Accueil Blog Page 4

Journée « ville morte » du 3 juin : Jean-Pierre Lihau annonce des sanctions contre toute absence injustifiée des agents publics

Alors que l’opposition a annoncé la journée « ville morte » sur toute l’étendue du territoire de la République démocratique du Congo (RDC), le Vice-premier ministre de la Fonction publique, Jean-Pierre Lihau, tire l’attention des fonctionnaires sur la liste de présence ce mercredi 3 juin.

Dans un communiqué rendu public, le VPM Lihau rappelle aux fonctionnaires de l’État la non politisation dans l’exercice de leurs fonctions.

Jean-Pierre Lihau renseigne que les agents qui vont sécher le travail suite à l’appel de l’opposition, subiront des sanctions sévères conformément aux règlements qui régissent les institutions publiques de l’État.

De son côté, l’opposition maintient sa pression sur le régime de Félix Tshisekedi en décrétant cette journée ville morte pour barrer la route à toute tentative de la révision constitutionnelle, qui risquerait d’accorder un troisième mandat au pouvoir en place.

La population quant à elle, reste dans un état d’observation avant de vaquer à ses activités.

Bienvenu Musoy

RDC : l’opposant congolais Moïse Katumbi soutient la journée ville morte du 3 juin

L’opposant Moïse Katumbi a apporté son soutien à la journée ville morte prévue ce mercredi 3 juin, rejoignant ainsi les autres figures de l’opposition mobilisées contre le projet de révision constitutionnelle.

Dans un message vidéo, le président d’Ensemble pour la République a appelé la population à respecter ce mot d’ordre afin d’exprimer son opposition à cette initiative portée par le pouvoir.

Moïse Katumbi a également critiqué les arguments avancés en faveur de la réforme, déclarant que « les Américains n’ont pas dit que la Constitution doit être changée », une allusion aux références fréquentes du gouvernement au soutien occidental de ses réformes.

Jérémie Ngunga Léman

Ituri : Un Centre de traitement d’Ebola en construction à Nyakunde

Les travaux de construction d’un Centre de traitement d’Ebola (CTE) ont officiellement démarré dans la zone de santé de Nyakunde, située dans le territoire d’Irumu, en province de l’Ituri. Cette initiative s’inscrit dans le cadre du renforcement des mesures de riposte contre l’épidémie d’Ebola qui menace plusieurs localités du nord-est de la République démocratique du Congo.

Selon le médecin-chef de zone, le Dr Désiré Duabo, l’organisation humanitaire Samaritan’s Purse a déjà entamé la mise en œuvre du projet. Il a indiqué que cette infrastructure sanitaire est appelée à jouer un rôle majeur dans la prise en charge des patients et dans la lutte contre la propagation du virus. Toutefois, face à l’augmentation du nombre de cas suspects enregistrés dans la région, le responsable sanitaire a souligné la nécessité de construire également un centre de transit à Sota afin de mieux gérer les éventuels malades avant leur transfert vers le CTE.

La mise en place de ce centre de traitement constitue une étape importante dans le dispositif sanitaire déployé en Ituri. Les autorités sanitaires espèrent que cette nouvelle structure permettra d’améliorer la qualité des soins, d’accroître les capacités d’intervention des équipes médicales et de renforcer la surveillance épidémiologique afin de contenir efficacement l’évolution de l’épidémie dans cette partie du pays.

Fulgence Mavula

Ituri : l’aéroport de Bunia rouvre après le renforcement des mesures de prévention contre Ebola

L’aéroport de Bunia a officiellement repris ses activités après la mise en place de nouvelles mesures destinées à renforcer la surveillance sanitaire dans le contexte de l’épidémie d’Ebola qui sévit dans la province de l’Ituri. Selon un document consulté par Netic News ce mardi 2 juin, les autorités congolaises estiment que les conditions sont désormais réunies pour permettre la reprise progressive du trafic aérien, tout en maintenant un niveau élevé de vigilance afin de prévenir toute propagation de la maladie par le biais des déplacements des voyageurs.

La réouverture de l’infrastructure s’accompagne d’un dispositif sanitaire renforcé. Tous les passagers sont désormais soumis à un contrôle systématique de la température corporelle avant l’embarquement et à leur arrivée. Le lavage des mains à l’eau et au savon ou l’utilisation de solutions hydroalcooliques demeure obligatoire dans l’ensemble des installations aéroportuaires. Toute personne présentant des symptômes suspects, notamment de la fièvre, sera immédiatement orientée vers les services de santé compétents pour une évaluation et une prise en charge appropriées.

Cette décision est accueillie avec soulagement par les acteurs économiques et humanitaires de la région, qui redoutaient les conséquences d’une fermeture prolongée de l’aéroport. Véritable carrefour pour le transport des personnes, l’acheminement des marchandises et les opérations humanitaires dans l’est du pays, l’aéroport de Bunia joue un rôle stratégique pour la province. Malgré la reprise des vols, les autorités continuent d’appeler la population et les voyageurs au strict respect des mesures préventives afin d’éviter toute résurgence de l’épidémie.

Charles Mapinduzi

Affaire des assaillants du Palais de la Nation : la Haute Cour militaire acquitte quatre militaires

La Haute Cour militaire a acquitté quatre militaires précédemment condamnés à mort dans l’affaire du meurtre de deux assaillants capturés lors de l’attaque du Palais de la Nation en mai 2024 à Kinshasa.

Dans son arrêt rendu mardi, la juridiction a estimé que l’infraction de meurtre n’était pas établie à leur charge. Elle a ainsi ordonné la libération immédiate du lieutenant-colonel John Luhembwe, du sergent Pierre Lumbala Numbi, du caporal Job Ngandu Mbombo et du caporal Dominique Matamba.

Ces militaires étaient poursuivis pour la mort de deux assaillants appréhendés après l’attaque menée par le mouvement New Zaïre de Christian Malanga. En première instance, ils avaient été condamnés à la peine de mort par la Cour militaire de Kinshasa-Gombe.

Le sous-lieutenant Nzuzi Lubela demeure quant à lui condamné à dix ans de servitude pénale pour violation de consignes. Cette décision marque un important revirement judiciaire dans l’un des dossiers les plus médiatisés liés à l’attaque du Palais de la Nation.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : la C64 maintient sa journée « ville morte», Jean-Marc Kabund invite la population à y adhérer

L’opposant Jean Marc Kabund, dans son dernier tweet, ce lundi 01 juin, appelle la population à un devoir patriotique : observer une journée « ville morte » le 3 juin 2026.

Selon lui, malgré les défis persistants, le peuple de Kinshasa doit faire face à un nouveau tournant décisif. La tentative du président Félix Tshisekedi de modifier la Constitution n’est pas une amélioration des conditions de vie, mais plutôt une manœuvre pour établir un pouvoir illimité et menacer les fondements de notre démocratie, évoque t-il.

En restant chez eux, les citoyens peuvent exprimer leur rejet du coup d’État constitutionnel et défendre leur droit à une gouvernance démocratique.

Enfin, l’opposant Jean Marc Kabund cite « Romains 8:18 »pour rappeler que les souffrances actuelles ne peuvent être comparées à la gloire future. Il appelle à l’unité et à la détermination du peuple congolais, en priant pour la protection du Congo et la bénédiction de son peuple dans cette lutte cruciale pour la démocratie.

Rabat Batalungu Ramazani

RDC : Plantations et Huileries du Congo annonce le retrait volontaire de l’État de son capital social après le non-respect de ses engagements financiers

La Direction générale de Plantations et Huileries du Congo (PHC) a réagi aux déclarations relayées dans certains médias faisant état d’un prétendu bradage des actions de l’État congolais dans son capital social. Dans une mise au point publiée ce lundi 1er juin 2026, l’entreprise s’est dite surprise par ces allégations et a tenu à apporter des clarifications.

Selon PHC, l’État congolais n’a jamais concrétisé son engagement de participer financièrement à la société en libérant les actions qu’il avait souscrites, pour une valeur estimée à 85 millions de dollars américains.

D’après Christian Kabuya Mulumba, directeur chargé des relations publiques de PHC, l’État a lui-même reconnu son incapacité à contribuer aux efforts financiers de l’entreprise. Il a notamment fait valoir que la dépense qui lui était attribuée, estimée à 23 millions de dollars américains, n’avait jamais été budgétisée et qu’aucun mécanisme de financement n’avait été prévu à cet effet.

PHC précise que, depuis plus de vingt ans, plusieurs appels de fonds ont été adressés à l’État congolais sans qu’aucune suite favorable n’y soit donnée. Dès lors, l’entreprise estime que l’État ne pouvait être considéré comme un actionnaire effectif, faute d’avoir honoré ses engagements financiers.

« L’opinion publique doit retenir que l’État congolais n’a jamais été un actionnaire effectif de PHC S.A., n’ayant jamais apporté les fonds correspondant aux actions souscrites et s’étant limité à des engagements qui n’ont jamais été exécutés », a déclaré Christian Kabuya.

Dans sa mise au point, le responsable de la communication de PHC affirme qu’il est erroné de parler de bradage ou de vente des actions de l’État congolais, dans la mesure où celles-ci n’ont jamais été libérées. Selon lui, ces accusations reposent donc sur une contre-vérité.

PHC appelle par ailleurs à être tenue à l’écart des controverses et règlements de comptes à caractère politique. Christian Kabuya dénonce des allégations et des campagnes de dénigrement susceptibles de nuire à l’amélioration du climat des affaires promue par le Gouvernement congolais.

Selon lui, cette situation risque également de compromettre la paix sociale qui prévaut depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés rurales qui bénéficient des retombées économiques et sociales de ses investissements.

Il convient de rappeler que Plantations et Huileries du Congo emploie plus de 11 000 salariés sous contrat direct, dont plus de 90 % vivent dans les zones rurales des provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur. L’entreprise affirme être en règle vis-à-vis de ses obligations fiscales et parafiscales envers l’État congolais et souligne qu’elle n’a pas vocation à être mêlée à des conflits politiques.

Blanchi Lungala M

Tournoi Maurice Revello : les Léopards U23 battus 3-0 par la Tunisie pour leur entrée en lice

Au sol Français, les Léopards U23 de la République démocratique du Congo ont connu une entrée en matière difficile au Tournoi Maurice Revello, ce dimanche 31 mai. Opposés aux Aigles de Carthage de Tunisie lors de la première journée de la compétition, les Congolais se sont inclinés sur le score de 3 buts à 0, concédant ainsi une défaite qui complique déjà leur parcours dans ce prestigieux tournoi international.

Face à une sélection tunisienne bien organisée et réaliste devant le but, les hommes de Guy Bukasa n’ont jamais réussi à imposer leur rythme. Malgré quelques séquences intéressantes, les Léopards ont payé cher leurs erreurs et ont vu leurs adversaires prendre le large au tableau d’affichage, laissant peu d’espoir à une éventuelle remontée.

Toutefois, rien n’est encore perdu pour la RDC. Les Léopards auront l’occasion de se relancer dès le mardi 2 juin face à la Chine. Une victoire lors de cette deuxième sortie serait précieuse pour conserver leurs chances de qualification et retrouver la confiance nécessaire avant d’aborder la suite du tournoi avec davantage de sérénité et d’ambition.

Voldy Matiafu

Musique : Héritier Wata annonce la sortie imminente de son nouveau titre « Yamba Bébé »

Après avoir conquis les mélomanes avec des titres festifs à succès tels que « Magoda » et « Tourbillon », Kabeya Bondongo, plus connu sous le nom d’Héritier Wata, s’apprête à frapper une nouvelle fois le marché musical. Le patron de l’orchestre Team Wata a annoncé l’arrivée imminente d’une nouvelle chanson dansante intitulée « Yamba Bébé », qui promet déjà de faire vibrer les amateurs de musique congolaise.

L’annonce a été faite ce dimanche 31 mai au cours d’une émission durant laquelle l’artiste a partagé son enthousiasme autour de ce nouveau projet. Fidèle à son style rythmé et à son sens de l’animation, Héritier Wata assure que ce titre apportera une ambiance particulière et une énergie capable de séduire un large public.

Avec « Yamba Bébé », le chanteur entend non seulement faire danser ses fidèles fans, les Spiritas, mais également tous les amoureux de la bonne musique. Cette nouvelle sortie est très attendue et pourrait bien s’inscrire dans la lignée des précédents succès qui ont confirmé Héritier Wata comme l’une des figures majeures de la scène musicale congolaise actuelle.

Voldy Matiafu

Kinshasa : plus de 7 millions d’habitants vivent dans la pauvreté, selon l’INS

Plus de sept millions d’habitants de Kinshasa vivent dans la pauvreté, selon un récent rapport de l’Institut national de la statistique (INS). Ce document met en lumière la précarité persistante qui touche une grande partie de la population de la capitale congolaise, malgré son rôle de principal centre économique du pays.

D’après les données de l’INS, plusieurs ménages peinent à satisfaire leurs besoins essentiels, notamment en matière d’alimentation, de logement, de santé et d’éducation. La hausse du coût de la vie et l’insuffisance des revenus figurent parmi les principales causes de cette situation préoccupante.

Le rapport souligne également les inégalités socio-économiques qui persistent entre les différentes communes de Kinshasa. Les quartiers périphériques sont particulièrement affectés par le manque d’infrastructures de base, l’accès limité aux services sociaux et les faibles opportunités d’emploi.

l’INS appelle les autorités à renforcer les politiques de lutte contre la pauvreté et à mettre en œuvre des programmes de développement inclusifs. L’objectif est d’améliorer les conditions de vie des populations les plus vulnérables et de réduire les disparités au sein de la capitale.

Jérémie Ngunga Léman