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Forum économique de Davos : Le régime de Kinshasa vante les acquis, l’opposition dénonce une «promenade de santé »

La participation des autorités congolaises au Forum économique mondial de Davos est au cœur d’un débat dans le pays. Alors que le gouvernement met en avant plusieurs engagements obtenus en marge du forum, de nombreux opposants dénoncent un déplacement coûteux, déconnecté des réalités nationales et sans retombées concrètes pour la population.

Du côté officiel, la Présidence de la République affirme que la RDC a été au centre des discussions sur le partenariat stratégique autour des minerais.

Trois engagements majeurs sont mis en avant : attirer des investissements dans un environnement sécurisé, renforcer la gouvernance et la traçabilité du secteur minier, et promouvoir la transformation locale des minerais, notamment le cobalt.

Le chef de l’État, Félix Tshisekedi, a insisté sur la volonté de rompre avec le rôle de simple exportateur de matières premières et de faire des ressources naturelles un levier de développement durable et d’industrialisation.

Les autorités soulignent également des avancées diplomatiques liées à l’intégration africaine, à la ZLECAF et à la souveraineté technologique. Elles présentent la RDC comme un «pays-solution » dans la transition énergétique mondiale et comme un acteur appelé à jouer un rôle clé dans les chaînes de valeur internationales.

Mais ce narratif optimiste est vivement contesté par plusieurs figures de l’opposition et de nombreux internautes. Pour eux, Davos n’a été qu’une vitrine diplomatique sans impact réel.

Claudel Lubaya, notamment, parle d’un « grand voyage inutile », évoquant l’absence remarquée du président congolais à la tribune officielle du forum ainsi que l’absence de rencontres majeures avec des dirigeants internationaux de premier plan. Il dénonce également une délégation pléthorique financée par un Trésor public déjà fragilisé.

Les opposants estiment que les annonces faites à Davos ressemblent davantage à des effets de communication qu’à de véritables acquis. Ils rappellent que la population congolaise continue de faire face à l’insécurité, à la pauvreté et au manque d’infrastructures de base, tandis que les promesses de transformation locale des minerais tardent à se concrétiser sur le terrain.

Le fossé demeure ainsi entre les discours ambitieux tenus à l’international et les réalités sociales difficiles à l’intérieur du pays. Pour beaucoup de Congolais, la question centrale reste la même : au-delà des engagements annoncés à Davos, quand les retombées se feront-elles réellement sentir dans la vie quotidienne des citoyens ?

Charles Mapinduzi

Économie : Le prix des batteries usagées à l’exportation progresse de 1,32 %

Le marché des batteries usagées, segment croissant des exportations de la République démocratique du Congo, affiche une dynamique positive. Selon les dernières mercuriales du ministère du Commerce extérieur consultées par Netic-news, le prix de la tonne a progressé de 1,32 % pour la semaine du 19 au 24 janvier 2026. Le produit se négocie désormais à 513,24 USD, contre 506,51 USD la période précédente, confirmant une tendance à la hausse entamée dès le début du mois de janvier.

Cette appréciation des cours est principalement dictée par la loi de l’offre et de la demande sur les marchés internationaux et les tensions sur la chaîne d’approvisionnement.

« Le prix de la tonne de batteries usées observe une hausse sur les marchés internationaux », précise le document officiel.

Ces fluctuations impactent directement les recettes d’exportation de la RDC, dont l’économie demeure tributaire de la valorisation de ses ressources, qu’elles soient issues de l’extraction primaire ou des produits de récupération industrielle.

L’enjeu de ce secteur réside dans l’économie circulaire, les batteries usagées étant réutilisées pour le stockage d’énergie ou recyclées pour extraire des métaux critiques comme le lithium et le cobalt. Bien que la RDC soit un leader mondial de l’extraction minière, elle s’affirme aussi comme une source de collecte dans ses centres urbains et miniers. Cette revalorisation des composants permet de réduire la dépendance à l’extraction brute et d’alimenter les hubs de recyclage mondiaux, situés principalement en Chine, en Norvège ou au Canada.

Guyvenant Misenge

Kinshasa : Ferdinand Kambere dément son arrestation et dénonce un climat d’intimidation contre le PPRD

Le secrétaire permanent adjoint du Parti du peuple pour la reconstruction et la démocratie (PPRD), Ferdinand Kambere, a formellement démenti, ce jeudi 22 janvier 2026, les informations faisant état de son arrestation, relayées sur les réseaux sociaux. Dans une déclaration publiée sur son compte X, il a dénoncé ce qu’il qualifie de « manœuvres visant à installer un climat de terreur et d’intimidation contre les cadres et militants du parti ». « Je ne suis pas arrêté. Ces affabulations s’inscrivent dans un plan de création d’un climat de terreur et d’intimidation contre les camarades du Parti », a-t-il écrit.

L’ancien député affirme que ce climat de menaces s’est matérialisé dans la nuit du 20 au mercredi 21 janvier 2026, lorsque des hommes non identifiés, arrivés à moto, se sont présentés vers 3 heures du matin devant son domicile situé dans la commune de Barumbu. Selon lui, après avoir échangé pour vérifier s’ils se trouvaient à la bonne adresse, ces individus se seraient finalement dispersés discrètement. Ferdinand Kambere dénonce ce qu’il qualifie de « plan macabre du régime », qu’il accuse également de laisser certains médias propager la haine contre les membres de l’opposition.

Abordant la question du dialogue politique face à la crise que traverse la République démocratique du Congo, le cadre du PPRD a réaffirmé la position de son parti, conditionnant toute participation à un dialogue « véritablement national et inclusif ».

« Notre position est claire : si ce n’est pas un dialogue national inclusif pour résoudre les questions restées indissolubles depuis celui de Sun City, nous n’y prendrons pas part », a-t-il martelé.

Bienvenu Musoy

Crise du M23 : Plusieurs organisations des droits humains redoutent un chaos à Uvira, voici pourquoi

Le retrait des éléments de l’AFC/M23 de la ville d’Uvira, intervenu le 17 janvier 2026, était présenté comme une avancée vers la paix et la protection des civils. Pourtant, selon un rapport d’enquête humanitaire indépendante, cette décision a rapidement plongé la ville dans une situation de chaos sécuritaire, faute de mesures concrètes d’accompagnement sur le terrain.

Les organisations de défense des droits humains expliquent que ce retrait, obtenu sous pression politique et diplomatique internationale, n’a été suivi d’aucun plan de transition sécuritaire. Aucune force neutre n’a été déployée pour assurer le contrôle de la ville, laissant ainsi un vide sécuritaire immédiatement exploité par des groupes armés locaux.

Le rapport fait état de graves violations des droits humains commises contre les populations civiles après le départ de l’AFC/M23. Des exactions ciblées, des exécutions sommaires, des pillages ainsi que des destructions de biens publics et privés ont été documentés par les enquêteurs dépêchés à Uvira dès le 18 janvier 2026.

Selon les auteurs du rapport, les risques étaient pourtant connus. La présence active de milices locales violentes dans la région avait été largement signalée par le passé, mais ces menaces n’auraient pas été sérieusement prises en compte par les autorités nationales et les acteurs internationaux impliqués dans le processus. Cette mauvaise anticipation a contribué à l’aggravation rapide de la situation sécuritaire.

Les organisations signataires estiment que ce rapport doit servir d’outil de mémoire, de responsabilité et de justice pour les victimes. Elles appellent à des actions urgentes afin de garantir la protection des civils, de prévenir la répétition de tels drames et de mettre fin aux décisions sécuritaires prises sans considération réelle des conséquences humaines.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : L’avenue Lumumba bientôt réhabilitée à 70 % dans la commune de Ngaba

La modernisation des infrastructures routières progresse de manière significative dans le sud de Kinshasa. Selon un communiqué de l’Hôtel de ville consulté ce jeudi 22 janvier 2026, le taux d’exécution des travaux sur l’avenue Lumumba, dans le quartier Luyi (commune de Ngaba), est désormais estimé à 70 %. Lancé le 29 septembre 2025 par le gouverneur Daniel Bumba Lubaki dans le cadre du programme « Kinshasa ezo bonga », ce chantier permet à cette municipalité de « retrouver peu à peu son souffle » grâce à une avancée rapide des opérations de génie civil.

Cette artère stratégique subit une transformation profonde pour devenir une voie moderne construite en béton. Une fois les travaux finalisés, l’avenue Lumumba jouera un rôle de premier plan en reliant plusieurs quartiers à l’avenue By-pass. L’autorité urbaine souligne que l’objectif est de « désengorger la circulation dans le sud de la capitale » et de « réduire les embouteillages récurrents qui paralysent cette partie de la ville », offrant ainsi une alternative de mobilité durable aux usagers de la route.

Sur le terrain, la qualité des ouvrages suscite l’approbation des résidents du quartier Luyi. Le communiqué précise que « la qualité des travaux suscite déjà la satisfaction des riverains », qui saluent l’engagement du premier citoyen de la ville à moderniser le réseau routier communal. Cette réhabilitation, qui entre dans sa phase finale, s’inscrit dans une volonté globale de répondre aux besoins pressants de la population kinoise en matière de transport et de fluidité urbaine.

Guyvenant Misenge

Marché des métaux : L’aluminium congolais bondit de 35,97 % à l’international

Le cours de l’aluminium, produit stratégique d’exportation de la République démocratique du Congo, a enregistré une hausse spectaculaire sur les marchés mondiaux pour la semaine du 19 au 24 janvier 2026. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur consultées par Netic-news, le prix de la tonne s’est établi à 1 498,75 USD, contre 1 432,60 USD la semaine précédente. Cette progression marque une accélération nette par rapport aux hausses modérées de 2,89 % et 3,36 % observées au début du mois, consolidant ainsi la reprise du secteur après le léger repli enregistré en fin d’année 2025.

Cette flambée des prix est dictée par la dynamique complexe de l’offre et de la demande mondiales ainsi que par les ajustements de la chaîne d’approvisionnement.

« La tonne d’aluminium observe une hausse de prix sur le marché international durant la semaine du 19 au 24 janvier 2026 », précise le document officiel.

Pour l’économie congolaise, dont la santé financière dépend étroitement de la valorisation de ses ressources minières, ces fluctuations représentent un enjeu majeur pour les recettes d’exportation et la stabilité macroéconomique nationale.

Essentiel aux industries de pointe, l’aluminium tire sa valeur de ses propriétés de légèreté et de conductivité thermique, indispensables aux secteurs de l’aérospatiale, de l’automobile électrique et de la construction. Bien que le marché mondial reste dominé par des producteurs comme la Chine, l’Inde et la Russie, la RDC continue de jouer son rôle de pourvoyeur de matières premières. Cette tendance haussière souligne l’importance stratégique du secteur minier congolais dans la transition énergétique et technologique globale, malgré une volatilité persistante sur les places financières internationales.

Guyvenant Misenge

RDC : Un atelier national évalue la situation sécuritaire à Uvira pour le rétablissement de l’autorité de l’État

Face à la dégradation persistante de la situation sécuritaire dans l’Est de la République démocratique du Congo, le gouvernement a lancé, ce jeudi 22 janvier 2026, un atelier national consacré à la restauration de l’autorité de l’État. Ouvert par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières, Shabani Lukoo Bihango Jacquemain, ce cadre de réflexion réunit, pendant deux jours, des experts des différents services de sécurité afin d’évaluer les défis sécuritaires dans la région, avec un accent particulier sur la ville d’Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu.

Cette initiative intervient dans un contexte marqué par l’annonce du retrait des rebelles de l’AFC/M23, soutenus par le Rwanda. Tout en réaffirmant sa détermination à rétablir pleinement l’autorité de l’État sur l’ensemble du territoire national, le Gouvernement met en garde contre un retrait jugé fallacieux, certains éléments rebelles s’étant fondus dans la population en tenue civile pour poursuivre des exactions contre les civils.

Le Vice-Premier ministre Shabani a également alerté sur les risques sécuritaires liés à la réouverture des postes frontaliers, alors que le redéploiement de la Police nationale congolaise et de la Direction générale de migration demeure incomplet. Face à ces défis, les autorités ont opté pour une approche anticipative et concertée, matérialisée par l’élaboration d’une feuille de route nationale dont la validation constitue l’un des principaux objectifs des travaux de cet atelier.

Fulgence Mavula

Économie : La tonne de mitrailles transformées en hausse de 1,52 %

Le marché des métaux de récupération en République démocratique du Congo affiche une progression constante en ce début d’année. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur transmises à Netic-news ce jeudi 22 janvier 2026, la tonne de mitrailles transformées a enregistré une hausse de 1,52 % pour la semaine du 19 au 24 janvier 2026. Le produit se négocie désormais à 769,86 USD sur les places internationales, contre 758,27 USD la semaine précédente, confirmant une dynamique de croissance amorcée dès la première quinzaine de janvier.

Cette tendance haussière est principalement dictée par l’équilibre entre l’offre et la demande mondiales ainsi que par les ajustements logistiques de la chaîne d’approvisionnement. « La tonne des mitrailles transformées observe une hausse de prix sur le marché international », précise le document officiel. Pour l’économie congolaise, dont la santé financière dépend étroitement de la valorisation de ses matières premières, ces fluctuations sont stratégiques. Elles impactent directement les revenus issus de la transformation des déchets métalliques en composants industriels à haute valeur ajoutée, comme les anodes de cuivre ou de zinc.

Au-delà de l’aspect financier, ces matériaux jouent un rôle technique essentiel, notamment dans le secteur maritime où les mitrailles transformées servent d’anodes sacrificielles pour protéger les structures contre la corrosion. Bien que la production mondiale soit dominée par des géants comme la Chine, l’Inde et les États-Unis pour le cuivre, ou l’Australie pour le zinc, la RDC consolide sa place dans ce segment de l’économie circulaire. Cette valorisation des alliages de zinc, de magnésium ou d’aluminium illustre la volonté du pays de diversifier ses exportations minières vers des produits transformés plus compétitifs.

Guyvenant Misenge

RDC : Le gramme d’argent se négocie désormais à 27 USD après une hausse de 5,88 %

Le marché des métaux précieux affiche une vitalité notable pour les exportations de la République démocratique du Congo. Selon les mercuriales du ministère du Commerce extérieur consultées ce jeudi 22 janvier 2026 par Netic-news le prix du gramme d’argent a enregistré une hausse de 5,88 % au 19 janvier 2026. Le minerai se négocie désormais à 27 USD, contre 25,5 USD la semaine précédente. Cette progression marque un renforcement significatif de la valeur de ce métal sur les places financières mondiales en ce début d’année.

Cette tendance haussière est principalement attribuée aux dynamiques de l’offre et de la demande ainsi qu’aux ajustements logistiques mondiaux. « L’argent observe une hausse de prix sur les marchés internationaux durant la semaine du 19 au 24 janvier 2026 », précise le document officiel. Pour l’économie congolaise, ces variations de cours sont stratégiques, car elles influencent directement les recettes budgétaires d’un État dont la croissance demeure fortement tributaire de la performance de son secteur extractif.

Au-delà de son rôle de valeur refuge, l’argent bénéficie d’une demande industrielle accrue, notamment dans les technologies de transition énergétique. La stabilité ou la fluctuation de son prix dépend étroitement de la fluidité de la chaîne d’approvisionnement globale. En captant cette plus-value à l’exportation, la RDC consolide sa position d’acteur clé sur le marché des minerais critiques, bien que cette dépendance aux cours mondiaux expose le cadre macroéconomique national à une volatilité persistante.

Guyvenant Misenge

A Davos, Louis Watum défend la transformation locale des minerais critiques de la RDC

En marge du Forum Économique Mondial (WEF) à Davos, le Ministre des Mines de la République Démocratique du Congo, Louis Watum Kabamba, a présidé ce jeudi 22 janvier 2026 une table ronde stratégique dédiée aux minéraux critiques. Co-organisé avec le BCIU et DP World, cet événement a réuni des investisseurs de premier plan pour discuter de l’avenir du cuivre et du cobalt. Lors de son allocution, le Ministre a fermement réitéré l’ambition nationale : « La RDC ne doit plus être un simple réservoir de matières premières, mais un partenaire industriel majeur au sein des chaînes de valeur mondiales. »

Accompagné des directeurs généraux du Cadastre Minier, du CEEC et du Service Géologique National, Louis Watum a affiché une unité institutionnelle forte visant à rassurer les marchés internationaux. Cette approche structurée souligne la volonté de Kinshasa de moderniser la gouvernance du secteur tout en sécurisant les investissements. Le Ministre a précisé que la stratégie actuelle repose sur une cohérence administrative totale, affirmant : « Nous présentons aujourd’hui un front institutionnel uni pour offrir aux partenaires un cadre transparent, prévisible et mutuellement bénéfique. »

L’accent a été mis sur la capture de la valeur ajoutée locale, un pilier central de la vision gouvernementale pour répondre à la demande croissante liée à la transition énergétique. Au-delà de l’extraction, Louis Watum a plaidé pour le développement d’infrastructures logistiques et de capacités de transformation sur le sol congolais.

« Notre priorité est de transformer nos ressources en valeur économique réelle pour nos populations », a-t-il conclu, marquant ainsi une étape décisive dans le positionnement de la RDC comme leader incontournable des métaux verts.

Guyvenant Misenge