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RDC : L’inflation hebdomadaire ralentit à 0,22 % du 17 au 24 avril (BCC)

En République démocratique du Congo, le rythme de l’inflation hebdomadaire a enregistré une légère baisse sur le marché des biens et services. Selon la note de conjoncture économique de la Banque centrale du Congo (BCC), consultée jeudi par Netic-news.net, le taux d’inflation s’est établi à 0,22 % durant la semaine du 17 au 24 avril 2026, contre 0,24 % la semaine précédente.

Cette évolution traduit une décélération modérée du rythme de formation des prix intérieurs. La BCC précise que cette tendance reflète une atténuation progressive des pressions inflationnistes observées ces dernières semaines, dans un contexte marqué par des ajustements récents sur certains segments du marché.

L’institution monétaire explique également que cette stabilisation relative de l’Indice des prix à la consommation (IPC) est notamment liée à l’absorption graduelle des effets des récentes variations des prix des produits pétroliers à la pompe, ce qui contribue à contenir, à court terme, la dynamique inflationniste.

Fulgence Mavula

Journée de l’enseignement en RDC : Le Gouvernement réaffirme son engagement à renforcer la formation des enseignants

La République démocratique du Congo célèbre, chaque 30 avril, la Journée de l’enseignement. Pour l’édition 2026, le thème retenu est : « La transformation de l’éducation par la valorisation du personnel enseignant et la construction de la citoyenneté ». Dans un communiqué daté du 30 avril 2026, la ministre de l’Éducation nationale, Raïssa Malu, souligne que cette journée revêt une signification particulière, car elle coïncide avec la clôture du segment politique de haut niveau consacré au financement durable de l’éducation et de la formation. Ces assises ont rappelé une exigence fondamentale : la transformation du système éducatif doit se traduire par l’amélioration de la qualité des apprentissages, de la gouvernance du secteur et des conditions socio-économiques des enseignants.

Selon la ministre, l’école ne pourra réussir sa transformation sans un enseignement de qualité reposant sur des enseignants mieux formés, mieux accompagnés et pleinement reconnus dans leur rôle stratégique. Le Gouvernement entend ainsi poursuivre les efforts engagés pour renforcer la formation initiale et continue, améliorer l’encadrement pédagogique, consolider les réformes de l’éducation de base et valoriser davantage les professionnels de l’enseignement.

S’adressant aux enseignants, Raïssa Malu a salué leur rôle central dans la société :

« Vous formez les esprits, transmettez le savoir, éveillez les consciences et préparez l’avenir de nos enfants. Votre mission dépasse l’apprentissage de la lecture, du calcul et de l’écriture : vous contribuez à former des citoyens responsables. »

Elle a également eu une pensée particulière pour ceux qui exercent dans les zones en conflit, notamment dans les provinces du Nord-Kivu et du Sud-Kivu, louant leur courage et leur engagement à maintenir la mission éducative malgré les difficultés.

Rodriguez Kikamba

Journée mondiale de la presse : Les médias congolais appelés à renforcer leur rôle dans la cohésion nationale

Commémorée exceptionnellement ce 30 avril au Cercle de Kinshasa, en prélude à la date officielle du 3 mai, la Journée mondiale de la liberté de la presse a réuni autorités publiques, partenaires internationaux et organisations professionnelles autour d’un forum technique axé sur l’engagement citoyen des médias pour la paix et la cohésion nationale. Représentant le ministre de la Communication et Médias, Patrick Muyaya, en mission, son directeur de cabinet Nicolas Lianza Likwale a salué une initiative qui, selon lui, intervient dans un contexte national marqué par des défis sécuritaires et informationnels majeurs. Il a insisté sur la nécessité pour les journalistes de faire preuve de résilience, tout en rappelant que la souveraineté d’un État passe aussi par la maîtrise de son espace informationnel.

Dans un pays confronté à des tensions persistantes, notamment dans sa partie Est, les intervenants ont mis en lumière les risques auxquels font face les professionnels des médias, exposés à des violences, voire à des assassinats ciblés. Prenant la parole au nom de l’Union nationale de la presse du Congo (UNPC), Kamanda wa Kamanda Muzembe a souligné que le journalisme, en période de crise, ne saurait se limiter à la diffusion de l’information, mais doit contribuer activement à la stabilité sociale. Il a appelé à un engagement ferme en faveur d’un journalisme responsable, fondé sur la vérité, la rigueur et le respect du tissu social, tout en annonçant trois axes prioritaires issus du forum : un acte d’engagement pour la paix, un plan de relance de la presse congolaise et un mécanisme de protection des journalistes.

Pour leur part, les partenaires internationaux et les organisations de défense de la liberté de la presse ont rappelé les enjeux globaux liés à la dégradation de la liberté d’expression. Le représentant de l’UNESCO en RDC a évoqué un recul de 10 % de cette liberté à l’échelle mondiale depuis 2012, aggravé par la désinformation et les violences contre les journalistes. Tout en reconnaissant les progrès enregistrés par la RDC dans le classement de Reporters sans frontières, passés de la 154ᵉ à la 130ᵉ place, les intervenants ont insisté sur la nécessité de traduire les engagements en actions concrètes. Tous ont convergé vers une même conviction : une presse libre, indépendante et responsable demeure un pilier essentiel pour la démocratie, la paix et le développement durable.

Gilbert Ngonga

Assemblée nationale : Le député Jacques Cime Wangunwa plaide pour une approche scientifique dans la relance de la Sotexki

La plénière de l’Assemblée nationale du mercredi 29 avril a auditionné le ministre de l’Industrie, Justin Kalumba Mwana Ngongo, dans le cadre d’une question orale avec débat lui adressée par le député national Théoveul Lotika Likwela.

Au cours des échanges ayant marqué cette initiative de contrôle parlementaire, le député national Jacques Cime est intervenu en apportant une contribution à la fois scientifique et technique.

« Mon intervention est purement scientifique et technique. Pour réaliser un bon investissement en vue de la relance de la Sotexki, il importe de s’asseoir autour d’une table afin d’éviter les erreurs du passé, notamment l’importation obligatoire des matières premières pour faire fonctionner l’usine au lieu de les produire localement. »

Le député a ensuite expliqué les caractéristiques agronomiques du coton :

« Le cotonnier est une plante vivace ou annuelle des régions tropicales et subtropicales, appartenant à la famille des Malvaceae, genre Gossypium, qui compte une cinquantaine d’espèces, dont seulement quatre sont exploitées pour leurs fibres : Gossypium hirsutum, Gossypium barbadense, Gossypium arboreum et Gossypium herbaceum. Cependant, la plus intéressante est Gossypium barbadense, en raison de la longueur supérieure de ses fibres par rapport aux autres variétés. Il serait donc judicieux de privilégier cette espèce pour un meilleur rendement. »

Abordant la question du calendrier agricole, il a ajouté :

« Lorsque le ministre évoque le mois de juin en ce qui concerne le financement de l’entreprise, cela est réaliste, car de la semence à la maturité de la plante, il faut environ 50 à 60 jours, tandis que la récolte intervient entre 140 et 200 jours. »

Le député a également mis en avant les opportunités de transformation industrielle du coton :

« Ce qui est intéressant avec le cotonnier, c’est qu’au-delà des fibres, les graines produisent de l’huile. Après raffinage pour éliminer le gossypol, substance toxique pour les animaux comme les bovins et la volaille, cette huile peut être utilisée en cosmétologie, permettant ainsi la création d’une industrie cosmétique, mais aussi en pharmacie pour la fabrication de baumes anti-inflammatoires. Riche en oméga-6, elle contribue également à la lutte contre les dépôts de cholestérol dans les vaisseaux sanguins (athéromes). Cela ouvre donc d’autres activités économiques générées par la Sotexki. »

Pour l’élu de Kolwezi, la relance de la Sotexki pourrait ainsi favoriser un développement intégré de la région en finançant les agriculteurs locaux. L’entreprise pourrait également devenir un fournisseur stratégique pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques.

« De ce fait, la remise en service de la Sotexki profitera à tout le monde », a-t-il conclu.

La rédaction

Bons du Trésor US : Le pari risqué de la BCC face au besoin interne

Lors de son intervention du 28 avril, le Gouverneur André Wameso a justifié l’achat de Bons du Trésor américain comme une simple gestion de « bon père de famille », visant à faire fructifier les liquidités des réserves de change. Pour le citoyen lambda, un Bon du Trésor est essentiellement un titre de créance : en l’achetant, la RDC prête de l’argent au gouvernement des États-Unis pour une durée déterminée, en échange d’un remboursement avec intérêt. Si ces titres sont considérés comme l’actif le plus sûr au monde, leur rendement actuel — gravitant généralement autour de 4 % à 5 % l’an — reste modeste face aux besoins de croissance pressants du Congo.

Cette stratégie de placement « sécuritaire » à l’étranger soulève cependant un débat souverainiste parmi les analystes financiers. En choisissant de financer la dette américaine, la BCC se prive de ressources qui pourraient être injectées dans le circuit domestique. À titre de comparaison, les Bons du Trésor congolais offrent des taux d’intérêt nettement plus attractifs, reflétant le profil de risque du pays mais surtout le besoin de financement de l’État. Investir en interne permettrait non seulement à la Banque Centrale de réaliser des bénéfices supérieurs, mais surtout de soutenir l’économie nationale en finançant des infrastructures ou en stabilisant le système bancaire local.

Le paradoxe est frappant : alors que la RDC peine à mobiliser des capitaux pour son propre développement, sa Banque Centrale choisit de soutenir l’économie la plus puissante du globe. Si la sécurité des actifs est l’argument massue d’André Wameso, l’opportunité économique, elle, semble pencher pour un rééquilibrage vers le marché intérieur. Dans un pays où le taux d’intérêt est l’un des plus élevés de la région, préférer le rendement anémique du dollar américain au potentiel de relance du franc congolais ressemble, pour beaucoup, à une occasion manquée de souveraineté financière.

Guyvenant Misenge

Héritage de Papa Wemba : Son fils Sydney Poitier annonce une plainte contre la veuve et l’État congolais

Le feuilleton autour de l’héritage de Papa Wemba connaît un nouveau rebondissement. Ce mercredi 29 avril, Sydney Poitier, l’un des fils biologiques de l’illustre musicien congolais, est sorti de sa réserve pour annoncer le dépôt imminent d’une plainte à Kinshasa. Dans sa déclaration, il vise à la fois Marie Rose Luzolo, connue sous le nom de « maman Amazone », veuve de l’artiste, mais aussi le gouvernement congolais, qu’il accuse d’avoir acheté cette maison familiale située à Ngaliema, dans le quartier Macampagne dans le but de la remplacer par un musée.

Selon Sydney Poitier, cette résidence aurait été cédée pour un montant estimé à 1.700.000 dollars américains. Il dénonce également une gestion opaque du patrimoine de l’artiste, affirmant que « maman Amazone » aurait vendu une grande partie des biens laissés par Papa Wemba, notamment une parcelle située dans la commune de Bandalungwa, ainsi que des effets personnels, dont les vêtements de scène du chanteur. Des accusations lourdes qui jettent une lumière crue sur la gestion de l’héritage de l’icône de la rumba congolaise.

Par ailleurs, Sydney Poitier insiste sur l’absence de testament laissé par Papa Wemba, remettant en question la légitimité de toute décision unilatérale concernant ses biens. Il rappelle que de son vivant, l’artiste affirmait être père de 34 enfants biologiques, ce qui complexifie davantage la question de la succession. Cette affaire, désormais portée sur le terrain judiciaire, pourrait raviver les tensions au sein de la famille et relancer le débat sur la gestion des héritages des figures emblématiques en République démocratique du Congo.

Voldy Matiafu

Concerts au Stade de France : Jossart Nyoka Longo apporte son soutien à Fally Ipupa

Le leader emblématique de Zaïko Langa Langa, Jossart Nyoka Longo, a rendu une visite remarquée à Fally Ipupa ce mercredi 29 avril à Paris. L’artiste congolais et son groupe y sont actuellement en résidence, peaufinant les derniers réglages en vue de leurs prestations très attendues prévues les 2 et 3 mai au mythique Stade de France.

Cette rencontre entre deux grandes figures de la musique congolaise témoigne d’un esprit de solidarité et de reconnaissance mutuelle au sein de l’industrie. La visite de Jossart Nyoka Longo intervient dans un contexte de forte mobilisation autour de ces concerts historiques, qui suscitent déjà un engouement considérable auprès des fans venus de divers horizons.

À cette occasion, Jossart Nyoka Longo a officiellement confirmé sa présence lors de ces événements majeurs, renforçant ainsi la portée symbolique de ces rendez-vous. Sa participation s’inscrit comme un soutien de poids à Fally Ipupa, et souligne l’importance de ces concerts pour le rayonnement de la musique congolaise et africaine sur la scène internationale.

Voldy Matiafu

Matchs amicaux : La RDC se mesure au Danemark puis au Chili en juin

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L’équipe nationale de la RDC de football a officiellement annoncée, ce mercredi 29 avril deux rencontres amicales de prestige dans le cadre de sa préparation pour la Coupe du Monde de la FIFA 2026. Les Fauves congolais affronteront successivement le Danemark et le chili deux adversaires aux styles bien distincts, offrant ainsi un test grandeur nature pour le sélectionneur et son groupe.

La première rencontre est programmée le 3 juin à 20h au Stade Maurice Dufrasne en Belgique où la RDC retrouvera une sélection européenne pour la première fois depuis près d’une décennie, après son duel face à la Roumanie équipe nationale de football. Ce choc face aux coéquipiers de Christian Eriksen s’annonce comme un véritable baromètre du niveau actuel des Léopards sur la scène internationale.

Le second rendez-vous est fixé au 9 juin à Marbella en Espagne où les Congolais croiseront le fer avec les partenaires de Alexis Sánchez. Même si le Danemark et le Chili ne sont pas qualifiés pour le prochain Mondial, ces deux confrontations promettent une opposition relevée et stratégique pour la RDC, qui pourrait ainsi mieux se préparer à affronter des nations sud-américaines comme la Colombie.

Voldy Matiafu

Kinshasa : Le gouvernement restreint l’accès au chantier de la Rotonde de N’djili

Le Vice-Premier Ministre en charge des Transports a réaffirmé le caractère strictement encadré des travaux de la Rotonde à l’aéroport international de Kinshasa/N’djili, réalisés sur instruction du Chef de l’État. Ces travaux, qualifiés de stratégiques, s’inscrivent dans la modernisation des infrastructures aéroportuaires de Kinshasa.

À travers un communiqué publié ce mercredi 29 avril, Jean-Pierre Bemba a vivement dénoncé la circulation non autorisée d’images du chantier sur les réseaux sociaux, en violation des directives émises lors de ses précédentes visites. Il estime que ces publications portent atteinte à la discipline et à la confidentialité requises, tout en exposant des informations sensibles liées à l’évolution du projet.

En réaction, des mesures strictes ont été renforcées : l’accès au site est désormais limité aux seules personnes dûment habilitées. Toute prise de vue, qu’elle soit photographique ou vidéo, ainsi que toute diffusion d’images du chantier, est formellement interdite. Le gouvernement entend ainsi assurer un contrôle total de la communication jusqu’à l’achèvement des travaux.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Baisse de 4,77 % des dépôts des banques commerciales à la Banque centrale

Les avoirs en monnaie nationale des banques commerciales, conservés en comptes courants à la Banque centrale du Congo (BCC), ont enregistré une contraction significative au cours de la semaine arrêtée au 17 avril 2026. Selon une note de conjoncture économique consultée mercredi 29 avril par netic-news.net, cette baisse s’établit à 4,77 %, traduisant un recul de 186,0 milliards de francs congolais.

Dans le détail, les dépôts des banques commerciales en monnaie nationale logés à la BCC se sont situés à 3.712,9 milliards de CDF à la date indiquée, contre un niveau plus élevé la semaine précédente. Cette évolution hebdomadaire reflète une diminution de la liquidité bancaire disponible sur les comptes courants auprès de l’institut d’émission.

Une telle dynamique peut être interprétée comme le résultat de plusieurs facteurs, notamment les opérations de financement de l’économie, les retraits pour couvrir les besoins en trésorerie ou encore les ajustements liés à la politique monétaire. Elle constitue un indicateur clé du niveau de liquidité du système bancaire congolais, étroitement surveillé par les autorités monétaires dans le cadre de la régulation du marché financier.

Fulgence Mavula