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Kinshasa : Ouverture de la 9ᵉ édition du Forum africain sur la justice transitionnelle

Le Vice-Premier ministre en charge de l’Intérieur, de la Sécurité, de la Décentralisation et des Affaires coutumières, Jacquemin Shabani, a procédé mardi 30 septembre, au nom du Président de la République, au lancement de la 9ᵉ édition du Forum africain sur la justice transitionnelle à Kinshasa, capitale de la République démocratique du Congo.

Placée sous le thème « État de la justice transitionnelle en Afrique : justice pour les Africains et les personnes d’ascendance africaine à travers les réparations », cette rencontre réunit des représentants des États membres de l’Union africaine ainsi que des institutions nationales des droits de l’homme, autour de la nécessité d’assurer la vérité, la justice et les réparations.

Dans son allocution, Jacquemin Shabani a souligné que ce forum constitue une opportunité pour la RDC de mobiliser les ressources africaines et internationales en vue de la reconnaissance des crimes perpétrés, de l’accès effectif à la justice et de la réparation en faveur des victimes des atrocités subies sur le continent.

Bienvenu Musoy

FC Les Aigles du Congo : Fin de collaboration avec Alberto Samso

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Le FC Les Aigles du Congo a annoncé, ce mardi 30 septembre, la fin de sa collaboration avec Alberto Samso, qui occupait les fonctions de coach assistant et directeur sportif. Arrivé avec enthousiasme, il s’était rapidement imposé comme un acteur clé du projet sportif des Samouraïs.

Apprécié pour sa rigueur et son professionnalisme, Alberto Samso a marqué son passage par un engagement total auprès du staff et des joueurs. Le club a salué « un dévouement et un passage qui resteront gravés dans la mémoire des Aigles », en lui souhaitant plein succès pour ses prochains défis.

Cette séparation ouvre une nouvelle page dans l’histoire récente du club, qui devra poursuivre son développement sans l’un de ceux qui ont contribué à bâtir ses premiers succès.

Voldy Matiafu

JB Mpiana et Wenge BCBG en concert exceptionnel à Paris le 29 novembre

La capitale française s’apprête à accueillir un événement musical majeur : JB Mpiana et son mythique groupe Wenge BCBG se produiront le samedi 29 novembre 2025 à la prestigieuse Salle Gaveau – Jean-Marc Dumontet, au cœur du 8ᵉ arrondissement de Paris. Située à deux pas de la station Miromesnil (métro ligne 9), cette salle emblématique offrira un cadre raffiné pour une soirée de pure rumba congolaise.

De 18h00 à minuit, les spectateurs vibreront au rythme des plus grands classiques du répertoire de l’icône congolaise. Connu pour son charisme légendaire et ses prestations scéniques mémorables, JB Mpiana promet un spectacle haut en couleur, mêlant énergie, émotion et communion avec son public fidèle.

Les billets sont disponibles à partir de 100 €, avec réservation via l’infoline mentionnée sur l’affiche officielle. Ce concert s’annonce comme un rendez-vous incontournable pour la diaspora congolaise en Europe et pour tous les amoureux de la rumba qui souhaitent vivre une expérience musicale unique aux côtés de Wenge BCBG.

Voldy Matiafu

RDC : Levée de l’interdiction d’exporter le cobalt, mais les quotas maintiennent la pression sur le marché

La République démocratique du Congo (RDC), premier producteur mondial de cobalt, a annoncé la levée de l’interdiction d’exporter ce métal stratégique à compter du 16 octobre 2025, après plusieurs mois de blocage. Utilisé principalement dans les batteries de véhicules électriques, le cobalt congolais fait ainsi son retour sur le marché mondial, mais sous un régime de quotas stricts fixés jusqu’en 2027. Kinshasa met fin à une incertitude majeure pour le secteur, tout en cherchant à réguler les flux de ce minerai essentiel.

Des quotas jugés insuffisants par le marché

Les volumes autorisés – 18 125 tonnes d’ici fin décembre, puis 96 600 tonnes pour les deux années suivantes – sont considérés comme en deçà des attentes des opérateurs. Cette offre limitée ne devrait pas rééquilibrer le marché à court terme, laissant planer une inquiétude persistante. Les analystes redoutent en outre des difficultés dans le contrôle et la répartition effective de ces quotas, un défi récurrent pour les autorités congolaises.

L’interdiction de 2025 et ses effets

La suspension des exportations, effective depuis février 2025, avait provoqué une flambée des prix du cobalt. Le prix de l’hydroxyde avait doublé et les dérivés utilisés dans les batteries avaient atteint des sommets en août. Cette envolée n’était toutefois pas liée à une rupture immédiate de l’offre, les raffineries chinoises ayant maintenu leur activité grâce à des stocks situés hors de la RDC (Afrique du Sud, Zambie, Malaisie).

Vers une pénurie annoncée en 2026

Aujourd’hui, les stocks mondiaux s’amenuisent et les raffineries tournent au ralenti. Les estimations d’un déficit de cobalt en 2026 varient de 10 000 à plus de 60 000 tonnes. Pour Chris Welch, analyste chez Argus Media, ce resserrement du marché est quasi inévitable, malgré la montée en puissance de l’Indonésie et une possible baisse de la demande.

Impact direct sur les véhicules électriques

Cette tension accrue fragilise les constructeurs automobiles. Les quotas fixés par la RDC sont jugés trop bas pour répondre à la demande croissante en batteries, laissant présager une volatilité durable des prix du cobalt. Le coût final des véhicules électriques pourrait en être affecté. Les grands groupes multiplient déjà les contrats à long terme et les investissements directs dans les mines congolaises afin de sécuriser leurs approvisionnements.

Diversification technologique accélérée

Face au « risque congolais », les fabricants de batteries accélèrent la transition vers des technologies moins dépendantes du cobalt. L’essor des batteries au lithium-fer-phosphate (LFP), dépourvues de cobalt, se confirme pour les modèles d’entrée de gamme. En parallèle, les recherches sur les batteries NMC visent à réduire la teneur en cobalt, tandis que le recyclage du métal et la production indonésienne apparaissent comme des alternatives de plus en plus stratégiques.

Gouvernance et traçabilité : un défi décisif

Au-delà des volumes, le système de quotas renvoie à la capacité de la RDC à assurer transparence et rigueur dans l’attribution des licences. Des restrictions trop strictes pourraient encourager un marché noir et renforcer l’exploitation artisanale non régulée. La crédibilité du dispositif dépendra donc de la lutte contre la corruption et du respect des normes éthiques et environnementales exigées par les acheteurs internationaux.

Guyvenant Misenge

Assemblée nationale : Bureau et Conférence des présidents se penchent sur le projet de calendrier de la session de septembre 2025

Le professeur Isaac Jean-Claude Tshilumbayi Musawu, président intérimaire du bureau de l’Assemblée nationale, a présidé, mardi 30 septembre, la toute première Conférence des présidents après la réhabilitation de trois membres du bureau visés par des pétitions.

Trois points figuraient à l’ordre du jour : la communication du président de l’Assemblée nationale, l’adoption de l’avant-projet du calendrier des travaux de la session ordinaire de septembre, ainsi que l’organisation de la première plénière consacrée à la prorogation de l’état de siège.

Dans sa communication, le président intérimaire a fait rapport à la Conférence des présidents sur la cérémonie de remise et reprise intervenue entre lui et le président démissionnaire Vital Kamerhe. Il a par ailleurs indiqué avoir saisi les institutions du pays, notamment le Président de la République et le Gouvernement, au sujet des vacances créées au sein du bureau par les récentes démissions de Vital Kamerhe et de Dominique Munongo, respectivement président et rapporteure adjointe. La question de l’organisation de l’élection pour pourvoir ces postes vacants a également été évoquée.

L’avant-projet du calendrier de la session de septembre met en évidence les grandes matières qui seront examinées au cours de cette session essentiellement budgétaire. « Il y a des arriérés non législatifs, des contrôles et auditions de certaines institutions de la République qui n’ont pas pu se tenir, ainsi que des arriérés législatifs. Nous avons au moins plus de trente matières en attente, soit des avis du Gouvernement, des commissions ou encore du Sénat », a expliqué Jacques Djoli, porte-parole de la chambre basse du Parlement.

Augustin K.

RDC : Un mégaprojet agro-industriel lancé à Mbanza-Ngungu

Le gouvernement congolais et la société suisse Mole Groupe ont franchi une étape décisive ce mardi 30 septembre avec la signature d’un partenariat public-privé visant la création du Parc Agro-Industriel de Mbanza-Ngungu. La cérémonie s’est déroulée dans la capitale en présence du ministre de l’Agriculture et de la Sécurité alimentaire, Muhindo Nzangi, et de l’ambassadeur de Suisse en RDC, marquant l’engagement des deux parties à développer plus de 100 000 hectares consacrés aux cultures vivrières stratégiques telles que le manioc, le maïs, le riz, le blé et la canne à sucre.

L’initiative, dont le coût est évalué à près d’un milliard de dollars, ambitionne de transformer localement ces matières premières pour en faire des produits finis.

« Avec un investissement estimé à un milliard de dollars, le parc devrait générer plus de 20 000 emplois directs et indirects et constitue une étape clé de la stratégie gouvernementale visant à renforcer la sécurité alimentaire, stimuler l’emploi des jeunes et accroître l’autonomie économique de la RDC », a indiqué Gandi Mole, directeur général de Mole Groupe.

Soutenu par l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (ONUDI) et des partenaires techniques de renommée mondiale tels que Bühler Group et De Smet Engineers, ce projet symbolise la volonté de Kinshasa de donner un nouveau souffle à son secteur agricole.

« Le projet bénéficie du soutien de l’ONUDI et de partenaires internationaux de renom tels que Bühler Group et De Smet Engineers, illustrant la volonté de Kinshasa de moderniser son secteur agricole et de placer le pays sur la voie d’un développement agro-industriel durable », a souligné M. Mole.

Cedrick Katay Kalombo

« La condamnation de Joseph Kabila est une dérive qui fragilise davantage notre pays », Francine Muyumba

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Les réactions affluent de toutes parts après le verdict de la Haute Cour militaire, rendu ce mardi 30 septembre 2025, condamnant l’ancien président Joseph Kabila à la peine de mort. Pour Francine Muyumba, cadre du Front Commun pour le Congo (FCC), cette décision ne fait qu’accentuer les divisions au lieu de favoriser la réconciliation nationale.

Dans une déclaration publiée ce mardi sur son compte X, l’ancienne sénatrice a dénoncé ce qu’elle qualifie de procès-spectacle.
« Le Congo n’a pas besoin de procès-spectacle mais de réconciliation, de paix et de stabilité. La condamnation de l’ancien président Joseph Kabila est une dérive qui fragilise davantage notre pays et divise au lieu de réconcilier. La paix et la stabilité ne se construisent pas dans la haine ni dans les procès politiques », a-t-elle écrit.

Il convient de rappeler que, quelques heures après ce verdict, le camp Kabila avait déjà dénoncé une instrumentalisation de la justice. Pour le FCC, cette condamnation vise principalement à écarter leur autorité morale de la scène politique nationale.

Blanchi Lungala M

UDPS-Tshisekedi : Kabuya et Bizibu scellent la réconciliation

L’Union pour la Démocratie et le Progrès Social (UDPS-Tshisekedi) a enregistré, mardi 30 septembre 2025, la fin officielle de la rivalité entre Augustin Kabuya, secrétaire général, et Déo Bizibu, président a.i. contesté et secrétaire général élu par la Convention du parti. «Les deux personnalités, longtemps en désaccord, se sont retrouvées au siège du parti présidentiel et ont convenu de tourner la page de leurs différends.», peut-on lire dans un communiqué de presse publié ce mardi 30 septembre

Cette réconciliation intervient conformément aux orientations données le 19 décembre 2025 par la haute autorité politique de référence du parti, qui avait appelé au rapprochement de toutes les tendances. Avec l’appui du comité d’accompagnement, les protagonistes ont décidé de travailler loyalement pour restaurer l’unité et la fraternité entre tous les militants, et de mettre en place une feuille de route en vue de la tenue prochaine du congrès.

Reçus il y a quelques jours par le chef de l’État, Félix Tshisekedi, Augustin Kabuya et Déo Bizibu se sont engagés à œuvrer main dans la main jusqu’à l’organisation d’un congrès extraordinaire prévu au plus tard le 14 décembre 2025. Leur apparition conjointe devant cadres et sympathisants de l’UDPS laisse entrevoir la fin d’une crise qui a profondément secoué le parti.

Jérémie Ngunga Léman

RDC : Le FCC dénonce une « instrumentalisation » de la justice après la condamnation de Joseph Kabila

Le Front Commun pour le Congo (FCC) a réagi avec indignation au verdict prononcé ce mardi 30 septembre 2025 par la Haute Cour militaire, qui a condamné son autorité morale et ancien président de la République, Joseph Kabila, à la peine de mort pour crimes de guerre, trahison, complot et participation criminelle avec la rébellion de l’AFC/M23. En plus de cette peine, Kabila a été sommé de verser à l’État congolais la somme de 30 milliards de dollars américains, à payer en francs congolais.

Dans un communiqué officiel, le FCC affirme que cette décision dépasse le cadre d’un simple procès contre un individu. Selon la plateforme, « ce qui vient d’être prononcé n’est pas seulement la condamnation d’un homme, mais aussi celle de l’État de droit et de toutes les avancées démocratiques obtenues de haute lutte depuis près de deux décennies ». Le regroupement politique accuse le pouvoir en place d’instrumentaliser la justice pour écarter Joseph Kabila et ses alliés de la scène nationale.

Pour le FCC, ce verdict marque un tournant dangereux pour l’avenir de la démocratie congolaise. Il estime que cette condamnation fragilise les bases institutionnelles et menace de replonger le pays dans des dérives autoritaires. La famille politique de Kabila appelle ainsi à la vigilance de toutes les forces vives de la nation et de la communauté internationale face à ce qu’elle considère comme une dérive judiciaire et politique aux conséquences imprévisibles.

Blanchi Lungala M.

RDC : La Chine exhorte l’ONU à renforcer ses efforts pour la paix dans l’Est

La Chine a appelé ce mardi 30 septembre, lors de la 10 008ᵉ séance du Conseil de sécurité de l’ONU consacrée à la situation en République démocratique du Congo, à une mobilisation accrue de la communauté internationale pour rétablir la paix et la stabilité dans l’Est du pays. Pékin a salué la participation des délégations congolaise et rwandaise à cette rencontre, tout en rappelant l’urgence d’une réponse humanitaire face à la détérioration continue de la situation.

Le représentant chinois a insisté sur la nécessité d’un cessez-le-feu immédiat et du respect des normes humanitaires. Selon lui, malgré une baisse récente de l’intensité des combats, le mouvement rebelle M23 continue d’étendre son emprise territoriale, et des attaques sporadiques continuent de faire des victimes dans plusieurs zones de l’Est congolais.

Enfin, Pékin a rappelé l’importance de l’application de la résolution 2773 du Conseil de sécurité adoptée en février 2025. Le diplomate a exhorté toutes les parties prenantes à mettre fin aux violations du droit international humanitaire et à travailler ensemble en vue d’une solution durable à la crise.

Cedrick Katay Kalombo