La situation humanitaire en République démocratique du Congo atteint un niveau alarmant. Devant le Conseil de sécurité des Nations unies, ce vendredi, le chef de la MONUSCO, James Swan, a tiré la sonnette d’alarme sur l’ampleur des besoins humanitaires et les difficultés croissantes auxquelles sont confrontées les populations affectées par les conflits armés.
Selon le représentant spécial du secrétaire général de l’ONU, près de 27 millions de Congolais souffrent actuellement d’insécurité alimentaire, soit plus d’un quart de la population du pays. Face à cette crise, le plan humanitaire 2026 vise à apporter une assistance à 7,3 millions de personnes en situation de détresse aiguë. Toutefois, sur les 1,4 milliard de dollars nécessaires à sa mise en œuvre, seulement 53 % des fonds ont été mobilisés à ce jour.
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James Swan a ainsi exhorté les partenaires internationaux à accroître leur soutien financier afin d’éviter une aggravation de la situation. Il a également dénoncé plusieurs obstacles qui freinent l’acheminement de l’aide humanitaire, notamment la fermeture prolongée des banques à Goma ainsi que celle des aéroports de Goma et de Kavumu. Ces infrastructures, jugées essentielles pour les opérations humanitaires, doivent être rouvertes sans délai, a-t-il insisté. Le chef de la MONUSCO a enfin condamné les attaques visant les travailleurs humanitaires, rappelant que quatre d’entre eux ont perdu la vie en RDC depuis le début de l’année 2026.
Fulgence Mavula
