La Direction générale de Plantations et Huileries du Congo (PHC) a réagi aux déclarations relayées dans certains médias faisant état d’un prétendu bradage des actions de l’État congolais dans son capital social. Dans une mise au point publiée ce lundi 1er juin 2026, l’entreprise s’est dite surprise par ces allégations et a tenu à apporter des clarifications.
Selon PHC, l’État congolais n’a jamais concrétisé son engagement de participer financièrement à la société en libérant les actions qu’il avait souscrites, pour une valeur estimée à 85 millions de dollars américains.
D’après Christian Kabuya Mulumba, directeur chargé des relations publiques de PHC, l’État a lui-même reconnu son incapacité à contribuer aux efforts financiers de l’entreprise. Il a notamment fait valoir que la dépense qui lui était attribuée, estimée à 23 millions de dollars américains, n’avait jamais été budgétisée et qu’aucun mécanisme de financement n’avait été prévu à cet effet.
PHC précise que, depuis plus de vingt ans, plusieurs appels de fonds ont été adressés à l’État congolais sans qu’aucune suite favorable n’y soit donnée. Dès lors, l’entreprise estime que l’État ne pouvait être considéré comme un actionnaire effectif, faute d’avoir honoré ses engagements financiers.
« L’opinion publique doit retenir que l’État congolais n’a jamais été un actionnaire effectif de PHC S.A., n’ayant jamais apporté les fonds correspondant aux actions souscrites et s’étant limité à des engagements qui n’ont jamais été exécutés », a déclaré Christian Kabuya.
Dans sa mise au point, le responsable de la communication de PHC affirme qu’il est erroné de parler de bradage ou de vente des actions de l’État congolais, dans la mesure où celles-ci n’ont jamais été libérées. Selon lui, ces accusations reposent donc sur une contre-vérité.
PHC appelle par ailleurs à être tenue à l’écart des controverses et règlements de comptes à caractère politique. Christian Kabuya dénonce des allégations et des campagnes de dénigrement susceptibles de nuire à l’amélioration du climat des affaires promue par le Gouvernement congolais.
Selon lui, cette situation risque également de compromettre la paix sociale qui prévaut depuis plusieurs décennies entre l’entreprise, ses travailleurs et les communautés rurales qui bénéficient des retombées économiques et sociales de ses investissements.
Il convient de rappeler que Plantations et Huileries du Congo emploie plus de 11 000 salariés sous contrat direct, dont plus de 90 % vivent dans les zones rurales des provinces de la Mongala, de la Tshopo et de l’Équateur. L’entreprise affirme être en règle vis-à-vis de ses obligations fiscales et parafiscales envers l’État congolais et souligne qu’elle n’a pas vocation à être mêlée à des conflits politiques.
Blanchi Lungala M