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Beni : Le maire interdit les tapages diurnes et nocturnes

Face à la menace sécuritaire et à la pollution sonore dans la ville, le maire de Beni a pris une mesure préventive stricte. Dorénavant, les églises, bars, cafés et autres lieux de production sonore ne sont plus autorisés à diffuser de la musique à un volume élevé, que ce soit en journée ou la nuit, conformément à l’article 014/013 du 8 mai 2014 régissant la production sonore en RDC.

La décision a été annoncée ce lundi 29 septembre, à l’issue d’un entretien entre le commissaire supérieur principal Nyofondo Te-Kodal et les responsables concernés. Ces derniers ont demandé un délai d’une semaine pour sensibiliser leurs membres à cette mesure, qui entrera en vigueur le lundi 6 octobre prochain. La Société congolaise de droit d’auteur (SOCODA) sera impliquée pour veiller au respect de cette réglementation.

La ville de Beni, déjà confrontée à une insécurité persistante, subit encore la pression des ADF, des terroristes d’origine ougandaise responsables de plusieurs dizaines de milliers de morts dans la région. Cette décision vise à limiter les nuisances sonores tout en contribuant à la sécurité urbaine.

Charles Mapinduzi

RDC : Fwamba plaide pour un soutien direct aux militaires et à l’économie locale

Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a dressé un état des lieux de l’économie congolaise, qu’il juge robuste et résiliente.

« Aujourd’hui, nous avons une économie robuste avec un taux de croissance de plus de 6,5 % en 2024, alors qu’il avait été projeté à 6 % par le Fonds monétaire international (FMI). Comparée à la moyenne de l’économie subsaharienne, notre économie est résiliente. Il faudrait donc travailler davantage afin de transposer cette croissance dans le quotidien des Congolais », a-t-il souligné,lors de son passage sur Top Congo FM, ce lundi 29 septembre.

Il a également insisté sur la priorité donnée aux urgences locales :

« S’il y a une urgence dans l’Est, je préférais aider les militaires en difficulté au front plutôt que de donner plusieurs millions à Milan ».

Le ministre a pointé les défis hérités des régimes précédents et la responsabilité du gouvernement actuel.

« Le président Félix Tshisekedi paie le prix de l’irresponsabilité du régime passé. Ce pays a été abandonné par ses dirigeants », a-t-il rappelé.

Parmi les efforts engagés, le développement des infrastructures figure en bonne place. Doudou Fwamba a évoqué les nouvelles routes de contournement à Kinshasa, telles que Kulumba de Masina Siforco jusqu’au boulevard Poids-lourd, destinées à désengorger la ville et à stimuler l’économie locale, un chantier sans précédent depuis 1960 selon ses propos.

En matière de finances publiques, le ministre a mis en avant la rationalisation des dépenses et la réduction du train de vie, y compris au sein de la présidence :

« moins 30 % FSI présidence, l’État a épargné au total 15 millions de dollars/mois, soit 180 millions/an ».

Ces mesures s’inscrivent dans un contexte macro-économique stable malgré un déficit de 1000 milliards 600 FC.

« Notre priorité est plus d’emploi, plus de pouvoir d’achat », a-t-il conclu, réaffirmant la volonté de transformer la résilience économique du pays en amélioration tangible de la vie des Congolais.

Cedrick Katay Kalombo

Walikale : Les autorités éducationnelles écartent l’option d’une année blanche à Bukumbirwa et Rusamambu

La rentrée scolaire 2025-2026 reste paralysée dans les localités de Bukumbirwa et Rusamambu, groupement Ikobo, territoire de Walikale (Nord-Kivu). L’insécurité persistante y empêche enseignants et élèves déplacés de regagner la zone, plongeant les parents dans une profonde inquiétude quant à l’avenir scolaire de leurs enfants. Depuis plus de quatre mois, ces villages sont sous occupation rebelle, théâtre d’affrontements répétés entre les combattants de l’AFC/M23 et les forces d’autodéfense wazalendo.

Face à cette situation, les autorités éducationnelles de la province Nord-Kivu 3 ont écarté pour l’instant l’hypothèse d’une année blanche. Elles encouragent les parents à inscrire leurs enfants dans leurs zones actuelles de refuge afin d’assurer la continuité pédagogique, malgré l’impossibilité de rouvrir les écoles locales. L’objectif est de garantir le droit à l’éducation des enfants déplacés en attendant une amélioration du climat sécuritaire.

La reprise effective des cours à Bukumbirwa et Rusamambu dépendra du rétablissement de la sécurité et du retour des populations dans leurs villages. Les autorités affirment maintenir l’espoir d’un rattrapage scolaire une fois la paix revenue, réitérant que l’éducation reste une priorité, même en contexte de crise.

Guyvenant Misenge

SNCC : 64% du personnel éligible à la retraite, Bemba alerte sur une réforme urgente

Le Vice-Premier Ministre en charge des Transports, Voies de communication et Désenclavement, Jean-Pierre Bemba, a tiré la sonnette d’alarme au Conseil des ministres sur la situation critique à la Société Nationale des Chemins de fer du Congo (SNCC SA). Sur un effectif total de 5 781 agents, près de 3 695 — soit 64% du personnel — sont éligibles à la retraite, une donnée qui menace directement le fonctionnement de l’entreprise ferroviaire déjà fragilisée par des difficultés structurelles et sociales.

Pour répondre à ce déséquilibre, le VPM a proposé la mise en place d’un Fonds social de la SNCC, destiné à assurer la prise en charge progressive de la dette sociale de l’entreprise, notamment les retraites et indemnités dues. Ce mécanisme vise à apaiser le climat social et à rétablir la confiance des agents tout en garantissant le respect des obligations légales de l’opérateur.

La Ministre du Portefeuille a appuyé cette démarche, soulignant que la création d’un tel fonds permettrait non seulement un rajeunissement des effectifs et une meilleure continuité du service ferroviaire, mais pourrait aussi servir de modèle de gestion des passifs sociaux dans l’ensemble des entreprises publiques de l’État.

Guyvenant Misenge

RDC : La société civile dénonce la lenteur dans la sécurisation de la navigation fluviale et lacustre

Deux semaines après le naufrage tragique sur le fleuve Congo, qui a fait plus de 100 morts dans la province de l’Équateur, aucune mesure concrète n’a encore été mise en place pour prévenir de tels accidents. Au lendemain de ce drame, le président Félix Tshisekedi avait ordonné, lors d’un Conseil des ministres, au vice-Premier ministre et ministre des Transports, Jean-Pierre Mbemba, de dresser rapidement un état des lieux complet de la navigation fluviale et lacustre et de renforcer les mesures de sécurité.

Cependant, depuis cette injonction, aucune action concrète n’a été signalée. Les baleinières continuent de circuler, souvent surchargées et parfois la nuit, augmentant ainsi le risque de nouveaux accidents. Fabien Mongunza Mangombe, président du cadre de concertation provinciale de la société civile de l’Équateur, a dénoncé dimanche 28 septembre 2025 cette lenteur et exprimé sa crainte d’un nouveau drame.

La Société civile rappelle que ces tragédies mettent en évidence l’urgence d’une gestion rigoureuse de la sécurité sur les voies navigables en RDC. Elle pointe du doigt le manque de contrôles, l’état vétuste des embarcations et l’insuffisance de la sensibilisation des populations riveraines face aux risques de navigation.

Rodriguez Kikamba

Mambasa : Des enfants dans les mines au lieu des salles de classe

Alors que la rentrée scolaire est effective en République Démocratique du Congo, de nombreux enfants restent visibles dans les carrés miniers du territoire de Mambasa, en Ituri. La société civile locale dénonce une violation grave des droits de l’enfant. Selon Rams Malikidogo, coordonnateur de l’ONG Convention pour la Recherche des Droits Humains (CRDH), ces mineurs sont exploités dans des sites tels que Russie, Maroc, Kotakoli et Makele, alors que leur place devrait être à l’école.

Cette situation dramatique résulte de la pauvreté des familles et du laxisme des autorités. Certains parents, incapables de subvenir aux besoins de leurs enfants, les poussent vers des activités minières illégales. La société civile pointe également l’irresponsabilité des exploitants qui recourent à la main-d’œuvre infantile, exposant les enfants à des travaux pénibles et dangereux.

Face à cette urgence, la CRDH appelle l’État à renforcer le contrôle des sites miniers et à sanctionner les responsables du travail des mineurs. L’organisation exige une implication accrue des autorités pour protéger ces enfants et garantir leur droit fondamental à l’éducation, afin que l’avenir des jeunes de Mambasa ne soit plus sacrifié dans les mines.

Guyvenant Misenge

Nord-Kivu : Les FARDC frappent le pont Mpeti pour freiner l’avancée du M23

Le pont Mpeti, situé dans le territoire enclavé de Walikale (Nord-Kivu), a été touché dimanche dernier par des frappes aériennes des Forces armées de la République démocratique du Congo (FARDC). Cette infrastructure, en cours de réhabilitation par le M23, devait selon plusieurs sources faciliter les mouvements des rebelles dans la région.

Si l’armée congolaise ne s’est pas encore officiellement exprimée sur l’incident, des analystes estiment que cette opération visait à entraver toute possibilité de déploiement du M23. Le recours aux avions de chasse de type Sukhoï marque une intensification des combats, qui se sont récemment ranimés dans les territoires de Walikale et Masisi.

La situation reste préoccupante alors que Walikale occupe une position stratégique ouvrant l’accès à l’ex-Province Orientale. En cas de prise de Walikale-centre, que le M23 avait quitté dans le cadre des pourparlers de Doha, le mouvement rebelle pourrait menacer la ville de Kisangani, accentuant la pression sur l’État congolais.

Jean Ngaviro

Sankuru : Scandale de vol de carburant sur le chantier de l’aéroport de Lodja

Un scandale de détournement de mazout secoue le territoire de Sankuru. Neuf fûts de carburant, destinés aux travaux de construction de l’aéroport de Lodja, ont été découverts ce lundi 29 septembre dans une église à Bena-Dibele. Selon des sources locales, des agents de la société AMECO, chargée des travaux, auraient négocié la vente illicite de ces fûts en complicité avec des employés de la société Adi Construct. L’opération suspecte a été rapidement signalée aux services de sécurité.

L’enquête a révélé d’autres éléments inquiétants. À proximité du pont Lokenye, plusieurs fûts estampillés « Adi Construct » ont été saisis à bord d’un camion appartenant à AMECO. Par ailleurs, cinq autres fûts auraient déjà été livrés au domicile d’un responsable d’AMECO à Lodja. Face à la gravité de ces faits, le comptable et le chauffeur de l’entreprise ont été placés en détention provisoire au parquet près du tribunal de grande instance de Lodja pour interrogatoire. Aucun détournement n’a, en revanche, été constaté au sein de FODESA, où le matériel est initialement stocké.

Le Procureur de la République a immédiatement diligenté une équipe de magistrats qui s’est rendue sur place dans la nuit pour évaluer l’ampleur des faits et recueillir toutes les preuves nécessaires. Cette action judiciaire vise à faire la lumière sur le réseau de complicité présumé et à dissuader tout détournement des ressources allouées aux projets de développement dans la région.

Guyvenant Misenge

RDC : Verdict attendu ce mardi dans le procès de Joseph Kabila devant la Haute cour militaire

La Haute cour militaire de la République démocratique du Congo doit rendre ce mardi 30 septembre son verdict dans le procès de Joseph Kabila. L’ancien président congolais, poursuivi depuis juillet dernier et vivant à l’étranger depuis plus de deux ans, est jugé dans une affaire sans précédent dans l’histoire du pays : jamais un ex-chef d’État congolais n’avait été traduit devant la justice militaire depuis l’indépendance en 1960.

Les charges retenues contre Kabila sont particulièrement graves : crimes contre la paix et la sécurité de l’humanité, trahison, participation à une rébellion, viols, tortures, homicides par balles et occupation armée de la ville de Goma. Le parquet militaire, dirigé par l’auditeur général Lucien-René Likulia, a requis la peine capitale pour les crimes de guerre et de trahison, et des peines cumulées de plusieurs décennies pour complot et apologie de rébellion.

Les provinces du Nord-Kivu et de l’Ituri, parties civiles dans le procès, réclament des réparations estimées à plus de 30 milliards de dollars, au titre des massacres, viols et destructions liés aux liens présumés de Kabila avec le mouvement rebelle M23, soutenu par le Rwanda. Les audiences ont également été marquées par de vives tensions autour des financements supposés de l’Alliance des Forces du Changement (AFC/M23) via des comptes bancaires liés à l’ex-président.

Cedrick Katay Kalombo

Kintambo : Le parc du rond-point Magasin sombre dans l’insalubrité malgré sa réfection

Après sa réfection, le parc situé au rond-point Magasin, dans la commune de Kintambo, était devenu un cadre idéal pour se détendre, avec une bonne aération et un décor dominé par un jeu d’eau. Aujourd’hui, cet espace a perdu toute sa beauté et est envahi par les immondices.

Pour certains usagers interrogés par Netic-News dimanche 28 septembre, cette insalubrité est due au manque de suivi des autorités et à l’absence de poubelles publiques.

« Il y a un problème d’assainissement ici au parc. Les bouteilles en plastique, sachets et autres immondices sont jetés par terre, voire dans le trou du jeu d’eau, par manque de poubelles publiques. Nos autorités ont une grande part de responsabilité », déclare monsieur Carlos.

L’incivisme des usagers est également pointé du doigt comme cause de la dégradation de cet espace stratégique, qui relie la cité de l’OUA au centre-ville.

« Certains Kinois ne sont pas civilisés. Comment peut-on prendre sa bouteille d’eau ou son mouchoir et les jeter par terre dans un lieu public ? Même en l’absence de poubelles, on ne doit pas jeter les immondices n’importe où. C’est aussi une question d’éducation », explique madame Hortense.

L’espace réservé au parc d’eau est également utilisé comme toilette nocturne par certaines personnes, dégageant des odeurs nauséabondes pendant la journée. Malgré ces désagréments, de nombreux visiteurs continuent de fréquenter le parc, notamment pour se reposer ou attendre les transports aux heures de pointe.

Les autorités sont appelées à prendre des mesures concrètes pour redorer l’image de ce parc et préserver sa « jolie robe ».

Bienvenu Musoy