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Coopération militaire : La RDC et le Royaume-Uni font le point sur les programmes de stabilisation

À l’heure où la République démocratique du Congo intensifie ses efforts pour restaurer la paix dans ses régions en crise, le vice-Premier ministre en charge de la Défense nationale, Guy Kabombo Muadiamvita, a reçu ce vendredi 24 avril 2026 à Kinshasa l’ambassadrice du Royaume-Uni en RDC, Alyson King, venue effectuer une visite d’adieu à la fin de sa mission diplomatique. Cette rencontre s’inscrit dans une dynamique de consolidation des relations bilatérales autour des questions sécuritaires.

Au cœur des échanges, les deux personnalités ont passé en revue les principaux axes de coopération, notamment les mécanismes de stabilisation dans l’Est du pays. Le Programme de désarmement, démobilisation, relèvement communautaire et stabilisation (PDDRC-S) ainsi que la Réserve armée de la défense (RAD) ont été présentés comme des leviers essentiels du processus de pacification. Les discussions ont également mis l’accent sur le renforcement des capacités des FARDC, à travers la formation, l’appui technique et l’amélioration des infrastructures militaires, dans le cadre des réformes en cours du secteur de la défense.

En fin de mission, Alyson King a salué la qualité des relations entre Kinshasa et Londres et exprimé son souhait de voir cette coopération se poursuivre. De son côté, Guy Kabombo Muadiamvita a réaffirmé l’engagement du gouvernement congolais à consolider ce partenariat stratégique, tout en mettant en avant les efforts du président Félix-Antoine Tshisekedi Tshilombo pour la modernisation des Forces armées, notamment à travers la réhabilitation des centres de formation et la relance des réformes structurelles.

Fulgence Mavula

Sous-traitance en RDC: l’ARSP publie les statistiques des contrats déclarés éligibles en 2023, 2024 et 2025

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Le Directeur Général de l’Autorité de Régulation de la Sous-traitance dans le Secteur Privé (ARSP), Miguel Kashal Katemb, informe les entrepreneurs ainsi que la population congolaise de la publication sur son site officiel (www.arsp.cd), des statistiques reprenant, secteur par secteur, l’ensemble des contrats déclarés par les sous-traitants éligibles en 2023, 2024 et 2025, ainsi que les entreprises principales ayant attribué ces marchés, avec pour objectif de démontrer l’émergence progressive des PME congolaises.

Dans ce document parvenu, ce vendredi 24 avril 2026 à la rédaction de Netic-News, l’ARSP annonce également la mise en place imminente d’un mécanisme obligatoire de collecte des statistiques relatives aux emplois effectivement créés par les activités de sous-traitance dans le secteur privé en RDC, conformément à la vision du gouvernement congolais, relative à la promotion de l’entrepreneuriat national et à la création massive d’emplois durables telle que promis dans les six engagements du président Félix Tshisekedi.

La publication de ces données statistiques s’inscrit dans la démarche de transparence et de suivi-évaluation de l’impact des politiques publiques en matière de promotion de l’emploi et du contenu local. À travers cette publication, elle entend mettre à la disposition des acteurs économiques, des décideurs publics, des partenaires techniques et financiers ainsi que de la population congolaise, des données statistiques fiables permettant d’apprécier la contribution effective des entreprises de sous-traitance agréées à la création d’emplois en République Démocratique du Congo.

Blanchi Lungala M

24 avril 1990 – 24 avril 2026 : 36 ans depuis l’ouverture au multipartisme par Mobutu Sese Sek

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Le 24 avril 1990 reste une date majeure dans l’histoire politique du Zaïre, aujourd’hui République démocratique du Congo. Ce jour-là, le président Mobutu Sese Seko surprend l’opinion en annonçant la fin du parti unique et l’ouverture au multipartisme. La scène se déroule à la N’Sele, à Kinshasa, lors d’un long discours resté célèbre. Selon le récit de l’historien Benjamin Babunga, le chef de l’État, visiblement ému, va jusqu’à verser des larmes en prononçant une phrase devenue emblématique : « Comprenez mon émotion ». Après plus de deux décennies de pouvoir sans partage, ce moment marque un tournant majeur.

 

Pour comprendre cette annonce, il faut remonter à 1965. À cette époque, Mobutu, alors chef militaire, prend le pouvoir après avoir écarté le président Joseph Kasa-Vubu. Il promet de diriger le pays pendant cinq ans pour rétablir l’ordre, mais restera finalement à la tête de l’État pendant plus de trente ans. Durant toute cette période, le système politique repose sur un seul parti, le Mouvement populaire de la révolution (MPR), et le président concentre l’essentiel des pouvoirs.

 

À la fin des années 1980, le contexte international évolue. La chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide fragilisent les régimes autoritaires en Afrique, tandis que les revendications en faveur de la démocratie se multiplient.

 

Au début de l’année 1990, Mobutu tente de répondre à ces pressions. En janvier, il annonce une consultation populaire afin de recueillir les attentes de la population. Des rencontres sont organisées à travers le pays, permettant aux citoyens de s’exprimer lors de réunions publiques ou par écrit. D’après Benjamin Babunga, ces consultations font émerger plusieurs critiques : concentration excessive du pouvoir, déséquilibre institutionnel, mauvaise gouvernance et mécontentement face à certaines pratiques du régime. De nombreux citoyens réclament également plus de justice et de transparence.

C’est à l’issue de ce processus que Mobutu revient devant la nation, le 24 avril 1990, pour annoncer ses décisions. Il proclame la fin du parti unique et accepte l’instauration du multipartisme. Si cette annonce donne l’impression d’un changement profond, la transition s’avère longue et difficile. Les années suivantes sont marquées par des tensions politiques, des crises et des blocages.

Finalement, en mai 1997, Mobutu est renversé par les forces de Laurent-Désiré Kabila, mettant un terme à son long règne.

Aujourd’hui encore, ce moment reste gravé dans la mémoire collective. Il symbolise à la fois la fin d’une époque et le début d’un chemin complexe vers la démocratie. Comme le soulignent les historiens, le discours du 24 avril 1990 n’était pas seulement une annonce politique, mais aussi le signe d’un système arrivé à bout de souffle face aux aspirations du peuple et aux mutations du contexte international.

Charles Mapinduzi

Kinshasa : le ministre Jésus Noël Sheke annonce le déploiement de 790 bus

Dans une interview accordée ce vendredi 24 Avril à NETICNEWS, le ministre provincial des transports , Jésus Noël Sheke Wadomeme, a annoncé le lancement des opérations de la société de transport STK à partir du 30 juin. Cette mise en service se fera en deux étapes : une phase administrative suivie d’une phase opérationnelle. La première vague comprendra 790 bus, dont 490 issus du programme « Esprit de Vie », soutenu par le Vice-Premier ministre Jean-Pierre Bemba.

Par ailleurs, la capitale congolaise bénéficiera également de l’apport de 300 bus supplémentaires fournis par la société Suprême Automobile. Ces nouveaux véhicules permettront non seulement de renforcer les lignes traditionnelles, mais aussi de mettre en place des lignes segmentées, mieux adaptées aux besoins de mobilité des Kinois.

Enfin, une troisième vague de bus à grande capacité est attendue grâce au groupe Vin. À cet effet, le ministre prévoit un déplacement au Vietnam pour superviser l’embarquement du premier lot. L’ensemble de ces initiatives vise à transformer durablement le transport public à Kinshasa, en proposant une offre plus moderne, structurée et efficace.

Rabat Batalungu Ramazani

RDC : à Goma, le chef de la Monisco James Swan insiste sur l’application stricte du cessez-le-feu

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En mission dans l’est de la République démocratique du Congo, le chef de la MONUSCO, James Swan, a effectué ce 24 avril 2026 une visite à Goma, où il a recentré les priorités sur l’application stricte du cessez-le-feu. À son arrivée, il a rappelé l’engagement de la mission onusienne à appuyer la désescalade, la protection des civils et les efforts de paix en cours, soulignant le rôle stratégique de cette ville dans la dynamique sécuritaire régionale.

Le Représentant spécial du Secrétaire général de l’ONU a insisté sur la nécessité de réunir des conditions opérationnelles fiables pour garantir un suivi crédible de la trêve. Il a notamment évoqué la liberté de mouvement des équipes de vérification, la fin des perturbations des systèmes de navigation ainsi que la sécurisation des infrastructures sensibles, dont l’aéroport, comme prérequis à l’efficacité des mécanismes de contrôle.

Cette visite intervient dans le sillage des discussions tenues récemment à Montreux entre les parties prenantes au conflit, dans le cadre des efforts diplomatiques internationaux. James Swan a exprimé l’espoir que ces initiatives conjointes permettent de consolider la désescalade et d’ouvrir la voie à une paix durable dans l’est de la RDC.

Fulgence Mavula

Kinshasa : Jésus-Noël Sheke précise le rôle du gouvernement provincial dans les projets d’infrastructures

Invité sur NETICNEWS ce vendredi 24 avril, le ministre provincial du Budget, Jésus-Noël Sheke, a clarifié la position du gouvernement provincial dans la gestion des infrastructures à Kinshasa. Réagissant aux propos du ministre des Finances, il a souligné que, contrairement à certaines affirmations attribuant l’essentiel des réalisations au pouvoir central, c’est bien l’exécutif provincial qui assure la mise en œuvre concrète des projets sur le terrain. Il a, à cet effet, invité les journalistes à interroger davantage le gouvernement central sur la portée réelle de certaines déclarations.

Le ministre a rappelé que le budget de la ville repose à la fois sur des apports du gouvernement central et des ressources propres de la province. Selon lui, les investissements dans les infrastructures sont bel et bien inscrits dans le budget provincial, avec une contribution significative de la ville. Il a estimé que le débat sur la répartition des responsabilités entre les deux niveaux de pouvoir manque de pertinence, tout en saluant l’implication du président Félix Antoine Tshisekedi dans le développement de la capitale.

Évoquant les projets en cours, notamment la construction de routes en béton, Jésus-Noël Sheke s’est montré optimiste quant à l’avenir de Kinshasa. Il a insisté sur la nécessité de poursuivre les efforts engagés pour améliorer durablement les infrastructures et la mobilité urbaine, appelant à une reconnaissance des actions menées en faveur d’une ville plus moderne et mieux structurée.

Rabat Batalungu Ramazani

Frivao : Un paiement de 4 millions USD à l’ICCN au cœur d’une vive controverse

Le conseil d’administration du Fonds d’indemnisation et de réparation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC (Frivao) n’a jamais autorisé le paiement de 4 millions de dollars américains en faveur de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature, dans le cadre d’un projet de jardin zoologique. Cette précision a été apportée lors d’une audience tenue à la Cour d’appel de la Gombe, située au nord de Kinshasa.

Dans sa déposition, Dismark Kitenge, président intérimaire du conseil d’administration du Frivao, a affirmé que cette décision n’avait jamais été validée par l’organe dirigeant. Selon lui, non seulement le conseil ignorait l’existence du projet, mais il l’avait également rejeté faute de dossiers complets et en raison de son inadéquation avec les missions du fonds.

Le responsable a en outre rappelé que le projet ne pouvait pas être financé par le Frivao, évoquant notamment la question de la quotité de l’État liée aux dégâts des ressources naturelles. Il a précisé que le ministère de la Justice disposait déjà de 18 % de cette part, renforçant ainsi les arguments ayant conduit au rejet du projet par le conseil d’administration.

Fulgence Mavula

Ituri : Le cardinal Fridolin Ambongo en visite pastorale pour la première fois à Bunia

Le cardinal Fridolin Ambongo, archevêque métropolitain de Kinshasa, a effectué sa toute première visite pastorale à Bunia, chef-lieu de la province de Ituri, dans le nord-est de la République démocratique du Congo. À son arrivée, le prélat catholique n’a pas caché son émotion, se réjouissant de fouler pour la première fois le sol de cette ville marquée par des années de turbulences.

« Je suis très heureux d’être ici à Bunia… c’est la première fois que j’arrive ici et que je sorte de l’aéroport », a-t-il confié, exprimant une joie empreinte de solennité.

Cette visite revêt une portée particulière, tant sur le plan pastoral que symbolique, dans une région où les populations vivent sous la menace constante de l’insécurité.

Dans un contexte de violences persistantes dans l’est du pays, le cardinal a souligné la dimension spirituelle de sa démarche. Il a évoqué la souffrance des populations locales, rappelant que sa présence s’inscrit dans une mission de proximité et de réconfort. Outre cet aspect pastoral, Fridolin Ambongo est également en mission officielle pour présider la prise de possession canonique du nouvel évêque du diocèse de Wamba, marquant ainsi une étape importante pour l’Église catholique dans la région.

Fulgence Mavula

Kinshasa : L’opération de lutte contre les marchés pirates peine à s’appliquer sur le terrain

Le gouverneur de la ville province de Kinshasa, Daniel Bumba, avait lancé l’opération de la lutte contre les marchés pirates le long des boulevards de la capitale congolaise.
Cette mesure n’est pas appliquée dans certains coins de la ville.

Dans la commune de Limete, précisément à la 7ème rue Limete industriel et résidentiel, les installations des marchés pirates n’ont pas été touchées par les éléments de la Police Nationale Congolaise, comme l’avait ordonné l’autorité urbaine. Le commerce se fait comme à l’accoutumée. À Bandalungwa, au niveau du parking molaert, quelques tables ont été cassées mais d’autres marchandises restent bâchées dans l’attente de reprendre la vente le soir.

Selon les autorités de la ville, cette opération vise à dégager la voie publique afin de fluidifier la circulation et épargner les vies des commerçants qui vendent sur la chaussée. Dans le passé, le gouvernement provincial avait lancé la même stratégie, malheureusement n’avait pas produit les résultats escomptés.

Bienvenu Musoy

RDC : Doudou Fwamba défend l’émission d’un Eurobond devant l’Assemblée nationale

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Le ministre des Finances, Doudou Fwamba, a été entendu ce vendredi 24 avril 2026 devant l’Assemblée nationale, à la suite d’une question d’actualité lui adressée par le député national Guy Kabongo, portant sur l’émission d’un Eurobond, une opération visant à mobiliser des ressources financières sur les marchés internationaux. Face aux préoccupations des élus, l’argentier national a souligné que la République démocratique du Congo ne met pas seulement en avant le montant levé, mais surtout la reconnaissance internationale de la crédibilité de sa signature.

Répondant aux interrogations des députés, notamment sur la régularité de la démarche, les conditions financières de l’emprunt et ses effets macroéconomiques, Doudou Fwamba a assuré que cette initiative s’inscrit dans la volonté du Gouvernement de réduire la précarité et d’améliorer les conditions de vie des populations. Il a précisé que les fonds mobilisés seront orientés vers le financement de projets structurants, principalement dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie, considérés comme essentiels à la transformation économique du pays.

Sur le plan macroéconomique, le ministre des Finances a mis en avant des indicateurs jugés solides pour justifier cette opération, notamment un déficit public maîtrisé à 2,4 % du PIB et une dette publique contenue à 18,1 %. Selon lui, l’émission de cet Eurobond s’inscrit dans la dynamique de modernisation de la gestion des finances publiques et de renforcement de la crédibilité économique de la RDC sur les marchés internationaux.

Blanchi Lungala M