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Kongo Central : Plus de 500 réfugiés congolais de Brazzaville franchissent la frontière à Luozi après les violences de Minduli

Des mouvements massifs de populations sont signalés à la frontière entre la République Démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville, dans le territoire de Luozi (province du Kongo Central), à la suite des affrontements opposant des éléments de la Garde républicaine congolaise aux fidèles du pasteur Ntumi dans la localité de Minduli. Au poste frontalier de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, 588 personnes dont on retrouve en elles, les hommes, les femmes et les enfants, ont été enregistrées mercredi 14 janvier. Ces populations, fuyant les violences, traversent la frontière avec leurs familles à la recherche de sécurité.

Selon des sources locales, des éléments présumés du mouvement des Nijas auraient diffusé une vidéo filmée par drone, mettant en garde les militaires et évoquant les événements de 2016 qui avaient coûté la vie à plusieurs soldats. Ces images auraient provoqué une vive tension dimanche 10 janvier 2026. En réaction, des militaires auraient incendié une moto appartenant au mouvement du pasteur Ntumi ainsi que d’autres biens, aggravant le climat de peur au sein des populations civiles.

Face à cette situation préoccupante, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin de suivre de près l’évolution des événements et d’évaluer les besoins humanitaires liés à l’afflux des déplacés.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Les FARDC accusent l’armée rwandaise et le M23-AFC de pillages et de violences sexuelles à Uvira

Les Forces armées de la République Démocratique du Congo, ont accusé ce vendredi 16 janvier 2026, l’armée rwandaise et ses alliés du groupe armé M23-AFC de pillages et de violences sexuelles commis contre des civils dans la ville d’Uvira, au Sud-Kivu, dans l’est de la République démocratique du Congo.

Dans un communiqué officiel, l’armée congolaise affirme que, contrairement aux annonces faisant état d’un retrait des forces hostiles, des éléments qu’elle qualifie de forces d’agression demeurent présents dans la ville et poursuivent leurs exactions contre la population civile. « Contrairement aux annonces de retrait, des militaires rwandais sont présents à Uvira et se livrent à des actes de pillage », souligne le communiqué. Selon la même source, plusieurs cas de viols, de vols et de pillages ont été signalés dans les quartiers Nyamyanda et Kimanga, dans la nuit du 14 au 15 janvier, plongeant les habitants dans un climat de peur et d’insécurité.

Face à cette situation, les FARDC indiquent avoir saisi la communauté internationale ainsi que leurs partenaires afin d’attirer l’attention sur la dégradation de la situation sécuritaire et humanitaire dans cette partie du Sud-Kivu. L’armée congolaise appelle toutefois la population à ne pas céder à la panique, affirmant que « l’ennemi est aux abois ».

Jamely Timothée Kayembe

CEEAC : Les ministres appelés à accélérer la finalisation du recrutement des commissaires

Réunis ce vendredi 16 janvier 2025 à Malabo, en Guinée équatoriale, dans le cadre de la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères, des Relations extérieures et de l’Intégration régionale des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), les participants ont été appelés à accélérer la finalisation du processus de recrutement des commissaires de l’institution. À l’ouverture des travaux, le président en exercice de la CEEAC, Ezéchiel Nibigira, a insisté sur le caractère crucial de ce processus pour le bon fonctionnement de l’organisation.

Dans son allocution, Ezéchiel Nibigira a déploré la lenteur observée dans la mise en œuvre de cette procédure, estimant qu’elle freine les réformes en cours et nuit à la crédibilité de la communauté auprès de ses partenaires. Il a souligné que le recrutement des commissaires ne doit pas être perçu comme une simple formalité administrative, mais plutôt comme un signal fort de sérieux, d’engagement et de crédibilité institutionnelle.

Face à cette situation, le président de la CEEAC a proposé qu’à l’avenir, la désignation des commissaires se fasse selon un principe de rotation entre les États membres, afin de garantir plus de transparence, d’équité et de célérité dans la mise en place des organes de l’organisation.

Blanchi Lungala

Diplomatie : La RDC défend ses candidatures à la CEEAC à Malabo

La République démocratique du Congo, représentée par le ministre de l’Intégration régionale, Floribert Anzuluni, prend part à la réunion du Conseil des ministres des Affaires étrangères, des Relations extérieures et de l’Intégration régionale des pays membres de la Communauté économique des États de l’Afrique centrale (CEEAC), ouverte ce vendredi 16 janvier 2026 à Malabo, en Guinée équatoriale.

À ces assises, la délégation congolaise plaide pour la candidature de la RDC à plusieurs postes de commissaires au sein des instances de la CEEAC, notamment ceux de l’Environnement, des Affaires économiques et financières, des Infrastructures, des Affaires politiques et de la Sécurité, ainsi que de la Promotion du genre et des Affaires juridiques, selon un communiqué du ministère de l’Intégration régionale.

Ces candidatures s’inscrivent dans la volonté du gouvernement congolais de renforcer le rôle de la RDC au sein de l’organisation régionale, conformément à la politique de diplomatie agissante prônée par le président Félix Tshisekedi.

Blanchi Lungala M

Kisenso : Le corps sans vie d’une jeune femme retrouvé au quartier Kabila 1

Un drame s’est produit ce vendredi 16 janvier 2026 dans la commune de Kisenso, précisément au quartier Kabila 1, où le corps sans vie d’une jeune femme non identifiée a été découvert dans des circonstances encore non élucidées. Selon les premières informations recueillies auprès des sources de la Croix-Rouge, la victime serait décédée depuis environ douze heures au moment de la découverte.

D’après les témoignages des habitants du quartier, la jeune femme vivait depuis un certain temps dans la rue et passait ses nuits à la belle étoile, sans que son origine exacte ne soit connue. Les autorités compétentes ont été saisies afin d’établir les causes exactes de ce décès et d’identifier la victime.

Ce nouveau drame illustre une fois de plus la montée de l’insécurité dans la capitale congolaise. Depuis décembre 2025, plusieurs cas de meurtres, de vols à main armée et de banditisme urbain, communément appelés « Kuluna », sont régulièrement signalés, et ce, malgré le renforcement des dispositifs sécuritaires à travers la ville.

Blanchi Lungala M

Coopération sécuritaire : La 14ᵉ session RDC–Zambie se clôture par des engagements conjoints à Lubumbashi

La 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et Sécurité entre la République démocratique du Congo (RDC) et la République de Zambie s’est officiellement clôturée, le Jeudi 15 janvier 2026 à Lubumbashi, chef-lieu de la province du Haut-Katanga, par la signature d’un communiqué conjoint.
Le document a été paraphé par le Vice-Premier ministre, ministre de l’Intérieur, Sécurité, Décentralisation et Affaires coutumières de la RDC, Shabani Lukoo Bihango Jacquemain, et le ministre zambien de la Défense, Ambrose Lwijii Lufuma, marquant l’aboutissement de deux jours de travaux intensifs entre experts des deux pays.

Cette cérémonie de clôture s’est tenue à l’issue d’une réunion ministérielle coprésidée par les deux responsables, en présence du ministre zambien de l’Intérieur, Jacob Mwimbi. Les discussions ont porté principalement sur la lutte contre la criminalité transfrontalière, les questions liées à l’empiètement de la ligne frontalière, ainsi que d’autres défis sécuritaires communs à la RDC et à la Zambie.

À cette occasion, le Vice-Premier ministre congolais a souligné l’importance d’un suivi rigoureux et effectif des résolutions adoptées par les experts, afin d’assurer une mise en œuvre concrète des engagements pris et de renforcer la coopération sécuritaire bilatérale.
Cette 14ᵉ session de la Commission permanente mixte Défense et Sécurité s’inscrit dans la dynamique de consolidation des relations de bon voisinage et de coopération entre Kinshasa et Lusaka, au service de la stabilité et de la sécurité le long de leur frontière commune.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Reprise du contrôle des permis de conduire et du contrôle technique dès le 20 janvier

Après une longue période de courtoisie routière observée pendant les fêtes, les autorités annoncent la reprise du bouclage général et systématique des véhicules à partir du 20 janvier 2025. Cette mesure, amorcée depuis la fin de l’année 2024, vise à assainir et à régulariser le secteur des transports en République démocratique du Congo.

À quatre jours de l’échéance, les conducteurs sont appelés à se conformer aux règles du ministère des Transports, notamment en se munissant du permis de conduire biométrique et en soumettant leurs véhicules au contrôle technique. L’objectif est de faciliter le travail de la Police de circulation routière et de renforcer la sécurité sur les routes.

Les autorités précisent qu’aucune tolérance ne sera accordée aux véhicules en infraction, qui seront immédiatement conduits à la fourrière. Le gouvernement estime que cette opération contribuera à fluidifier la circulation à Kinshasa, même si, sur le terrain, les embouteillages continuent de s’aggraver de jour en jour.

Bienvenu Musoy

Bukavu sous le choc : Le M23 piétine l’éducation et expulse des enseignants à l’Athénée d’Ibanda

La ville de Bukavu traverse un nouvel épisode de profonde indignation depuis le jeudi 15 janvier 2026, après des actes graves posés par le mouvement armé M23, qui s’attaque ouvertement au système éducatif dans la province du Sud-Kivu, en violation flagrante des droits humains et des principes fondamentaux de protection des civils. Busu Ngwa, présenté comme le gouverneur autoproclamé du M23, a convoqué les autorités provinciales du secteur éducatif lors d’une réunion imposée. À l’issue de celle-ci, il a ordonné l’évacuation immédiate des services éducatifs installés à l’Athénée d’Ibanda, exigeant notamment le départ sans délai du bureau de l’Inspection principale provinciale (IPP).

Plus grave encore, le M23 a procédé à l’expulsion forcée de tous les enseignants et de leurs familles logés à l’internat de l’Institut d’Ibanda. Les occupants ont reçu un ultimatum de quatorze jours pour libérer les lieux, sous menace de représailles comme des intrus, des criminels et sans alternative, disant que ces locaux sont destinés à accueillir les populations rwandaises; confirme un cadre éducatif touché par la mesure. Déjà confrontés à des salaires dérisoires et à des conditions de vie extrêmement précaires, ces enseignants se retrouvent désormais avec leurs familles dans une situation de détresse sociale aiguë, exposant femmes et enfants à une vulnérabilité extrême. Pour les acteurs de la société civile à Bukavu, ces actes constituent une attaque frontale contre l’éducation, assimilable à une stratégie de destruction du tissu social car s’en prendre aux enseignants, c’est s’en prendre à l’avenir même du pays, et l’éducation ne peut être transformée en champ de bataille.

Face à cette situation alarmante, des appels pressants sont lancés à la communauté internationale, aux organisations humanitaires, ainsi qu’aux mécanismes de protection des droits humains, afin qu’une action urgente soit engagée pour protéger les enseignants, les élèves et les infrastructures scolaires, car à Bukavu, la peur se mêle à la colère. Une conviction s’impose désormais : se taire, c’est consentir. Informer, documenter et dénoncer, deviennent des actes essentiels pour défendre la dignité humaine et préserver l’avenir des générations à venir.

Jamely Timothée Kayembe

Laurent-Désiré Kabila : Le président au mandat le plus court de l’histoire de la RDC

Laurent-Désiré Kabila est devenu président de la République démocratique du Congo le 17 mai 1997, après avoir renversé Mobutu Sese Seko, qui avait dirigé le pays pendant plus de 30 ans. Il a été assassiné le 16 janvier 2001 par un de ses gardes du corps au Palais de Marbre à Kinshasa, ce qui a mis fin brutalement à son mandat.

Durée exacte de son mandat :

Début : 17 mai 1997
Fin : 16 janvier 2001
Total : environ 3 ans et 8 mois (soit environ 3 ans et 245 jours) selon les comptages chronologiques.

Contrairement à une idée reçue souvent évoquée (près de 4 ans et demi), les sources historiques établissent que Laurent-Désiré Kabila a gouverné moins de 4 ans, ce qui fait de lui le chef de l’État congolais ayant exercé le pouvoir le moins longtemps depuis l’indépendance en 1960.

Comparaison avec les autres présidents de la RDC

Pour mieux apprécier la brièveté de son mandat, comparons la durée des différents présidents de la RDC depuis l’indépendance.

Depuis l’accession de la République démocratique du Congo à l’indépendance en 1960, le pays a connu plusieurs présidents dont la durée au pouvoir varie fortement. Joseph Kasa-Vubu, premier président de la RDC indépendante, a dirigé le pays de 1960 à 1965, soit environ cinq ans. Il a été renversé par Mobutu Sese Seko, qui a ensuite gouverné de 1965 à 1997, établissant un record de longévité avec plus de 31 ans au pouvoir. Après lui, Laurent-Désiré Kabila a pris la tête du pays de 1997 jusqu’à son assassinat en 2001, exerçant le pouvoir pendant environ trois ans et huit mois. Son fils, Joseph Kabila, lui a succédé et a dirigé la RDC de 2001 à 2019, soit près de 18 ans, ce qui fait de lui le deuxième président ayant exercé le plus longtemps après Mobutu. Enfin, Félix Tshisekedi est président depuis 2019. Réélu pour un second mandat, il totalise en 2026 environ sept ans au pouvoir et est toujours en fonction.

Cela fait apparaître clairement que Laurent-Désiré Kabila est bien le président qui a exercé le pouvoir le moins longtemps sur toute l’histoire républicaine de la RDC, si l’on exclut les très brèves présidences intérimaires qui ne sont pas comptabilisées ici.

Pourquoi sa durée fut-elle aussi courte ?

Plusieurs facteurs expliquent la brièveté du mandat de Laurent-Désiré Kabila :
1. Prise du pouvoir par la force
Kabila n’est pas arrivé à la tête de l’État par voie électorale, mais via une insurrection armée qui a renversé le régime de Mobutu. Ce contexte révolutionnaire a fait de lui un homme d’État en période de transition, sans processus démocratique pleinement stabilisé.

2. Conflits et instabilité

Son régime a hérité de guerres internes et régionales (notamment la Deuxième Guerre du Congo), ce qui l’a placé dans une gouvernance sous forte pression sécuritaire.

3. Assassinat en fonction

Sa mort violente, imputée à un de ses gardes du corps, a interrompu de manière brutale son exercice présidentiel sans aboutir à une succession politique normale.

Cette combinaison d’un accès non constitutionnel au pouvoir, d’une situation sécuritaire déstabilisée et d’un assassinat en exercice explique pourquoi son mandat fut si court comparé à d’autres.

Pourquoi cette courte durée est-elle symboliquement importante ?

La brièveté du mandat de Laurent-Désiré Kabila est significative à plusieurs niveaux :

1 Transition historique : Il a définitivement mis fin à la dictature de Mobutu, qui était la plus longue de l’Afrique post-coloniale.

2 Point de rupture : Son arrivée a marqué un changement drastique dans l’histoire politique congolaise (changement de nom de l’État, réalignement des alliances régionales).

3 Héritage institutionnel : Même si court, son mandat a pavé la voie à des processus politiques plus institutionnels sous Joseph Kabila puis sous Félix Tshisekedi.

Laurent-Désiré Kabila a dirigé la RDC pendant environ 3 ans et 8 mois, ce qui fait de lui, parmi les présidents régulièrement élus ou reconnus depuis l’indépendance, le chef d’État ayant exercé le pouvoir le moins longtemps.

Cette réalité factuelle contraste fortement avec les longs règnes de Mobutu, Joseph Kabila ou même de Félix Tshisekedi aujourd’hui, et s’explique autant par les conditions accidentelles de sa montée au pouvoir que par sa mort violente-faisant de lui une figure historique singulière dans la mémoire politique congolaise.

Gilbert Ngonga

RDC : Reprise du contrôle des permis de conduire et du contrôle technique dès le 20 janvier

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Après une longue période de courtoisie routière observée pendant les fêtes, les autorités annoncent la reprise du bouclage général et systématique des véhicules à partir du 20 janvier 2025. Cette mesure, amorcée depuis la fin de l’année 2024, vise à assainir et à régulariser le secteur des transports en République démocratique du Congo.

À quatre jours de l’échéance, les conducteurs sont appelés à se conformer aux règles du ministère des Transports, notamment en se munissant du permis de conduire biométrique et en soumettant leurs véhicules au contrôle technique. L’objectif est de faciliter le travail de la Police de circulation routière et de renforcer la sécurité sur les routes.

Les autorités précisent qu’aucune tolérance ne sera accordée aux véhicules en infraction, qui seront immédiatement conduits à la fourrière. Le gouvernement estime que cette opération contribuera à fluidifier la circulation à Kinshasa, même si, sur le terrain, les embouteillages continuent de s’aggraver de jour en jour.

Bienvenu Musoy