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RDC : Dieudonné Kamuleta voit dans le Forum national des droits humains une étape clé pour la consolidation de l’État de droit

Le président de la Cour constitutionnelle et du Conseil supérieur de la magistrature, Dieudonné Kamuleta, a salué jeudi 9 octobre à Kinshasa la tenue du premier Forum national des droits humains, un événement qu’il a qualifié d’étape majeure dans la consolidation de l’État de droit en République démocratique du Congo. Ce rendez-vous, qui réunit magistrats, institutions publiques et acteurs de la société civile, vise à renforcer la culture du respect des droits fondamentaux à travers le système judiciaire congolais.

Dans son allocution d’ouverture, le président Kamuleta a rappelé le rôle essentiel de la magistrature dans la protection des libertés individuelles et collectives. « La magistrature doit demeurer la sentinelle du respect des droits humains », a-t-il affirmé, soulignant que la Constitution confère aux juges la mission d’assurer une justice équitable, de garantir le respect des prévenus et de veiller à la compétence des tribunaux ainsi qu’à la publicité des procès.

Le haut magistrat a par ailleurs insisté sur le fait que certains droits fondamentaux, reconnus par l’article 61 de la Constitution, demeurent intangibles même en période de guerre. Selon lui, la réussite de ce premier forum dépendra de la capacité des participants à formuler des résolutions concrètes permettant de renforcer la confiance des citoyens dans la justice congolaise et d’enraciner durablement la culture des droits humains au sein des institutions du pays.

 

Cedrick Katay Kalombo

Sesanga se moque de Tshisekedi après sa main tendue à Kagame : “De la moindre escarmouche à ça !”

Les réactions fusent de toutes parts après la main tendue du président Félix Tshisekedi à son homologue rwandais, Paul Kagame, dans le but de restaurer la paix entre la République démocratique du Congo et le Rwanda.

Dans une publication ce jeudi 9 octobre 2025 sur son compte X, l’opposant Delly Sesanga, président du parti Envol, s’est ouvertement moqué de Félix Tshisekedi.

Sesanga qualifie le chef de l’État congolais de “président à géométrie variable”, dont la position change au gré de ses voyages.
“De la moindre escarmouche à ça… Tout ça pour ça ! Où est le sérieux ? Où est la ligne ? Le gâchis incarné. Un président à géométrie variable, qui change de position au gré des applaudissements et des voyages, n’inspire ni confiance ni respect. Le Congo mérite sans doute mieux”, a-t-il écrit.

Très critiquée par l’opinion publique, la démarche du président Tshisekedi envers son voisin rwandais a été perçue par plusieurs acteurs politiques comme un signe de faiblesse. En séjour à Bruxelles, dans le cadre du Global Gateway Forum, Félix Tshisekedi a en effet appelé Paul Kagame à œuvrer pour mettre fin à la crise sécuritaire qui sévit dans l’Est de la République démocratique du Congo.

Blanchi Lungala M.

RDC-Rwanda : Kigali rejette la main tendue de Tshisekedi et accuse Kinshasa d’alimenter la crise

La tentative d’apaisement lancée par Félix Tshisekedi à l’endroit de Paul Kagame, ce jeudi 9 octobre à Bruxelles lors du Global Gateway Forum, a été sèchement rejetée par Kigali. Le ministre rwandais des Affaires étrangères a répliqué en affirmant que « le seul à pouvoir arrêter cette escalade est le président Tshisekedi, et lui seul », rejetant ainsi sur Kinshasa toute la responsabilité de la crise qui oppose les deux pays.

Selon le diplomate rwandais, le chef de l’État congolais entretient un discours belliqueux marqué par des menaces et des propos offensants envers Paul Kagame. Il a exhorté Kinshasa à cesser tout appui aux FDLR, à désarmer la milice Wazalendo et à mettre fin au recours à des mercenaires étrangers et soldats burundais, qu’il accuse de violer les accords régionaux et d’attiser les tensions dans la région des Grands Lacs.

Kigali dénonce en outre des bombardements attribués aux FARDC sur des zones habitées par des Banyamulenge dans l’est de la RDC, en violation, selon lui, des accords de Washington et de la déclaration de Doha. Cette réaction ferme réduit à néant les espoirs d’un rapprochement entre les deux capitales et éloigne davantage la perspective d’un dialogue sincère dans un contexte régional déjà marqué par la persistance du conflit du M23.

Charles Mapinduzi

RDC : Les réactions se multiplient après le nouveau geste d’ouverture de Tshisekedi envers Kagame

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Le discours du président Félix Tshisekedi, jeudi à Bruxelles lors du deuxième Forum du Global Gateway, continue de faire réagir en République démocratique du Congo et au-delà. En annonçant la suspension de son plaidoyer pour des sanctions contre Kigali et en réaffirmant sa volonté de dialogue avec Paul Kagame, le chef de l’État a ravivé le débat sur la stratégie diplomatique congolaise face au conflit à l’Est. Pour le porte-parole du gouvernement, Patrick Muyaya, cette démarche traduit « le choix de la paix, le choix de la grandeur », saluant « l’offre de la paix plutôt que la demande des sanctions ».

Dans la même lignée, le ministre du Commerce extérieur, Julien Paluku, a salué un « coup de grâce à Kagame », estimant que le président congolais démontre par ce geste sa capacité à transformer la confrontation en responsabilité régionale, tout en préservant la souveraineté du pays. Selon lui, cette ouverture reflète la posture d’un Congo fort, ouvert au dialogue mais résolument attaché à la défense de ses intérêts.

En revanche, l’opposition s’est montrée beaucoup plus critique. Dely Sesanga, président d’Envol, a dénoncé un « président à géométrie variable », rappelant les discours antérieurs de Tshisekedi aux accents plus hostiles envers Kigali.

« De la moindre escarmouche à ça… Où est la cohérence ? Le gâchis incarné », a-t-il ironisé.

À Kigali, la porte-parole du gouvernement rwandais a, de son côté, relativisé les propos du président congolais, affirmant que la RDC n’avait jamais adopté de posture belliqueuse vis-à-vis du Rwanda.

Charles Mapinduzi

RDC : Jacquemain Shabani écarte Joseph Kabila d’un éventuel dialogue politique

Le Vice-premier ministre et ministre de l’Intérieur, Jacquemain Shabani Lukoo, a déclaré, mercredi 9 octobre 2025 sur les antennes de RFI, que l’ancien président Joseph Kabila ne pourra pas prendre part à un éventuel dialogue politique en République démocratique du Congo. Selon lui, les actes posés par l’ancien chef de l’État sont jugés « suffisamment graves » par l’opinion publique pour justifier son exclusion de toute concertation nationale.

Jacquemain Shabani a affirmé que Joseph Kabila serait responsable de la réactivation du mouvement rebelle du M23 et de la recrudescence des violences dans l’Est du pays, lesquelles ont entraîné le déplacement de plus de six millions de personnes et causé de nombreuses pertes humaines.

« C’est la personne qui a pris l’initiative de mettre en place ou d’activer des groupes armés pour piller et organiser la terreur en République démocratique du Congo depuis plus de trois ans », a-t-il soutenu.

Le ministre de l’Intérieur a par ailleurs rappelé que l’ancien président bénéficie d’une loi spéciale lui accordant certains privilèges, mais l’obligeant à observer des devoirs de réserve et de loyauté envers la République. Cette déclaration intervient dans un contexte marqué par la persistance des tensions dans l’Est du pays, malgré les efforts de médiation menés à Doha et à Washington.

Jamely Timothée Kayembe

RDC : Peter Kazadi critique la déclaration de la CENCO sur la peine de mort contre Joseph Kabila

Peter Kazadi, député national élu de l’UDPS, a vivement critiqué la récente déclaration de la Conférence Épiscopale Nationale du Congo (CENCO) concernant la peine de mort prononcée contre l’ancien Président Joseph Kabila Kabange. Selon lui, cette prise de position dépasse le cadre du magistère ecclésial et s’apparente à une ingérence dans les affaires de l’État.

« Les évêques n’ont reçu aucun mandat du peuple congolais pour dicter la politique pénale et sécuritaire de la République », a-t-il écrit sur son compte X.

Le parlementaire dénonce également une influence étrangère derrière la CENCO.

« Derrière la façade humaniste de l’Église se cache un agenda politique dicté par certaines chancelleries occidentales, qui financent généreusement ses programmes et orientent ses prises de position au mépris des réalités congolaises », affirme-t-il, rappelant que le gouvernement congolais est seul compétent pour définir sa politique criminelle adaptée au contexte national.

Pour Peter Kazadi, la CENCO devrait se concentrer sur la dénonciation des massacres, des viols et des trahisons subis par le peuple congolais, plutôt que de critiquer l’État.

« La République Démocratique du Congo a besoin de pasteurs spirituels, pas de politiciens en soutane. L’heure n’est plus aux prêches partisans, mais à la défense de la nation et de ses valeurs », conclut-il.

Bienvenu Musoy

Félix Tshisekedi suspend son plaidoyer pour sanctions contre le Rwanda et tend la main à Paul Kagame

En séjour à Bruxelles dans le cadre du deuxième Forum du Global Gateway, Félix Tshisekedi a surpris plus d’un en tendant une nouvelle fois la main à son homologue rwandais, Paul Kagame, malgré les tensions persistantes entre Kinshasa et Kigali autour du soutien présumé du Rwanda à la rébellion du M23. Lors de son intervention ce jeudi, le chef de l’État congolais a déclaré :

« Le plaidoyer que j’avais prévu pour appeler à des sanctions, je préfère le suspendre pour le moment, en attendant d’avoir la réponse du président Kagame. »

Le Global Gateway Forum, organisé par l’Union européenne, vise à renforcer les partenariats économiques et infrastructurels durables entre l’Europe et ses partenaires, notamment en Afrique. Pour la RDC, ce rendez-vous constitue une tribune internationale stratégique pour défendre non seulement les opportunités économiques du pays dans le cadre de la transition énergétique mondiale, mais aussi pour faire entendre sa voix sur la crise sécuritaire qui déchire sa partie orientale depuis des années.

En choisissant la voie de l’apaisement, Félix Tshisekedi semble miser sur la diplomatie et la responsabilité régionale pour désamorcer la crise. Cependant, cette main tendue à son homologue rwandais suscite des interrogations, alors que Kigali continue d’être accusé de soutenir militairement le M23, lequel sème la désolation dans les provinces du Nord et du Sud-Kivu. Beaucoup d’observateurs s’interrogent sur la sincérité d’un tel geste : cette ouverture pourrait-elle amorcer une véritable désescalade entre les deux pays ou se solder par une nouvelle déception ?

Pour l’heure, Paul Kagame n’a pas encore réagi publiquement à l’appel de son homologue congolais. En attendant, le mystère plane sur la prochaine étape de cette relation tumultueuse entre Kinshasa et Kigali, tandis que les populations de l’Est du Congo continuent de payer le prix fort d’un conflit que beaucoup espèrent enfin voir s’éteindre.

Charles Mapinduzi

Assemblée nationale : L’Union sacrée en débat sur la présidence du perchoir

La question de la présidence de l’Assemblée nationale divise les partis membres de l’Union sacrée de la nation à l’approche de l’élection du nouveau bureau. Après la déclaration du député de l’Union pour la Nation Congolaise (UNC), Jean-Baudouin Mayo Mambeke, revendiquant le perchoir, l’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS) a également exprimé son souhait d’occuper ce poste.

Jean-Claude Tshilumbayi, premier vice-président de la chambre basse du Parlement, a estimé qu’il serait logique que l’UDPS, successeur politique de Vital Kamerhe, prenne la présidence de l’Assemblée. Selon lui, son parti représente la majorité au sein de l’Union sacrée de la nation, et la décision pourrait encore évoluer, l’UDPS ayant initialement choisi la première vice-présidence.

L’élection du nouveau bureau de l’Assemblée nationale reste conditionnée aux orientations du Président de la République, Félix Tshisekedi, autorité morale de l’Union sacrée de la nation, dont l’implication a été confirmée par le premier vice-président du Parlement.

Bienvenu Musoy

Kinshasa : Alerte du Ministre Ngongo sur l’usage de préservatifs dans la fabrication des boudins

Le mercredi 8 octobre 2025, sur les ondes de Radio Top Congo, le Ministre provincial de la Santé Publique, Hygiène et Prévoyance sociale de Kinshasa, Dr Patricien Ngongo, a alerté la population sur l’existence d’un réseau utilisant des préservatifs comme boyaux dans la fabrication de boudins.

« Contrôlons ce que nous consommons, car ce qui se passe est extrêmement grave. Un produit est introduit dans le préservatif, puis le tout est cuit avant d’être vendu », a-t-il expliqué.

Pour protéger la population, le ministre a invité les citoyens à dénoncer ces pratiques dangereuses.

« Dénonçons ces mauvaises pratiques là où nous sommes, l’heure est grave, nous risquons de disparaître », a insisté Dr Patricien Ngongo, soulignant l’urgence d’une vigilance collective.

Cette alerte vient renforcer la récente décision du gouvernement provincial de Kinshasa interdisant la commercialisation et l’exposition des denrées alimentaires à l’air libre, dans une ville où les charcuteries artisanales restent très prisées par la population.

Blanchi Lungala M

Ituri : Huit civils tués par la milice CODECO à Chilu et Gobba

Le mercredi 8 octobre 2025, huit personnes ont été tuées dans les villages de Chilu et Gobba, situés dans le groupement de Lovangire, en territoire de Djugu, province de l’Ituri, dans le nord-est de la République Démocratique du Congo. Selon des sources locales, les victimes, principalement des agriculteurs, se rendaient à leurs champs lorsqu’elles ont été attaquées par des miliciens de la Coopérative pour le développement du Congo (CODECO). Ces derniers les ont accusées à tort d’appartenir au groupe rival du CRP (Congrès pour la Rénovation de la Paix), avant de les exécuter sommairement.

Cette attaque s’inscrit dans un contexte de violences récurrentes dans la région, où les affrontements entre milices ethniques, notamment entre les Lendu et les Hema, ont fait des milliers de victimes depuis 2017. La CODECO, initialement fondée dans les années 1970 comme une coopérative agricole, s’est transformée en une milice armée revendiquant la défense des intérêts de la communauté Lendu face à la domination perçue des Hema . Malgré des accords de paix signés en 2020, les attaques contre les civils persistent, alimentant un cycle de violences difficile à briser.

Face à cette situation, la Mission de l’Organisation des Nations Unies pour la stabilisation en République Démocratique du Congo (MONUSCO) a intensifié ses opérations dans la province de l’Ituri. En mai 2024, l’opération « Paw Tiger » a permis de détruire une douzaine de points de contrôle illégaux établis par la CODECO dans le territoire de Djugu, libérant ainsi plusieurs axes routiers vitaux pour les communautés locales . Cependant, ces actions restent insuffisantes face à l’ampleur du défi sécuritaire, et la population continue de vivre dans la peur de nouvelles attaques.

Gilbert Ngonga