Accueil Blog Page 255

RDC : l’ACB de Guy Mafuta Kabongo réaffirme son soutien à Félix Tshisekedi et plaide pour la paix

Le président national de l’Alliance des Congolais Bâtisseurs (ACB), Guy Mafuta Kabongo, a réitéré, ce vendredi 16 janvier, le soutien de son parti au Chef de l’État, Félix Tshisekedi. Devant la presse, il a salué les efforts engagés par le Président de la République en faveur du retour de la paix, particulièrement dans l’Est du pays, tout en affirmant l’appui de sa formation politique à toute initiative visant à mettre fin à la guerre.

S’exprimant lors d’une rencontre organisée par la ligue des jeunes de l’ACB, le député national a souligné le caractère républicain de son parti et sa détermination à voir cesser les violences. Il a insisté sur la nécessité de préserver des vies humaines et de mettre un terme à l’effusion de sang qui touche les populations congolaises depuis plusieurs années.

Guy Mafuta Kabongo a également appelé les cadres, militants et sympathisants de l’ACB à faire preuve d’un patriotisme sans faille face aux agressions que subit la RDC. Il a rappelé l’héritage de figures emblématiques telles que Laurent-Désiré Kabila et Patrice Emery Lumumba, qui, selon lui, ont consacré leur vie à l’intérêt général et à la défense de la souveraineté nationale.

Il a clarifié la position politique de l’ACB, membre du regroupement 2AA/DTC au sein de la mosaïque UDPS. Parti de la majorité au pouvoir, l’ACB soutient le Président Félix Tshisekedi en raison de son mandat électif et de la légitimité populaire dont il bénéficie, réaffirmant ainsi son engagement aux côtés des institutions de la République.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : des biens de Laurent-Désiré Kabila emportés au Palais de Marbre, la famille s’indigne

  1. La famille de l’ancien président de la République démocratique du Congo, Laurent-Désiré Kabila, a dénoncé vendredi 16 janvier, de graves actes de pillage qui auraient eu lieu au Palais de Marbre, résidence officielle du défunt chef de l’État, située à Kinshasa. Selon ses proches, des éléments de la Garde républicaine auraient investi les lieux et emporté plusieurs biens personnels appartenant à Laurent-Désiré Kabila.

D’après la famille, ces éléments auraient saisi des vêtements, des valises ainsi que le véhicule personnel de l’ancien président. Les enfants de Laurent-Désiré Kabila auraient été contraints de quitter la résidence, tandis que les policiers précédemment affectés à la sécurité du site auraient été désarmés et expulsés, sans qu’aucune explication officielle ne leur soit fournie.

Dans un message lu lors de la messe commémorative marquant le 25ᵉ anniversaire de l’assassinat de son père, Jaynet Kabila a également révélé que du matériel agricole, notamment des tracteurs appartenant à la veuve de l’ancien président, Maman Sifa Mahanya, aurait été emporté. Qualifiant ces faits d’« actes graves », la famille Kabila appelle les autorités compétentes à faire toute la lumière sur ces événements et à établir les responsabilités.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : le ministre de la Justice saisit le procureur général pour des soupçons de corruption au ministère des Finances

À travers une correspondance datée du 30 décembre 2025, dont votre rédaction a pris connaissance vendredi 16 janvier, le ministre de la Justice et Garde des sceaux, Guillaume Ngefa, a officiellement saisi le procureur général afin de solliciter l’ouverture de poursuites judiciaires contre deux membres du cabinet du ministre des Finances. Il s’agit de Trésor Kiala, chargé d’études, et de Yannick Isasi, conseiller à la Trésorerie au cabinet du ministre Doudou Fwamba. Cette démarche s’inscrit dans le cadre de la lutte contre les pratiques de corruption au sein des institutions publiques.

Selon le ministère de la Justice, ces deux collaborateurs sont soupçonnés d’être impliqués dans des faits de corruption et/ou de concussion. Les agissements qui leur sont reprochés auraient pour conséquence d’entraver le paiement normal des honoraires dus aux avocats de la République par l’État congolais, une situation jugée préjudiciable au bon fonctionnement de la justice.

Guillaume Ngefa fonde sa démarche sur les dispositions de l’article 70 de la loi organique n° 3/011-B du 11 avril 2013, relative à l’organisation, au fonctionnement et à la compétence des juridictions de l’ordre judiciaire. À travers cette action, le ministre de la Justice entend établir les responsabilités individuelles et réaffirmer la volonté des autorités de lutter contre l’impunité et les détournements de fonds publics.

Jérémie Ngunga Léman

Gaz Mawete à l’affiche de Couleur Café 2026 : la rumba congolaise à l’honneur à Bruxelles

0

L’artiste congolais Gaz Mawete figure parmi les têtes d’affiche de l’édition 2026 du festival Couleur Café, prévue du 26 au 28 juin à Bruxelles, capitale européenne de la diversité culturelle. Reconnu comme l’une des voix majeures de la nouvelle génération musicale congolaise, il portera haut les couleurs de la rumba moderne et de la pop urbaine « made in Congo » au cœur d’une programmation résolument internationale. Sa présence confirme à la fois son rayonnement artistique et l’ancrage durable de la musique congolaise sur les grandes scènes européennes.

Pour cette édition, le festival réunit des artistes de renommée mondiale, parmi lesquels Rema, figure incontournable de l’afrobeats, et Keblack, icône de la scène urbaine francophone. Aux côtés de ces grands noms, Gaz Mawete s’impose comme un ambassadeur crédible et attendu de la scène africaine contemporaine, illustrant la vitalité et l’attractivité de la création musicale congolaise auprès du public international.

Habitué des scènes internationales, le chanteur poursuit une trajectoire ascendante marquée par des performances remarquées et une identité musicale affirmée. Sa participation à Couleur Café 2026 constitue une nouvelle étape majeure dans sa carrière et un signal fort pour la visibilité de la musique congolaise à l’échelle mondiale. À Bruxelles, Gaz Mawete promet un spectacle mêlant énergie scénique, modernité et héritage musical congolais, pour le plus grand plaisir des festivaliers.

Voldy Matiafu

Après la CAN, Brian Cipenga retrouve Castellón et la Liga 2 avec succès

0

Après l’élimination de la RDC à la Coupe d’Afrique des Nations, l’attention se tourne désormais vers les championnats nationaux, où les internationaux congolais reprennent progressivement la compétition avec leurs clubs respectifs. En Espagne, le CD Castellón a parfaitement négocié sa sortie de ce vendredi 16 janvier en s’imposant 2-0 à domicile face à Leganés, lors de la 22ᵉ journée de La Liga 2, saison 2025-2026. Cette victoire maîtrisée confirme les ambitions du club dans la course à la montée.

Brian Cipenga, remplaçant au coup d’envoi, est entré en jeu à la 58ᵉ minute, apportant fraîcheur et dynamisme à un collectif déjà bien en place. Sa participation illustre la confiance accordée à l’attaquant congolais, désormais pleinement réintégré dans la dynamique du groupe après l’épisode continental. Grâce à ce succès, Castellón occupe provisoirement la troisième place du classement avec 38 points, fruit de 11 victoires, 5 matchs nuls et 6 défaites en 22 rencontres disputées.

Dans un championnat exigeant et serré, chaque point compte. Castellón confirme ainsi sa régularité et reste engagé dans la lutte pour les premières places. Pour Brian Cipenga, cette reprise constitue une nouvelle opportunité de briller et de rebondir après la désillusion de la CAN, avec l’objectif de s’imposer durablement au sein de l’effectif espagnol.

Voldy Matiafu

0

Lomé accueille ce samedi 17 janvier 2026 une réunion stratégique de haut niveau consacrée à la crise sécuritaire dans l’est de la République démocratique du Congo. Organisée sous l’égide de l’Union africaine (UA), cette rencontre est présidée par le chef de l’État togolais, Faure Essozimna Gnassingbé, désigné médiateur principal de l’organisation continentale pour ce dossier. L’objectif central est de renforcer la cohérence et la coordination des initiatives de paix, dans un contexte marqué par la multiplication des démarches diplomatiques et l’absence de résultats tangibles sur le terrain.

Autour de la table se retrouvent plusieurs figures politiques africaines de premier plan, notamment d’anciens chefs d’État membres du panel des facilitateurs mis en place par l’Union africaine. Leur présence à Lomé traduit la volonté de l’organisation de reprendre l’initiative et de redonner de la lisibilité à son rôle dans un processus de paix devenu difficilement lisible. La réunion vise à évaluer les efforts en cours, à clarifier les responsabilités des différents acteurs de la médiation et à réfléchir à une nouvelle structuration du dispositif de l’UA sur la crise congolaise, selon des sources diplomatiques.

Cette rencontre intervient à un moment crucial, alors que les précédentes tentatives diplomatiques n’ont pas permis de mettre fin durablement aux violences dans l’est de la RDC. À Lomé, l’Union africaine espère poser les bases d’une feuille de route plus claire et plus efficace, capable de redonner du poids à sa médiation et de relancer une dynamique collective en faveur de la stabilité dans la région des Grands Lacs, même si les attentes restent mesurées.

Charles Mapinduzi

Sud-Kivu : le M23 s’empare du « Point Zéro », un site stratégique à Minembwe

Dans le Sud-Kivu, le site appelé « Point Zéro » ou Kilomètre Zéro a été conquis par le M23 le vendredi 16 janvier. Situé sur les hauts plateaux de Minembwe, ce point constitue un emplacement stratégique, car il marque la transition entre les moyens plateaux et le sommet des montagnes des Mitumba, après la forêt de Mukoko. Selon Benjamin Babunga, analyste des questions politiques et sécuritaires originaire de la province, le Point Zéro permet de surveiller l’ensemble de la zone de Minembwe en contrebas.

Le site est également un carrefour routier clé : une route descend vers Minembwe tandis qu’une autre mène à Mikenke, Kipupu Miki et Mwenga. Cette position offre un contrôle sur les mouvements des véhicules entre Minembwe et Itombwe, ainsi qu’un accès facile aux villages des moyens plateaux Est, notamment Kwa Mulima, Lusuku, Kanguli et Nakiele, majoritairement habités par les Babembe.

Le Point Zéro revêt une importance supplémentaire car il ouvre la voie vers Baraka, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, et abrite l’antenne de télécommunication de Vodacom, la seule couvrant les hauts plateaux de Bijombo à Rugezi et de Mikenke à Miki. Selon Benjamin Babunga, sa prise marque la fin du contrôle gouvernemental sur les sommets entourant Minembwe, y compris le mont Biruta, situé à environ un kilomètre et considéré comme l’un des points les plus stratégiques de la zone.

Jean Ngaviro

Uvira : Kinshasa rejette l’annonce de retrait de l’AFC-M23 et dénonce des pillages massifs

Le porte-parole du gouvernement congolais, Patrick Muyaya, a vivement réagi à la récente annonce de retrait de l’AFC-M23 (RDF) de la ville d’Uvira, la qualifiant de simple « mascarade » destinée à dissimuler de graves actes criminels. Dans un message publié sur son compte X (anciennement Twitter) vendredi 16 janvier, le ministre de la Communication a accusé ces groupes armés de se livrer au vol systématique de biens publics et privés, notamment des équipements de construction et du bétail.

Patrick Muyaya a décrit l’AFC-M23 et ses alliés comme de véritables « acteurs criminels », responsables de nombreuses exactions, notamment des tueries, des actes de torture et des pillages à grande échelle. Il a également dénoncé l’usage de la désinformation comme un outil stratégique visant à manipuler l’opinion publique nationale et internationale, afin de minimiser la gravité des crimes commis sur le terrain.

Face à cette situation, le porte-parole du gouvernement a appelé à une prise de conscience collective et à une résistance ferme contre ces abus, afin de préserver la souveraineté et la sécurité de la République démocratique du Congo. Il a en outre insisté sur la nécessité d’un soutien accru de la communauté internationale pour lutter contre ces atrocités et empêcher toute forme de banalisation de l’impunité et du pillage.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : 65 ans après sa mort, Patrice Lumumba demeure l’icône de la lutte pour l’indépendance et le panafricanisme

0

Il y a 65 ans, Emery Patrice Lumumba disparaissait, laissant derrière lui l’héritage d’un combat pour la souveraineté et l’émancipation de la République démocratique du Congo.

Premier Premier ministre du pays, il a payé de sa vie son engagement pour l’indépendance, avant d’être assassiné à Lubumbashi le 17 janvier 1961.

Un martyr incontestable

Selon l’historien Benjamin Babunga, tout commence le 1er décembre 1960, lorsque Patrice-Emery Lumumba est capturé alors qu’il tente de rejoindre Stanleyville (Kisangani) par des éléments de Joseph-Désiré Mobutu, chef d’état-major de l’armée congolaise.

Lors de son transfert vers Léopoldville (Kinshasa), Lumumba n’est déjà plus traité comme un homme. L’image du soldat le saisissant par les cheveux et le forçant à regarder les caméras restera gravée dans les mémoires. À Léopoldville, un transfert vers le Fort de Shinkakasa à Boma (Bas-Congo) est initialement prévu. Mais aux petites heures du 17 janvier, le plan change : Lumumba et deux de ses compagnons, Maurice Mpolo et Joseph Okito, sont conduits par avion à Élisabethville (Lubumbashi).

Pendant le trajet, les gardes congolais, alcoolisés au whisky, le frappent violemment, au point que le commandant de bord belge doit intervenir pour prévenir un accident. À l’atterrissage, ils sont livrés aux autorités locales katangaises, humiliés et ligotés, avant d’être exécutés sommairement.

Selon les témoignages et documents historiques, leur corps fut mutilé et dissous dans de l’acide. Bien que les circonstances exactes de sa mort n’aient jamais été complètement élucidées, il est reconnu que l’État belge a participé à plusieurs niveaux à cet assassinat.

L’État belge a présenté des excuses en 2003, jugées par beaucoup trop timides et sans suite judiciaire contre les responsables.

Un combat mémorable pour l’indépendance et le panafricanisme

Patrice Lumumba a été l’un des artisans centraux de l’indépendance du Congo face au colonialisme belge. Il a revendiqué la souveraineté totale du pays et dénoncé les injustices du système colonial. Capable de mobiliser les masses, il a réussi à rassembler diverses ethnies et classes sociales autour d’un projet national commun.

Sur le plan africain, Lumumba croyait en l’unité du continent et en la nécessité de lutter collectivement contre l’impérialisme et le néocolonialisme. Il a côtoyé des leaders panafricains et soutenu les mouvements d’indépendance dans toute l’Afrique. Il s’est également efforcé de faire entendre la voix africaine sur la scène internationale, prônant la coopération entre nations africaines et le rejet des ingérences étrangères.

Socialiste dans ses idées, il défendait la redistribution des richesses et des réformes pour améliorer les conditions de vie des Congolais. Bien que son rêve ait été brutalement interrompu par sa mort, son héritage continue d’inspirer de nombreux mouvements panafricains et nationalistes.

Soixante-cinq ans après, les idées de Lumumba influencent encore le débat sur la souveraineté, la justice sociale et l’unité africaine. Son combat est fréquemment cité dans les discussions sur le néocolonialisme et les droits humains en Afrique.

En un mot, Patrice Lumumba reste une figure emblématique de la lutte pour l’indépendance de la RDC et du panafricanisme, laissant un héritage complexe qui interpelle toujours sur les dynamiques de pouvoir en Afrique.

Charles Mapinduzi

Kongo Central : Plus de 500 réfugiés congolais de Brazzaville franchissent la frontière à Luozi après les violences de Minduli

Des mouvements massifs de populations sont signalés à la frontière entre la République Démocratique du Congo et le Congo-Brazzaville, dans le territoire de Luozi (province du Kongo Central), à la suite des affrontements opposant des éléments de la Garde républicaine congolaise aux fidèles du pasteur Ntumi dans la localité de Minduli. Au poste frontalier de Zulu Mbundu, situé dans le secteur de Balari, 588 personnes dont on retrouve en elles, les hommes, les femmes et les enfants, ont été enregistrées mercredi 14 janvier. Ces populations, fuyant les violences, traversent la frontière avec leurs familles à la recherche de sécurité.

Selon des sources locales, des éléments présumés du mouvement des Nijas auraient diffusé une vidéo filmée par drone, mettant en garde les militaires et évoquant les événements de 2016 qui avaient coûté la vie à plusieurs soldats. Ces images auraient provoqué une vive tension dimanche 10 janvier 2026. En réaction, des militaires auraient incendié une moto appartenant au mouvement du pasteur Ntumi ainsi que d’autres biens, aggravant le climat de peur au sein des populations civiles.

Face à cette situation préoccupante, une délégation du gouvernement provincial du Kongo Central s’est rendue sur place afin de suivre de près l’évolution des événements et d’évaluer les besoins humanitaires liés à l’afflux des déplacés.

Jamely Timothée Kayembe