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Débat religieux sur la Constitution : « L’onction ne rend pas impoli », l’évangéliste Epaphras Ikombi répond indirectement à Moïse Mbiye

Le secteur religieux en République démocratique du Congo, particulièrement à Kinshasa, reste marqué par de fortes tensions autour de la question de la révision ou du changement de la Constitution. La polémique est née après les prises de position publiques de plusieurs pasteurs favorables à une modification constitutionnelle, suscitant des réactions divergentes au sein des églises.

Après les déclarations du pasteur Moïse Mbiye visant certains « serviteurs de Dieu » favorables au changement de la Constitution, son ancien collaborateur, l’évangéliste Epaphras Ikombi, a publié un message considéré comme une réponse indirecte. « L’onction ne rend pas impoli », a-t-il écrit, avant de rappeler l’importance du respect envers les anciens dans le ministère pastoral. Il a également souligné que les sacrifices et les années de labeur des générations précédentes méritent considération et reconnaissance.

Sans citer directement Moïse Mbiye, Epaphras Ikombi a estimé que la jeune génération de prédicateurs doit encore faire ses preuves dans l’œuvre de Dieu avant de se positionner comme donneuse de leçons. Il a notamment évoqué les parcours de plusieurs figures religieuses congolaises, tout en appelant les pasteurs à se concentrer davantage sur le ministère. Pour rappel, Moïse Mbiye avait récemment critiqué plusieurs pasteurs favorables au changement de la Constitution, notamment Pascal Mukuna, Léopold Mutombo et Ejiba Yamapia.

Bienvenu Musoy

Sécurité transfrontalière : La RDC et la RCA réaffirment leur engagement commun

La République démocratique du Congo et la République centrafricaine ont réaffirmé leur engagement commun en faveur de la sécurité régionale lors d’une rencontre bilatérale tenue ce lundi 11 mai 2026 à Bangui. Le Vice-Premier ministre congolais chargé de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a été reçu avec les honneurs militaires par son homologue centrafricain, Rameaux Claude Bireau, avant des échanges à huis clos consacrés à la situation sécuritaire aux frontières communes.

Les deux parties ont évalué les défis sécuritaires auxquels font face leurs pays respectifs et examiné les mécanismes destinés à renforcer la coopération militaire bilatérale, un an et demi après la signature de l’accord de coopération militaire à Kinshasa. Cette rencontre traduit la volonté des autorités des deux États d’intensifier leur coordination afin de mieux répondre aux menaces transfrontalières et de préserver la stabilité dans la sous-région.

Dans son intervention, Guy Kabombo Muadiamvita a indiqué que cet accord s’inscrit dans la vision commune portée par le président Félix Tshisekedi et son homologue Faustin-Archange Touadéra pour faire face aux menaces sécuritaires et défendre la souveraineté des deux pays. Les travaux se sont clôturés par la signature du document final ainsi qu’un échange symbolique de présents entre les délégations congolaise et centrafricaine.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Deux motards périssent dans un accident sur la Première Rue à Limete industriel

Deux conducteurs de motos-taxis, communément appelés « wewa », ont perdu la vie ce lundi soir dans un grave accident de circulation sur la Première Rue, à Limete industriel, non loin d’un arrêt de bus. L’accident s’est produit aux environs de 19 heures lorsqu’ils sont entrés en collision alors qu’ils roulaient en sens opposé. L’un des motards est décédé sur place, tandis que le second a succombé à ses blessures après son transfert en urgence à l’hôpital HJ.

Selon des témoins interrogés par Netic-News.net, les passagers transportés par les deux motos ont été grièvement blessés. Après l’impact, l’une des motos a pris feu et a été entièrement consumée, tandis que l’autre a subi d’importants dégâts matériels.

Au moment du constat, le corps sans vie de la première victime se trouvait encore sur la chaussée, entouré des plusieurs motocyclistes. Des éléments des forces de l’ordre ont été déployés afin de réguler la circulation et prévenir d’éventuels embouteillages dans cette partie de la capitale.

Jérémie Ngunga Léman

Ituri-Nord-Kivu : Au moins 50 morts en moins d’une semaine dans de nouvelles attaques attribuées aux ADF

Une nouvelle attaque attribuée aux rebelles des ADF a coûté la vie à au moins neuf civils dimanche 10 mai à Makumo, dans le territoire de Mambasa, en Ituri. Selon plusieurs sources locales, les victimes ont été tuées lors d’une incursion des assaillants dans cette localité située près de plusieurs zones déjà touchées ces derniers jours par l’insécurité. Après l’attaque, de nombreux habitants ont fui leurs villages par crainte de nouvelles violences, tandis que plusieurs corps restaient encore sur les lieux du drame. Ce lundi matin, le groupe État islamique a revendiqué l’attaque à travers ses canaux de propagande, affirmant avoir ciblé ce qu’il présente comme des « miliciens chrétiens ».

Avec cette nouvelle tuerie, le nombre de civils et militaires tués dans les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri en moins d’une semaine s’élève désormais à au moins 50 morts. Plusieurs villages des territoires de Beni et Mambasa ont récemment été frappés, notamment Katerrain, Mungamba, Byakato et Makumo. Dans la plupart des cas, les victimes ont été exécutées à l’arme blanche. Des attaques ont également été signalées dans certaines zones du Haut-Uélé, où les ADF semblent progressivement étendre leurs opérations. Malgré les opérations conjointes menées par les FARDC et l’armée ougandaise, les rebelles continuent de circuler dans plusieurs zones forestières et de mener des incursions meurtrières contre les populations civiles.

Face à cette dégradation sécuritaire, plusieurs voix s’élèvent pour dénoncer le silence ou le manque de réaction visible des autorités, alors que les violences se multiplient dans les zones placées sous état de siège. À Beni comme à Bunia, certaines autorités provinciales sont accusées par des habitants et des observateurs de ne pas suffisamment communiquer sur ces massacres survenus à proximité de grandes agglomérations. Pendant ce temps, les ADF poursuivent leur propagande en diffusant des images et des messages revendiquant leurs attaques. La situation sécuritaire continue ainsi d’inquiéter dans l’Est de la RDC, où les populations dénoncent l’aggravation de la crise malgré les opérations militaires en cours depuis plusieurs années.

Charles Mapinduzi

RDC : Le PPRD de Joseph Kabila rejette le projet de loi référendaire examiné au Parlement

Le Parti du Peuple pour la Reconstruction et la Démocratie (PPRD), formation politique de l’ancien président Joseph Kabila, a exprimé, ce lundi 11 mai, sa profonde inquiétude face au projet de loi référendaire actuellement étudié par le Parlement. Cette réaction intervient après les récentes déclarations du président Félix Tshisekedi relatives à un éventuel référendum visant à modifier la Constitution du 18 février 2006, notamment les dispositions protégées par l’article 220.

Dans sa prise de position, le PPRD estime qu’une modification de cet article constituerait une atteinte grave à l’ordre constitutionnel et pourrait être assimilée à une dérive institutionnelle majeure. Le parti considère également que la récente conférence de presse de Félix Tshisekedi confirme un projet politique longtemps dénoncé par Joseph Kabila, consistant, selon lui, à exploiter la guerre dans l’Est du pays, l’affaiblissement des institutions et un climat de peur pour instaurer progressivement un régime autoritaire en République démocratique du Congo.

Par ailleurs, le camp Kabila affirme que plusieurs institutions de la République fonctionneraient désormais sous une influence excessive du pouvoir en place, notamment le Parlement, la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et la Cour constitutionnelle. Face à cette situation, le PPRD appelle les acteurs politiques, les organisations citoyennes ainsi que l’ensemble de la population à demeurer vigilants afin de préserver l’esprit de la Constitution promulguée le 18 février 2006.

Blanchi Lungala M

RDC : Raissa Malu lance la revue à mi-parcours du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles

La ministre d’État en charge de l’Éducation nationale et Nouvelle citoyenneté, Raissa Malu, a procédé ce lundi 11 mai 2026 à Kinshasa au lancement de l’atelier de revue à mi-parcours du Projet d’apprentissage et d’autonomisation des filles (PAAF). En présence du ministre du Plan, Guylain Nyembo, elle a indiqué que ces assises s’inscrivent dans la vision du gouvernement congolais qui place l’éducation et la promotion du genre parmi ses priorités.

Au cours de son intervention, la ministre a réaffirmé l’engagement du gouvernement en faveur d’un système éducatif performant, inclusif et axé sur les résultats. Elle a toutefois reconnu que la gestion et la mise en œuvre du PAAF ne répondent pas encore pleinement aux attentes et aux ambitions fixées. Raissa Malu a ainsi insisté sur la nécessité de faire de cette revue à mi-parcours un cadre d’échanges francs et d’engagement renouvelé autour de deux priorités : la concentration des investissements stratégiques et l’intégration systémique des actions.

S’adressant aux participants, elle a appelé à orienter les travaux autour de trois axes majeurs, notamment l’objectivité dans l’identification des blocages, la capitalisation des acquis afin de tirer les leçons apprises, ainsi que la priorisation stratégique pour définir les ajustements nécessaires. Les travaux de cette revue à mi-parcours se poursuivront jusqu’au 15 mai 2026.

Blanchi Lungala M

Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa annonce un renforcement des contrôles migratoires après des violences xénophobes

Dans une lettre publiée ce lundi 11 mai 2026, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fermement condamné les violences xénophobes visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Il a dénoncé des actes commis par des opportunistes exploitant de fausses revendications communautaires.

« Nous devons affirmer clairement qu’il n’y a pas de place en Afrique du Sud pour la xénophobie, la mobilisation ethnique, l’intolérance ou la violence », a déclaré le chef de l’État sud-africain.

Dans la foulée, Cyril Ramaphosa a promis un durcissement des contrôles migratoires, tout en réaffirmant la politique de tolérance zéro de Pretoria face à la xénophobie. Parmi les principales mesures annoncées figurent le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail ainsi que l’intensification des expulsions de migrants en situation irrégulière. Plusieurs pays africains, notamment le Nigeria et le Ghana, ont récemment exprimé leurs inquiétudes concernant la sécurité de leurs ressortissants vivant en Afrique du Sud.

En République démocratique du Congo, cette question a également été abordée lors de la plénière du vendredi 8 mai à l’Assemblée nationale. À cette occasion, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présenté l’état de la situation ainsi que les mesures prises par le gouvernement congolais pour protéger ses ressortissants. Elle a par ailleurs rassuré qu’aucun décès de citoyen congolais n’avait été enregistré jusqu’à présent.

Blanchi Lungala M

RDC : Lancement à Kinshasa des consultations sur le 3ᵉ Examen de la politique commerciale

La ministre des Affaires foncières, O’Neige N’sele Mpimpa, représentant le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a lancé ce lundi 11 mai 2026 à Kinshasa les consultations consacrées au 3ᵉ Examen de la politique commerciale de la République démocratique du Congo, avec l’appui du secrétariat de Organisation mondiale du commerce. Cette revue périodique, organisée dans le cadre du mécanisme d’évaluation des politiques commerciales des États membres de l’OMC, vise à analyser la conformité des politiques commerciales nationales aux règles multilatérales, tout en identifiant les réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité de l’économie congolaise.

À cette occasion, O’Neige N’sele Mpimpa a appelé à une implication active de toutes les parties prenantes afin de permettre à la RDC de consolider son intégration dans le commerce mondial et d’améliorer son climat des affaires. Les échanges porteront notamment sur les progrès réalisés depuis le précédent examen, mais également sur les défis structurels qui freinent encore le développement du commerce extérieur du pays.

Pendant cinq jours, des experts gouvernementaux, des représentants du secteur privé ainsi que des spécialistes de l’OMC vont évaluer les performances, les contraintes et les perspectives du commerce extérieur congolais. Les travaux seront axés sur les politiques d’importation et d’exportation, les procédures douanières, les barrières non tarifaires, les incitations fiscales ainsi que l’environnement institutionnel et juridique du secteur commercial.

Blanchi Lungala M

FECOFA : Véron Mosengo porte le rêve d’un football congolais enfin uni, structuré et ambitieux !

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À travers une conférence de presse tenue ce lundi 11 mai à Kinshasa, Véron Mosengo Omba a dévoilé une vision ambitieuse pour l’avenir du football congolais. L’ancien secrétaire général de la CAF veut bâtir un football profondément national, capable de toucher les 26 provinces du pays sans exclusion. Avec un discours rassembleur et une approche axée sur l’équité, le candidat affirme vouloir donner à chaque Congolais la possibilité de participer au développement du ballon rond national. Pour lui, le football doit devenir un véritable moteur d’unité, d’espoir et de cohésion sociale.

Porté par une solide expérience acquise au plus haut niveau du football africain, Véron Mosengo a insisté sur la nécessité de sortir le football congolais de la centralisation et des divisions. « Aucun club, aucune province, aucun ne sera laissé de côté », a-t-il martelé avec conviction, promettant une gouvernance proche des réalités locales. Son projet met également l’accent sur la formation des jeunes, considérée comme la clé d’un avenir durable, mais aussi sur le développement du football féminin qu’il veut voir pratiqué et valorisé sur toute l’étendue du territoire national.

Un homme d’expérience prêt à servir son pays avec intégrité

Face à la presse, Véron Mosengo a affiché un visage déterminé et patriote. « J’ai décidé d’être candidat pour servir mon pays », a-t-il déclaré, rappelant que le football est une passion qui l’accompagne depuis son jeune âge. À travers son parcours international, l’ancien SG de la CAF estime avoir acquis les compétences nécessaires pour repositionner le football congolais parmi les grandes nations africaines. Son message, fortement applaudi, s’est voulu inspirant pour la jeunesse congolaise : travailler avec sérieux, discipline et intégrité peut ouvrir toutes les portes.

Dans un contexte où la gouvernance sportive est souvent critiquée, le candidat a également tenu à clarifier sa situation judiciaire, affirmant avoir été blanchi par les instances compétentes et par la justice suisse. Plus qu’un simple candidat, Véron Mosengo se présente aujourd’hui comme l’incarnation d’un renouveau crédible et moderne. Selon lui, le problème majeur du football congolais ne réside ni dans le manque de talents ni dans l’absence d’histoire, mais plutôt dans le déficit de structures solides capables d’assurer la continuité et la performance.

Onze axes stratégiques pour révolutionner le football congolais

Avec une vision claire et structurée, Véron Mosengo a dévoilé onze axes stratégiques destinés à transformer durablement la FECOFA et l’ensemble du football national. Parmi les priorités annoncées figurent la refondation de la FECOFA, l’organisation de compétitions crédibles et régulières, la professionnalisation des clubs ainsi que la reconstruction du football de base dans les 26 provinces. Le candidat entend également renforcer la direction technique nationale, former massivement les entraîneurs et éducateurs, et structurer le parcours des joueurs et joueuses dès le plus jeune âge.

Le projet de Véron Mosengo accorde une place centrale aux équipes nationales, au football féminin, à la protection de l’arbitrage ainsi qu’au développement des métiers liés au football. Il promet aussi de moderniser les infrastructures sportives, de garantir l’autonomie financière de la FECOFA et de redorer l’image du football congolais sur la scène internationale. À travers cette vision ambitieuse, inclusive et tournée vers l’avenir, Véron Mosengo apparaît désormais comme l’un des hommes capables d’insuffler une nouvelle dynamique au football de la RDC.

Voldy Matiafu

Constitution en RDC : Moïse Mbiye appelle à un changement au profit du peuple

Le pasteur Moïse Mbiye a tenu à clarifier sa position sur le débat autour du changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Face aux prises de position de certains responsables religieux en faveur d’acteurs politiques, le représentant légal de l’église Cité Bethel appelle les leaders religieux à privilégier l’intérêt du peuple plutôt que des ambitions personnelles ou politiques. Selon lui, les débats doivent être centrés sur les aspirations des citoyens et non sur le soutien à des personnalités politiques.

Évoquant son expérience à la tête de l’église Cité Bethel depuis 2021, Moïse Mbiye explique avoir procédé à plusieurs adaptations des statuts de son organisation afin de répondre aux réalités actuelles et aux attentes des nouvelles générations. Pour le pasteur, le changement peut être nécessaire lorsqu’il vise le progrès collectif et le bien-être de la communauté. Il estime ainsi que toute réforme des lois ou de la Constitution doit être motivée par l’intérêt général.

Dans son message, le responsable religieux invite également à une réflexion profonde sur le véritable sens du changement constitutionnel. Il insiste sur le fait que toute modification des textes fondamentaux doit être guidée par la recherche de la stabilité, du progrès social et du développement du pays, et non par des calculs politiques ou des intérêts opportunistes. À travers cette prise de position, Moïse Mbiye affirme son attachement à un leadership fondé sur l’intégrité et le service à la population.

Rabat Batalungu Ramazani