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Afrique du Sud : Cyril Ramaphosa annonce un renforcement des contrôles migratoires après des violences xénophobes

Dans une lettre publiée ce lundi 11 mai 2026, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fermement condamné les violences xénophobes visant des ressortissants étrangers en Afrique du Sud. Il a dénoncé des actes commis par des opportunistes exploitant de fausses revendications communautaires.

« Nous devons affirmer clairement qu’il n’y a pas de place en Afrique du Sud pour la xénophobie, la mobilisation ethnique, l’intolérance ou la violence », a déclaré le chef de l’État sud-africain.

Dans la foulée, Cyril Ramaphosa a promis un durcissement des contrôles migratoires, tout en réaffirmant la politique de tolérance zéro de Pretoria face à la xénophobie. Parmi les principales mesures annoncées figurent le recrutement de 10 000 inspecteurs du travail ainsi que l’intensification des expulsions de migrants en situation irrégulière. Plusieurs pays africains, notamment le Nigeria et le Ghana, ont récemment exprimé leurs inquiétudes concernant la sécurité de leurs ressortissants vivant en Afrique du Sud.

En République démocratique du Congo, cette question a également été abordée lors de la plénière du vendredi 8 mai à l’Assemblée nationale. À cette occasion, la ministre d’État en charge des Affaires étrangères, de la Coopération internationale, de la Francophonie et de la Diaspora congolaise, Thérèse Kayikwamba Wagner, a présenté l’état de la situation ainsi que les mesures prises par le gouvernement congolais pour protéger ses ressortissants. Elle a par ailleurs rassuré qu’aucun décès de citoyen congolais n’avait été enregistré jusqu’à présent.

Blanchi Lungala M

RDC : Lancement à Kinshasa des consultations sur le 3ᵉ Examen de la politique commerciale

La ministre des Affaires foncières, O’Neige N’sele Mpimpa, représentant le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, a lancé ce lundi 11 mai 2026 à Kinshasa les consultations consacrées au 3ᵉ Examen de la politique commerciale de la République démocratique du Congo, avec l’appui du secrétariat de Organisation mondiale du commerce. Cette revue périodique, organisée dans le cadre du mécanisme d’évaluation des politiques commerciales des États membres de l’OMC, vise à analyser la conformité des politiques commerciales nationales aux règles multilatérales, tout en identifiant les réformes nécessaires pour renforcer la compétitivité de l’économie congolaise.

À cette occasion, O’Neige N’sele Mpimpa a appelé à une implication active de toutes les parties prenantes afin de permettre à la RDC de consolider son intégration dans le commerce mondial et d’améliorer son climat des affaires. Les échanges porteront notamment sur les progrès réalisés depuis le précédent examen, mais également sur les défis structurels qui freinent encore le développement du commerce extérieur du pays.

Pendant cinq jours, des experts gouvernementaux, des représentants du secteur privé ainsi que des spécialistes de l’OMC vont évaluer les performances, les contraintes et les perspectives du commerce extérieur congolais. Les travaux seront axés sur les politiques d’importation et d’exportation, les procédures douanières, les barrières non tarifaires, les incitations fiscales ainsi que l’environnement institutionnel et juridique du secteur commercial.

Blanchi Lungala M

FECOFA : Véron Mosengo porte le rêve d’un football congolais enfin uni, structuré et ambitieux !

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À travers une conférence de presse tenue ce lundi 11 mai à Kinshasa, Véron Mosengo Omba a dévoilé une vision ambitieuse pour l’avenir du football congolais. L’ancien secrétaire général de la CAF veut bâtir un football profondément national, capable de toucher les 26 provinces du pays sans exclusion. Avec un discours rassembleur et une approche axée sur l’équité, le candidat affirme vouloir donner à chaque Congolais la possibilité de participer au développement du ballon rond national. Pour lui, le football doit devenir un véritable moteur d’unité, d’espoir et de cohésion sociale.

Porté par une solide expérience acquise au plus haut niveau du football africain, Véron Mosengo a insisté sur la nécessité de sortir le football congolais de la centralisation et des divisions. « Aucun club, aucune province, aucun ne sera laissé de côté », a-t-il martelé avec conviction, promettant une gouvernance proche des réalités locales. Son projet met également l’accent sur la formation des jeunes, considérée comme la clé d’un avenir durable, mais aussi sur le développement du football féminin qu’il veut voir pratiqué et valorisé sur toute l’étendue du territoire national.

Un homme d’expérience prêt à servir son pays avec intégrité

Face à la presse, Véron Mosengo a affiché un visage déterminé et patriote. « J’ai décidé d’être candidat pour servir mon pays », a-t-il déclaré, rappelant que le football est une passion qui l’accompagne depuis son jeune âge. À travers son parcours international, l’ancien SG de la CAF estime avoir acquis les compétences nécessaires pour repositionner le football congolais parmi les grandes nations africaines. Son message, fortement applaudi, s’est voulu inspirant pour la jeunesse congolaise : travailler avec sérieux, discipline et intégrité peut ouvrir toutes les portes.

Dans un contexte où la gouvernance sportive est souvent critiquée, le candidat a également tenu à clarifier sa situation judiciaire, affirmant avoir été blanchi par les instances compétentes et par la justice suisse. Plus qu’un simple candidat, Véron Mosengo se présente aujourd’hui comme l’incarnation d’un renouveau crédible et moderne. Selon lui, le problème majeur du football congolais ne réside ni dans le manque de talents ni dans l’absence d’histoire, mais plutôt dans le déficit de structures solides capables d’assurer la continuité et la performance.

Onze axes stratégiques pour révolutionner le football congolais

Avec une vision claire et structurée, Véron Mosengo a dévoilé onze axes stratégiques destinés à transformer durablement la FECOFA et l’ensemble du football national. Parmi les priorités annoncées figurent la refondation de la FECOFA, l’organisation de compétitions crédibles et régulières, la professionnalisation des clubs ainsi que la reconstruction du football de base dans les 26 provinces. Le candidat entend également renforcer la direction technique nationale, former massivement les entraîneurs et éducateurs, et structurer le parcours des joueurs et joueuses dès le plus jeune âge.

Le projet de Véron Mosengo accorde une place centrale aux équipes nationales, au football féminin, à la protection de l’arbitrage ainsi qu’au développement des métiers liés au football. Il promet aussi de moderniser les infrastructures sportives, de garantir l’autonomie financière de la FECOFA et de redorer l’image du football congolais sur la scène internationale. À travers cette vision ambitieuse, inclusive et tournée vers l’avenir, Véron Mosengo apparaît désormais comme l’un des hommes capables d’insuffler une nouvelle dynamique au football de la RDC.

Voldy Matiafu

Constitution en RDC : Moïse Mbiye appelle à un changement au profit du peuple

Le pasteur Moïse Mbiye a tenu à clarifier sa position sur le débat autour du changement de la Constitution en République démocratique du Congo. Face aux prises de position de certains responsables religieux en faveur d’acteurs politiques, le représentant légal de l’église Cité Bethel appelle les leaders religieux à privilégier l’intérêt du peuple plutôt que des ambitions personnelles ou politiques. Selon lui, les débats doivent être centrés sur les aspirations des citoyens et non sur le soutien à des personnalités politiques.

Évoquant son expérience à la tête de l’église Cité Bethel depuis 2021, Moïse Mbiye explique avoir procédé à plusieurs adaptations des statuts de son organisation afin de répondre aux réalités actuelles et aux attentes des nouvelles générations. Pour le pasteur, le changement peut être nécessaire lorsqu’il vise le progrès collectif et le bien-être de la communauté. Il estime ainsi que toute réforme des lois ou de la Constitution doit être motivée par l’intérêt général.

Dans son message, le responsable religieux invite également à une réflexion profonde sur le véritable sens du changement constitutionnel. Il insiste sur le fait que toute modification des textes fondamentaux doit être guidée par la recherche de la stabilité, du progrès social et du développement du pays, et non par des calculs politiques ou des intérêts opportunistes. À travers cette prise de position, Moïse Mbiye affirme son attachement à un leadership fondé sur l’intégrité et le service à la population.

Rabat Batalungu Ramazani

RDC : La Justice serre la vis contre les attaques visant Félix Tshisekedi

Le ministère de la Justice de la République démocratique du Congo a annoncé l’ouverture de poursuites judiciaires contre les auteurs de propos jugés injurieux, diffamatoires et menaçants visant le président de la République, Félix Tshisekedi. Dans un communiqué publié lundi 11 mai 2026, les autorités dénoncent la multiplication de messages offensants relayés sur les réseaux sociaux et dans le cyberespace congolais.

Le ministre d’État en charge de la Justice et Garde des Sceaux estime que ces publications constituent des infractions prévues par le droit pénal congolais et portent atteinte à l’autorité de l’État ainsi qu’à la cohésion nationale. Le gouvernement affirme avoir instruit les autorités judiciaires compétentes à engager des poursuites immédiates contre les auteurs identifiés, y compris ceux opérant depuis l’étranger.

Le ministère de la Justice rappelle par ailleurs que le Chef de l’État, garant de la Constitution et du fonctionnement régulier des institutions, bénéficie d’une protection juridique particulière. Les autorités mettent également en garde contre toute instrumentalisation des figures publiques à des fins d’incitation à la haine, à la violence ou aux troubles à l’ordre public, assurant leur détermination à assainir le cyberespace national et à préserver la stabilité des institutions républicaines.

Fulgence Mavula

Assassinat de Vally Amissi : Des images, un suspect en fuite… la famille explose

Dans une déclaration poignante faite le dimanche 10 mai, Joël Amissi, frère de Vally Amissi, a exprimé la douleur et l’indignation de sa famille face à l’assassinat tragique de son frère dans la nuit du 8 au 9 avril. Avec des preuves tangibles, y compris des images de vidéosurveillance et des pistes d’enquête, il dénonce non seulement le crime, mais aussi l’inaction des autorités face à des éléments cruciaux qui pourraient faire avancer l’enquête. L’individu identifié sur les caméras, qui aurait fui le pays malgré un avis de recherche, soulève des questions inquiétantes sur la transparence et l’efficacité des mesures prises pour garantir la justice.

Joël Amissi appelle à une réponse claire des autorités, notamment du président Félix Tshisekedi, en soulignant l’importance de la vérité et de la rigueur dans le traitement des affaires criminelles. Il insiste sur le fait que sa demande n’est pas politique, mais profondément humaine, souhaitant que toute la lumière soit faite sur les circonstances entourant la mort de son frère. Des témoins essentiels n’ont pas encore été entendus, et des preuves cruciales, comme un véhicule identifié, n’ont pas été correctement analysées, ce qui laisse la famille dans l’incertitude et la douleur.

Ce combat pour la justice transcende la situation personnelle de la famille Amissi, touchant tous ceux qui croient en la nécessité de faire éclater la vérité, même lorsque celle-ci est difficile à accepter. Joël Amissi déclare fermement qu’ils ne chercheront pas la vengeance, mais plutôt la vérité, et qu’ils ne s’arrêteront pas tant qu’elle ne sera pas établie. Ce cri de détresse résonne comme un appel à l’action pour les autorités et la société civile, afin que la justice soit rendue et que des mesures soient prises pour éviter que de tels tragédies ne se reproduisent.

Rabat Batalungu Ramazani

Tshopo : Transco renforce sa flotte à Kisangani avec deux nouveaux bus

La société publique de transport Transco a renforcé sa flotte dans la ville de Kisangani avec l’arrivée de deux nouveaux bus destinés à améliorer la mobilité urbaine. Cette initiative vise à faciliter les déplacements des habitants et à répondre à la demande croissante en transport public dans le chef-lieu de la province de la Tshopo.

La réception officielle de ces véhicules a été présidée par Paulin Lendongolia, gouverneur de la province de la Tshopo.La cérémonie s’est déroulée à Kisangani en présence des autorités locales et des responsables de la société Transco.

Avec cette dotation, les autorités provinciales entendent améliorer les conditions de transport des usagers et renforcer la desserte urbaine dans plusieurs axes stratégiques de la ville. Cette acquisition s’inscrit dans la dynamique de modernisation du transport public en République démocratique du Congo.

Jérémie Ngunga Léman

Sud-Kivu : Des éléments du M23 se retirent de plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi

Des mouvements inhabituels des rebelles de l’AFC/M23 ont été signalés dans plusieurs localités de la plaine de la Ruzizi, au Sud-Kivu, notamment à Sange, Kabunambo, Kigurwe, Mutarule, Lubirizi, Bwegera, Luvungi et Remera. Selon plusieurs sources locales, des officiers du mouvement ainsi que certains agents civils chargés de l’administration des zones occupées auraient quitté leurs positions dans la nuit de dimanche à lundi. Des habitations et bureaux utilisés jusque-là par les responsables rebelles auraient également été abandonnés, alimentant les interrogations sur les véritables intentions de ce repositionnement.

Malgré ces départs, plusieurs témoins affirment que des combattants du M23 restent visibles dans certaines parties de Sange. Des hommes armés continueraient notamment de circuler dans plusieurs avenues de la cité, tandis que des éléments rebelles garderaient encore le contrôle du pont stratégique de Sange, point important sur l’axe routier principal de la région. Les habitants décrivent ainsi une situation confuse, marquée à la fois par le retrait de certains responsables du mouvement et le maintien de combattants sur le terrain. Jusqu’à présent, aucune communication officielle n’a été faite par la rébellion pour expliquer ce repositionnement observé dans la zone.

Par ailleurs, des sources locales rapportent la présence des FARDC, appuyées par les combattants Wazalendo, dans la cité de Sange et dans le groupement de Kabunambo depuis les premières heures de la matinée. Le quartier général qu’aurait installé le M23 à Kinanira serait désormais vide, selon plusieurs témoignages recueillis sur place. Toutefois, les autorités militaires congolaises n’ont pas encore confirmé officiellement une reprise de contrôle des localités concernées. Dans cette partie du Sud-Kivu, la population reste prudente face à une situation sécuritaire toujours instable, craignant qu’il ne s’agisse simplement d’un réaménagement tactique des positions rebelles plutôt que d’un retrait définitif. Certains observateurs rappellent également que, sous pression internationale, les mêmes rebelles s’étaient déjà retirés de plusieurs positions dans le territoire de Lubero, au Nord-Kivu.

Jean Ngaviro

RDC : Félix Tshisekedi et Denise Nyakeru en communion spirituelle au culte du pasteur Ejiba Yamapia

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, accompagné de la Première dame Denise Nyakeru Tshisekedi, a pris part à un culte de célébration organisé le dimanche 10 mai 2026 à l’église dirigée par le pasteur Ejiba Yamapia.

Dans une atmosphère marquée par la ferveur spirituelle, les chants de louange et les prières, le couple présidentiel a communié avec les fidèles venus nombreux pour ce moment de foi et de partage.

Au cours du culte, plusieurs messages ont été adressés à l’assemblée, notamment des appels à l’unité nationale, à la paix et à la cohésion sociale. Le pasteur Ejiba Yamapia a également élevé des prières en faveur des institutions du pays, des autorités ainsi que du peuple congolais confronté à plusieurs défis sécuritaires et socio-économiques.

Très chaleureusement accueillis par les fidèles, le Président Félix Tshisekedi et la Première dame Denise Nyakeru ont partagé des instants de communion avec les responsables de l’église et les membres de la communauté chrétienne présents pour l’occasion.

Appel à une réforme institutionnelle

Dans son intervention, le pasteur Ejiba Yamapia a livré ses impressions sur la situation du pays tout en appelant à un changement de la Constitution, estimant qu’une réforme institutionnelle pourrait contribuer à répondre aux défis actuels de la République démocratique du Congo.

La présence du Chef de l’État et de la Première dame témoigne de leur attachement aux valeurs spirituelles ainsi qu’à l’importance de la prière pour la nation congolaise. Cette célébration religieuse s’inscrit dans une dynamique de rapprochement entre les autorités nationales et les confessions religieuses, considérées comme des acteurs majeurs dans la promotion des valeurs morales, de la paix et du vivre-ensemble en RDC.

Blanchi Lungala M

Emmanuel Macron : « Le bassin du fleuve Congo est devenu l’épicentre de la langue française »

Dans une déclaration marquante lors de l’inauguration du nouveau campus de l’université de Senghor, dimanche 10 mai, le président français Emmanuel Macron a souligné l’importance du multilinguisme au sein de la francophonie. Il a mis en lumière la richesse des langues d’origine et maternelles qui coexistent avec le français, transformant ainsi cette langue en un espace d’accueil pour diverses cultures linguistiques. En célébrant cette diversité, Macron a affirmé que le français n’était pas seulement une langue académique, mais un vecteur de communication qui s’enrichit de l’interaction avec d’autres langues comme le wolof, le haïtien, et le congolais.

Le président français a également évoqué l’évolution géographique de la francophonie, soulignant que l’épicentre de la langue française se trouve aujourd’hui sur les bassins du fleuve Congo plutôt que sur les quais de la Seine. Cette observation met en exergue le fait que le nombre de locuteurs francophones croît de manière significative en Afrique, où la langue est réinventée et adaptée aux réalités locales. Ainsi, la francophonie s’affirme comme un phénomène dynamique, en constante évolution, qui reflète les identités multiples de ses locuteurs.

En conclusion,le projet de la francophonie, tel que décrit par Emmanuel Macron, est un appel à l’engagement et à la solidarité entre les pays francophones. En enseignant et en étudiant dans des institutions comme l’université de Senghor, chacun contribue à faire vivre cette langue et cette culture. Ce faisant, ils participent à un dialogue interculturel enrichissant, où le français devient un pont entre les peuples et les traditions, renforçant ainsi le tissu social et culturel de la communauté francophone mondiale.

Rabat Batalungu Ramazani