La plénière de l’Assemblée nationale du mercredi 29 avril a auditionné le ministre de l’Industrie, Justin Kalumba Mwana Ngongo, dans le cadre d’une question orale avec débat lui adressée par le député national Théoveul Lotika Likwela.
Au cours des échanges ayant marqué cette initiative de contrôle parlementaire, le député national Jacques Cime est intervenu en apportant une contribution à la fois scientifique et technique.
« Mon intervention est purement scientifique et technique. Pour réaliser un bon investissement en vue de la relance de la Sotexki, il importe de s’asseoir autour d’une table afin d’éviter les erreurs du passé, notamment l’importation obligatoire des matières premières pour faire fonctionner l’usine au lieu de les produire localement. »
Le député a ensuite expliqué les caractéristiques agronomiques du coton :
« Le cotonnier est une plante vivace ou annuelle des régions tropicales et subtropicales, appartenant à la famille des Malvaceae, genre Gossypium, qui compte une cinquantaine d’espèces, dont seulement quatre sont exploitées pour leurs fibres : Gossypium hirsutum, Gossypium barbadense, Gossypium arboreum et Gossypium herbaceum. Cependant, la plus intéressante est Gossypium barbadense, en raison de la longueur supérieure de ses fibres par rapport aux autres variétés. Il serait donc judicieux de privilégier cette espèce pour un meilleur rendement. »
Abordant la question du calendrier agricole, il a ajouté :
« Lorsque le ministre évoque le mois de juin en ce qui concerne le financement de l’entreprise, cela est réaliste, car de la semence à la maturité de la plante, il faut environ 50 à 60 jours, tandis que la récolte intervient entre 140 et 200 jours. »
Le député a également mis en avant les opportunités de transformation industrielle du coton :

« Ce qui est intéressant avec le cotonnier, c’est qu’au-delà des fibres, les graines produisent de l’huile. Après raffinage pour éliminer le gossypol, substance toxique pour les animaux comme les bovins et la volaille, cette huile peut être utilisée en cosmétologie, permettant ainsi la création d’une industrie cosmétique, mais aussi en pharmacie pour la fabrication de baumes anti-inflammatoires. Riche en oméga-6, elle contribue également à la lutte contre les dépôts de cholestérol dans les vaisseaux sanguins (athéromes). Cela ouvre donc d’autres activités économiques générées par la Sotexki. »
Pour l’élu de Kolwezi, la relance de la Sotexki pourrait ainsi favoriser un développement intégré de la région en finançant les agriculteurs locaux. L’entreprise pourrait également devenir un fournisseur stratégique pour les industries pharmaceutiques et cosmétiques.
« De ce fait, la remise en service de la Sotexki profitera à tout le monde », a-t-il conclu.
La rédaction