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Cédric Bakambu redonne espoir aux Léopards après la défaite face au Sénégal

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Deux jours après la lourde défaite concédée à domicile contre le Sénégal lors de la 8ᵉ journée des éliminatoires de la Coupe du monde 2026, la République Démocratique du Congo panse encore ses plaies. Deuxième du groupe et toujours en lice pour une qualification, la RDC garde ses chances intactes.

Sur ses réseaux sociaux, l’attaquant Cédric Bakambu a lancé un message porteur d’espoir à la nation ce jeudi 11 septembre. « On reviendra plus fort, rien n’est fini ! Tout est possible à celui qui croit. Marc 9:23 », a écrit l’avant-centre congolais, affirmant sa détermination à poursuivre le combat et son immense fierté de défendre les couleurs nationales malgré la déception.

Les Léopards devront désormais jouer leur avenir contre le Togo à Lomé et le Soudan à Kinshasa. Deux victoires, combinées à un faux pas du Sénégal, pourraient replacer la RDC en tête du groupe B. Dans le cas contraire, l’équipe congolaise se préparera pour les barrages. Quoi qu’il en soit, le rêve du Mondial reste toujours à portée des Congolais.

Blanchi Lungala M

Washington et Kinshasa alertent sur les risques des séjours prolongés aux États-Unis

L’Ambassade des États-Unis en République démocratique du Congo (RDC) et le gouvernement congolais ont rappelé ce jeudi 11 septembre l’importance pour tous les détenteurs de visa américain de respecter strictement la durée autorisée de leur séjour. Tout dépassement de cette période, telle qu’indiquée sur le formulaire I-94 par les services de douane et de protection des frontières américains, peut entraîner des conséquences lourdes, affectant durablement la capacité d’un individu à voyager, étudier ou travailler aux États-Unis.

Les autorités américaines avertissent que les séjours prolongés peuvent provoquer des interdictions de voyage, rendre inéligible à l’obtention d’un visa, voire conduire à des poursuites pénales. L’historique des entrées et sorties est examiné attentivement, et toute infraction passée est prise en compte dans l’évaluation des futures demandes de visa. Les voyageurs sont ainsi rappelés qu’« il n’existe pas de simple erreur » en matière de séjour prolongé.

Pour renforcer le respect des règles d’immigration, l’Ambassade collabore avec les institutions locales et les médias. L’ambassadeur des États-Unis en RDC a souligné que « le respect des conditions de visa est essentiel pour protéger l’intégrité de notre système d’immigration et permettre des voyages sûrs et durables ». Tous les titulaires de visa sont exhortés à respecter les termes de leur visa et la durée autorisée de leur séjour aux États-Unis.

Cedrick Katay Kalombo

Quand la démolition devient sentence : l’État face à ses propres enfants !

Dans le tumulte d’une capitale qui n’en finit pas de se réinventer à la hâte, Kinshasa s’érige en théâtre d’un drame à la fois silencieux et retentissant. Les bulldozers de l’État, lancés dans une croisade contre ce que l’on appelle, avec une désinvolture technocratique, les « constructions anarchiques », ne se contentent pas d’abattre des murs de briques et de tôles. Ils renversent des vies entières, réduisent à néant des espérances patiemment bâties et, pire encore, plongent dans le désarroi une population qui n’est pas toujours responsable de la faute originelle.

Derrière chaque maison ainsi fauchée par la rigueur de la pelleteuse, il y a des familles, des enfants, des travailleurs modestes qui avaient cru trouver refuge sous un toit, même fragile. Et ce toit, souvent, n’avait pas été obtenu gratuitement : il avait été négocié, payé, assorti de ce que l’on appelle une « garantie locative ». Or, au moment même où le béton s’effondre, cette garantie disparaît dans les poches d’un bailleur incapable de restituer les sommes perçues — parfois introuvable lui-même. Le locataire, devenu soudain vagabond, n’a plus ni logement ni restitution de sa garantie locative. Il se voit ainsi doublement spolié : par l’imprévoyance de l’État et par la fuite du propriétaire.

La logique voudrait pourtant que l’autorité publique, en toute cohérence, ne se contente pas de trancher dans la pierre, mais qu’elle se dote de mécanismes de régulation à la mesure des drames sociaux qu’elle provoque. Car l’argument selon lequel ces habitations seraient illégales, aussi recevable soit-il dans l’abstrait, ne saurait suffire à exonérer l’État de sa responsabilité envers ses citoyens. Le droit, s’il est véritable droit, ne se borne pas à punir : il prévoit, il encadre, il protège. L’absence de préavis raisonnable, l’absence d’une politique claire de compensation pour les locataires lésés, l’absence même d’un registre fiable permettant d’identifier et de tenir responsables les bailleurs frauduleux : tout cela transforme une mesure censée incarner l’ordre urbain en une sentence de mort sociale pour les plus vulnérables.

N’est-il pas paradoxal, en effet, que l’État, censé être garant du bien-être collectif, agisse parfois comme si la population était un ennemi à discipliner plutôt qu’une communauté à protéger ? En jetant à la rue, sans transition, des familles entières, il fragilise davantage un tissu social déjà mis à rude épreuve par la précarité, le chômage et l’inflation. La démolition matérielle devient ainsi le miroir d’une démolition morale : celle de la confiance entre gouvernants et gouvernés.

Certes, l’on peut soutenir que l’État a le devoir d’assainir la ville et de rétablir une certaine rationalité dans l’occupation des sols. Mais à ce devoir urbanistique doit correspondre un autre devoir, non moins impérieux : celui d’humaniser l’action publique. Or, dans la brutalité des démolitions sans alternatives, c’est une violence symbolique qui s’ajoute à la violence physique, une négation des droits élémentaires de ceux qui, déjà, n’avaient que peu.

Ce qui est en jeu dépasse la simple question des maisons dites anarchiques. C’est la manière même dont une nation se conçoit. Une cité qui détruit sans prévenir, un État qui tranche sans compenser, ne construit pas l’avenir : il l’érode, pierre après pierre, cœur après cœur. Car l’ordre qui ne prend pas en compte la justice sociale n’est qu’un désordre maquillé de légitimité.

Kinshasa, immense mégapole d’espérances contrariées, mérite mieux que d’être gérée comme une friche où la loi du plus fort, fût-ce celle de l’État, écrase le faible. Elle mérite une gouvernance éclairée, soucieuse non seulement d’aligner les artères de la ville, mais aussi de préserver la dignité de ses habitants. Faute de quoi, chaque maison abattue ne sera pas seulement une anomalie urbanistique corrigée : elle deviendra le tombeau d’un fragment de confiance entre la population et son État.

Hénoch El Nova

Violences anti-général Olivier Gasita : une délégation gouvernementale arrive à Uvira ce jeudi

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Une délégation du gouvernement central est arrivée à Uvira, chef-lieu provisoire du Sud-Kivu, ce jeudi 11 septembre, dans un contexte de fortes tensions populaires liées à la nomination par le président Félix Tshisekedi du général Olivier Gasita comme commandant chargé des opérations dans la région militaire.

L’équipe est conduite par Jacquemin Shabani, ministre de l’Intérieur, et se compose d’Aimé Boji, ministre de l’Industrie et originaire du Sud-Kivu ; de Floribert Anzuluni, ministre de la Coopération régionale ; ainsi que d’Eliezer Ntambwe, vice-ministre délégué à la Défense chargé des anciens combattants. Selon la presse du gouvernorat, « cette mission a pour objectif de réconforter la population, de pacifier la situation et de restaurer l’autorité de l’État dans cette partie du pays, qui a connu des journées de turbulences et de vives tensions.  »

La semaine dernière, et plus particulièrement le lundi dernier, Uvira a été secouée par de violentes manifestations. À l’initiative du mouvement Wazalendo et de certains acteurs de la société civile, la ville a connu une situation inédite. Les manifestants se sont fermement opposés à la nomination du général Olivier Gasita en raison de son appartenance à la communauté Banyamulenge, une ethnie tutsi congolaise. Sous cette pression, l’officier général a finalement dû quitter la ville par Bujumbura.

Charles Mapinduzi

RDC : le gouvernement lance la vulgarisation de la réforme de la fiscalité directe

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Le gouvernement de la République Démocratique du Congo, par le biais du ministère des Finances, a annoncé le lancement officiel de la campagne nationale de sensibilisation sur la réforme de la fiscalité directe. Instituée par la loi n°23/053 du 30 novembre 2023, cette réforme entrera en vigueur le 1er janvier 2026 et marque un tournant majeur dans la modernisation du système fiscal congolais.

Cette réforme vise principalement à simplifier la fiscalité en réduisant la multiplicité des impôts existants à deux taxes principales : l’Impôt sur les Sociétés (IS) et l’Impôt sur le Revenu des Personnes Physiques (IRPP). Elle entend également renforcer l’équité fiscale en tenant compte de la capacité contributive des citoyens et des entreprises, tout en élargissant l’assiette pour accroître la transparence et limiter l’informalité. Le dispositif s’aligne ainsi sur les standards internationaux en matière de gouvernance et de lutte contre l’évasion fiscale.

La cérémonie de lancement, prévue ce jeudi 11 septembre 2025, sera présidée par la Première Ministre. Le ministère des Finances précise que les textes d’application relatifs à la fiscalité des micro-entreprises, des travailleurs domestiques et aux retenues à la source ont déjà été publiés au Journal Officiel, assurant ainsi une mise en œuvre progressive et encadrée de la réforme.

Fabrice Kabamba

RDC : L’incident de l’avion présidentiel à N’Djili, aléa technique ou reflet d’un État à bout de souffle ?

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À la Régie des voies aériennes (RVA) et à l’aéroport international de N’Djili, des sanctions sévères sont tombées après un incident hors du commun impliquant l’avion présidentiel.

Alors que le chef de l’État rentrait d’un déplacement au Kazakhstan, son aéronef a été retardé d’environ quarante minutes suite à ce qui a été présenté comme une panne générale d’électricité. L’avion a toutefois pu se poser sans autre encombre.

Un incident rare mais révélateur

Un tel retard peut survenir partout dans le monde, y compris dans des pays très développés. Cependant, la probabilité qu’il se produise lors de l’atterrissage d’un aéronef présidentiel reste extrêmement faible. Dans ce type de situation, des mesures de sécurité spécifiques sont habituellement prises pour protéger le chef de l’État.

L’incident semble donc relever d’une négligence. Conscientes de la gravité de la situation, les autorités congolaises ont rapidement sanctionné le directeur de la RVA, le commandant de l’aéroport ainsi que plusieurs agents de la tour de contrôle et du service technique.

Une problématique structurelle ?

Selon une source de N’Djili, « c’est la première fois qu’une telle situation se présente alors que l’avion présidentiel est dans les airs. » Mais au-delà de l’alerte immédiate, la question essentielle demeure : ces services techniques sont-ils habituellement défaillants, ou l’incident attire-t-il simplement l’attention parce qu’il implique le président ? Et combien d’incidents similaires sont passés inaperçus, affectant d’autres vols ou services ?

L’opinion publique a réagi vivement, car cette situation touche directement la plus haute autorité du pays. Nul ne peut ignorer la légèreté et le manque de rigueur avec lesquels de nombreux dossiers sont gérés en RDC, que ce soit dans l’aviation, la santé, la sécurité ou l’éducation.

Nicole Kavira, activiste du mouvement Les Indignés, souligne sur les réseaux sociaux : « L’incident survenu lors de l’atterrissage de l’avion présidentiel montre à quel point le pays est géré avec légèreté. »

Ainsi, loin d’être un simple aléa technique, l’incident de N’Djili semble refléter la situation générale du pays, avec pour seule différence qu’il a concerné la plus haute autorité de l’État.

Charles Mapinduzi

Lubumbashi : Guylain Nyembo mise sur la transparence minière et l’accélération du PDL 145 Territoires

Le ministre d’État au Plan, Guylain Nyembo Mbwizya, a insisté ce jeudi 11 septembre sur la nécessité d’une meilleure gouvernance minière et d’un suivi rigoureux du Programme de Développement Local des 145 Territoires (PDL 145T) a Lubumbashi dans le Haut-Katanga. Devant les participants à un atelier de haut niveau organisé par l’ITIE/RDC, la Chambre des Mines de la FEC et Idak, il a reconnu les limites rencontrées dans l’exécution du programme, citant « le manque de financements, l’absence d’infrastructures routières et la faible qualification de certains prestataires ».

Malgré ces contraintes, le ministre a tenu à rassurer sur l’avancement du PDL 145T. Selon lui, plusieurs infrastructures sociales ont déjà vu le jour : écoles, centres de santé et bâtiments administratifs.

« L’accent sera désormais mis sur les routes agricoles et l’agriculture », a-t-il ajouté, estimant que ces priorités permettront de renforcer l’impact du programme sur les communautés rurales.

Abordant la question minière, Guylain Nyembo s’est appuyé sur les constats de l’ITIE et de la Cour des comptes pour dénoncer « le manque de transparence, la faible appropriation communautaire et la qualité discutable des ouvrages liés à la dotation de 0,3% ». Il a ainsi formulé sept engagements, allant de l’alignement stratégique à la promotion de projets générateurs de revenus, en passant par la transparence financière et le suivi indépendant.

« L’histoire retiendra notre capacité à transformer les ressources minières en écoles, hôpitaux, routes et emplois », a-t-il conclu.

 

Cedrick Katay Kalombo

Retour de Tshisekedi perturbé par un black-out à N’Djili, le responsable technique suspendu

Le retour du président Félix Antoine Tshisekedi Tshilombo à Kinshasa a été perturbé dans la nuit du 10 au 11 septembre 2025 par une panne d’électricité à l’aéroport international de N’Djili. L’incident a plongé la principale plateforme aéroportuaire du pays dans le noir, interrompant momentanément la communication entre la tour de contrôle et l’avion présidentiel, un Boeing 737 BBJ baptisé Simon Kimbangu. Plusieurs vols ont dû être déroutés vers l’aéroport de Brazzaville/Maya-Maya.

Dans un communiqué publié jeudi 11 septembre, la Régie des Voies Aériennes (RVA) a assuré que la vie du Chef de l’État n’avait jamais été menacée, mais a reconnu de « graves défaillances » dans la gestion technique. Une enquête interne a révélé que la panne provenait de l’utilisation d’un équipement inadapté, alors que des instructions avaient été données pour acquérir un inverseur de charges auprès d’une société spécialisée.

Face à ces conclusions, le directeur général de la RVA, Ngoma Mbaki Léonard, a annoncé la suspension immédiate du responsable technique incriminé. Plusieurs agents impliqués ont également été interpellés pour audition. Cet incident relance le débat sur la vétusté et la fragilité des infrastructures aéroportuaires congolaises.

Cedrick Katay Kalombo

RDC : TP Mazembe conteste la FECOFA et réclame une saison blanche

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Le TP Mazembe de Lubumbashi a officiellement saisi la Confédération Africaine de Football (CAF) le mardi 9 septembre 2025 pour exiger l’instauration d’une saison blanche en République Démocratique du Congo. Cette démarche intervient après une réunion de la FECOFA, chargée de désigner les clubs congolais pour les compétitions interclubs africaines, que les Corbeaux estiment « entachée d’irrégularités graves ».

Le club le plus titré du pays dénonce la violation d’une décision du Tribunal Arbitral du Sport (TAS), l’ingérence de certaines formations dans une décision juridiquement contraignante, ainsi que des soupçons de corruption et de pressions politiques. Pour Mazembe, le classement transmis à la CAF est « vicié », compromettant la légitimité des qualifications et menaçant l’équité sportive en RDC.

En conséquence, le club de Lubumbashi demande à la CAF de rejeter la démarche de la FECOFA et de faire appliquer les dispositions réglementaires conduisant à une saison blanche. Si cette requête était acceptée, elle bouleverserait le calendrier national et placerait les instances dirigeantes du football congolais face à une crise majeure de gouvernance.

Cedrick Katay Kalombo

Attaques ADF au Nord-Kivu : Les habitants observent une journée de deuil

Une journée de deuil a été observée ce jeudi 11 septembre dans plusieurs localités du Nord-Kivu, à l’appel des acteurs de la société civile, pour pleurer les 89 civils tués lors des récentes attaques des Forces démocratiques alliées (ADF) dans les territoires de Beni et Lubero. À Butembo, le mouvement a été initié par le groupe de pression Véranda Mutsanga, tandis qu’à Beni-Oicha, la coordination locale de la société civile a pris l’initiative. Le matin même, les activités ont été fortement perturbées : boutiques fermées, élèves renvoyés à la maison et petits groupes de citoyens dans les rues pour marquer le deuil. Les forces de sécurité étaient également déployées dans certains points sensibles.

Les manifestants dénoncent le silence des autorités congolaises et internationales face à ce qu’ils qualifient de « génocide contre un peuple abandonné ». Ils réclament des mesures sécuritaires renforcées pour protéger les populations de ces régions régulièrement ciblées par des attaques terroristes.

Ces appels surviennent après le massacre des 8 et 9 septembre dernier, au cours duquel les ADF ont tué 71 civils dans le village de Ntoyo, en territoire de Lubero, et 18 autres près d’Oicha, en territoire de Beni. Les opérations militaires conjointes FARDC-UPDF menées dans la zone n’ont pas pu empêcher ces carnages.

Charles Mapinduzi