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Est de la RDC : Thérèse Kayikwamba Wagner et James Swan renforcent la coordination diplomatique

La situation critique dans l’est de la République démocratique du Congo a dominé l’agenda diplomatique ce jeudi 30 avril 2016 à Kinshasa. La ministre d’État en charge des Affaires étrangères, Thérèse Kayikwamba Wagner, a reçu en audience James Swan, Représentant spécial du Secrétaire général des Nations Unies et chef de la MONUSCO. Cette rencontre de haut niveau fait suite à la première mission de terrain effectuée par M. Swan au Nord-Kivu et en Ituri, permettant ainsi d’aligner les priorités du gouvernement congolais avec celles de la mission onusienne face à l’urgence humanitaire et sécuritaire.

Au cœur des échanges, la protection des civils et le rétablissement d’une paix durable ont été réaffirmés comme des objectifs impératifs. Les deux personnalités ont examiné les mécanismes concrets pour freiner l’escalade de la violence, en mettant un accent particulier sur le rôle de la MONUSCO au sein du Mécanisme conjoint de vérification élargi plus (MCVE+). Ce dispositif technique est essentiel pour surveiller les mouvements aux frontières et documenter les violations du cessez-le-feu, garantissant ainsi une plus grande transparence dans la gestion des conflits régionaux.

La réunion a permis d’aborder les défis structurels liés aux programmes de désarmement, démobilisation et réintégration (DDR). Pour Kinshasa et les Nations Unies, la réussite de ces programmes est la clé de voûte pour stabiliser les zones libérées et offrir une alternative viable aux membres des groupes armés. En renforçant cette collaboration, la RDC et la MONUSCO cherchent à créer une synergie capable de transformer les engagements diplomatiques en améliorations tangibles pour les populations déplacées et meurtries par les récents affrontements.

Guyvenant Misenge

Affaire FRIVAO : Constant Mutamba convoqué comme témoin à la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe le 5 mai

L’étau judiciaire se précise autour du dossier FRIVAO avec un nouveau rebondissement de taille. Selon des sources proches du dossier, l’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, est convoqué le mardi 5 mai 2026 devant la Cour d’appel de Kinshasa-Gombe. Cette audition, prévue en qualité de témoin, vise à faire la lumière sur les malversations financières présumées portant sur plusieurs millions de dollars au sein du Fonds de Répartition des Indemnisations aux Victimes des Activités Illicites de l’Ouganda (FRIVAO).

La comparution de l’ex-garde des Sceaux devient inévitable après les déclarations fracassantes des dirigeants de cet établissement public lors des précédentes audiences. Ces derniers ont systématiquement cité Constant Mutamba comme le donneur d’ordre principal, affirmant avoir agi sous ses instructions directes dans la gestion des fonds destinés aux victimes. La justice cherche désormais à confronter ces témoignages à la version de l’ancien ministre pour déterminer les responsabilités administratives et pénales dans ce qui s’apparente à un vaste détournement de fonds publics.

Ce procès, qui tient l’opinion publique en haleine, représente un test majeur pour l’intégrité des institutions judiciaires congolaises. L’enjeu dépasse la simple gestion comptable : il s’agit de savoir si les fonds de réparation, durement acquis pour compenser les préjudices subis par les victimes de guerre, ont été détournés à des fins politiques ou personnelles. La présence de Constant Mutamba à la barre mardi prochain marquera une étape décisive dans la manifestation de la vérité pour des milliers de victimes en attente d’indemnisation.

Guyvenant Misenge

RDC : Le Comité de Suivi de la Paie annonce la clôture de la paie d’avril 2026 et le retour à la normale

La paie des agents et fonctionnaires de l’État pour le mois d’avril 2026 a été officiellement clôturée ce jeudi 30 avril, conformément aux engagements du Gouvernement. Dans un document transmis à la rédaction de Netic-News, le Comité de Suivi de la Paie (CSP) indique que cette échéance marque également le retour effectif au calendrier normal de paiement.

Selon ce document, toutes les enveloppes ont été intégralement mises à la disposition des banques commerciales et des autres opérateurs de paie dans les délais requis.

« À ce jour, aucun arriéré n’est enregistré vis-à-vis des opérateurs de paie », précise la même source, qui appelle ces derniers à faire preuve de diligence afin d’assurer le paiement effectif de chaque agent sur l’ensemble du territoire national.

Le Gouvernement souligne avoir respecté ses engagements malgré un contexte sécuritaire contraignant et des ajustements techniques intervenus en début d’année, notamment liés au traitement des états liquidatifs, à la mécanisation de nouvelles unités ainsi qu’à l’harmonisation entre la politique budgétaire et la politique monétaire.

Blanchi Lungala M

Assemblée nationale : Arnold Bombolo conteste le rejet de la motion contre le VPM Shabani

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Réagissant au rejet de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, Maître Arnold Bombolo, directeur de cabinet adjoint de Jean-Marc Kabund, dénonce des pesanteurs politiques ayant influencé la décision de la plénière. S’exprimant ce jeudi 30 avril 2026 à la rédaction de Netic-News, il estime que les irrégularités évoquées par l’Assemblée nationale ne reposent sur aucun fondement solide.

Selon lui, le bureau de la Chambre basse n’a pas respecté le délai réglementaire de 48 heures pour inscrire la motion à l’ordre du jour, ce qui constitue une violation du règlement intérieur. « Cette motion n’a été alignée qu’après une forte pression médiatique exercée par les députés, preuve qu’il y a eu des pesanteurs politiques pour éviter toute sanction contre le VPM Shabani », a-t-il déclaré.

Pour rappel, la motion de défiance a été rejetée pour « irrégularité de procédure », à la suite d’une motion incidente et préjudicielle introduite par le député Gary Sakata. Cette dernière a notamment mis en lumière la présence présumée de faux députés parmi les signataires du document.

Blanchi Lungala M

RDC : le Comité de Suivi de la Paie annonce la clôture de la paie d’avril 2026 et le retour à la normale

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La paie des agents et fonctionnaires de l’État pour le mois d’avril 2026 a été officiellement clôturée ce jeudi 30 avril, conformément aux engagements du Gouvernement. Dans un document transmis à la rédaction de Netic-News, le Comité de Suivi de la Paie (CSP) indique que cette échéance marque également le retour effectif au calendrier normal de paiement.

Selon ce document, toutes les enveloppes ont été intégralement mises à la disposition des banques commerciales et des autres opérateurs de paie dans les délais requis. « À ce jour, aucun arriéré n’est enregistré vis-à-vis des opérateurs de paie », précise la même source, qui appelle ces derniers à faire preuve de diligence afin d’assurer le paiement effectif de chaque agent sur l’ensemble du territoire national.

Le Gouvernement souligne avoir respecté ses engagements malgré un contexte sécuritaire contraignant et des ajustements techniques intervenus en début d’année, notamment liés au traitement des états liquidatifs, à la mécanisation de nouvelles unités ainsi qu’à l’harmonisation entre la politique budgétaire et la politique monétaire.

Blanchi Lungala M

Assemblée nationale : Arnold Bombolo conteste le rejet de la motion contre le VPM Shabani

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Réagissant au rejet de la motion de défiance visant le vice-Premier ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, Maître Arnold Bombolo, directeur de cabinet adjoint de Jean-Marc Kabund, dénonce des pesanteurs politiques ayant influencé la décision de la plénière. S’exprimant ce jeudi 30 avril 2026 à la rédaction de Netic-News, il estime que les irrégularités évoquées par l’Assemblée nationale ne reposent sur aucun fondement solide.

Selon lui, le bureau de la Chambre basse n’a pas respecté le délai réglementaire de 48 heures pour inscrire la motion à l’ordre du jour, ce qui constitue une violation du règlement intérieur. « Cette motion n’a été alignée qu’après une forte pression médiatique exercée par les députés, preuve qu’il y a eu des pesanteurs politiques pour éviter toute sanction contre le VPM Shabani », a-t-il déclaré.

Pour rappel, la motion de défiance a été rejetée pour « irrégularité de procédure », à la suite d’une motion incidente et préjudicielle introduite par le député Gary Sakata. Cette dernière a notamment mis en lumière la présence présumée de faux députés parmi les signataires du document.

Blanchi Lungala M.

RDC : Jacquemain Shabani échange avec les députés de l’Ituri sur un forum pour la paix et le développement

Le vice-Premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani, a reçu dans son cabinet de travail, mercredi 29 avril 2026, le caucus des députés de la province de l’Ituri. Au centre des échanges : la situation sécuritaire dans cette province en proie à des violences récurrentes depuis plusieurs années. À l’issue de cette rencontre, plusieurs résolutions ont été prises, dont l’organisation prochaine d’un forum sur la paix et le développement, réunissant les leaders communautaires et sociopolitiques afin d’identifier les causes profondes de l’insécurité qui sévit dans la région depuis décembre 2017.

S’exprimant à la presse, le président du caucus des députés de l’Ituri, Bintu Iribi, a salué les efforts des forces de sécurité tout en plaidant pour un renforcement des effectifs et une amélioration de leurs conditions de vie. Il a également insisté sur l’importance de ce forum, présenté comme une initiative portée par la population locale pour rassembler les filles et fils de l’Ituri autour d’une même table, en vue de trouver des solutions durables à la crise sécuritaire.

Par ailleurs, la question de l’insécurité persistante dans le territoire de Mambasa a été abordée, notamment les exactions attribuées aux rebelles du CRP, liés à Thomas Lubanga. Les députés et le ministre de l’Intérieur ont examiné cette situation en profondeur, réaffirmant la nécessité d’une réponse concertée pour restaurer la paix et favoriser le développement dans cette partie du pays.

Rodriguez Kikamba

Kwilu : Suspension des travaux d’électrification à Idiofa depuis sept jours faute de paiement

La cité d’Idiofa, dans la province du Kwilu, reste plongée dans le noir, contrairement à la ville de Kikwit et au territoire voisin de Gungu déjà alimentés en électricité. Cette situation découle de l’arrêt des travaux de transport du réseau et de distribution du courant électrique, exécutés par l’entreprise MEC, en raison d’impayés de la part du gouvernement. La société réclame plus de huit mois d’arriérés, ce qui a conduit à la suspension totale des activités depuis sept jours.

Selon l’administrateur du territoire d’Idiofa, Adélard Kintolo, la population locale s’impatiente de voir arriver l’électricité, d’autant plus que le projet a été lancé par les autorités nationales, avec l’engagement que la desserte serait effective. Il estime que les habitants devraient bénéficier du courant, quelles que soient les contraintes administratives ou financières rencontrées dans l’exécution du projet.

Sur le plan technique, le courant est pourtant déjà disponible à la sous-station du territoire. Sur les 18 transformateurs prévus, 14 ont déjà été installés et environ 2 000 ménages sur les 3 000 attendus sont déjà raccordés. Toutefois, le déploiement des câbles sur les poteaux reste inachevé dans plusieurs zones. Lors de la XIIIᵉ conférence des gouverneurs tenue récemment dans le Kwilu, le ministre des Hydrocarbures, Aimé Sakombi, avait assuré que toutes les dispositions nécessaires étaient prises pour la finalisation du projet.

Rodriguez Kikamba

Tracasseries à Kinshasa : Le Commissaire divisionnaire Israël Kantu fait arrêter des agents de transport pris en flagrant délit au pont Ngabi

La pratique de la tracasserie routière continue de susciter l’indignation dans la ville de Kinshasa. Face à cette situation persistante, le Commissaire divisionnaire, Israël Kantu, a procédé, mercredi 29 avril 2026, à l’arrestation de plusieurs agents de la division urbaine des transports. Ces derniers ont été surpris en flagrant délit de tracasserie à l’encontre d’usagers de la route pourtant en règle avec leurs documents de bord.

L’opération s’est déroulée au niveau du pont Ngabi, un site connu pour être un point de contrôle souvent associé à des abus. Selon les informations recueillies, ces agents affectés au contrôle routier auraient transformé leur poste en lieu de perception illégale de sommes d’argent, en complicité avec certains éléments de la Police de circulation routière (PCR), qui ont pris la fuite à l’arrivée des forces de l’ordre.

Cette intervention fait suite aux instructions données le 11 avril dernier interdisant formellement toute forme de tracasserie à cet endroit. Sur ordre du Commissaire divisionnaire, tous les agents interpellés ont été arrêtés et leurs effets saisis pour les besoins de l’enquête. Une mesure qui s’inscrit dans la volonté de mettre fin à ces pratiques récurrentes dans la capitale.

Rodriguez Kikamba

RDC: le FMI évalue la contribution de l’IGF dans l’amélioration de la gestion des finances publiques

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Une délégation de l’institution de Bretton Woods a effectué, mercredi 29 avril 2026, une visite de travail à l’Inspection Générale des Finances (IGF), dans le cadre de la troisième revue du Programme économique du Gouvernement appuyé par le Fonds monétaire international (FMI). L’objectif était d’évaluer, au plus près du terrain, la contribution de cette institution clé à l’amélioration de la gestion des finances publiques en République démocratique du Congo.

La délégation a échangé sur un dialogue franc et technique autour des missions de contrôle menées par l’IGF : certification de la TVA, suivi des entreprises publiques, contrôle des dépenses et encadrement des recettes. Pour le FMI, cette étape s’inscrit dans un processus régulier d’évaluation, visant à discuter de la contribution de l’IGF à la gestion des finances publiques, notamment la mobilisation des recettes, le contrôle des dépenses et la gouvernance.

Au-delà des chiffres, cette mission met en lumière un rôle souvent discret mais déterminant : celui d’une institution de contrôle qui, par ses actions, façonne les bases d’une gouvernance plus rigoureuse. L’IGF apparaît ainsi comme un levier central des réformes engagées, un partenaire technique dont l’expertise nourrit autant qu’elle est enrichie par les échanges avec les partenaires internationaux.

Blanchi Lungala M