Dans une déclaration marquante lors de l’inauguration du nouveau campus de l’université de Senghor, dimanche 10 mai, le président français Emmanuel Macron a souligné l’importance du multilinguisme au sein de la francophonie. Il a mis en lumière la richesse des langues d’origine et maternelles qui coexistent avec le français, transformant ainsi cette langue en un espace d’accueil pour diverses cultures linguistiques. En célébrant cette diversité, Macron a affirmé que le français n’était pas seulement une langue académique, mais un vecteur de communication qui s’enrichit de l’interaction avec d’autres langues comme le wolof, le haïtien, et le congolais.
Le président français a également évoqué l’évolution géographique de la francophonie, soulignant que l’épicentre de la langue française se trouve aujourd’hui sur les bassins du fleuve Congo plutôt que sur les quais de la Seine. Cette observation met en exergue le fait que le nombre de locuteurs francophones croît de manière significative en Afrique, où la langue est réinventée et adaptée aux réalités locales. Ainsi, la francophonie s’affirme comme un phénomène dynamique, en constante évolution, qui reflète les identités multiples de ses locuteurs.
En conclusion,le projet de la francophonie, tel que décrit par Emmanuel Macron, est un appel à l’engagement et à la solidarité entre les pays francophones. En enseignant et en étudiant dans des institutions comme l’université de Senghor, chacun contribue à faire vivre cette langue et cette culture. Ce faisant, ils participent à un dialogue interculturel enrichissant, où le français devient un pont entre les peuples et les traditions, renforçant ainsi le tissu social et culturel de la communauté francophone mondiale.
Rabat Batalungu Ramazani
