Le président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, a salué jeudi 9 octobre à Kinshasa la tenue du premier Forum national des droits humains, un événement qu’il a qualifié d’étape majeure dans la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo. Ce rendez-vous, qui réunit magistrats, institutions publiques et acteurs de la société civile, vise à renforcer la culture du respect des droits fondamentaux à travers le système judiciaire congolais.
Dans son allocution d’ouverture, le président Kamuleta a rappelé le rôle essentiel de la magistrature dans la protection des libertés individuelles et collectives. « La magistrature doit demeurer la sentinelle du respect des droits humains », a-t-il affirmé, soulignant que la Constitution confère aux juges la mission d’assurer une justice équitable, de garantir le respect des prévenus et de veiller à la compétence des tribunaux ainsi qu’à la publicité des procès.
Le haut magistrat a par ailleurs insisté sur le fait que certains droits fondamentaux, reconnus par l’article 61 de la Constitution, demeurent intangibles même en période de guerre. Selon lui, la réussite de ce premier forum dépendra de la capacité des participants à formuler des résolutions concrètes permettant de renforcer la confiance des citoyens dans la justice congolaise et d’enraciner durablement la culture des droits humains au sein des institutions du pays.
Cedrick Katay Kalombo
