veilleront au respect des engagements pris dans le cadre de l’accord de paix. Elle a insisté sur le fait que les populations de l’Est de la République démocratique du Congo doivent constater des améliorations tangibles dans leur vie quotidienne, condition indispensable pour restaurer la confiance et encourager les investissements américains, fondés sur la transparence et la responsabilité.

Selon la responsable américaine, le M23 n’a pas procédé au retrait total exigé par Washington, notamment sur l’axe allant de 75 kilomètres d’Uvira jusqu’à Kamanyola. Le retrait observé reste partiel, tandis que des rapports font état d’attaques de représailles contre des civils, en particulier des Banyamulenge, accusés de soutenir le M23. Ces violences, attribuées à des groupes armés locaux, contribuent à aggraver une situation sécuritaire déjà très préoccupante dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu.

Sarah Troutman a également indiqué que les deux parties n’ont pas respecté leurs engagements. Elle a affirmé que le Rwanda continue de soutenir le M23 et de déployer entre 5 000 et 7 000 soldats dans l’Est de la RDC, en violation de la souveraineté congolaise, tandis que la RDC est accusée de maintenir des liens avec les FDLR. Face à ces manquements, Washington envisage des sanctions contre les acteurs qui menacent la paix et rappelle que, malgré les déclarations optimistes de certains dirigeants, le retour à une paix durable dans l’Est du pays reste un processus long et complexe.

Charles Mapinduzi

La RDC et le groupe chinois LiuGong en pourparlers pour une implantation industrielle

La Première Ministre, Cheffe du Gouvernement, Judith Suminwa Tuluka, a reçu ce jeudi à la Primature une délégation de la firme chinoise LiuGong, leader mondial dans la fabrication des équipements de construction. Les échanges ont porté sur les modalités concrètes de l’implantation de cette entreprise en République Démocratique du Congo.

Cette initiative s’inscrit pleinement dans la vision du gouvernement congolais, qui œuvre à renforcer l’attractivité économique du pays et à promouvoir des investissements industriels à fort impact, capables de soutenir la transformation structurelle de l’économie nationale.

Selon les discussions engagées, le projet d’implantation de LiuGong en RDC prévoit notamment l’installation d’unités de vente, d’assemblage et de maintenance des équipements, ouvrant ainsi la voie à une présence industrielle durable. L’entreprise a également exprimé son intérêt pour le transfert de technologies et le renforcement des compétences locales, en partenariat avec les institutions nationales. À moyen terme, des perspectives de production locale estampillée « Made in DRC » ont été évoquées, avec pour objectif de réduire les importations, d’accroître la valeur ajoutée locale et de soutenir la dynamique d’industrialisation du pays. Ce projet pourrait par ailleurs générer de nombreux emplois et contribuer activement au développement des infrastructures, un secteur clé pour la croissance et la modernisation de la RDC.

La Cheffe du Gouvernement a salué l’intérêt manifesté par LiuGong et a réaffirmé l’engagement de l’État congolais à offrir un environnement propice aux investissements responsables, créateurs de valeur et alignés sur les priorités nationales de développement. Cette rencontre marque une étape importante dans le renforcement du partenariat économique entre la RDC et les investisseurs internationaux, dans une logique de coopération gagnant-gagnant et de développement industriel durable.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : 13,7 milliards FC débloqués pour apurer les arriérés de paie des enseignants des zones enclavées

Le gouvernement de la République Démocratique du Congo a procédé au paiement d’un montant estimé à 13,7 milliards de francs congolais en faveur de la société SMF IFOD SA, opérateur chargé de la paie des enseignants dans les territoires à accès difficile. Cette opération vise à résorber le déficit de trésorerie enregistré dans le cadre des opérations de paiement des enseignants. L’annonce a été faite ce jeudi 22 janvier 2026 à travers un communiqué de service de la direction nationale de contrôle, de la préparation de la paie et de la maîtrise des effectifs des enseignants et du personnel administratif des établissements scolaires (DINACOPE), adressé à l’ensemble des directeurs provinciaux.

Selon le document, ce décaissement permet désormais à l’opérateur de paie de régler l’intégralité des arriérés de salaires ainsi que les frais de fonctionnement accumulés. Il est également précisé que SMF IFOD SA est tenu d’assurer le paiement intégral de tous les enseignants relevant de sa responsabilité, conformément aux engagements pris par le gouvernement.

Cette mesure s’inscrit dans la volonté des autorités de garantir la régularité de la rémunération des enseignants, en particulier ceux exerçant dans des zones à forte contrainte logistique, et de renforcer la crédibilité du système de paie dans le secteur de l’éducation nationale.

Jamely Timothée Kayembe

Retrait des États-Unis de l’OMS : Un séisme sanitaire majeur pour la RDC et les pays en développement

Ce jeudi 22 janvier 2026, l’ordre sanitaire mondial a basculé. Un an après son préavis, Washington a officialisé son retrait de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), gelant par la même occasion 260 millions de dollars de contributions. Cette décision unilatérale place les pays du tiers-monde, et singulièrement la République Démocratique du Congo, face à une crise humanitaire sans précédent.

Le départ du premier contributeur historique de l’OMS crée un vide budgétaire immédiat d’environ 20 %. Pour les nations dépendantes de l’aide multilatérale, l’impact est direct : le financement des programmes de vaccination, de surveillance épidémiologique et de lutte contre la pauvreté se retrouve amputé. Washington justifie cette rupture par une volonté de « reprendre sa souveraineté sanitaire », préférant des accords bilatéraux aux structures onusiennes qu’elle juge inefficaces.

La RDC en première ligne de mire

En République Démocratique du Congo, les conséquences sont déjà chiffrées et alarmantes. Avec une dépense de santé par habitant qui plafonne historiquement autour de 4 USD, le pays dépend à plus de 70 % des financements extérieurs pour ses programmes d’urgence. Le gel des fonds américains menace l’approvisionnement en antirétroviraux pour des milliers de patients et fragilise les campagnes de vaccination contre la rougeole et la poliomyélite, dont l’OMS est le principal chef d’orchestre sur le terrain.

Menace sur la sécurité sanitaire nationale

La RDC étant le foyer de plusieurs maladies à potentiel épidémique, notamment le Mpox et le Choléra, le retrait américain fragilise les réseaux de laboratoires et de détection rapide. Sans le soutien technique et financier coordonné par l’OMS à Kinshasa, la capacité de riposte face à une nouvelle épidémie pourrait s’effondrer.

« Ce retrait ne coupe pas seulement des fonds, il brise une chaîne de solidarité technique indispensable pour identifier les virus avant qu’ils ne traversent les frontières », s’alarment les experts locaux.

Vers une redistribution des cartes ?

Face à ce retrait, le gouvernement congolais et l’Union Africaine se retrouvent au pied du mur. L’enjeu est désormais de trouver de nouveaux partenaires stratégiques, potentiellement vers l’axe Europe-Chine ou via un renforcement des contributions internes pour éviter un effondrement systémique des structures de santé publique. Ce 22 janvier 2026 restera dans l’histoire comme le jour où la sécurité sanitaire mondiale a perdu son principal pilier financier, laissant les pays les plus vulnérables dans une incertitude totale.

Guyvenant Misenge

Kinshasa : un corps sans vie repêché dans la rivière Kalamu à Selembao

Le corps sans vie d’un homme non autrement identifié a été découvert ce jeudi 22 janvier 2026 dans la rivière Kalamu, au quartier Ngobila, dans la commune de Selembao, au centre de Kinshasa, capitale de la République Démocratique émocratique du Congo.

Selon Raphaël Ntuika, chef du quartier Ngobila, la dépouille a été retrouvée par des habitants, flottant sur l’eau, le ventre et le visage tournés vers la rivière. « Il s’agit d’une personne que nous n’avons pas pu identifier. Tout porte à croire qu’elle aurait été tuée ailleurs avant d’être entraînée par la crue des eaux jusqu’ici », a-t-il indiqué.

Les services compétents ont été alertés pour les constatations d’usage et l’ouverture d’une enquête pour se rassurer sur l’identification du défunt et aussi les causes de sa mort.

Jamely Timothée Kayembe