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Dialogue oui, mais pas au détriment des institutions : la ligne rouge de Félix Tshisekedi

Le Président de la République,Félix Tshisekedi, réaffirme ce mercredi 06 mai, lors d’un point de presse, son ouverture au dialogue politique en RDC, tout en posant des conditions claires. Dans ses dires, le chef de l’État congolais souligne qu’il reste « ouvert au dialogue », à condition que celui-ci serve réellement la paix, la cohésion nationale, l’intérêt général et la stabilité du pays.

Pour lui, le dialogue n’est pas un tabou, mais un outil politique légitime lorsqu’il contribue à renforcer l’unité nationale et à désamorcer les crises.Cependant, le président trace une ligne rouge nette:“ le dialogue ne peut devenir ni un instrument de pression politique, ni un moyen de contourner les institutions établies”, a-t-il dit tout en insistant également sur le respect de la souveraineté populaire, qu’il considère comme un principe non négociable dans le fonctionnement démocratique du pays.

Entre ouverture et fermeté, Félix Tshisekedi cherche à maintenir un équilibre; encourager la concertation sans fragiliser les fondements institutionnels de l’État, dans un pays où la stabilité reste un enjeu central.

Jérémie Ngunga Léman

Processus de Doha : Félix Tshisekedi se veut rassurant sur l’issue des négociations

Le président de la République, Félix Tshisekedi, a animé une conférence de presse devant un groupe de journalistes conviés pour un échange sur plusieurs sujets d’actualité nationale et internationale. Parmi les points abordés figurait le processus de Doha, au sujet duquel le chef de l’État s’est montré confiant quant à une issue favorable, malgré les difficultés rencontrées dans le cadre des discussions en cours.

«Je suis convaincu que nous aurons un aboutissement heureux. Quand ? je ne sais pas, les négociations parfois avancent et parfois s’arrêtent à cause de certains incidents sur le terrain. Une chose est certaine : nous aurons un résultat », a déclaré Félix Tshisekedi. Il a également rappelé que, malgré la poursuite des discussions en Suisse, le processus de Doha reste en cours, avec des avancées notables, notamment un accord de principe sur le cessez-le-feu, l’échange de prisonniers et l’ouverture d’un couloir humanitaire, ainsi que d’autres points jugés moins importants.

Abordant les causes des difficultés persistantes, le président congolais a estimé que la situation sécuritaire de l’Est de la RDC est liée à une instabilité de longue durée. Il a évoqué une guerre qui dure depuis près de 30 ans, affirmant que la région a été déstabilisée depuis plusieurs décennies et faisant état de possibles complicités à différents niveaux. Selon lui, les tensions actuelles s’expliquent également par des enjeux économiques et régionaux liés à l’exploitation des ressources.

Rodriguez Kikamba

RDC : Félix Tshisekedi n’écarte pas un troisième mandat « si le peuple le demande »

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Antoine Tshisekedi, a déclaré ce mercredi devant la presse qu’il n’avait pas sollicité un troisième mandat, tout en laissant la porte ouverte à cette éventualité si une telle demande émanait du peuple congolais. Cette prise de position intervient dans un contexte de débats croissants sur l’avenir politique du pays et le respect des dispositions constitutionnelles limitant le nombre de mandats présidentiels.

Ces propos ont immédiatement suscité de vives réactions au sein de la classe politique et de la société civile. Tandis que certains y voient une simple ouverture politique ou une stratégie de communication, d’autres rappellent fermement que la Constitution congolaise fixe clairement la limite à deux mandats présidentiels. L’opposition et plusieurs acteurs citoyens appellent, pour leur part, à éviter toute initiative susceptible de fragiliser l’ordre démocratique et à concentrer les efforts sur les défis sécuritaires et socio-économiques du pays.

Pour l’heure, aucune procédure officielle de révision ou de modification constitutionnelle n’a été engagée. Toutefois, cette déclaration du chef de l’État relance le débat sur l’alternance politique en RDC et sur l’interprétation des règles fondamentales du jeu démocratique, dans un contexte national déjà marqué par de fortes tensions institutionnelles.

Par Gilbert Ngonga

FECOFA : Bosco Mwehu jette l’éponge dans la course à la présidence

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Coup de tonnerre dans le processus électoral de la Fédération Congolaise de Football Association. À travers une correspondance adressée, ce mercredi 6 mai 2026, au président de la Commission électorale, le candidat Bosco Mwehu Beya Kofela, a officiellement annoncé son retrait de la course à la présidence. Cette décision inattendue intervient alors que la course pour la tête de l’instance dirigeante du football congolais entrait dans une phase décisive.

Le désormais ex-candidat évoque des « raisons de convenance personnelle » pour justifier son désistement. Il insiste sur le caractère « libre, volontaire et sans réserves » de cette décision, mettant ainsi un terme définitif à ses ambitions dans cette élection. Une sortie sobre mais significative, qui rebat les cartes au sein d’un scrutin déjà très suivi par les acteurs du football national.

En outre, Bosco Mwehu précise qu’il renonce à toutes les prétentions liées à cette procédure électorale et invite la Commission à prendre acte de son retrait afin d’en tirer les conséquences de droit. Ce désistement ouvre désormais la voie à une recomposition du paysage électoral au sein de la FECOFA, laissant planer de nombreuses interrogations sur la suite du processus et sur les forces en présence.

Voldy Matiafu

RDC : Félix Tshisekedi invité à l’investiture de Yoweri Museveni

Le Président de la République démocratique du Congo, Félix Tshisekedi, a reçu, mardi 5 mai 2026, à la Cité de l’Union africaine à Kinshasa, un émissaire de son homologue ougandais, porteur d’une invitation officielle à la cérémonie d’investiture du chef de l’État ougandais Yoweri Museveni. L’audience s’est déroulée dans un cadre diplomatique formel au siège de la Présidence congolaise.

Selon la Présidence, l’envoyé spécial, John Mulimba, ministre délégué ougandais à l’Intégration régionale, a remis au chef de l’État congolais un message officiel accompagné de l’invitation à cette cérémonie prévue en Ouganda. Cette démarche s’inscrit dans la continuité des échanges réguliers entre Kinshasa et Kampala.

Au-delà de cette invitation, la Présidence indique que cette séquence diplomatique devrait contribuer au renforcement de la coopération bilatérale entre les deux pays. Plusieurs protocoles d’accord sont annoncés dans la perspective de consolider les relations et de renforcer les partenariats stratégiques entre la RDC et l’Ouganda.

Fulgence Mavula

Mondial 2026 : Denis Sassou Nguesso mise sur les victoires des Leopards de la RDC

Dans une interview accordée à Brut, mardi 5 Mai 2026, le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso, a passé en revue plusieurs sujets liés à l’actualité nationale et continentale. En ce qui concerne le football, il a encouragé les léopards de la République Démocratique du Congo qualifiés à la prochaine Coupe du monde, de revenir avec des victoires, faisant ainsi référence au slogan  »Surveillez le fleuve » qui fait référence au fleuve Congo, frontière entre les deux capitales les plus proches au monde, Kinshasa et Brazzaville.

 »Quand nos frères de Kinshasa disent, Surveillez le fleuve, nous répondons : d’accord. Vous reviendrez trouver le fleuve intact. Ramenez-nous les victoires et nous fêterons au rythme de la rumba que nous partageons », a-t-il déclaré.

Dans la foulée, Sassou Nguesso a évoqué avec fierté l’héritage sportif de son pays, notamment l’organisation des premiers Jeux Africains en 1965. Il a souligné l’engagement collectif des Congolais qui, avec peu de moyens, ont construit des infrastructures comme le stade Massamba Débat.

Le président a rappelé les succès passés du pays, dont le titre de champion d’Afrique de football en 1972, tout en reconnaissant une certaine baisse de l’activité sportive ces dernières années. Pour remédier à cette situation, Sassou Nguesso a exprimé sa volonté de revitaliser le sport national durant son mandat, en incitant les jeunes à s’engager dans diverses disciplines.

Rabat Batalungu Ramazani

Conflit RDC-Rwanda : Sassou Nguesso appelle à un dialogue constructif pour résoudre les différends

Le président de la République du Congo, Denis Sassou Nguesso a souligné l’importance du maintien des relations amicales entre la République Démocratique du Congo (RDC) et le Rwanda, dans un contexte régional marqué par des tensions entre ces deux nations. Lors d’une interview accordée, mardi 5 mai 2026 à Brut, il a évoqué la nécessité d’un dialogue constructif pour résoudre les différends entre les deux pays. Selon lui, cette approche diplomatique est cruciale pour maintenir la stabilité dans une région souvent en proie à des conflits.

Sassou Nguesso a également évoqué ses efforts pour établir des relations solides avec les deux dirigeants, à savoir le président Félix Tshisekedi et Paul Kagame. Il a démontré son engagement à favoriser un climat de coopération, en les invitant dans son investiture. Les discussions qu’il a eues avec les deux leaders témoignent de sa volonté de jouer un rôle de médiateur afin de renforcer les liens entre ces pays voisins.

Face à la presse, le président congolais a également insisté sur le besoin urgent de paix et de sécurité en Afrique centrale. Il a déclaré que cette région doit se concentrer sur son développement et sa prospérité, loin des conflits. En prenant l’initiative de dialoguer avec les deux parties, Sassou Nguesso espère contribuer à une résolution pacifique des tensions, soulignant ainsi l’importance d’une diplomatie proactive pour construire un avenir meilleur pour tous les peuples de la région.

Rabat Batalungu Ramazani

Kongo Central : Deux ministres démissionnent sur fond de pressions judiciaires visant le gouverneur Grâce Bilolo

À la veille d’un vote décisif à l’Assemblée provinciale du Kongo Central, deux ministres provinciaux ont annoncé leur démission, révélant de fortes tensions politiques autour du dossier du gouverneur Grâce Bilolo. Il s’agit de Joseph Nsalambi, en charge du Plan, Budget, Fonction publique, PT-NTIC et Numérique, et de Jean Kimboko Ndombasi, ministre de l’Éducation, Santé, Affaires sociales, Communication et porte-parole du gouvernement provincial. Les deux responsables ont quitté leurs fonctions mardi 5 mai, à peine sept jours après leur entrée en fonction.

Selon des sources proches de l’exécutif provincial, ces démissions viseraient à permettre leur retour à l’Assemblée provinciale afin de renforcer le groupe parlementaire G17, réputé favorable au gouverneur. Cette stratégie intervient alors que les députés provinciaux sont appelés à examiner, ce jeudi 7 mai, une demande du procureur général près la Cour de cassation sollicitant l’autorisation d’ouvrir une instruction judiciaire contre Grâce Bilolo pour détournement présumé de deniers publics.

En cas de vote favorable, le gouverneur pourrait être poursuivi en justice pour la deuxième fois en trois mois. Il avait déjà été entendu le 9 février 2026 dans une affaire portant sur un présumé détournement d’environ un million de dollars américains. Ce nouveau réquisitoire du ministère public laisse entrevoir l’existence d’indices jugés sérieux, dans un contexte où l’issue du vote s’annonce déterminante tant sur les plans politique que judiciaire.

Fulgence Mavula

Kinshasa : 13 présumés bandits arrêtés après l’attaque de la paroisse saint théophile à kimbanseke

Dans la suite des enquêtes sur l’attaque de la paroisse Saint Théophile, située dans la commune de Kimbanseke, à Kinshasa, la Police Nationale Congolaise (PNC) a mis la main sur treize présumés bandits impliqués dans les agressions perpétrées dans la nuit du 4 avril ainsi que dans celle du 1er mai.

Ces bandits avaient agressé le curé et emporté plusieurs biens de valeur, avant d’attaquer plusieurs habitations et commerces de particuliers de cette commune, en blessant plusieurs victimes. Selon le vice-premier ministre de l’Intérieur et Sécurité, Jacquemin Shabani, ces présumés bandits ont été déférés devant les juridictions compétentes pour répondre de leurs actes.

Depuis quelques semaines, les milieux religieux sont devenus des cibles des bandits armés dans la ville-province de Kinshasa. La paroisse EMM, dans la commune de N’djili, a été visitée également par les hommes armés, qui ont emporté plusieurs biens. Une situation qui exige le renforcement des mesures sécuritaires dans la capitale congolaise.

Bienvenu Musoy

Débat constitutionnel en RDC : Des domiciles d’opposants ciblés, Jean-Claude Katende dénonce

Le débat autour du changement de la Constitution en République démocratique du Congo (RDC) prend une autre tournure. Une tentative que le régime en place tient à imposer dont des campagnes de sensibilisation se font même dans certaines institutions du pays afin de gagner la confiance de la population dans cette démarche.

De son côté, l’opposition se lève pour contrer cette démarche du pouvoir, tout en estimant que la Constitution n’est pas à la base des problèmes que traverse le pays. Dans ce bras-de-fer, l’opposition dénonce des menaces et des attaques domiciliaires.

« L’intolérance politique a atteint des propositions inquiétantes en RDC. Si ceux qui soutiennent le changement de Constitution pensent qu’ils ont raison de le faire , pourquoi ils ne veulent pas que les autres qui sont contre puissent s’exprimer librement ? Des menaces, des intimidations, des attaques domiciliaires par des inconnus…
Il faut que tout ça s’arrête! », déclare Jean-Claude Katende, coordinateur de la structure Asadho.

Pendant le régime de l’ancien Président de la République, Joseph Kabila, le parti au pouvoir, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS), avec son leader Étienne Tshisekedi, avait organisé des marches pour protester contre toute tentative de révision ou de changement de cette même Constitution. L’UDPS voyait dans cette tentative, une manœuvre au régime de Kabila de ne pas organiser les élections pour rester au pouvoir. Ce scénario revient pendant que les élections sont prévues en 2028, l’année qui marque la fin du second mandat du Président Félix Tshisekedi.

Bienvenu Musoy