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Kinshasa : Daniel Bumba invite les écoles à ouvrir et les élèves à poursuivre les examens

Dans un message fort et clair, lancé ce mardi 2 juin, le gouverneur de la ville, Daniel Bumba, a appelé tous les Kinois et Kinoises à se préparer pour une journée d’activités demain, mercredi 3 juin. Il a insisté sur l’importance de maintenir la tranquillité et la sécurité dans la ville, avertissant que toute tentative de troubler l’ordre public sera rapidement prise en charge par les forces de l’ordre. Le gouverneur a encouragé les citoyens à se déplacer sereinement, assurant que la sécurité sera renforcée pour garantir la quiétude de tous.

Le gouverneur Daniel Bumba a également lancé un appel aux établissements scolaires pour qu’ils ouvrent leurs portes, permettant ainsi aux enfants de poursuivre leur apprentissage et de passer leurs examens. Il a souligné que Kinshasa doit rester active malgré les défis auxquels le pays fait face, notamment la situation difficile dans l’est. Il a affirmé que la ville doit continuer à fonctionner et ne pas céder à la pression, afin de soutenir l’effort national en ces temps de crise.

Enfin, le gouverneur a sollicité la participation de tous les citoyens, en particulier des jeunes, pour une initiative de nettoyage visant à restaurer la propreté et la tranquillité dans la ville. Il a encouragé les Kinois à se mobiliser pour nettoyer les déchets et les débris laissés par des comportements inciviques, en commençant dès aujourd’hui et en poursuivant jusqu’au week-end. Ce projet collectif vise à renforcer le sentiment de communauté et à promouvoir un Kinshasa dynamique et solidaire.

Rabat Batalungu Ramazani

Nord-Kivu : les FARDC et les Wazalendo reprennent le contrôle de Buhimba après des combats avec l’AFC/M23

L’agglomération de Buhimba, située dans le groupement Waloa Yungu, territoire de Walikale au Nord-Kivu, est passée sous le contrôle de la coalition FARDC-Wazalendo mardi 2 juin, à l’issue d’affrontements violents ayant opposé les forces gouvernementales aux rebelles de l’AFC/M23. Cette avancée marque une nouvelle évolution dans les opérations militaires menées dans cette partie de l’est de la République démocratique du Congo.

Selon des sources locales, l’offensive des forces loyalistes contre les positions rebelles à Buhimba a été lancée dans la nuit de dimanche à lundi. Les combats se sont intensifiés durant plusieurs heures avant d’aboutir au retrait des combattants de l’AFC/M23 vers Kilongo, une localité située près de Kasopo, dans le territoire voisin de Masisi.

Dans leur mouvement de poursuite, les FARDC ont attaqué les positions rebelles à Kilongo mardi en début d’après-midi. Des échanges nourris d’armes lourdes et légères ont été signalés pendant plusieurs heures. Malgré cette progression des forces loyalistes, la situation demeure tendue dans la zone, où des affrontements sporadiques restent possibles.

Fulgence Mavula

Cacao : la RDC adhère à l’ICCO pour renforcer sa présence sur le marché international

La République démocratique du Congo a officiellement adhéré, mardi 2 juin 2026 à Abidjan, en Côte d’Ivoire, à l’Accord international sur le cacao de l’Organisation internationale du cacao (ICCO), une démarche qui marque une avancée importante dans la modernisation et la compétitivité de la filière cacaoyère congolaise. La signature a été effectuée par le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku Kahongya, au nom du gouvernement congolais.

Selon le ministère du Commerce extérieur, cet accord permettra à la RDC de participer aux mécanismes internationaux de régulation du marché du cacao tout en bénéficiant d’opportunités de financement destinées à soutenir les producteurs. Le texte s’appuie sur plusieurs priorités, notamment l’amélioration des revenus des cultivateurs, la réduction de l’impact environnemental de la filière, la promotion de la transformation locale ainsi que le développement de l’industrie cacaoyère dans les zones rurales. Il prévoit également le renforcement de la collecte des données statistiques et la valorisation des produits dérivés du cacao.

Pour Julien Paluku Kahongya, cette adhésion ouvre de nouvelles perspectives pour le secteur cacaoyer national. Il a souligné que la RDC prendra désormais part aux grandes décisions internationales concernant l’orientation du marché du cacao et aura accès aux données stratégiques de l’organisation. Le ministre a également mis en avant la progression des exportations congolaises, passées de 47 346 tonnes en 2021 à plus de 92 220 tonnes en 2025. Cette signature a été saluée par plusieurs partenaires internationaux, alors que l’ICCO regroupe actuellement 51 pays engagés dans la promotion d’une filière cacao durable et équitable à l’échelle mondiale.

Fulgence Mavula

Révision constitutionnelle : l’APP propose la suppression du Sénat et des Assemblées provinciales

Le parti politique Action pour le Peuple (APP) a déposé, ce vendredi 29 mai, ses recommandations relatives à la révision constitutionnelle au siège de l’Union sacrée de la nation, dans la commune de la Gombe. La cérémonie s’est déroulée en présence de plusieurs membres et cadres du parti.

Dans son mémorandum, l’APP, formation politique de l’honorable Jean-Albert Ekumbaki Ombata, préconise notamment la suppression du Sénat et des Assemblées provinciales, qu’il considère comme des institutions budgétivores dont le fonctionnement pèse lourdement sur les finances publiques. Cependant, le parti recommande également que les gouverneurs de province soient désormais nommés par le Président de la République et qu’ils ne soient pas nécessairement originaires des provinces qu’ils administrent.

S’exprimant devant la presse, le secrétaire général de l’APP, Lineur Kapinga Kabuanga, a estimé que l’actuelle Constitution a été élaborée dans un contexte marqué par la présence des belligérants. Selon lui, la future Constitution doit davantage refléter les réalités et les aspirations du peuple congolais.

Au nom du secrétaire permanent de l’Union sacrée, actuellement absent du pays, son représentant a salué l’initiative de l’APP et l’a remercié pour sa contribution au débat sur la révision constitutionnelle. Il a assuré que l’ensemble des recommandations formulées sera transmis aux instances compétentes.

Jérémie Ngunga Léman

Jeunesse du Kasaï : le député Cédric Musongo sollicite l’appui du CNJ-RDC

Le député provincial élu de Tshikapa, Cédric Musongo, a été reçu ce lundi 1er juin 2026, à Kinshasa par l’Ambassadeur Claude Mbuyi, président du Conseil National de la Jeunesse de la RDC (CNJ-RDC). Cette rencontre s’inscrit dans le cadre d’un plaidoyer en faveur de la jeunesse du Kasaï, confrontée à de nombreux défis liés à l’emploi, à la formation professionnelle, à l’entrepreneuriat et à l’encadrement.

Au cours des échanges, l’élu de Tshikapa a présenté au président du CNJ-RDC les principales préoccupations des jeunes de sa province, mettant en lumière la nécessité d’un soutien plus important des institutions nationales afin de favoriser leur insertion socio-économique et leur participation au développement local.

Dans une démarche visant à rapprocher les instances nationales des réalités du terrain, Cédric Musongo a remis une invitation officielle à Claude Mbuyi pour effectuer une mission à Tshikapa. L’objectif, selon le député, est de permettre au responsable du CNJ-RDC de rencontrer directement les jeunes du Kasaï, d’écouter leurs attentes et d’évaluer les mécanismes d’accompagnement susceptibles d’être mis en place.

Saluant l’initiative du jeune parlementaire, Claude Mbuyi a réaffirmé sa disponibilité à se rendre prochainement à Tshikapa. Cette audience illustre l’engagement de Cédric Musongo à faire de la jeunesse une priorité de son action politique et à renforcer le dialogue entre les jeunes du Kasaï et les structures nationales chargées de leur promotion.

Jérémie Ngunga Léman

OCC : le PCA Ndambo Mandjuandju appelle à l’unité après la réhabilitation du Directeur général

Le président du Conseil d’administration de l’Office Congolais de Contrôle (OCC), Ndambo Mandjuandju Fortunat, a salué la décision de la justice congolaise ayant permis la réhabilitation du Directeur général de cet établissement public. Présent lors de la reprise officielle des fonctions du DG, le député national élu du territoire d’Ilebo, dans la province du Kasaï, a estimé que cette décision illustre l’indépendance de la justice et consolide la vision de l’État de droit portée par le Président de la République, Félix Tshisekedi.

S’exprimant à l’issue de la cérémonie à Netic-News. Net, ce dernier a invité les agents et cadres de l’OCC à privilégier l’unité et la cohésion afin de garantir le bon fonctionnement de l’entreprise. Selon lui, un climat de travail serein et une collaboration harmonieuse constituent des atouts essentiels pour permettre à l’office de remplir efficacement ses missions au service de l’État.

Dans la foulée, le président du Conseil d’administration a également révélé que l’OCC suscite de nombreuses convoitises en raison de son importance stratégique. Face à cette réalité, il a exhorté l’ensemble du personnel à faire preuve de vigilance et à rester mobilisé pour préserver les intérêts de l’établissement contre toute tentative de déstabilisation.

Par ailleurs, Ndambo a mis en garde les agents et cadres contre les rumeurs et spéculations relayées sur les réseaux sociaux. Il les a appelés à se fier uniquement aux informations officielles et à demeurer concentrés sur leurs responsabilités, dans l’objectif de renforcer la stabilité et les performances de l’Office Congolais de Contrôle.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : le sénateur Célestin Vunabandi rejette toute accusation de liens avec l’AFC-M23

Le sénateur Célestin Vunabandi a démenti, ce mardi 2 juin, les accusations relayées sur les réseaux sociaux faisant état de prétendus liens entre lui et la coalition rebelle AFC-M23. Dans un communiqué de presse, l’élu du Nord-Kivu qualifie ces allégations de « diffamatoires et mensongères », estimant qu’elles le mettent injustement en cause ainsi que d’autres notables hutus de la province à travers des accusations de contacts avec la Mission de l’Organisation des Nations unies pour la stabilisation en RDC (Monusco).

Le parlementaire affirme n’avoir « jamais entretenu de relation de complicité avec l’AFC-M23, ni avec une quelconque force hostile à la République démocratique du Congo ». Il rappelle avoir toujours dénoncé publiquement les activités du M23 et de ses soutiens. Selon lui, cette prise de position lui aurait même valu des représailles, notamment la confiscation et l’occupation illégale de certains de ses biens situés au Nord-Kivu. Il précise également que son élection au Sénat s’est faite à titre indépendant et non sous la bannière d’un parti dénommé ACM, contrairement à ce qu’affirme une vidéo devenue virale sur internet.

Face à ce qu’il considère comme une campagne de désinformation visant à ternir son image, à jeter la suspicion sur certains notables hutus du Nord-Kivu et à attiser les tensions communautaires, Célestin Vunabandi appelle l’opinion publique à ne pas accorder de crédit à ces accusations. Il annonce par ailleurs son intention de saisir la justice contre les auteurs de ces allégations et réaffirme son attachement à l’unité nationale, à la paix ainsi qu’à la défense des intérêts supérieurs de la République démocratique du Congo.

Bienvenu Musoy

Ituri : un Centre de traitement d’Ebola en construction à Nyakunde

Les travaux de construction d’un Centre de traitement d’Ebola (CTE) ont officiellement démarré dans la zone de santé de Nyakunde, située dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de riposte contre l’épidémie d’Ebola qui menace plusieurs localités du nord-est de la République démocratique du Congo.

Selon le médecin-chef de zone, le Dr Désiré Duabo, l’organisation humanitaire Samaritan’s Purse a déjà entamé la mise en œuvre du projet. Il a indiqué que cette infrastructure sanitaire est appelée à jouer un rôle majeur dans la prise en charge des patients et dans la lutte contre la propagation du virus. Toutefois, face à l’augmentation du nombre de cas suspects enregistrés dans la région, le responsable sanitaire a souligné la nécessité de construire également un centre de transit à Sota afin de mieux gérer les éventuels malades avant leur transfert vers le CTE.

La mise en place de ce centre de traitement constitue une étape importante dans le dispositif sanitaire déployé en Ituri. Les autorités sanitaires espèrent que cette nouvelle structure permettra d’améliorer la qualité des soins, d’accroître les capacités d’intervention des équipes médicales et de renforcer la surveillance épidémiologique afin de contenir efficacement l’évolution de l’épidémie dans cette partie du pays.

Fulgence Mavula

Lutte contre le blanchiment : la RDC accélère la mise en œuvre des recommandations du Gafi

La République démocratique du Congo poursuit le renforcement de ses réformes dans la lutte contre le blanchiment des capitaux et le financement du terrorisme afin de quitter la liste grise du Groupe d’action financière (Gafi).

Cette volonté a été réaffirmée lundi 01 juin, lors d’une réunion interministérielle organisée au Centre financier de Kinshasa par le Comité interministériel de lutte contre le blanchiment des capitaux, le financement du terrorisme et de la prolifération (CILB).Le ministre d’État en charge de la Justice, Guillaume Ngefa, a souligné l’engagement du gouvernement à mettre en place un dispositif national efficace et crédible répondant aux exigences internationales.

Selon lui, tous les membres du CILB doivent œuvrer ensemble pour présenter au Gafi un système cohérent et convaincant, capable de démontrer les progrès réalisés par la RDC dans ce domaine.

Jérémie Ngunga Léman

Ville morte du 3 juin : le test de vérité pour une opposition longtemps qualifiée de « ya peté »

Pendant des années, l’opposition congolaise a été confrontée à une image de faiblesse et de division. Le président Félix Tshisekedi lui-même l’avait qualifiée d’« opposition ya peté », une formule devenue célèbre pour illustrer son manque d’impact sur la scène politique nationale. Aujourd’hui, cette opposition veut prouver qu’elle est capable de peser sur les grands débats du pays.

À travers la coalition C64, elle appelle à une journée « ville morte » le 3 juin afin de protester contre la proposition de loi sur l’organisation du référendum, perçue comme une étape préparatoire à une révision de la Constitution. Au-delà de la contestation du texte, c’est surtout une démonstration de force politique que cherchent les opposants.

Un bras de fer décisif avec le pouvoir

L’enjeu dépasse largement la seule question du référendum. Pour l’opposition, la mobilisation populaire représente l’occasion de mesurer sa capacité réelle à fédérer les Congolais autour d’un combat politique. Depuis les élections de 2023, plusieurs figures de l’opposition peinent à imposer un rapport de force face à une majorité présidentielle qui contrôle largement les institutions. Une ville morte massivement suivie enverrait un signal fort : celui d’une population prête à se mobiliser contre toute initiative jugée susceptible de modifier les équilibres constitutionnels.

Une telle réussite pourrait redonner confiance aux opposants, renforcer leur crédibilité et marquer le début d’une nouvelle séquence politique à l’approche des prochaines échéances électorales.

Le risque d’un boulevard pour le régime

À l’inverse, un faible suivi de cette journée de protestation pourrait avoir des conséquences politiques importantes. Cela renforcerait le discours du pouvoir selon lequel l’opposition demeure incapable de mobiliser les masses et de proposer une alternative crédible. Dans ce scénario, le camp présidentiel pourrait considérer qu’il dispose d’une marge de manœuvre plus importante pour poursuivre ses réformes institutionnelles, y compris celles liées à une éventuelle révision constitutionnelle.

Le 3 juin apparaît ainsi comme bien plus qu’une simple journée de contestation : c’est un véritable référendum politique avant l’heure sur la capacité de l’opposition à exister face au pouvoir. Entre démonstration de force et risque de marginalisation, les opposants jouent probablement l’une des batailles les plus importantes de leur histoire récente.

Rappelons que l’appellation « C64 » fait référence aux 64 partis et regroupements politiques qui composent initialement cette plateforme. Elle rassemble plusieurs figures de l’opposition congolaise autour d’objectifs tels que la défense de la Constitution, la gouvernance démocratique et l’alternance politique.

Voldy Matiafu