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RDC : l’Assemblée nationale examine une motion de défiance contre le VPM de l’Intérieur ce mercredi

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L’Assemblée nationale de la République démocratique du Congo tiendra ce mercredi 29 avril à 14 heures, dans la salle de Congrès du Palais du Peuple, une séance plénière à forts enjeux politiques et institutionnels. Cette rencontre intervient dans un contexte marqué par des préoccupations sécuritaires croissantes et des interrogations sur le fonctionnement des institutions publiques.

Selon un communiqué officiel, les députés nationaux devront examiner une motion de défiance visant le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières. Cette démarche parlementaire est motivée notamment par la situation sécuritaire du pays, les entraves au bon fonctionnement des institutions provinciales et locales, ainsi que des accusations d’abus de pouvoir portées contre le membre du gouvernement.

Par ailleurs, la plénière sera marquée par une séquence de contrôle parlementaire, avec une question orale avec débat du député Lotika Likwela Théoveul au ministre de l’Industrie sur la relance de la SOTEXKI, et une interpellation de la députée Kavira Mapera Jeannette à la ministre de la Jeunesse et Éveil patriotique. Cette session s’annonce déterminante pour l’évaluation de l’action gouvernementale et l’évolution du climat politique en RDC.


Fulgence Mavula

Kinshasa engage une réforme du financement éducatif axée sur l’efficacité et l’innovation

Le financement durable de l’éducation en République démocratique du Congo s’affirme comme un chantier prioritaire, au regard des exigences de gratuité, de qualité et d’employabilité des jeunes. Réunis mardi 28 avril lors d’un segment politique de haut niveau, responsables gouvernementaux et partenaires techniques ont passé en revue les avancées et défis du système éducatif. La ministre d’État à l’Éducation nationale, Raïssa Malu, a salué la scolarisation de près de cinq millions d’enfants supplémentaires et l’amélioration des conditions des enseignants, tout en plaidant pour le renforcement des effectifs et l’extension progressive de la gratuité. De son côté, le vice-Premier ministre en charge du Budget, Adolphe Muzito, a mis en avant les efforts de rationalisation des finances publiques, tandis que Serigne Mbay Thiam a insisté sur la coordination des partenaires et la digitalisation du secteur.

Le deuxième axe des discussions a porté sur l’efficacité des investissements éducatifs. La vice-ministre des Finances, Grâce Yamba, a défendu une gestion rigoureuse basée sur la performance, en phase avec les orientations de la Banque mondiale en faveur d’un financement axé sur les résultats. L’expérience de la province du Lualaba, présentée par Fifi Masuka, a illustré des initiatives concrètes telles que l’octroi de bourses et la prise en charge des frais scolaires. Par ailleurs, la question de l’employabilité des jeunes a occupé une place centrale, avec Ève Bazaiba mettant en avant l’éducation non formelle, et Marc Ekila plaidant pour la valorisation des compétences pratiques, soutenus par des innovations portées notamment par Schoolap.

Enfin, les échanges ont abordé le financement de la recherche et de l’innovation comme levier stratégique de transformation. Le ministre de l’Économie numérique, Augustin Kibassa, a annoncé la mise en place d’un Data Center national et l’élaboration d’une stratégie dédiée à l’intelligence artificielle. Ces initiatives ont été saluées par UNESCO, qui encourage un renforcement de la gouvernance scientifique. À l’issue des travaux, un consensus se dégage autour de la nécessité d’une gouvernance renforcée, d’une planification rigoureuse et d’une intégration accrue de l’innovation pour assurer la durabilité du système éducatif congolais.

Fulgence Mavula

RDC : l’IGM corrige ses propos sur le financement de la Garde minière

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La mise en place de la future Garde minière en République démocratique du Congo est marquée par un revirement de communication de l’Inspection générale des mines (IGM). Ce mardi 28 avril, l’institution a corrigé ses précédentes déclarations concernant le mode de financement de cette unité à vocation sécuritaire et stratégique dans le secteur minier.

La veille, l’IGM avait évoqué un programme estimé à 100 millions de dollars, reposant sur des « partenariats stratégiques » impliquant notamment les États-Unis et les Émirats arabes unis. Cette annonce avait suscité de nombreuses réactions, laissant penser à un engagement financier international structuré autour du projet.

Cependant, Washington a rapidement démenti toute implication, obligeant l’IGM à revoir sa position. Dans son nouveau communiqué, l’institution précise désormais que le financement reposera sur des « montages diversifiés » impliquant plusieurs types d’acteurs, tandis que les discussions se poursuivent pour finaliser la structuration du projet.

Fulgence Mavula

Fonction publique : Jean-Pierre Lihau face à un système enraciné, près de 800 000 agents non identifiés matriculés sous l’ère Kabila

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Le ministre de la fonction Jean-Pierre Lihau, met à nu un système qui, pendant des années, a prospéré à l’abri des regards, grâce à son travail engagé : une fonction publique fragilisée par des pratiques opaques, où des matricules ont été attribués à des agents dont l’existence administrative n’est pas toujours vérifiable. Un système organisé autour de l’irrégularité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 800 000 matricules auraient été accordés sous l’ère Joseph Kabila à des agents non authentifiés. Derrière cette réalité, un mécanisme bien rodé : l’attribution de matricules en dehors de tout contrôle rigoureux, souvent en échange d’avantages financiers.

Ce système n’était pas marginal. Il s’est installé, structuré et a fini par gangrener une partie de l’appareil de l’État..Des réseaux qui ont prospéré dans l’ombre. Pendant des années, la gestion des ressources humaines de la fonction publique a été détournée au profit de circuits parallèles. Des matricules circulaient, se négociaient, se monnayaient. Ce fonctionnement a permis à des réseaux informels de s’enraciner profondément, au point de rendre toute tentative de réforme particulièrement sensible. Une volonté de rupture… mais sans moyens.

Face à cette situation, Jean-Pierre Lihau tente d’imposer un changement radical : identifier, assainir, remettre de l’ordre. Une démarche qui vise à restaurer l’autorité de l’État là où elle a été contournée. Mais cette volonté se heurte à une réalité troublante. À plusieurs reprises, le vice-Premier ministre a sollicité l’Assemblée nationale pour obtenir les moyens nécessaires à la mécanisation transparente de la masse salariale. Ces demandes sont restées sans réponse. Sans budget, la réforme avance, mais au ralenti. Des avancées qui dérangent.

Malgré ces obstacles, les premiers résultats mettent en lumière l’ampleur du désordre : Environ 1,4 million d’agents recensés. Plus de 500 000 agents non mécanisés identifiés. Plus de 180 000 agents intégrés dans la paie officielle. Chaque chiffre confirme une réalité : le système était largement hors de contrôle. Et chaque avancée réduit l’espace des pratiques informelles, provoquant inévitablement des résistances. Une réforme qui met à nu les blocages. Plus le processus d’assainissement progresse, plus les oppositions deviennent visibles. Car cette réforme ne touche pas seulement à des procédures : elle remet en cause des intérêts, des habitudes et des réseaux.

Dès lors, une question se pose : pourquoi une réforme visant à restaurer la transparence rencontre-t-elle autant de blocages ? Une bataille pour la crédibilité de l’État. Au-delà des chiffres, c’est la crédibilité même de l’État qui est en jeu. Peut-il continuer à fonctionner avec un système aussi profondément marqué par l’informel ? Jean-Pierre Lihau apparaît aujourd’hui comme l’un des rares à affronter directement cette réalité. Mais face à un système enraciné, la question reste entière : jusqu’où cette réforme pourra-t-elle aller ? Car, au fond, ce qui dérange le plus n’est pas la réforme elle-même, mais ce qu’elle révèle.

Blanchi Lungala M

Fonction publique : Jean-Pierre Lihau face à un système enraciné, près de 800 000 argents non identifiés sous l’ère Kabila

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Le ministre de la fonction Jean-Pierre Lihau, met à nu un système qui, pendant des années, a prospéré à l’abri des regards, grâce à son travail engagé : une fonction publique fragilisée par des pratiques opaques, où des matricules ont été attribués à des agents dont l’existence administrative n’est pas toujours vérifiable. Un système organisé autour de l’irrégularité. Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Près de 800 000 matricules auraient été accordés sous l’ère Joseph Kabila à des agents non authentifiés. Derrière cette réalité, un mécanisme bien rodé : l’attribution de matricules en dehors de tout contrôle rigoureux, souvent en échange d’avantages financiers.

Ce système n’était pas marginal. Il s’est installé, structuré et a fini par gangrener une partie de l’appareil de l’État..Des réseaux qui ont prospéré dans l’ombre. Pendant des années, la gestion des ressources humaines de la fonction publique a été détournée au profit de circuits parallèles. Des matricules circulaient, se négociaient, se monnayaient. Ce fonctionnement a permis à des réseaux informels de s’enraciner profondément, au point de rendre toute tentative de réforme particulièrement sensible. Une volonté de rupture… mais sans moyens.

Face à cette situation, Jean-Pierre Lihau tente d’imposer un changement radical : identifier, assainir, remettre de l’ordre. Une démarche qui vise à restaurer l’autorité de l’État là où elle a été contournée. Mais cette volonté se heurte à une réalité troublante. À plusieurs reprises, le vice-Premier ministre a sollicité l’Assemblée nationale pour obtenir les moyens nécessaires à la mécanisation transparente de la masse salariale. Ces demandes sont restées sans réponse. Sans budget, la réforme avance, mais au ralenti.
Des avancées qui dérangent.

Malgré ces obstacles, les premiers résultats mettent en lumière l’ampleur du désordre : Environ 1,4 million d’agents recensés. Plus de 500 000 agents non mécanisés identifiés. Plus de 180 000 agents intégrés dans la paie officielle. Chaque chiffre confirme une réalité : le système était largement hors de contrôle. Et chaque avancée réduit l’espace des pratiques informelles, provoquant inévitablement des résistances. Une réforme qui met à nu les blocages. Plus le processus d’assainissement progresse, plus les oppositions deviennent visibles. Car cette réforme ne touche pas seulement à des procédures : elle remet en cause des intérêts, des habitudes et des réseaux.

Dès lors, une question se pose : pourquoi une réforme visant à restaurer la transparence rencontre-t-elle autant de blocages ? Une bataille pour la crédibilité de l’État. Au-delà des chiffres, c’est la crédibilité même de l’État qui est en jeu. Peut-il continuer à fonctionner avec un système aussi profondément marqué par l’informel ? Jean-Pierre Lihau apparaît aujourd’hui comme l’un des rares à affronter directement cette réalité. Mais face à un système enraciné, la question reste entière : jusqu’où cette réforme pourra-t-elle aller ? Car, au fond, ce qui dérange le plus n’est pas la réforme elle-même, mais ce qu’elle révèle.

Blanchi Lungala M

Nord-Kivu II : Les inspecteurs de l’enseignement menacent de boycotter les examens d’État 2026

Le Syndicat des inspecteurs d’enseignement au Congo (Synieco), province éducationnelle Nord-Kivu II, a annoncé son intention de boycotter les épreuves certificatives nationales de la session 2026. Cette décision a été rendue publique dans un mémorandum consulté mardi 28 avril par Netic-news.net et adressé aux autorités locales, en raison du non-paiement des primes dues aux examinateurs lors de la session précédente.

Dans ce document, signé par le secrétaire provincial adjoint en charge de l’administration et des finances, M. Pascal Bungabunga, le syndicat estime que les conditions actuelles compromettent la tenue correcte des examens. Il souligne que « les examinateurs non payés lors de la session passée expriment à juste titre leur réticence à prester pour la session 2026 », avant de rappeler que la crédibilité et la sécurité des épreuves reposent sur l’engagement et la motivation des intervenants.

Le Synieco avertit ainsi que, sans mesures urgentes de régularisation, il se verra contraint de ne pas accompagner l’organisation des examens d’État, notamment le Tenasosp et l’Enafep session 2026. Une position qui intervient dans un contexte de tensions récurrentes autour des primes des acteurs éducatifs en République démocratique du Congo, alors qu’aucune réaction officielle des autorités compétentes n’a encore été communiquée.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Quand le petit commerce légal échappe à l’État et bascule dans le porte-à-porte informel

Dans les ruelles poussiéreuses des quartiers périphériques comme dans les artères de la commune de Ngaliema, une nouvelle silhouette est devenue familière : celle de commerçants expatriés déambulant de parcelle en parcelle. Un phénomène qui illustre l’impuissance de l’État face à l’invasion d’un secteur pourtant légalement verrouillé.

L’ordonnance-loi de 1973 est pourtant sans équivoque : le petit commerce est l’apanage exclusif des nationaux. Mais sur le terrain, la réalité a pris une tournure agressive. Jadis tenanciers de magasins et boutiques dans lesquels ils pratiquaient déjà illégalement le détail, ces Indiens, Libanais et Pakistanais ont franchi une nouvelle étape : le porte-à-porte. Accompagnés de facilitateurs congolais — souvent des jeunes attirés par une modique commission — ils s’invitent dans l’intimité des foyers pour prêter des ustensiles de cuisine, téléphones, ordinateurs et autres biens de la maison.

L’effet d’annonce de Daniel Mukoko Samba, un espoir déçu ?

Il y a un an, le 15 avril 2025, un vent d’optimisme avait pourtant soufflé sur le secteur. Lors d’un briefing presse, le Vice-Premier Ministre, Ministre de l’Économie nationale, Daniel Mukoko Samba, avait promis de siffler la fin de la récréation :

« La loi est claire : les petits commerces sont exclusivement réservés aux Congolais. Il y a eu une dérogation, mais elle arrive à expiration en novembre de cette année. Je n’ai pas l’intention de la proroger. Nous ne voulons pas seulement mettre fin à la dérogation, nous voulons réécrire un cadre légal clair, applicable à tous, sans passe-droit. »

Pourtant, en ce mois d’avril 2026, rien n’a été fait concrètement. Le constat est amer : l’expiration de la dérogation en novembre dernier n’a déclenché aucune action de terrain. Au contraire, le commerce de détail s’est « informalisé » davantage, rendant les contrôles presque impossibles.

Témoignages de Kinois : Entre soulagement précaire et usure silencieuse

À Ngaliema, le dilemme est total. Le « crédit de proximité » proposé par ces réseaux dépanne les familles autant qu’il les asphyxie.
Maman Bijou (Binza Delvaux) :

« Ils sont passés avec des congélateurs. On donne un acompte et on paie un peu chaque jour. Mais au calcul final, le prix est presque le double de celui pratiqué en ville ! C’est de l’esclavage masqué, mais où trouver 400 dollars cash ? »

Papa Sylvain (Camp Luka) :

« Mes enfants voulaient un « Home Cinéma ». On paie 20 000 francs congolais par semaine. C’est exorbitant, mais c’est la seule façon pour un pauvre d’équiper sa maison. L’État nous a oubliés. »

Sarah (Malueka) :

« Ils proposent des ordinateurs sans aucune garantie. Si l’appareil tombe en panne le deuxième mois, vous devez quand même payer jusqu’au bout. On sait que c’est illégal, mais ils viennent vers nous. »

Maître Jean-Pierre (Jolie Parc) :

« Ils entrent dans les parcelles avec des piles d’assiettes. Ils visent surtout les épouses. On paie trois fois la valeur réelle. On voit ces commerçants circuler librement, sans être inquiétés par les inspecteurs. »

Gloire (UPN) :

« Le coût est exorbitant, mais « que faire ? » C’est le système du cercueil payé à crédit. Le drame, c’est que ce sont des Congolais qui les introduisent dans nos maisons pour une petite commission. »

Un système de survie au détriment de la loi

Récemment, l’un d’eux, accompagné d’un jeune Congolais, a tenté sa chance dans une parcelle de la place. Il a été reçu par une fin de non-recevoir musclée :

« Je l’ai grondé et renvoyé après un rappel succinct de la loi de 1973 », témoigne un habitant. Mais tous n’ont pas cette force de résistance.

Ce « porte-à-porte » prospère sur l’absence de crédit à la consommation pour les nationaux. En proposant des paiements échelonnés, ces réseaux capturent une clientèle précaire.

Entre la loi qui reste un texte de papier et la réalité d’une économie de rue dominée par des intérêts extérieurs, le petit commerçant congolais attend toujours que la volonté politique se transforme en actes. En attendant, le colportage continue sous l’œil impuissant, ou complice, de l’État.

Guyvenant Misenge

Bas-Uélé : Le pont Bomokandi réhabilité sur la RN25, la circulation rétablie entre Isiro et Buta

Le pont jeté sur la rivière Bomokandi, situé à 7 kilomètres de la cité de Dingila sur la Route Nationale n°25 (RN25), fait peau neuve. Autrefois considéré comme un véritable point noir, cet ouvrage stratégique reliant Isiro à Buta a été totalement réhabilité sous l’impulsion du Gouverneur de province, Mike-David Mokeni Amisi. Cette infrastructure, dont la remise en état était devenue une urgence vitale, s’inscrit désormais comme le symbole de la volonté politique de désenclaver le Bas-Uélé.

Pendant des années, ce franchissement représentait un danger permanent pour les usagers et un frein majeur pour l’économie locale. Ce mardi 28 avril 2026, un paysan de la zone, témoignant sous anonymat, exprime son soulagement :

« Ce pont était notre tombeau ouvert. Aujourd’hui, grâce au Gouverneur, ce calvaire est décapité ; c’est le retour de l’espoir et le souffle de la vie qui circule à nouveau ».

Le rétablissement de cette jonction sécurisée met fin aux pertes de marchandises et aux risques humains qui rythmaient le quotidien des transporteurs et des agriculteurs du territoire de Bambesa.

Au-delà de la simple fluidification du trafic, cette réhabilitation redynamise l’ensemble de l’activité économique régionale en réduisant significativement les coûts de transport entre les grands centres urbains. En dotant la province d’infrastructures résilientes, l’exécutif provincial confirme sa vision d’un développement durable et inclusif, transformant une ancienne rupture de charge en un levier de croissance pour toute la communauté.

Guyvenant Misenge

Justice : Des organisations féminines réclament des sanctions après des propos injurieux contre Judith Suminwa

Des centaines de femmes issues de la Marche mondiale des femmes ont déposé, lundi 27 avril 2026 à Kinshasa, un mémorandum au ministère de la Justice. Elles réclament des poursuites judiciaires contre les auteurs de propos injurieux et sexistes visant la Première ministre Judith Suminwa Tuluka, diffusés sur les réseaux sociaux après sa récente intervention sur TV5 Monde.

Les manifestantes dénoncent des contenus qu’elles qualifient d’« outrageants et dégradants », estimant qu’ils portent atteinte à la dignité de la cheffe du gouvernement et, plus largement, à celle des femmes engagées dans la vie publique. Dans leur mémorandum, lu par Maître Thérèse Kulungu, elles exigent l’ouverture d’enquêtes, l’identification des auteurs et leur poursuite, tout en alertant sur la montée des discours haineux dans l’espace numérique.

En réaction, le ministre de la Justice, Guillaume Ngefa, a salué une démarche citoyenne et assuré que les auteurs de propos diffamatoires ou haineux seront poursuivis conformément à la loi. Il a rappelé que la liberté d’expression ne saurait justifier des atteintes à la dignité des personnes, tout en indiquant que des procédures judiciaires sont déjà en cours, y compris à l’international si nécessaire.

Fulgence Mavula

Partenariat RDC–Maroc : Les projets d’accords bilatéraux validés à Kinshasa

Les experts de la République démocratique du Congo et du Royaume du Maroc ont validé, lundi à Kinshasa, les projets d’accords de coopération bilatérale entre les deux pays. Cette étape marque une avancée importante en prélude à la 6ᵉ session de la Commission mixte RDC–Maroc, au cours de laquelle les textes devraient être officiellement signés.

Selon un communiqué du ministère des Affaires étrangères, la réunion d’harmonisation des experts a été lancée à l’Hôtel du Gouvernement par le secrétaire général aux Affaires étrangères, l’ambassadeur Apollinaire Langba Mbongi. À l’issue des travaux, les deux parties ont procédé à l’harmonisation, la révision, la validation et le paraphe des projets d’accords, ainsi que du procès-verbal et du communiqué conjoint.

Ces documents devront être entérinés lors de la prochaine session ministérielle de la Commission mixte. Du côté marocain, le chef de délégation, M. Abdellah M. Boutadghart, a réaffirmé la volonté du Royaume du Maroc d’accompagner la RDC dans la mise en œuvre des projets convenus et de renforcer le partage d’expériences dans divers domaines de coopération, selon la même source officielle.

Fulgence Mavula